Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Un Sylvaner Grand Cru, ça existe !

Et c’est bon, sinon, ça n’a aucun intérêt…
Mais cela ne s’est pas fait sans heurt avec l’administration.

Comme le disait Armand Gilg : «Malgré sa notoriété établie de longue date, la réglementation nous a imposé en 1993 de ne plus utiliser le nom de Zotzenberg associé au cépage Sylvaner. En effet, l’appellation Alsace Grand Cru était réservée aux cépages Riesling, Muscat, Pinot Gris et Gewurztraminer».

Albert Seltz, lui, refuse d’enlever ses étiquettes Sylvaner Grand Cru Zotzenberg, ce  qui lui coûte deux jours de prison, à ce qu’on dit. En France, on ne rigole pas avec ce genre de personnage – pire qu’un faux-monnayeur, on aurait dû l’envoyer au bagne, salaud d’emmerdeur!
Heureusement très solidaires, les vignerons de Mittelbergheim constituent un dossier solide pour la défense de leur cépage favori; Seltz est libéré, et lui et ses pairs entament de longues négociations avec les instances professionnelles. Le Syndicat Viticole de Mittelbergheim obtient l’exception, c’est à dire l’appellation Alsace Grand Cru Zotzenberg pour le Sylvaner (décret du 25 mars 2005) et devient le seul Sylvaner Grand Cru en France, à l’égal des Grosses Gewächs de Franconie, en Allemagne!

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Ce qui n’était que justice, le Sylvaner ayant toujours été bien présent sur la colline du Zotzenberg et bien adapté au sol marno-calcaire.

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Et comme dit encore Armand Gilg : «Son exposition plein sud avec des rendements inférieurs à la norme A.O.C. Alsace, le Sylvaner, parent pauvre du vignoble alsacien, prend dans ce terroir une tout autre dimension. Au lieu d’être un vin réputé léger taxé de vin de soif, il recueille sur le Zotzenberg ses lettres de noblesse. Dès le début du 20ème siècle, il était la référence en matière de Sylvaner dans les meilleurs restaurants strasbourgeois. De plus, le Sylvaner Zotzenberg est un vin de garde, comme nous avons pu le constater lors d’une dégustation verticale effectuée en 2001. Elle rassemblait tous les millésimes de Sylvaner Zotzenberg de 1971 à 2000».

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Et pour preuve de cette allégation, lorsque notre petit groupe de Belges arriva à Mittelbergheim, les vignerons nous ont accueillis dans leur caveau municipal qui fait office de vinothèque. Un vin nous fut servi à l’aveugle. Tous nous pensâmes avoir affaire à un millésime âgé de 15 ou 20 ans. Erreur, grande erreur, ce blanc aux allures encore pimpante, aux notes confites de coing et de mangue parfumées de thé vert et de camomille romaine était un Sylvaner… 1959 de chez Albert Seltz. www.albert-seltz.fr
C’était sans conteste une excellente mise en bouche.

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Après une balade dans le vignoble, une horizontale s’imposait, le Sylvaner en vedette.

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Grand Cru Zotzenberg 2012 Domaine Armand Gilg

Vin d’un bel équilibre aux accents de mirabelle et de fleurs d’églantier, une finale sur le poivre blanc avec une pointe de cumin.

Grand Cru Zotzenberg 2012 Domaine André Dolder

Plus fermé, presque austère, il plaît toutefois par sa salinité qui met en évidence son langage floral et fruité.

Grand Cru Zotzenberg 2012 Domaine Stéphane Wantz

Ample, il développe ce petit goût calcaire qui lui donne un accent terroir incontestable.

Grand Cru Zotzenberg 2010 Domaine Rietsch

Il offre certes une légère évolution, mais cela lui va bien grâce aux saveurs de citron et de cédrat confits qui lui donne un air un rien exotique.

Grand Cru Zotzenberg 2010 Domaine André Kleinknecht

On est surpris par sa vivacité, puis réconforté par sa sapidité.

