Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Some memorable stories from 2011

Since this is my last post of 2011, it is time to glance back at some stories or themes that have held our attention this year.

Natural-Wine-Fairs

Natural wine

Natural wine is surely the only serious contender for the theme of year even though there is yet to be an agreed definition of the term. In the UK, May saw the three-day Natural Wine Fair held in London’s Borough Market. In capital there are now a number of wine bars whose focus is on natural wines.  Two books have explored the meaning of natural wine: Alice Feiring’s Naked Wine: Letting grapes do what comes naturally and Jamie Goode and Sam Harrop MW’s Authentic Wine.

If you define natural or authentic wine, as Goode and Harrop prefer, as reflecting place, site or its terroir it’s difficult to see how a wine lover could object, especially when contrasted with the type of brands designed specifically for supermarket discounting. Rather it is the level of non-intervention that can pose the problem. There is no point in hailing a wine as natural when it is so faulty that all authenticity of place has been obliterated. Apparently there was a popular French joke in the early part of the 19th century which ‘suggested that it took three to drink a bottle: one to hold the person, a second to pour it down his throat, and finally the victim himself.’ (James Simpson: Creating Wine – the emergence of a World Industry, 1840-1914).  A return to these days would hardly be progress!

I look forward to a more nuanced debate in 2012.

Loire: the remarkably mild spring and early flowering
Following a prolonged and very warm spring, some vines in the Loire started flowering in early May – remarkably early. On 9th May I was in Bourgueil and there were certainly signs of flowering – amazingly three weeks in advance even of an early year. Much talk of 2011 being the earliest harvest since 1893. In the end a wet and cool July delayed the harvest but even so a number of Loire producers completed two harvests within twelve months.

1855 – 1855.com

It will be amazing to discover that 1855 has delivered all the 2008 Bordeaux en primeur its customers ordered. It is equally remarkably that 1855 has been allowed to continue to ‘trade’ despite years of failing to deliver Bordeaux en primeurs ordered and paid for by their frustrated customers.

Unfortunately I expect this will continue into 2012 with further technical delays and promises of deliveries that aren’t kept. It would seem very likely that Jean-Pierre Meyers will continue to supply sufficient capital to keep the company afloat. Equally probably that Le FEVAD will admit them as full members. One new element may be the discovery that there are delays in the payments due to suppliers of châteauonline.

Pancho Campo MW – Campogate

Just before Christmas Campo surprised some people by revealing on Facebook that he was testing a new McLaren prototype as part of a new project. Surprised that the organiser of several Climate Conferences should flaunt such an ‘ungreen’ thing as this series of tweets from Robert Joseph indicates:

PCMcLarenRJ

Robert is only the latest of many who have taken Campo at his word only to realise that they have been taken in. All too often they forget that Campo is a promoter – a showman, whose commitment to the issues surrounding climate change was only as deep as was needed to sell the conference concept.

It may well be that Campo has recognised that his career in wine is now either over or, if it continues, will be far less lucrative and so is looking to move on again. I can’t imagine that Campo thought for a moment what Al Gore’s reaction  might be, even though it is believed that Gore gave Campo the names of a couple of American lawyers who might be able help him out over the Interpol wanted notice.

The only long-term conviction Campo holds is the one handed down in absentia in Dubai in early June 2003.

Jim

 

 


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Comme les 5 doigts de la main

J’aime bien cette expression: « comme les 5 doigts de la main ». 

En plus, on est 5 à la maison. On est aussi 5 aux 5 du Vin, vous l’aviez remarqué!

L’avantage de cette main-là, c’est que chaque doigt garde sa pleine liberté de mouvement. Mais quel doigt au juste est chaque membre du club? Un peu de psychologie à la noix, ça vous dit? C’est parti!

 main

La main en version originale

Réglons déjà le cas du majeur

Le majeur, c’est moi. D’abord je suis le plus grand, et puis c’est moi qui ai eu l’idée, alors c’est normal que les autres doigts s’articulent autour de moi. Vous trouvez ça un peu présompteux de ma part? Vous avez raison. Moi aussi. D’ailleurs, rien n’est plus loin de ma manière de voir les choses. Je n’aime rien plus que le débat, la fraternité, les échanges.

Et si j’étais un vin? Je serais un Cabernet Franc de Loire, tendu, mais gouleyant. Légèrement acidulé. Un vin qui décape un peu, mais aussi qui  fait rire.

Voyons maintenant le cas du pouce.

