Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Ron-ron, macaron… entourloupe à la maison?

21 Commentaires

Plusieurs membres des 5 du Vin ont déjà abordé à plusieurs reprises le thème des concours de vin.

Les avis divergent. Il y a ceux qui sont pour, ceux qui sont contre et les sceptiques. Je fais partie des sceptiques.

Je participe encore à un petit nombre de concours – ceux que j’estime parmi les plus sérieux.Je le fais à la fois pour l’ambiance, pour les rencontres, pour la formation personnelle; sans me faire trop d’illusions, cependant, sur l’importance de mon rôle dans le dispositif.

Comme le dit très bien mon confrère suisse Yves Paquier,« Les concours doivent être au service des vignerons et non l’inverse ». J’ajouterai: ils doivent être aussi au service des consommateurs, en leur fournissant une vraie plus-value, une vraie caution quant à la qualité des vins.

Peu m’importe, en définitive, si les concours font gagner de l’argent (ou non) à leurs organisateurs. Toute peine mérite salaire, tout capital engagé un rendement, un concours de vin, c’est du capitalisme à l’état liquide.

Peu m’importe aussi si les concours se multiplient à l’envi. Chaque grande revue à le sien, chaque grande zone de production aussi, voire chaque cépage… Là encore, c’est la loi de l’offre et de la demande; c’est même la preuve évidente qu’ils sont rentables.

Ce qui m’importe, par contre, c’est que les sélections soient bien faites. D’autant qu’il n’y a pas d’évaluation qualitative à l’inscription des échantillons.

Ce qui m’importe, c’est que les médailles décernées signifient vraiment quelque chose. Que le buveur ne soit pas grugé.

A ce propos, une petite incise: on peut s’étonner que le pourcentage plafond de vins médaillés fixé par l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (un tiers des vins en compétition) soit devenu le pourcentage plancher. Il semble que chaque concours ou presque parvienne aujourd’hui à atteindre ces fameux 33%. Pour Chardonnay du Monde, récemment, c’était même plus précis: 33,3% (266 médailles sur 794  vins présentés).

Pourtant, rien n’empêche un concours d’être plus sélectif. Quid des années où les bons candidats sont moins nombreux? Quid des mauvais millésimes?

Le diable est dans les détails

Qualitatives ou non, les sélections se matérialisent par des macarons; macarons qui sont vendus par les organisateurs.

En effet, ceux-ci ont deux types de revenu; un revenu a priori, une somme à verser par le producteur pour chaque échantillon inscrit, et un revenu a posteriori, une somme à verser pour chaque macaron apposé sur les bouteilles de vins médaillées. C’est d’ailleurs là un biais auquel il faudrait s’attaquer: cela incite en effet les organisateurs à médailler plus de produits. Peut-être plus qu’il ne le faudrait si l’on raisonne en termes consommateur. Le diable est dans les détails: peut-être vaudrait-il mieux que les frais d’inscriptions soient plus élevés et les macarons gratuits – la récompense de la victoire, en quelque sorte. Cela éviterait toute tentation, toute inflation.

Vous vous dites: il exagère, après tout, rien n’empêche les jurés de ne pas médailler s’ils n’en ont pas envie, si les vins ne le méritent pas. C’est plus compliqué que ça.

D’abord, il arrive que les organisateurs repêchent des médailles (tant qu’on reste dans le fameux quota). C’est d’autant plus facile que les jurys ne connaissent pas précisément les vins qu’ils jugent. Aucun juré ne pourra donc s’étonner de voir médailler un vin que son jury n’aurait pas médaillé. Il ne dispose tout simplement pas de l’information. Nous recevons généralement une liste avec l’origine géographique, l’appellation, mais pas les noms des propriétés. En plus, une même appellation peut avoir été proposée aux plusieurs jurys.

Par ailleurs, les organisateurs recueillent les notes par jury et par juré;  excusez ma méfiance morbide, mais je ne suis pas sûr qu’un juré octroyant systématiquement des notes plus basses que la moyenne soit réinvité l’année suivante.

Et puis, enfin, il y a l’utilisation des macarons. Est-elle vraiment contrôlée? Et si oui, qui s’en charge?

Transmutation

Voyez  la photo suivante.

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Photo © H. Lalau 2014

A ma droite, le Pinot noir d’Alsace « Réserve 2012″ de la Cave de Pfaffenheim; à ma gauche, le Pinot noir d’Alsace « Réserve 2012″ de la Cave de Pfaffenheim; autrement dit, le même, avec le même numéro de code-barres (voir la contre-étiquette ci-dessous).

Là où ça devient amusant, c’est quand on voit que la bouteille de gauche porte un macaron « Médaille d’Or » du concours des vins de Colmar 2013, et celle de droite, un macaron « Médaille d’Argent » du même concours des vins de Colmar 2013.

J’ai beau chercher une explication rationnelle – l’oxydation? la transmutation des métaux? – je n’en trouve pas. J’ai plutôt l’impression que la Cave de Pfaffenheim a mélangé les macarons – sans doute avait-elle obtenu une autre médaille pour un autre vin en 2013. J’invite d’ailleurs les responsables à s’expliquer, l’erreur est humaine, faute avouée à moitié pardonnée.

