Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Vins rosés: discutons des goûts, des couleurs et des prix.

9 Commentaires

Je me suis toujours méfié des modes, mais le vin rosé n’est pas qu’une affaire de mode. Il est aussi ancien que le vin. Donc il n’a pas son origine en Provence, malgré un slogan publicitaire débile.

La vague rose déferle, depuis quelques années, dans les revues plus ou moins spécialisées, sur les rayons des magasins et sur nos tables, débordant maintenant très nettement de la saison estivale. J’en veux pour preuve que cette couleur de vin est maintenant plus vendue, en France du moins, que le blanc.

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La nuance mandarine, je ne l’ai jamais vu dans un vin rosé. Les autres, si, mais les noms me paraissent plutôt fantaisistes

Puisque nous évoquons le sujet de la couleur, le ton précis de la robe de certains vins rosés est cerné d’une manière quasi-obsessionnelle par des guetteurs de «tendances», au point que les producteurs provençaux, aussi préoccupés par les robes que des tailleurs pour dames, ont même établi des noms pour chaque variante, comme chez des marchands de couleurs. Je les ai vu exposés lors d’une récente dégustation de vins de Provence à Paris, et ils m’ont bien fait sourire. Je ne sais pas, par exemple, à quoi ressemble un ton rose «melon». Vous avez déjà vu un melon rose? Peut-être.

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En tout cas je trouve qu’il y a un paradoxe intéressant dans le fait que la région dont les paysages sont parmi les plus colorés de la France fuit la couleur dans son vin emblématique.

Tout cela ne serait pas si grave si cela n’aboutissait pas à ce que j’appelle la discrimination par la couleur. Car il y a des vins qui se voient refuser l’agrément dans certaines appellations du Sud, et particulièrement en Provence, parce qu’ils ont trop (en général) ou pas assez (cela arrive aussi, à Tavel) d’intensité de couleur. Le vin peut être délicieux et respecter tout le cahier des charges de l’appellation, mais si sa robe n’a pas le bon niveau de coloration, il est jugé indigne de porter le nom de l’appellation en question. Et cela peut ruiner, littéralement, le producteur qui dépendrait de cette étiquette pour assurer la vente. Des telles absurdités arrivent tous les ans, malheureusement. J’estime que cela porte un discrédit à tout le système des appellations. Car quelqu’un, dans les «milieux autorisés» (comme disait Coluche) tolère ce genre de bêtise, et certains vont peut-être jusqu’à l’encourager.

L’intensité (ou la faiblesse) de coloration n’a jamais été signe de qualité ou non-qualité organoleptique d’un vin. Et je ne parle pas d’une oxydation prématurée ou d’autre forme de déviance.

Ces notions me tournent dans la tête chaque fois que je déguste une série de vins rosés, tant je suis frappé par le fait qu’il y a des vins rosés pâles pleins de saveurs et d’autres, aussi pâles, d’une fadeur totale. Puis, d’un autre côté, il y a des rosés de robe foncée sans intérêt et d’autres qui débordent de saveurs somptueuses, même si, en moyenne, je trouve d’avantage de saveurs et de présence parmi les vins les plus colorés.

Pendant les quinze derniers jours, j’ai dû déguster pas loin de 200 rosés, de diverses provenances françaises, pour les besoins d’articles. La moitié venait de Provence, et un tiers du Bordelais. Une manière d’opérer une sélection de ces deux zones de production dont les styles se trouvent presque à l’opposé, et les prix moyens aussi. Car la réussite commerciale remarquable des rosés de Provence (ils constituent au moins 85% de la production de cette région maintenant) a aussi fait grimper leurs prix d’une manière déraisonnable. Je sais bien qu’un rosé est compliqué à faire, mais est-ce que le coût moyen de production varie du simple au double entre Bordeaux et Provence? Les prix de vente, si.

