Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

#Carignan Story # 205 : Petit à petit…

2 Commentaires

C’est encore l’histoire d’un roast beef qui est tombé amoureux du coin. Un de plus, me direz-vous, mais de quel coin ? Eh bien, le coin en question, figurez-vous que c’est Calce, petit village paisible, avec vues garanties à l’infini sur la plaine du Roussilon, les Albères et la Grande Bleue distante à vol d’oiseau d’une vingtaine de kilomètres. Tellement intéressant ce village que j’en fais l’objet d’un reportage pour un futur numéro de la revue 180° C.

Calce, quelques vignerons réunis pour les besoins d'un reportage où il sera beaucoup question de Carignan. Photo©MichelSmith

Calce, quelques vignerons réunis pour les besoins d’un reportage où il sera beaucoup question de Carignan. Photo©MichelSmith

Un village niché à 200 m de hauteur ce qui est suffisant pour lui donner des allures de village de montagne. Un village animé de temps en temps par le travail de cave d’une poignée de vignerons dynamiques ayant pour noms Gauby, Padié, Pithon, Lubbe, Lafforgue et une cave coopérative encore en activité. Un village où toutes les « Caves se rebiffent » chaque année vers le mois de Mai pour donner libre cours à la dégustation. C’est là qu’a atterri ce jeune Anglais, James Eden, qui s’est offert quelques pièces de vignes anciennes. Pour résumer sa situation, il vinifie à Rivesaltes, habite Perpignan, mais ses vignes sont à Calce.

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J’ai beaucoup aimé ce « Poc a Poc » lors d’un premier contact aux Caves Maillol à Perpignan à deux pas de cette magistrale allée de platanes où s’exhibent de jolies femmes nues interprétées par le sculpteur Maillol. Un rien frivole, le vin, millésimé 2011 et estampillé Vin de France m’est apparu sur fond de garrigue, tel un Carignan de très vieille vigne, ferme en bouche, joliment structuré par le croquant du fruit (la mûre) que l’on retrouvait bien présent jusqu’en finale.

Guillaume Geniez décante le Poc a Poc. Photo©MichelSmith

Guillaume Geniez décante le Poc a Poc. Photo©MichelSmith

Cette bouteille de « Poc a Poc » ne dépasse pas les 10 euros dans les deux endroits où je l’ai dénichée à Perpignan, aux Caves Maillol, chez Guillaume Geniez, ou aux Indigènes, lors d’une deuxième dégustation. Dans ce dernier bar à vins, on peut le boire sur table en rajoutant 5 euros de plus en guise de droit de bouchon. De son côté, James Eden m’informe qu’il n’a plus de 2011 à la vente et qu’il va bientôt passer au 2012. J’ai hâte de le goûter !

Michel Smith

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

2 réflexions sur “#Carignan Story # 205 : Petit à petit…

  1. Poc a poc, je suppose que ça veut dire peu à peu ?
    Un Anglais apprend donc plus facilement le catalan que le français?

  2. Petit à petit, oui. Celui là est d’ailleurs plus Français qu’Anglais, malgré son nom… Comme Tom Lubbe, le Sud Africain installé dans le même village, ou Thomas Tiebert, l’Allemand, ou Olivier Pithon, l’Angevin… Calce est devenu international, grâce au Carignan !

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