Grand Cru Zotzenberg 2008 Domaine Hansmann

Très droit, il trace son sillon minéral au beau milieu de la langue et y laisse ses arômes d’anis et de gelée de poire.

Grand Cru Zotzenberg 2008 Domaine Boeckel

Une salinité qui s’offre un trait d’iode, puis le vin semble se faire plus tendre, mais c’est une fausse impression, bien droit, il dispense avec parcimonie gelées de fruits blancs et jaunes.

Grand Cru Zotzenberg 2007 Grains de Passion Domaine Witman

Délicat au sucre bien équilibré, il distille avec délicatesse ses parfums de pamplemousse confit, de marmelade de kumquat, relevé d’un soupçon de Cayenne.

Grand Cru Zotzenberg 1998 La Colline aux Papillons Domaine Albert Seltz

Le vin contient environ 60 g de sucre résiduel, mais cela se ressent à peine, une fraîcheur superbe, aidée d’une amertume des plus raffinées, vient équilibrer ce superbe Sylvaner, témoin qu’ici sur la marne le cépage s’exprime avec beaucoup de race.

Une dégustation qui démontre que le Sylvaner mérite mieux qu’une relégation à un rôle secondaire au sein du vignoble alsacien.
Et remercions les vignerons de Mittelbergheim d’avoir voulu garder celui qu’on a arraché pour le remplacer par les dits nobles, plus faciles à vendre. Un phénomène similaire au Carignan ou plus fallacieusement au Rolle (Vermentino) en Provence qui sans l’obstination de vigneron comme Monsieur Gavoty aurait disparu alors qu’aujourd’hui il est chaudement conseillé. L’histoire se répète sans cesse et ne tire jamais les leçons du passé, c’en est affligent.

Nous avons adoré, nous le petit groupe, venu déguster le seul Sylvaner Grand Cru, et tellement aimé, que nous avons tardé à rentrer chez nous alors que c’était le premier match de coupe du monde de l’équipe belge. C’est dire!
Merci aux vignerons de Mittelbergheim pour leur accueil, c’était top.

Et hop, en place pour une photo souvenir

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Ciao

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Marco


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Incursion brève chez Tariquet…

Comme souvent, le dernier papier de David me fait réagir .

Il se trouve que, comme lui, j’ai toujours eu un faible pour l’IGP Côtes de Gascogne à l’instar de ce colombard appuyé de 30 % de sauvignon du Domaine de Bordes à la fois très peu cher, lisse et éclatant de fraîcheur en bouche. Il faut aussi goûter celui du Domaine de Millet où le colombard joue cette fois-ci avec l’ugni blanc (40 %) donnant une bouche un peu grassouillette parfois, mais pleine de rebondissements. Le Domaine de Pellehaut, bien sûr, avec son Été Gascon certes empreint de douceur, mais ô combien frais en finale, sans parler de son Ampéloméryx qui associe cinq cépages blancs dont le chardonnay et le sauvignon. Et tant d’autres vins à commenter… Ceux de la maison Rigal par exemple, qui fleurent si bon le Sud-Ouest : Les Touterelles ou Il était une fois le Colombard. Sans oublier ceux, bien sûr, d’Alain Brumont ou de la cave de Plaimont, comme le souligne David. Bien d’autres encore…

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Paysage typique du vignoble Gascon… Photo©MichelSmith

