Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Tout le monde peut se tromper

8 Commentaires

L’autre jour, j’ai bien ri à la lecture d’un site belge qui situait Cheval Blanc parmi les grands crus… de Pomerol.

Et puis je me suis ravisé. Car tout le monde peut se tromper.

Tenez, moi qui vous cause, j’ai longtemps cru que Saint Siccaia était une appellation du Médoc. Entre Saint Estèphe et Saint Julien. Et notez bien qu’à l’aveugle, il n’y a rien qui se ressemble plus que deux barriques chauffe moyenne de Taransaud, délicatement humectées de cabernet. Qu’il vienne de Guyenne ou de Toscane.

Je connais aussi un confrère à qui on a confié la rubrique gastro pour débarrasser le service politique, et qui écrit que l’Espagne « a plein de beaux cépages, dont l’un des meilleurs n’est autre que le Crianza ».

Un autre (tombé dans dans le vin comme mes cheveux tombent dans la soupe) soutient mordicus que les vendanges vertes sont à l’origine du Vinho Verde.

Un autre encore pense qu’en dessous de 90 chez Parker, un vin n’a aucun intérêt. Ni commercial, ni gustatif.

C’est vous dire le genre de conneries qui circulent dans notre secteur…

Bon, finalement, c’est un peu comme dans la vraie vie. On ne donne pas sa voiture à réparer chez le premier quincailler venu. Alors pour la critique vineuse, peut-être aussi qu’ils vaut mieux s’adresser à des spécialistes. Pour autant qu’ils soient formés un minimum, bien sûr…

Hervé

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

8 réflexions sur “Tout le monde peut se tromper

  1. Je ne pensais pas à une école,à un diplôme – pour moi la critique du vin doit rester un secteur libre – je pensais juste à l’expérience. On a parfois jeté des gens dans la critique vineuse sans préparation, sans leur laisser l’occasion de comprendre, se s’imprégner, de s’imbiber… et sans vérifier qu’il avaient des aptitudes, un véritable intérêt pour la chose, sans parler de passion.
    Certains sont vraiment passés du jour au lendemain de la politique à la gastronomie (notamment à la Libération…).
    Et la relève peine parfois à arriver. D’où les quelques conneries que j’ai relevées…
    Au point qu’aujourd’hui, certains médias préfèrent faire écrire (parfois mal) des sommeliers sur le vin plutôt que de lasser le temps à de jeunes journalistes de se former. Je trouve ça dommage.

  2. Formés? La formation, comme le dirait Michel Smith, c’est « La Vie »… si l’on pouvait compter sur les écoles pour former la jeunesse au goût et aux goûts, à la culture mais aussi et surtout à la culture du goût… j’accepterais sans maugréer de rouler dans le secteur des écoles communales, des collèges et autre lycées à 30 km/heure.
    ça n’est malheureusement pas encore le cas.

  3. Le vin est un monde d’humilité !

    Vous êtes l’un des journalistes « vin » que j’apprécie le plus pour sa franchise et son analyse…… Mais :

    Comment pouvons-nous définir si un sommelier écrit « mal » ou « bien » sur le vin !?
    Avez-vous appelé vos confrères pour qu’ils corrigent leurs « conneries » ?
    Oui, vous avez raison, peut-être aussi « qu’il vaut » mieux s’adresser à des spécialistes ! Mais alors, où sont-ils ? Existe-t-il un guide des spécialistes ?
    Comment se « débarrasser » (avec deux ‘r’) de ceux qui n’ont pas les aptitudes et/ou un véritable intérêt pour la chose !?
    Pourquoi, Monsieur Lalau, ne pas nommer ces confrères, ces sommeliers qui écrivent des « conneries » et aussi dénoncer les médias qui l’autorisent !?
    Est-ce que les critiques gastronomiques savent tous cuisinez ?
    Est-ce que les journalistes du monde du vin ont déjà fait les vendanges, participez à des vinifications, à des mises en bouteilles ?
    Est-ce qu’il ne vaut pas mieux une petite erreur dans un texte que les éternels et habituels « copier – coller » ?

    Je me souviens de Monsieur Jo Gryn qui en visite dans le restaurant ou je travaillais au début des années ’80, à affirmer à la fin de son repas et devant toute l’équipe, que si un jour je devenais sommelier, lui, deviendrai curé !
    Pour mémoire, ce même Monsieur Gryn à toujours affirmé « être contre la décantation des vins de 15 ans d’âge et plus (NDLR : donc, pas 14 !!!), et tout autant opposé à l’aération des vins jeunes ».
    Ce qui est, à mon humble avis, une grosse bêtise à affirmer !

    Je préfère la plus jeune génération, que les vieux de la vieille qui étaient peu nombreux et despotiques.
    (Tout à fait) Amicalement ;

    • Un commentaire sur le commentaire. Quand on corrige un journaliste pour une faute d’orthographe dans son texte, il faut bien vérifier le sien et éviter d’en laisser sept, qui me semblent plus sévères.
      Cordialement.

      • Mais je ne suis PAS journaliste moi Môsieur Bailleul !!!!!!! Et il me semblait, mais apparemment à tort, que bien écrire était l’apanage de cette profession !
        En plus c’était un clin d’œil au titre « tout le monde peut se tromper ». Mais si c’est ainsi, je préfère me retirer de cette liste de diffusion afin de ne plus vous montrer mes lacunes en Français.
        Tout pareil cordialement ! Et adieu.

  4. Merci de votre attention. Vous voudriez des noms de « mauvais sujets ». J’ai bien peur de vous décevoir. Comme administrateur au sein de deux associations de journalistes et écrivains du vin, il m’est difficile d’être plus précis aujourd’hui.
    En ce qui concerne les « bons », maintenant, c’est vrai qu’il n’y a pas de label. Mais je peux vous donner quelques noms, par contre – et ça n’engage que moi.
    Outre mes copains des 5 (je ne me voyais pas m’associer avec des gens que je ne respecte pas), il y a Andrew Jefford, Franco Ziliani, Ronald De Groot, Dominique Hutin, Antoine Gerbelle, Tom Cannavan, Pierre Casamayor, Marc-André Gagnon… j’en oublie, bien sûr – tous n’ont peut-être pas la carte de presse, et peu importe. Ce qui m’importe, c’est que quand je les lis, je pense pouvoir apprendre quelque chose avec eux. Ils font généralement un travail d’information, de journalisme.

    PS. Je connais en Belgique au moins un sommelier qui sait très bien écrire sur le vin, c’est Daniel Marcil. Mais je ne suis pas objectif, c’est un copain. Juste pour dire que le fait d’être sommelier n »st certainement pas une tare à mes yeux pour savoir parler du vin!

  5. Oui, débarrasser avec deux « r », merci. Tout le monde peut se tromper.

  6. M. Gégé. Je ne prenais pas ombrage de votre commentaire, bien au contraire, ni de votre correction. Vous êtes le bienvenu.

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