Les 5 du Vin

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B comme Bandol, B comme Bon, B comme la Bégude… rosé

J’ai reçu voici quelques jours une bouteille du Bandol By La Bégude rosé 2012 (mourvèdre, grenache, cinsault).

En prélude au Mondial du Rosé à Cannes, qui se tenait ce week-end, j’ai débouché la bouteille et l’ai dégustée avec application.

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Verdict: c’est très bon.

Mais encore?

C’est rosé, vraiment – framboise avec des reflets saumonés, on n’a pas affaire à un blanc taché.

C’est fruité (groseille, pomelo, cerise bien mûre, litchi); c’est floral (aubépine, jasmin); c’est épicé (poivre blanc, anis). C’est suave. C’est rafraîchissant. C’est gourmand. C’est long.

C’est plus que buvable. C’est délectable. Au fait, Beguda, en Provençal, cela veut dire « boisson »...

Un nom prédestiné plus que celui de la famille propriétaire, les Tari. Espérons que le puits jamais ne se tarisse…

Ouvrons un peu le débat: 16 euros et des poussières, certains vont trouver que c’est trop « pour un rosé ».

Je m’inscris en faux. Ce genre de rosé le mérite. Le rosé n’est pas – n’est plus – le parent pauvre de la vinification, un débouché pour des jus faiblards ou qu’on ne peut pas mettre dans les cuvées de rouge. C’est un produit à part entière, avec ses qualités et ses défauts, ses vedettes et ses bibines.

Personne ne dirait d’un Margaux à 16 euros qu’il ne vaut pas son prix, pour autant qu’il soit bon.

Aucune raison de le dire pour un Bandol Rosé.

Ugh, Hervé a parlé!

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