Tariquet : un petit film sur le vignobles…

Tout cela me fait penser à Tariquet qu’il est devenu bien vu par les temps qui courent d’insulter à longueur de commentaires assassins et de messages aussi bêtes que méchants sur les lignes des réseaux sociaux. Tout cela parce qu’une bande d’intellos rétrogrades auto déclarés amateurs de vins d’artisans ou d’artistes (quelle expression suffisante !) s’esclaffe et s’offusque que l’on puisse bâtir en France un domaine de 900 hectares. Contrairement à d’autres, lorsqu’il n’y a rien à boire dans un café en dehors d’un soda merdeux et uniforme, d’un ruineux quart Vichy ou Perrier ou d’une bière industrielle à peine maltée, je me contente volontiers d’un blanc (ou rosé) de Tariquet qui, en plus, me fait l’apéro. Et c’est bien pour cette raison que, tandis que je passais cet hiver à proximité de leur stand sur Vinisud, alors que j’avais quelques minutes d’avance sur mon programme, je me suis pointé sans rien d’autre requête qu’une simple demande : « Est-ce que je peux déguster » ? Bien entendu, des vendeurs empressés et bien sapés se sont précipités sur moi vu qu’ils n’avaient pas grand monde à cette heure plutôt matinale où je goûte le mieux. Pour ma part, j’étais prêt à assassiner, à pourfendre, à dégommer, à tirer à vue sur les monstrueux vins de ces propriétaires qui n’ont d’autre réputation que d’être de gros industriels affichant un score de 8 millions et demi de bouteilles mises en marché chaque année.

Au fur et à mesure qu’il me servait des blancs à parfaite température, j’ai fini par faire comprendre à mon interlocuteur endimanché que je n’étais pas un commercial et que je ne souhaitais pas connaître les caractéristiques techniques de chaque vin avant de déguster, encore moins le prix à négocier à partir d’un certain nombre de palettes. Tout était estampillé Côtes de Gascogne, tout était blanc, rien que du 2013, sachant que nous ne dépasserions pas la barre des 10 euros prix public, c’est tout ce qu’il me fallait savoir et je n’en demandais pas plus. Hélas, l’encépagement était marqué sur la bouteille, mais je n’en fis pas un drame dans la mesure où j’ai réussi à l’exclure de mon esprit en dégustant.

Premier vin : un chenin/chardonnay tout simple, grassouillet, marqué par un petit fruit, le truc sans vice ni vertu. Passons et excusons nous auprès de lui tant il est vrai que le premier blanc du matin n’est jamais transcendant…

Second vin : le « Classic », soit 40 % du volume du domaine, ce qui doit faire plusieurs centaines de milliers de cols. Un assemblage très couleur locale, très « pays » avec 35 % de colombard, 45 % d’ugni blanc, 10 % de gros manseng et 10 % de sauvignon. Approche sur la rondeur, très belle fraîcheur par la suite et finale un poil sur la sucrosité. À 5 euros le flacon, j’ai aimé sans honte et j’en ferais volontiers mon apéro du soir pour célébrer ma victoire à la pétanque. N’en déplaise à mes suiveurs de Facebook.

Troisième vin : un chardonnay frais, droit, équilibré, pas passionnant pour mon goût, mais très bien bâti et fort probablement à la hauteur d’un plat de crustacés genre langoustines mayonnaise.

Quatrième vin : un sauvignon pur tout aussi frais que le précédent, bien dense en bouche, bien dans sa peau et bigrement jovial pour finir. À 6,50 euros, j’en fais volontiers mon apéro et je le sers même sur ma terrine campagnarde.

Cinquième vin : un « Réserve » brut de cuve, donc refusé. Tout de même goûté, je l’ai jugé trop boisé. D’où le risque à faire goûter des vins en cours d’élevage… Et qu’on ne me dise pas qu’un pro doit pouvoir tout affronter…

Sixième vin : un gros manseng et chardonnay attaquant et vif, dense, copieux, jolie petite longueur et finale sur le fruit. À 7,50 euros, ça m’irait bien pour un poulet à la crème ou une volaille à l’estragon.

Sixième vin : un chardonnay « Tête de Cuvée » 2011 moyen et un peu trop savonneux à mon goût.

Septième vin : un « Rosé de Presse » 2013 tout simple mais bien frais et bon, sans plus.

Huitième vin : un marselan 2013 aussi alerte et frais que le précédent, tout en rondeur avec de jolies touches poivrée. À 7 euros le flacon, j’ai peut être meilleur. Mais là encore, si je suis dans une banale brasserie avec un lapin tout aussi banal malgré la moutarde, je prends !