Voyons cela de plus près :

Une sélection de bons rosés de Provence

Château Carpe Diem, Côtes de Provence 2013

Malgré son extrême pâleur qui subit la mode actuelle qui dicte sa loi en Provence, ce vin est excellent, avec des arômes délicats et des saveurs suaves. Tendre et raffiné, il finit sur une belle fraîcheur. Pour l’apéritif.

prix : 7 euros

Château Trians, Coteaux Varois 2013

Beaucoup de présence par sa matière en bouche pour ce vin plus puissant que fin, mais quel caractère !

prix : 8/10 euros

Château Gasqui, Côtes de Provence 2012

Belle robe, relativement intense pour la région. Un vin magnifique, plein de saveurs, de la richesse et de la longueur. Ce style à part, qui démontre aussi l’avantage d’un an de garde pour les meilleurs rosés, est fait pour des accords osés à table. Plusieurs producteurs m’ont pourtant dit qu’il est très difficile de vendre un rosé en Provence lorsqu’il a dépassé un an. Encore une illustration de la bêtise de la mode !

prix : 8/10 euros

Château Thuerry, Les Abeillons, Coteaux Varois 2013

Un nez expressif, avec une gamme large d’arômes. Ce rosé de caractère a du fond et finit, avec une bonne longueur, sur une petite note d’amertume agréable.

prix : 8/10 euros

Domaine de Saint Ser, cuvée Tradition, Côtes de Provence Sainte Victoire 2013

Vin avec une plénitude de saveurs gourmandes, un peu épicées. Ce rosé relativement puissant conviendrait surtout à table.

prix : 8/10 euros

Hecht & Bannier, Côtes de Provence 2013

Un excellent vin, très fruité et suave de texture, le tout avec un bon équilibre et une finale élégante. Ce très joli rosé, un des meilleurs de ma dégustation, peut se boire à l’apéritif ou avec des tapas, des poissons ou de la volaille.

prix : 8/10 euros

Mas de Cadenet, Côtes de Provence Sainte Victoire 2013

Aussi succulent que vivace, la belle matière possède de la finesse et de la longueur. Un rosé alerte et fin, propice à tous les accords.

prix : 10/12 euros

Château Henri Bonnaud, Terre Promise, Côtes de Provence Sainte Victoire 2013

Très belle structure pour ce vin puissant et vibrant par son acidité bien intégrée. Précis dans sa définition et d’une très bonne longueur. Excellent.

prix : 10/12 euros

Château Gassier, Le Pas du Moine, Côtes de Provence Sainte Victoire 2013

Robe d’un rose tendre. Une très belle expression de fruité croquant, donnant une bouche bien équilibrée et succulente, d’une intensité exemplaire.

prix : 12 euros

Château de Brigue, Bulles de Brigue (vin rosé pétillant)

Ce vin original, élaboré selon la méthode traditionnelle, a une robe rose d’une belle intensité. Cette couleur annonce un vin au caractère marqué, puissant et même très légèrement tannique. Il met vos papilles en éveil et ferait un compagnon de table des plus intéressants. Le prix peut sembler un peu élevé, mais la qualité est là.

prix : 16 euros

Domaine de la Croix, La Bastide Blanche en Provence, Côtes de Provence 2013

D’un style raffiné, de couleur légère mais d’une matière en bouche splendide, assez riche et suave, mais vibrante, savoureuse et longue. Pour les meilleurs plats de poisson.

prix : ≥12 euros

 

Une sélection de bons rosés de Bordeaux

Les Bordeaux Rosés

Les rosés du Sud-Ouest, et du Bordelais en particulier, ont presque toujours bien plus d’intensité de couleur que ceux de Provence. Ceci est le résultat d’un effet de mode, car, sur le plan technique, on peut tout faire avec un vin rosé en matière de couleur. Mais il est indubitable que les rosés plus colorés, comme ceux de Bordeaux, ont presque toujours plus d’intensité dans leurs saveurs que les rosés pâles de Provence. Sont-ils meilleurs pour autant ? Comme toujours, cela dépendra du vin individuel et de votre palais. Mais il sont presque toujours nettement moins chers, et représentent donc de meilleurs rapports qualité/plaisir/prix.

Château Tour de Mirambeau Réserve, Bordeaux Rosé 2013

Robe d’une rose soutenue. Nez qui rappelle les fruits rouges frais, donnant une impression bette et appétissante. La texture est élégante et les saveurs pures, évoquant le fruit, le sous-bois et les épices douces. L’ensemble est soutenu par une belle acidité. Un vin délicieux qui trouvera sa place un peu partout, de l’apéritif aux grillades, en passant par les fromages à la pâte ferme. Le prix, bien qu’élevé pour la région, est justifié.

