Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


Un commentaire

Jules Chauvet dans le texte

« Jules Chauvet (1907-1989). Négociant-éleveur de vin, installé à La Chapelle-de-Guinchay dans le Beaujolais.

Outre ses qualités de vigneron et de dégustateur, il possédait des compétences de chimiste, acquise à l’école de chimie de Lyon puis auprès de Otto Warburg, avec lequel il entretint une longue correspondance. Il travailla notamment sur les levures, la fermentation malolactique et la macération carbonique.

Pédagogue, animé d’une grande force de conviction, il est un peu le père du mouvement des vins naturels. Il laisse une œuvre littéraire de qualité, dont L’Arôme des vins fins, texte d’une conférence prononcée à la foire des vins de Mâcon en 1950″.

C’est ce qu’on peut lire sur lui sur Wikipedia. Pas sûr que ça rende tout à fait justice au personnage.

Moi qui reviens de chez Duperray, à la Chapelle de Guinchay – un vigneron que Chauvet ne renierait pas, j’aimerais ajouter une pierre à l’édifice de sa mémoire collective, celle qui ne figure ni sur internet, ni dans les banques de données, mais dans les têtes, dans les gestes et dans les vins. Et notamment dans ceux  des vignerons de ce Beaujolais que j’ai (re)découvert avec un énorme plaisir, parce qu’en lieu et place de chaptaliseurs fous, j’y ai rencontré des vignerons épris d’authenticité (d’accord, les premiers existent  encore, mais ce n’est pas mon sujet).

Bon, alors, la pierre (sans jeu de mot, Mathieu), c’est cette copie d’un article datant de 1960 et paru dans le Bourguignon Viticole (cliquez sur l’image pour l’agrandir):

IMG_2373

On se prend à rêver de ce que serait le vin en Beaujolais, en Bourgogne, et au-delà, si tout le monde avait appliqué ces principes.

On ne refait pas l’histoire, hélas. Mais pour l’avenir, il est encore temps. Amis oenophiles, vous avez ce pouvoir: vous votez à chaque bouteille que vous achetez…

Hervé

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