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Conclusion : Tariquet – à qui, je ne dois rien et qui n’a rien à me vendre – est un domaine sur lequel on peu compter avec des vins (je n’ai pas tout goûté, car il y en avait d’autres) corrects et sans prétention autre que celle de faire plaisir dans l’immédiat. Maintenant, si ça ne plaît pas à certains qu’ils aillent se faire empapaouter. Je dis ça gentiment, les gars alors, c’est pas la peine de monter sur vos grands chevaux ou de me montrer vos crocs ! Et en plus, je signe…

Michel Smith


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Cabrol, un grand du Cabardès, un grand tout court

Le domaine de Cabrol se situe aux confins du joli village d’Aragon, dans l’AOP Cabardès. Il compte 21 ha de vignes assez dispersées, entre garrigue et oliviers, et pour partie, sur cailloutis calcaires. Ses vins démontrent bien la singularité de cette appellation située sur deux versants, atlantique et méditerranéenne.

Je sais, c’est la promesse du Cabardès, son positionnement. Sa nouvelle tradition – je dis nouvelle, parce que la syrah, notamment, n’est pas si ancienne en ces terres. Mais certains la tiennent mieux que d’autres, cette promesse.

photoAu domaine de Cabrol, les vignes jouent à cache-cache avec la garrigue et les oliviers (Photo © H. Lalau 2014)

C’est le cas de Claude Carayol, qui non seulement la respecte, mais la transcende.

Pour deux de ses cuvées, il a choisi d’illustrer par l’exemple la dualité du Cabardès. Ceci se remarque des l’étiquette: Vent d’Est, pour les vignes sous influence méditerranéenne. Vent d’Ouest, pour les vignes exposées au climat atlantique. Et l’assemblage va de pair.

Mais passons à la dégustation: ici, il n’y a rien à jeter…

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Dans les vignes… et les cailloux calcaires (Photo © Marc Vanhellemont 2012)

Vin de France Blue Note 2013

La bombe fruitée du domaine, le vin plaisir par excellence. Confiture aux 5 fruits, réglisse. "C’est un vin facile", lance Claude. Mais diablement séduisant.

Cabardès Vent d’Ouest 2008

Le Cabernet domine, la syrah complète. Cela donne un vin poivré, où le café vert s’allie aux épices douces comme la réglisse. Belle profondeur.

Cabardès Vent d’Ouest 2003

Laurier, herbes de la garrigue au nez. En bouche, c’est assez chaud, mais pas sec. Finale sur des notes de gibier et d’humus.

Cabardès Vent d’Est 2012

Quelle belle fraîcheur! Au nez, de l’olive noire, de truffe, de la cerise noire, c’est un festival de senteurs; la bouche est dans la lignée, à la fois riche, veloutée et assez fraîche, grâce à une point de salinité en finale.

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Vent d’Est 2012 (Photo © H. Lalau 2014)

Cabardès Vent d’Est 2007

Truffe, vieux cuir, laurier, un vin encore très jeune, qui ne manque pas de  fruit en finale, ni de longueur. La féconde du Midi.

Cabardès La Dérive 2009

Nez super élégant – cassis, mûre, cerise de Bâle. Le boisé est là, mais discret, fondu; la bouche mélange épice et fruit noir. C’est chaleureux, mais pas lassant. Vinification classique en demi muid.

photoClaude Carayol (Photo © H. Lalau 2014)

En sortant de la cave, je me suis fait une drôle de réflexion: ici, le vigneron parle à peine, il s’exprime d’abord à travers ses vins. Il fait plus qu’il ne raconte, c’est reposant.

Et s’il y a un jour des grands crus en Languedoc, celui-ci devrait en être.

 Hervé Lalau

 

 


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Withdrawal symptoms from the 2014 Tour de France + 2014 Bourgueillothérapie

2014 Overall

The final overall classification for the 2014 Tour de France 

It has become a tradition for me to comment on the Tour de France and bike racing on Les 5 du Vin.  For some this is controversial, not surprising given the cycling’s dark recent doped past. But cycling remains for me a compelling sport and the Tour de France an extraordinary story, so much more than a mere bike race.