Prix : 8,5 euros

Chateau Penin, Bordeaux Rosé 2013

Ce domaine est un habitué des palmarès de nos dégustations des vins de Bordeaux dans les trois couleurs. Pourtant, nous masquons les bouteilles ! La robe est d’un rubis très léger, donc assez soutenue. Le nez est vineux et bien arrondi. Il évoque la cerise et un peu le bonbon. En bouche, pas mal de volume, mais il évite toute piège de lourdeur car l’acidité est aussi tonique que bien intégré dans l’ensemble. La final dévoile une structure légèrement tannique. C’est un rosé de caractère, destiné à la table et à une large gamme de mets.

Prix : 6,95 euros

Château Lestrille, Bordeaux Rosé 2013

Un nez aussi expressif que séduisant, de fruits rouges. Sa texture suave enrobe les saveurs de fruits et le jeu de l’acidité. Ce vin, aussi précis que complet, peut très bien accompagner plats cuisinés, viandes froides ou une volaille rôtie.

Prix : 5,30 euros

Château La Rame, Bordeaux Rosé 2013

Le nez, très tendre, évoque la pêche et quelques fruits rouges. Cette impression de tendresse se confirme en bouche avec un fruité délicat et délicieux. Une évocation de journées chaudes et d’un moment de relaxation avec quelques tapas ou un poisson grillé.

Prix : 6,65 euros

Château Lamothe Vincent, Bordeaux Rosé 2013

Ce rosé très juteux est un des meilleurs que j’ai dégusté cette année. Il allie parfaitement le petit accent d’un rouge du bordelais à celui des blancs de la même région, opérant la parfaite synthèse entre les deux. Car, à mon avis, les meilleurs rosé ne sont pas de vins blancs avec une légère coloration : il s’agit d’un troisième type de vin, distinct des deux autres. Ce vin est riche en saveurs, long et assez complexe. Il convient à toutes sortes de mets ou son caractère affirmé donnera du répondant. Son prix, pour une telle qualité, est très intéressant.

Prix : 5 euros

Et les Clairets ?

On l’oublie un peu, mais le clairet, avec le vin blanc, a longtemps dominé la production bordelaise, aujourd’hui très majoritairement dévouée aux vins rouges. A tel enseigne que les anglais de la vieille génération (avant la mienne !) appellent encore tous les vins rouges de Bordeaux "claret", terme qui dérive directement de la désignation française, indiquant un rouge clair, même si ce ton est devenu nettement plus fincé depuis l’invention des Pontacs à Haut-Brion, fin 17ème. La technique d’élaboration d’un clairet moderne, de couleur nettement plus intense que celle d’un rosé, implique simplement une durée plus longue de macération des peaux avec le jus : entre 24 et 48 heures, au lieu des 12 à 18 heures pour un rosé de saignée. Les raisins rouges du bordelais étant de nature tannique, un peu de ces tannins accompagnent la couleur plus dense d’un Bordeaux Clairet, rendant ces vins souvent plus aptes pour un usage à table, y compris avec des viandes, que pour un apéritif.

Château Lauduc, Bordeaux Clairet 2013

Sa couleur rubis claire, bien plus proche d’un vin rouge que d’un blanc, est fidèle à la tradition des clairets. Un très beau nez de groseilles et de framboises, vif et joliment fruité. Ce fruit fait le contrepoint en bouche à des tannins fins mais bien présents. Vin parfait pour des grillades ou des plats légèrement relevés.

Prix : 5,25 euros

Château Penin, Bordeaux Clairet 2013

Nez tendre et aromatique, bien arrondi par des notes de fruits murs. En bouche, un fruité aussi expressif et gourmand, soutenu par une très légère structure tannique. Vin délicieux, qui peut se boire seul ou avec une large gamme de mets.

Prix : 6,95

Château Thieuley, Bordeaux Clairet 2013

Autre producteur qui impressionne par sa régularité dans la qualité. Un vin très complet, bien fruité et parfaitement équilibré par une sensation de fraîcheur qui le rendrait très agréable en été.

Prix : 5,90 euros

Château Lestrille Capmartin, Bordeaux Clairet 2013

Même productrice que Château Lestrille. Robe de rubis translucide et nez de framboise et de pastèque. Tendre en bouche, grâce à sa rondeur très légèrement sucrée, ce vin exprime beaucoup de saveurs fruitées, tout en conservant ce qu’il faut d’acidité pour maintenir l’ensemble au frais. La finale un peu fumée rajoute une touche de complexité. Le rapport qualité/prix est très bon.

