Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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A rather silent spring in Touraine

This is the week without pesticides – ‘semaine pour les alternatives aux pesticides’. It is a generous week running from 20th – 30th March.

The ‘semaine sans pesticides’ falls at a good time for now is moment when many of the vignerons in eastern Touraine and elsewhere in France apply weedkillers to their vineyards. Obviously it is far from just vignerons who use weedkillers – substantial quantities are used by gardeners, especially on paths and driveways etc. But this blog is about wine.

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The notorious Agent Orange

It also has to be admitted that it is easy for a journalist to criticise – to deplore the high number of vineyards that are heavily treated with weedkillers and which have no life apart from the vine. All trace of biodiversity has been eradicated. A journalist doesn’t have to make the sums add up – to ensure that the family vineyard makes a profit. Furthermore we are not faced with the rapacious demands from supermarkets in France and elsewhere seeking to provide cheap wine for their customers who have become addicted to unrealistic bargains.

However, there has to be a better way than this:

EPnolifes

Is there life on Mars?

The indiscriminate use of weedkillers destroys the natural balance and inevitably leads to the need to use pesticides because there is no natural balance remaining – nothing to encourage predators that would help to keep harmful pests at bay or at least in balance. Furthermore it is possible that there is a relationship between the widespread use of weedkillers and the vine disease – esca.

It also encourages erosion even on a slight slope for there is nothing to absorb or hold back the rainwater.

Liens:

http://www.semainesanspesticides.be/

http://www.semaine-sans-pesticides.com

Two fine articles from Bertrand Celce (www.wineterroirs.com) http://www.wineterroirs.com/2010/02/herbicides_era.html

http://www.wineterroirs.com/2009/07/esca_cure.html

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Erosion, even though the slope is gentle

(c) Jim Budd


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#Carignan Story # 4 : le Carignator de Berlou

Je connais un Carignan génial qui pour une fois n’est pas planté sur argilo-calcaire, le type de sol où il se complait d’habitude dans le Midi et où il est fréquent de le rencontrer. Ce Carignan-là, on le trouve sur les coteaux de schistes, à l’ombre du Massif du Caroux, au nord de Béziers et plus précisément dans un village cul-de-sac nommé Berlou, à moins de 10 km de Saint-Chinian responsable du nom de l’appellation locale.

Ici, la garrigue est reine et c’est précisément dans ce maquis que la vigne tente de se frayer un chemin depuis plusieurs générations grâce au labeur des paysans. Parmi les aventuriers vignerons ayant posé leur sac dans ces coins reculés du Languedoc, Jean-Marie Imbert est une figure héroïque. Grand, pour ne pas dire immense, massif, la voix caverneuse et l’accent rocailleux teinté de provençal, le jeu de mots subtil et jovial à portée de langage, aussi allumé qu’illuminé, le bonhomme a débarqué de son Ventoux natal en 1996. Sa devise le résume bien : «Croqueur de plaisir plus que buveur de temps».

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Jean-Marie collectionne les outils et les vélos

Le Domaine Rimbert couvre aujourd’hui près de 30 ha partagés en une quarantaine de parcelles ici appelées « travers ». Une grande diversité s’offre au vigneron qui peut ainsi s’en donner à cœur joie en vinifiant plusieurs cuvées «Typées», cuvées dans lesquelles le vieux Carignan a son mot à dire. La grande fierté de Jean-Marie Imbert est de revendiquer haut et fort son estime pour le cépage qui nous vaut cette chronique à épisodes. Il lui consacre deux cuvées issues de raisins bien mûrs qu’il égrappe (ou pas) et qui fermente dans ses propres levures avant de le laisser macérer en cuve sans oublier de le piger.
Carignasse-4-2.jpgJean-Marie Rimbert, le Carignator. Photo©MichelSmith

Ses vins sont toujours sur la finesse, un rien charmeurs. Que ce soit dans la version «Carignator» ou «Le Chant de Marjolaine», qu’il appelle aussi volontiers «Carignatora» car plus tendre que le premier. Les deux n’ont pas d’autre appellation que  celle de Vin de Table et cette mention leur va comme un gant. Personnellement, j’avoue un faible pour le «Carignator», un vin aussi sombre que costaud, généralement construit sur plusieurs vendanges à partir du fruit des plus vieilles vignes en partie fermenté en fûts puis élevé en barriques.  Pour en savoir plus, allez sur http://www.domainerimbert.com

J’ai goûté le «Carignator 3», hélas dans le désordre qui marquait la fin de Vinisud, ce qui fait que je n’étais pas assez concentré pour noter dignement ce vin. Mais je me rappelle à la fois de sa fermeté, de son bel équilibre et de sa finale langoureuse. «El Carignator II», son prédécesseur, était de la même trempe, marqué par un velouté de bon aloi et teinté d’une sacrée minéralité.

Carignasse-4-3.jpg
Photo©MichelSmith

Ce sont des vins élégants, que l’on réserve aux grandes occasions, qui font merveille sur des plats de gibier; ils étonnent plus d’un amateur si l’on prend la peine de le servir anonymement dans une carafe sans annoncer ni le cépage ni sa provenance. Content de mon piège, je l’ai ainsi fait goûter à un anti -carignanasse primaire qui en est resté sur le cul !

Michel Smith

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