Vincenzo Nibali was duly crowned on Sunday as the 2014 Tour de France winner in the 101st edition of the Tour first run in 1903. Nibali has now won all three Grand Tours – France, Italy and Spain. He joins only five other riders who have managed this feat: Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Felice Gimondi, Bernard Hinault and Alberto Contador.  

Nibali is a very worthy winner – he has clearly been the best rider in this year’s Tour. You can speculate what would have happened if Chris Froome and Alberto Contador hadn’t crashed out of this year’s Tour but what is important is that Nibali finished and they didn’t. I fancy that if Froome hadn’t crashed and injured himself on Stage 4 from Le Touquet to Lille, it is very likely that he would have lost considerable time to Nibali on the cobbles the next day.

Even though it has been pretty clear from the end of the first week or so that Vincenzo Nibali would win this year’s Tour without Chris Froome and Alberto Contador, it has still been an exciting Tour. There have been unexpected and remarkable stage winners and a real battle for second and third on the podium. Great to see two French riders on the podium with Thibaut Pinot confirming his potential along with an impressive performance from Jean-Christophe Peraud to take second place. then, of course, there is young Romain Bardet in sixth place. Only a puncture in Saturday’s Time Trial prevented Bardet from holding onto 5th place.

The Tour de France continues to become increasingly global with Ramunas Navardauskas as the first Lithuanian stage winner and Rafa Majka as Poland’s first winner of the Climbers’ Jersey. Ji Cheng, clear winner of La Lanterne Rouge at 6.02:24 down on Nibali, is the first Chinese rider to compete in the Tour and the first to finish. 

Given cycling’s shady past I just have to hope that this year’s edition was clean. To date no-one on the 2014 Tour has tested positive. Nibali is the first Italian to have won the Tour since 1988 when Marco Pantani won a Tour made infamous by the Festina doping bust. 1998 should have ushered in a new era of clean cycling. Sadly the reverse was true as it was the start of the infamous EPO era with Lance Armstrong either as the ringleader or the most successful proponent of blood doping. Given Pantani’s history you have to wonder whether he was a clean winner in 2008.

Although no one in this year’s Tour has failed a dope test, July had seen UK rider Jonathan Tiernan-Locke banned for two years due to irregularities in his blood passport. His victory in the Tour of Britain 2012 has been scrubbed and his contract with Sky terminated with immediate effect. The irregularities predate his joining Sky in October 2012.

Cycling still had people in senior management positions, who have a history of doping. Alexander Vinokourov, the general manager of Nibali’s Astana team, was caught blood doping during the 2007 Tour de France and served a two year ban. Bjarne Riis, the general manager of Tinoff-Saxo admitted in 2007 admitted that he had doped when winning the 1996 Tour.

Even so I will be looking forward to the next edition of the Tour. In the meantime there is the Vuelta, which starts next month, to enjoy.  

 Earlier in the day Marianne Vos deservedly won the first La Course – the race on the Champs Elysée for women. See details here. Curiously the manner of her sprint victory was repeated a few hours later by Marcel Kittel.

Having a Eurosport subscription for my iPad has meant that I have been able to see a lot of the 2014 Tour. Given the amount of cycling on Eurosport, £2.99 a month is a bargain even though it does make meeting deadlines even more difficult!

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Just one of the celebrated young artists taking part last year and likely to be gracing the 2014 edition.

 2014 Bourgueillothérapie: Saturday 13th – Sunday 14th September
This is a unique event blending wine tasting with art based around the appellations of Bourgueil and Saint-Nicolas-de-Bourgueil. It is organised by Ludo and Sophie Ragot of Café de la Promenade in Bourgueil with Sébastien David (Domaine Sébastien David).

