Ce n’est pas pour me vanter, mais samedi midi, j’ai mangé avec David Cobbold dans sa cantine des Colonnes, à Issy.
Il y avait là aussi son épouse Françoise, et puis Sébastien, autre Durand-Vieille connaissance, et puis deux amis tunisiens venus avec moi des Vinalies.
Pour la petite histoire, André Santini, le maire d’Issy, qui a aussi son rond de serviette dans cet établissement, y déjeunait aussi, à la table d’en face. Il paraît qu’il ne dédaigne pas une bonne bouteille. Heureux hasard, la maison aime le vin.
Quoi qu’il en soit, David et moi avons consciencieusement refait le monde; le monde de la politique, de la religion, du sport, de la littérature, notamment. Un peu celui du vin, aussi.
Sur le moment, ce que je disais avait l’air particulièrement intelligent – en tout cas, David, qui est poli, pour un Anglais, faisait semblant de le croire.
Il faut dire que j’étais pas mal aidé par un excellent Viré-Cléssé de Gillet Thévenet (me rappelle plus le millésime, peut être 2011, en tout cas à la fois fruité, gras et vif), et puis un Côtes du Rhône 2001 dont je n’ai pas retenu le nom – vous voyez mon niveau de conscience professionnelle!
A ma décharge, j’avais passé la matinée aux Vinalies, au chevet de Médoc 2006 et 2005 à demi-morts. Alors j’étais là pour boire et pour causer, pas pour déguster. David me souffle, heureusement: il s’agissait du Domaine de Gramenon, Cuvée La Mémé.
J’en profite pour vous faire savoir que le Lalau a une vie au-delà dégustation, une vie d’homme, une vie d’amitiés, de déconnade, de futilités. Et qui peut dire, sur toute une existence, si ces moments là, passés à se réchauffer le coeur, et celui des gens autour, sont vraiment moins importants que les autres? On n’a que la joie qu’on se donne, les rillettes qu’en s’enfile, les canons qu’on se boit, et un bon moment de pris, c’est un bon moment de pris.
Tout ça pour vous dire que je ne sais plus trop quelles bêtises j’ai pu raconter, mais qu’on ne s’est pas ennuyés. C’est tout le mal que je vous souhaite.
Si vous passez par Issy, repassez par là!
Hervé

06/03/2013 à 06:50
Si je puis rafraîchir ta mémoire défaillante Hervé, le Côtes du Rhône en question était un Domaine de Gramenon, cuvée "La Mémé", effectivement de 2001. Je confirme que Les Colonnes, bistrot en face de la Mairie d’Issy-les-Moulineaux, est une excellente adresse avec un belle carte de vins dont les prix sont très acceptables.
06/03/2013 à 07:56
Oui, « chit-chat » et « small talk » rendent la vie moins glauque et tu as 1000 fois raison : il vaut mieux La Mémé de là-bas que l’eau d’Issy.
Comme l’écrivait Diderot au sujet du Neveu: « Il vit au jour la journée . Triste ou gai selon les circonstances. Son premier soin, le matin, quand il est levé, est de savoir où il dînera ; après dîner, il pense où il ira souper ». Dure vie du journaliste gastro!
06/03/2013 à 08:55
Donc, si j’ai bien compris, Hervé, tu t’es enfilé la Mémé à côté du maire d’Issy…. Quelle vie bien remplie ! Même pas une photo pour prouver tes dires… Signé un pépé ancien élève du lycée de Versailles (Hoche) qui ne te veux que du bien !
06/03/2013 à 09:41
David Cobbold boit la Meme de Gramenon? Mais c’est du bio/biody/nature!!! Attention, David, la decadence naturiste vous guette.
06/03/2013 à 09:54
Oui, et je dois dire que ce vin-là était très bon. J’ai aussi eu des déceptions avec les vins de ce domaine. Mais Denis, était-il "pollué" par la vague néo-naturiste en 2001 ?
06/03/2013 à 10:30
David, ma remarque etait destinee a vous faire sourire. Je sais evidemment que vous appreciez les vins des biodynamistes, quand ils sont bien faits.
Pour Gramenon ils sont en bio depuis les debuts du domaine, et en biodynamie certifiee Demeter depuis bien longtemps. pas d’effet de mode ou de vague chez eux.
Leur 2001 est donc resolument bio, mais qu’est-ce qui est "nature"? ou neo-naturiste? ca reste a definir (selon Lalau) ou ca doit rester une demarche libre et non reglementee selon moi.
Par exemple, Gramenon ne s’interdit pas un leger sulfitage a la mise en bouteille.
La pollution neo-naturiste peut etre un peu agacante, mais elle sera toujours moins polluante que la viticulture traditionnelle!
06/03/2013 à 11:38
Rassurez-vous Denis, j’ai bien souri. Il est difficile de passer de telles nuances dans un commentaire, surtout quand on n’est guère adepte des "smileys". Quant à la pollution, c’est un vaste débat !
06/03/2013 à 22:23
Ah les amours, ah qu’ils sont policés. Je pars pour un long périple de très bonne heure demain matin et suis vanné. Il n’y aura sans doute pas de pollution … nocturne donc !