Prix : 5,60 euros

 

Conclusion

On le voit bien, il est assez facile de trouver des rosés aussi satisfaisants à Bordeaux qu’en Provence, mais pour un prix qui est de moitié inférieur ! Bien entendu, on aura de la peine à les trouver sur des cartes des restaurants de la Côte d’Azur, mais que les amateurs de partout soient avertis.

 

David Cobbold

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

9 réflexions sur “Vins rosés: discutons des goûts, des couleurs et des prix.

  1. Un rosé couleur melon, mais oui, plusieurs d’ailleurs.
    Les rosés ne sont pas tous de couleurs rosés, comme les blancs ne sont pas tous (aucun en fait) blancs!

  2. J’ai laissé cette option un peu ouverte. Mais quid du fond du problème, Marc André : cette dictature du pâle en Provence ?

  3. Merci David pour les indications de prix!
    (j’ai même cru que c’était du Michel Smith au début!).

  4. Gare, Denis, à ne pas semer la zizanie dans le groupe… ;-)

  5. La mode des rosés pâlichons, même pas couleur "cuisse de nymphette", est en train de gagner le Roussillon et le Languedoc.

  6. Cher David,

    Tout en sirotant chez moi un rosé, clair ou foncé, je ne préciserai pas, je suis enclin à commenter ton article en lecteur-consommateur attentif, qui profite de la possibilité donnée aujourd’hui par internet, de dire n’importe quoi, sur n’importe quel sujet et sur n’importe quel ton…

    A propos de n’importe quel ton, dès le premier paragraphe de ton texte, je tombe sur «slogan publicitaire débile ». Je fronce le sourcil, tu ne m’as pas habitué à un tel manque de pondération. Mais c’est un fait, la Provence a « inventé » il y a une trentaine d’années, le rosé clair et aromatique que l’on ne savait pas produire auparavant pour des raisons techniques que, je l’espère, tu connais. Ce nouveau rosé, que l’on consomme aujourd’hui majoritairement car nombre de régions le produisent désormais, est né en Provence : les producteurs le revendiquent en signature, et cela me paraît être légitime. Je te rappelle par ailleurs, que le vin est arrivé en France par la Provence, plus de 600 ans avant JC, il était clair à cette époque (je n’ai pas dit rosé), et il est resté cinq siècles dans cette région avant que les romains ne l’emportent plus au nord. La signature « c’est en Provence qu’il est né » est utilisée en France, et de ce point de vue, elle me paraît également légitime.

    Il est quand même dommage pour le lecteur que tu n’aies pas éprouvé le besoin d’aller chercher les dessous de l’affirmation publicitaire provençale, pour en rester au jugement péremptoire. Si un blog se doit d’être rapidement écrit, il n’est pas obligé d’être superficiel !

    A propos de couleur, je sens entre les lignes et souvent dans les lignes, que l’éclaircissement de la couleur du rosé semble te poser un problème fondamental sans que tu en expliques d’ailleurs clairement (c’est le cas de le dire) les raisons. Serait-ce enraciné dans l’histoire ? Il y a des siècles, c’est l’Angleterre qui, en demandant à Bordeaux des vins de plus en plus foncés, a conduit au quasi-abandon du clairet…
    Au passage, une contradiction cocasse : tu affirmes et je suis d’accord avec toi : « L’intensité (ou la faiblesse) de coloration n’a jamais été signe de qualité ou non-qualité organoleptique d’un vin » pour écrire un peu plus loin, et là je ne suis plus d’accord, le commentaire suivant : « Malgré son extrême pâleur qui subit la mode actuelle qui dicte sa loi en Provence, ce vin est excellent… ». Pourquoi s’étonner qu’un vin pâle puisse être excellent ?

    Pourquoi avoir réduit l’éventail du rosé à seulement deux régions en les opposant ? Le rosé clair est maintenant produit dans nombre de régions ? Mais c’est tant mieux ! Si les vignerons de la Loire, du Bordelais, du Languedoc, du Rhône, du Roussillon, de la Corse ou d’ailleurs apportent leur idées et leurs connaissances à cette évolution : tant mieux ! Je lève d’ailleurs mon verre en les saluant ! Si le marché s’enrichit d’une diversité rose : tant mieux ! Et enfin, si le consommateur trouve tout seul le vin qui lui fait plaisir : tant mieux !…

    … Pourvu qu’on n’essaie pas de « l’éduquer » sur son propre plaisir et son propre goût !