Over the weekend the artists create works of art – pictures, sculptures etc, while based with a vigneron or group of vignerons. These are then auctioned off for charity on the Sunday afternoon. Each year the proceeds go to a different charity. This year it is La Croix Rouge (The Red Cross).   

Programme:
Saturday 13th September
The artists set themselves up with their easels etc. amongst their vignerons. This year there is a change instead of having each producer host an artist, the producers and their artists will be grouped together. There will be four zones: Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Restigné, the east of the appellation and Café de la Promenade for the vignerons invited from other Loire appellations.

This new arrangement will mean less driving for those wanting to visit the artists in situ and also less chance of getting lost. In the past some of the venues were not very well signposted.

Samedi 13 sept : les artistes s’installent avec les vignerons dans quatre zones de dégustation dans le vignoble  (afin d’éviter de perdre des promeneurs en route et afin de raccourcir le circuit).

A Saint Nicolas de Bourgueil : Gérald Vallée, Sébastien David,  Fréderic Mabileau, Les Vallettes, Xavier Amirault, les frères Boisard, Laurent  Herlin

A Restigné : Domaine de la Chevalerie, Domaine Pierre et Catherine Breton, Domaine Georget, Domaine du Rochouard, Pierre Borel, Galbrun  

A l’est de l’appellation : Château Minière, Xavier Courant et Les Frères Nau

A La Promenade : les invités hors appellation : Loic Terquem, Romain Guiberteau, Pascal Lambert, La Source du Ruault, Gérard Marula, Wilfrid Rousse, Antoine Sanzay et Vini Be Good

Dimanche 14 sept : 10 h dégustation sous les halles de Bourgueil puis cochon de lait à la broche à 13 h et dans la foulée à 15 h la vente aux enchères . Cette année les bénéfices seront donnés à la Croix Rouge

Le jury sera parrainé par Jean-François Carmet

Even though July is not yet over we already have one piece of art ready to be auctioned – a new shirt for Jim.

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New shirt to be auctioned for La Croix Rouge.

 

 

 


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Les Côtes de Gascogne, ou comment émerger de l’océan

Mon titre peut être pris de diverses manières, y compris littéralement, surtout quand on sait que la plupart du sud-ouest de la France vivait sous l’eau il y a quelques 500 millions d’années. D’ailleurs le mot côte, qui nous vient de latin costa, est intéressant en soi, y compris à cause de ses différentes acceptions, qui sont bien plus nombreuses en anglais qu’en français, car « coast » en anglais signifie, parmi d’autres, aussi bien un bord de mer ou d’océan qu’une pente (comme "côte" en français), mais également le fait de glisser sans moyen apparent de propulsion, et/ou sans effort manifeste, et que cela soit à terre ou en mer. Cette richesse de sens lexical nous fournit peut être quelques clefs pour l’affaire qui nous concerne aujourd’hui.

Car les vins de Côtes de Gascogne, à dominante blancs (80%), ont aussi émergé, comme par miracle, mais en réalité par la vision et la volonté des hommes, du recul historique d’un vignoble autrefois essentiellement dédié à la distillation pour la production d’Armagnac. Même si l’Armagnac se défend bien aujourd’hui, son recul est un fait qui a poussé bon nombre de vignerons, menés et inspirés par des pionniers comme la famille Grassa et leur Château de Tariquet, mais aussi la Cave de Plaimont, à convertir des milliers d’hectares vers la productions de vins qui sont accessibles dans tous les sens du terme. Ce qui signifie abordables aussi bien en goût qu’en prix, étant produits avec des moyens technologiques généralement ultra-modernes et largement mécanisés afin de réduire les coûts de production. Le bilan de cette reconversion est assez parlante : des performances à l’export (70% de la production quitte la France) qui font pâlir d’envie bien d’autres régions. Enfin, et ce n’est pas l’acquis le moins remarquable, tout cela fut réalisé en l’espace d’une génération. J’ai le souvenir des débuts de Tariquet, dans les années 1980, lorsque j’étais caviste. Et, à cette époque, la qualité et l’accessibilité de leurs vins furent, à l’époque, reconnus et appréciés à l’étranger avant de gagner les palais et les bourses des français.