Là, pas d’hésitation, le pouce, c’est Michel. La rondeur. La force, aussi. Force de conviction. Michel, c’est un vrai chef dans l’âme. Même qu’on n’aime pas ça, hein, les gars, mais comme c’est lui, on le laisse dire et on fait à notre idée. Mais gentiment, quand même, parce que c’est un bon gars. Et puis toujours prêt pour la castagne, l’indignation, mais le coeur sur la main, même qu’il se demande souvent s’il ne va pas trop loin…

Et si c’était un vin? Je vous le donne en mille: un carignan du Roussillon, issu de ceps bien torts, bien noueux. Celui-là, je ne l’ai pas sucé… de mon pouce.

Passons au petit doigt

Là, je pense à Jim. Malin comme un bonobo, ce rosbif. Non, plutôt comme un bull-dog. Excuse-moi, l’ami, tu pourrais prendre ça pour une injure, et dans ma bouche (où je mettais plutôt mon pouce que mon petit doigt, quand j’étais gosse), c’est un compliment. Je veux dire que tu es un battant, un tenace. Et puis aussi, tu n’aimes pas les demi-vérités, et encore moins les demi-mensonges.

Jim n’aime rien plus que fouiller, fouiner, mettre au jour ce que d’autres auraient laissé dans l’ombre par facilité ou par paresse. Le petit doigt, il paraît que c’est le plus fort de tous les doigts, en rapport taille/puissance. Et puis, il a l’oreille pour lui tout seul…

Et si c’était un vin? Un Vouvray, je pense. Sec, ou liquoreux? Les deux. Quand on aime, on ne choisit pas. Mais de vignes sans désherbants chimiques, alors…

Voyons l’index

Là, je pense inévitablement à David, qui passe sa vie à expliquer, à vulgariser, à indexer – voyez un peu son site Eccevino, ou écoutez ses chroniques sur BFM.  Ce que j’admire le plus, en lui, outre sa compétence à la dégustation, c’est son éclectisme – il connaît le vin sous tous ses aspects, qualité, vinif et business; et puis, dans une autre dimension, il est artiste-peintre. Il est aussi maçon, à ses heures. Et puis motard. Et puis rugbyman. Et puis expert en cricket. Son blog, « More than just wine », vous donne une petite idée de ses multiples facettes. Il me fait penser à ces savants du 18ème siècle, qui pouvaient parler de tout… et bien. Bon, il a bien un défaut, il est Anglais, un drôle d’Anglais en rupture d’Angleterre, tour à tour fermé comme une huître, caustique comme la soude, ou expansif comme un Gascon.

Et si c’était un vin? Et bien ce serait un Champagne plein d’esprit, qu’on boit ‘tongue in cheek ».

Last but not least

Enfin, il reste l’annulaire. Et Marc. Bon, pourquoi ce choix? D’abord, parce que tous les autres doigts ont déjà été attribués. Et puis, parce que je vois bien Marc faisant un doigt d’honneur virtuel à tout ce qui peut ressembler à une fausse gloire.  Et puis Marc, c’est un vrai copain. Un type sur qui on peut compter, même pour vous dire quand vous vous plantez. Non, surtout quand vous vous plantez. C’est précieux, ça. Marc, c’est aussi un type multi-dimensionnel. Ca fait au moins 15 ans qu’on se côtoie, et plus je le vois, et plus je me dis que sous ses allures d’ours mal léché se cachent des trésors de délicatesse. Lisez ses commentaires de vins, on dirait de la poésie, et pourtant, c’est précis aussi.

Et si c’était un vin? Ca ne serait pas un Bordeaux, j’en suis sûr. Trop ennuyeux pour lui. Un Châteauneuf du Pape, sans doute; mais blanc, pour le plaisir du contrepied.

Et le sixième?

Voila, j’ai attribué les 5 doigts. Mais comme les 3 Mousquetaires étaient 4, les 5 étaient 6. Même s’il a pris du recul, aujourd’hui, je ne peux oublier Jacques Berthomeau, co-fondateur de cette coopérative de l’écriture. Sacré bonhomme., ce Jacques. Un stratège doublé d’un homme d’action. Un vrai Vendéen.

Et si c’était un vin? J’avais pensé à une Négrette de Mareuil, par tradition familiale. Mais à la réflexion, je crois qu’il préférerait un Corbières de Coopérative, ou un Rivesaltes. Le côté populaire, mais pas populiste.

J’ai fini. Et comme on dit dans la langue d’Eddie Murphy (qui n’est plus vraiment celle de Shakespeare), Give me five!

Hervé

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