Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Et si on classait le classement de 1855?

10 Commentaires

Après les Villages de Champagne et les Climats de Bourgogne, c’est maintenant le classement de 1855 qui se met sur les rangs… du classement de l’Unesco. Le Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, Philippe Castéja, a annoncé à Vinexpo que son association allait faire acte de candidature.

Voila pour l’info.

Maintenant, mon petit commentaire. A quoi ça sert?

Qu’est ce que l’Humanité, de Beyrouth à Calcutta en passant par Zanzibar, peut bien avoir à foutre de vins réservés à une élite fortunée – et pas forcément meilleurs pour autant?

A moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse de bétonner un peu plus ce tableau d’honneur d’un autre âge – réalisé, en s’en rappelle, sur base des cours des vins de l’époque.

Au fait, un "classement classé" à l’Unesco serait-il révisable?

D’ailleurs, a-t-on déjà vu des sites ou même du "patrimoine immatériel" être déclassés? Ou bien la distinction est-elle valable ad vitam aeternam?

Quelles contraintes les classés se voient-ils imposer, au juste, pour la préservation de ce patrimoine?  Dans le cas du classement de 1855, je me demande bien ce qu’on pourrait-on préserver? Un numéro du Journal Officiel? Une plaque en marbre?

Enfin, pour continuer dans ce mauvais esprit, je constate que la "protection" de l’UNESCO n’est pas toujours très efficace – voyez un peu comment les prescriptions urbanistiques de la "Zone protégée" sont appliquées à Saint Emilion, par exemple…

 gribouille-1

Un vrai chien de dégustateur

J’ai bien envie de proposer ce blog au classement. Juste pour rire.

Ou alors, la bande de Gaza. Au titre du patrimoine de la connerie humaine et de la misère institutionnalisée.

Ou alors, mon chien. Un vrai chien de dégustateur. Vous savez qu’il sait reconnaître une bouteillle de Léoville Las Cases bouchonnée entre mille flacons de vins surcotés?

Hervé (who else?)

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

10 réflexions sur “Et si on classait le classement de 1855?

  1. Mais Michel est déjà classé – non?

  2. Pas bête, ça. Classer les copains, pourquoi pas…

  3. ‘Un vrai chien de dégustateur’ – oui, M. Modération.

  4. … ou c’est le chapeau de Michel qui est classé?

  5. Outre Hervé, je ne vois pas qui dialogue. Mais pour info, cela fait des lustres que je suis déclassé.
    Oui la connerie est partout, mais il me semble que Léoville Las Cases serait le seul des "classés" à ne pas appartenir à l’Union des Grands Crus, ce qui ne veut pas dire qu’il soit déclassé pour autant…
    Pour le reste, on sait ce que je pense des classements : exactement comme toi, Hervé. Et je ne songe qu’à une chose pour le moment : boire à votre santé un bon verre de Lambrusco sur ma terrasse avec vue sur le Lago Maggiore…

  6. Je pense que c’est Jim.

    A part ça, profite bien. J’adore la région des lacs italiens.
    N’oublie pas de sacrifier au Valpolicella, et au Bianco di Custoza aussi..

  7. Pour le moment, je fais une fixette sur le prosecco et le lambrusco… Ce doit être les grosses chaleurs !

  8. Veinard! Ici pour la reconstitution de la bataille à Waterloo, pluie fine et 18°C.
    J’(ai momentanément arrêté le rosé pour passer sur un Rasteau. Si ça continue, je me mets au vin chaud.

  9. Certaines demandes de classement puent le fric à 100 km. Ces demandes sont drivées par des gens qui se parent de beaux sentiments nobles, ce qui est un facteur aggravant. Je suis pas trop mal placé pour en parler et un jour, cher Hervé, je t’en raconterai une bien bonne sur le sujet …
    1855 à l’UNESCO: je suis triste pour cette région qui a presque tout perdu: ses racines, son âme, son sens du ridicule et pour tout dire…. son humanité. Ne serait-ce pas ça d’ailleurs le fond de l’histoire ? On cherche toujours à acquérir ce qu’on n’a pas ou ce qu’on a perdu. Heureusement, tout ne s’achète pas. Je devrais bien m’entendre avec ton chien car j’ai récemment pu mesurer toute l’arrogance et la goujaterie du propriétaire de Léoville Las Cases lors d’un échange (au début amical et tolérant de ma part) à propos d’un lot daubé de son domaine. Il m’en reste quatre bouteilles que je ferais bien boire à un ennemi. Malheureusement je n’ai pas d’ennemi.

  10. Ah si, j’oubliais, ça sert à faire parler de soi… A exister.

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