 IMG_6215La douceur du Gers se déguste aussi à l’ombre des arbres de la place du village, comme ici à Fourcès (photo David Cobbold)

Même se ces terres ont émergés de l’océan depuis longtemps, ce département gersois vit sous forte influence atlantique sur le plan de son climat, comme pour ses sols qui sont formés essentiellement par des dépôts marins. L’humidité y reste forte, même si elle diminue assez rapidement au fur et à mesure de l’éloignement de l’océan. Un tel climat tempéré, associé à des cépages blancs bien adaptés et acclimatés (pour la plupart) depuis longtemps, aide manifestement à la production de vins qui ont l’alcool modeste (11/12 degrés en générale) et qui garde fraîcheur et arômes en conséquence. La conversion du vignoble d’Armagnac lui à légué l’ugni blanc et le colombard, puis la proximité béarnaise lui a prêtée la famille des mansengs, ensuite il y a eu l’apport de sauvignon blanc, largement répandu depuis longtemps dans le Gironde voisine, et enfin le sempiternel chardonnay, bien moins répandu que les précédents. Les cépages rouges, minoritaires, prennent une part de leur substance du bordelais (cabernets et merlot), et l’autre du Madiran voisin, sous la forme du tannat.

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L’histoire d’un vin est aussi fait d’histoires de familles et de personnes, comme avec ce vin rouge de Philippe Fezas

(photo David Cobbold)

 

L’aire assez étendue (13,000 hectares) recouvre, pour l’essentiel, le département du Gers et se subdivise en suivant les zones traditionnelles de l’Armagnac : à l’ouest le Bas-Armagnac, qui touche les Landes et donc comporte des parties sablonneuses et limoneuses ; au centre le Ténarèze, sur un fond calcaire avec des dépôts d’argiles ; enfin le Haut Armagnac, largement vallonnée et également à forte dominante calcaire. L’ensemble représente un potentiel annuel d’environ 100 millions de bouteilles, ce qui en fait la première région productrice de vins blancs d’IGT en France, et la première exportatrice. Il est en augmentation constante.

Mais comment sont les vins, je vous entends demander ? Je ne vous parlerai que des blancs ici, non pas que je n’ai pas dégusté des rouges, mais que ceux-ci ne représentent que 20% de la production actuelle et ne m’ont jamais réellement emballé, du moins pour l’instant et pour leur quasi-totalité. Pour les blancs donc, les moins bons sont sans grand défaut, assez aromatiques mais parfois un brin caricatural sur le plan de leurs arômes dominés par les thiols. Les meilleurs ont de la vivacité à revendre, des arômes un peu plus complexes et parfois très réussis, et une capacité de garde probablement utile pour certains, même si cela n’est pas leur vocation première. Et les assemblages, de plus en plus complexes, y apportent certainement un élément utile dans ce domaine, tous comme une autre tendance émergeant qui est un travail en binôme sur le site et sur l’élevage.

un cru gascon

Parmi les producteurs dont j’ai dégusté les vins et qui me semblent spécialement recommandables, je citerai d’abord le Domaine de Chiroulet de la famille Fezas, dont le travail me semble d’une parfaite cohérence et qui est encore amené à progresser, je pense, vu les moyens et la volonté mis en oeuvre. Les producteurs historiques et importants qui sont Tariquet et Plaimont produisent de très bons vins, toujours fiables et parfois excellents, à travers des gammes qui se raffinent et se complexifient avec les années. Que ceux qui dénigrent ces vins-là essaient seulement de produire des volumes aussi conséquents à des prix si abordables ! J’ai bien aimé aussi les vins de Pellehaut, qui va assez loin dans le travail sur les assemblages. Une année auparavant, j’avais très bien dégusté les vins d’un autre domaine, Gensac, juste au nord de Condom. Il y en a d’autres de bien, comme le Domaine de Mirail. près de Lectoure. Cette approche n’est pas exhaustive, je le sais parfaitement, mais j’espère qu’il vous donnera envie de découvrir le production encore méconnue de cette très belle région dont les vins se vendent à des prix qui se situe entre 4 et 10 euros au public, chose assez rare de nos jours.