    Car le maître mot du vin est le plaisir, et le plaisir, comme le goût, c’est individuel. Chacun a le sien et respecte celui d’autrui. Il n’y a pas de qualité universelle, mais une multitude de goûts personnels, et c’est cela qui fait la richesse du vin. Tout va bien : à cette multitude de goûts répond aujourd’hui une multitude de vins différents. Conservons donc cette diversité !

    Or, que trouve-t-on en sous-titre dans ton article? : « une sélection de bons rosés de Provence… » ou de «bons rosés de Bordeaux ». Mais par quel miracle ton goût devrait il être universel comme une pensée unique ? J’aurais préféré lire : «les rosés que j’ai aimés… » ou encore « mes rosés préférés… ». Et plutôt qu’une opposition polémique (mais peut être vendeuse) entre deux régions, un conseil du genre : partez donc à la découverte, je peux vous apporter les informations pertinentes mais surtout, faites confiance à votre propre goût !

    Monsieur le Journaliste, ne tentez vous pas d’imposer vos idées et votre goût à l’ensemble de vos lecteurs ? Je m’inquiète : ne serait-ce pas un début d’hypertrophie de l’égo ?… Pour moi, n’importe qui a le droit de dire « ce vin me plait », mais personne ne devrait dire « ce vin est bon ». L’histoire est pleine de déviances de ce genre, aux conséquences plus ou moins dramatiques.

    Plus largement, la supplique du lecteur à ses journalistes préférés, dont tu fais partie, pourrait être : s’il vous plait, n’essayez pas de nous convaincre que les vins d’ici sont meilleurs que les vins de là, que les rosés les plus colorés ou les plus clairs, sont les meilleurs et qu’il faut absolument vous suivre ! Vos commentaires de vins peuvent être intéressants, mais, issus de votre goût personnel, ils ne me sont pas utiles. J’ai mon propre goût et j’achèterai à un prix en fonction de mon plaisir et non du vôtre. Le slogan du consommateur d’aujourd’hui pourrait être, sans référence historique : « Mon palais m’appartient ! »

    En revanche, vous êtes en contact permanent avec le monde viticole, vous voyagez, vous « baignez » dans le vin, vous avez une somme de connaissances, une Culture du Vin importante et qui nous intéresse beaucoup : élevez donc le débat au dessus des goûts, des couleurs, des concurrences et des prix ! En l’occurrence, le consommateur que je suis aurait aimé apprendre plus en sirotant le rosé auquel je retourne avec… plaisir !

    A propos de plaisir, j’en aurai beaucoup à t’accueillir en Provence pour échanger sur ces différents points de vue : à bientôt donc !

  7. Vaste sujet que la couleur des vins!
    En effet, vous parlez de la couleur des rosés. Achetez vous des vins blanc ou rouge pour leurs couleurs? Non. alors pourquoi acheter les rosés pour telle ou telle couleur? C’est à peu près aussi idiot que d’acheter un tableau pour son odeur. Achetez les vins parce qu’ils vous plaisent et non pas parce qu’un journaliste ou tout autre personne "expert en vins" a décrété qu’il était bon. Allez chez les vignerons et goûtez leurs vins, ils vous raconterons leurs histoires et si vous êtes séduits achetez quelques bouteilles de ces vins de plaisirs. Qu’ils soient de Provence ou d’ailleurs, légers ou puissants, foncés ou pâles, n’écoutez pas les "leaders d’opinions" qui au fil des ans changent les modes mais pas notre goût. Ce ne sont pas les vignerons qui ont volontairement "éclairci" les vins rosés, mais bien certains journalistes qui de par toutes leurs publications vous ont fait croire qu’un bon rosé ne pouvait être que clair. Provençal d’adoption depuis 2002 au Domaine du Jas d’ Esclans, je dois dire que j’ai entendu tout et son contraire en terme de vins et de couleurs de rosés, mais chez moi, la couleur n’ est pas la priorité. En bref, venez goûter et faite vous plaisir. Cordialement

  8. Merci Michel! Au plaisir de vous les faire déguster à nouveau.

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