Le bonheur peut-être dans le Gers, et il se trouve à un prix très modeste. C’est surement cette combinaison qui explique cette émergence aussi remarquable que discrète.

PS. Petit carnet de route avec des adresses recommandables pour ceux qui décident d’explorer cette belle région

Hôtel-restaurant La Bastide Gasconne, à Barbotan-les-Thermes. Cet endroit, adjacente à le magnifique bâtisse thermale, est un lieu assez magique, décorée avec un goût parfait : un luxe qui n’est jamais ostentatoire. On s’y sent bien.

Hôtel de France, à Auch. Cet endroit historique, rendu célèbre autrefois par les Daguin, père puis fils, a été repris récemment par un jeune chef dont j’ai eu l’occasion d’apprécier les talents. Le lieu est resté un peu "dans son jus" avec une apparence un peu désuète, faute sans doute de moyens, mais l’accueil est très aimable et le talent se déguste dans l’assiette.

La Table des Cordeliers, à Condom. Lieu magique, autrefois une chapelle, avec une cuisine raffinée.

Bernard Daubin, à Montréal-du-Gers. Je vous ai déjà parlé ici de ce restaurant familiale revisité : un lieu atypique que j’aime beaucoup, mené avec coeur et tripes par le sus-nommé et sa famille. Excellente nourriture et vins qui peuvent inspirer.

La Bombance (entre Montréal et Fourcès). Une ancienne ferme converti en restaurant par un couple de professionnels venu de la région parisienne. J’ai ai très bien mangé.

Et puis c’est le début du grand festival de Jazz in Marciac aujourd’hui et jusqu’au 15 août. J’irai deux fois cette année.

Bon voyage !

 

David Cobbold

 

 

 

 

 


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#Carignan Story # 231 : Discrétion absolue…

Il est connu pour son rosé, un des plus sûrs de La Londe-les-Maures comme le signalait ici même l’ami Marc alors qu’il nageait dans le luxe et s’amusait à taquiner le homard en lui imposant son classique mariage avec le Côtes de Provence La Londe. Et voilà que le même domaine nous signe dans la discrétion la plus totale un joli Vin de Table à plus de 80 % carignan. Face aux îles du Levant, en filant vers Saint-Tropez, le Château Tour Saint-Honoré est un domaine que l’on pourrait qualifier de discret. Sur son site internet, dans son encépagement, il ne mentionne même pas la présence du Carignan planté pourtant sur 2,5 ha.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Ce domaine aurait-il peur du qu’en dira-t-on ? Aucune mention non plus de la cuvée HA, pour Hors Appelation. Le propriétaire, Serge Portal, aurait-il honte de ses carignans ? Je ne le crois pas puisqu’il m’en a parlé avec enthousiasme cet hiver lors de Vinisud. Il est vrai que ce vin bio de Provence est plutôt du genre modèle réduit, produit à 1500 ou 1800 bouteilles. Fait à partir de grappes entières de vignes dont les plus jeunes sont âgées de 50 ans, je l’ai trouvé plutôt sympa : beau nez, souplesse en bouche, puis bonne petite structure minérale pour finir, bref un parfait vin d’été que je boirais volontiers sur des tains. J’allais oublier son prix : 5,30 € départ cave. Carrément sympa pour l’été !

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

                                                                                                                        Michel Smith


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Le Quiz de la semaine

Où cette photo a-t-elle prise?

Qui est le type en chapeau avec la chemise à carreaux roses et la besace rebondie?

Où peut-on assembler cépages méditerranéens et atlantiques sans se faire sortir manu administrati de son AOC?

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Un kilo de cassoulet à gagner au premier qui trouve la réponse aux trois questions.

IMG_4451Hervé Lalau

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