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Photo © H. Lalau 2014

Mieux encore qu’un macaron: votre propre goût

Certes, il n’y a pas mort d’homme – beaucoup de bruit pour rien, comme diraient ceux et celles qui sont heureux de vivre au pays des Bisounours ou qui réservent leur indignation pour les causes qui les arrangent.

Tout de même, cela ne fait pas très sérieux.

Et comme ce n’est pas la première fois que je constate de telles anomalies (j’ai aussi  trouvé des médailles antidatées, attribuées anticipativement à des vins non encore sur le marché), je pense de mon devoir d’attirer l’attention du consommateur.

Voire de ceux qui sont chargés de vérifier la correspondance entre le vin et la médaille.

La meilleure garantie, en définitive, c’est encore votre propre goût. Si vous passez chez le propriétaire, demandez à déguster. Si vous êtes chez le caviste, ou au supermarché, achetez une bouteille, pour voir.

Un oenophile averti en vaut deux.

Hervé (Golden) Lalau 2014

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

21 réflexions sur “Ron-ron, macaron… entourloupe à la maison?

  1. Très bon article Hervé.
    Tu pointes bien les failles du système et tes exemples méritent explications et réponses des concours et producteurs en question. Comme le lecteur a pu le constater, je juge dans quelques rares concours, et uniquement si ceux-ci donne de sérieuses gages de leur bonne et honnête organisation, ne mêlent pas amateurs et professionnels dans les jurys, et remboursent (au moins) les frais de ceux et celles qui donnent leur temps pour la cause. Les autres, je les oublies. Mais tes remarques sur le pourcentage des médaillés, et sur le fait que les membres des jurys n’ont pas de regard sur la correspondance entre leurs notes et les vins médaillés in fine méritent réponses.

    Je suis d’accord avec toi sur la première remarque. Sur la deuxième, je pense qu’il y a différentes procédures selon les concours. Au Concours Mondial de Bruxelles ou je juge depuis 4 ans (Marc V aussi cette année) nous recevons les liste nominative des vins de nos séries immédiatement après chaque séance. Il nous est donc aisé d’aller voir les résultats et constater s’il y a (ou non) correspondance entre notre jugement et l’attribution des médailles. Je ne l’ai pas encore fait mais je vais le faire cette fois, pour voir. Cela dit, le fait qu’un membre d’un jury de 5 ou 6 adore un vin n’entraîne pas nécessairement l’attribution d’une médaille. Il faut que la note moyenne de l’ensemble soit suffisamment élevée, et cela, dans le cas de ce concours, est calculé par un ordinateur, avec la mise à l’écart de notes aberrantes (tout le monde peux avoir un creux dans son acuité pendant une matinée). Mais cela ne signifie pas, encore une fois pour ce concours, l’élimination systématique des notes les plus fortes ou faibles. Il s’agit juste de notes qui sont trop loin d’un ensemble. Bon, tu me diras que cela veux dire que nous moyennons nos subjectivités pour obtenir un consensus mou. Je ne le pense pas, mais, dans ce cas, il faut rejeter les principe même d’un jugement par des jurys et s’en tenir uniquement à des jugement individuels.

    François Mauss, où es-tu ? J’aimerais entendre ton avis sur ce sujet.

  2. La Cave de Pfaffenheim, avec qui je n’ai aucun lien, a peut-être présenté plusieurs lots de Pinot Noir ?
    L’un a pu obtenir une médaille d’argent, l’autre d’or.
    Le plus simple aurait été de leur poser la question avant de les mettre en cause.

    Les concours possèdent 3 mérites :

    – Rapporter de l’argent à ceux qui les organisent
    – Dynamiser les ventes en GD, ce qui profite à ceux qui les produisent et à ceux qui les distribuent
    – De sortir le journaliste de derrière son ordinateur et de flatter son égo

    Philippe

    • La contre-étiquette est claire; il s’agit du même vin, du même lot. Le n° de code à barres est identique.
      Par ailleurs, je ne pense pas qu’un concours accepterait deux lots d’un vin désigné du même nom commercial, le risque de confusion serait trop grand.
      Et merci pour les conseils déontologiques. Commencez déjà peut-être par signer vos commentaires.
      Je précise que j’ai quand même dû quitter mon ordinateur pour trouver ce vin et retourner prendre deux photos (au cas où on me demande des précisions).
      Plus généralement, vous me faites bien rire quand je vois le nombre de mes déplacements dans le mois. l’accusation de « journaliste en chambre » n’est pas nouvelle, mais là, elle tombe à plat.

  3. Ben voyons, c’est Philippe… Tu ne connais pas Philippe ?

  4. Mais c’est assez vrai au demeurant… J’ai connu beaucoup de journalistes qui allaient dans les concours uniquement pour se promener aux frais de la princesse.

  5. Cher Hervé, cher David,
    Merci pour cet article qui pointe notamment de (très!) grosses défaillances dans l’attribution de certaines médailles lors de concours. Je souhaite néanmoins vous rapporter mon expérience. Cela fait maintenant 6 ans que je participe au concours des vins de Mâcon en tant qu’amateur (éclairé? A voir!). Avec évidemment toutes les limites que cela peut comporter (et que j’assume). N’étant nullement lié à la profession, je ne fais qu’apporter mon avis de consommateur à la table.
    Traditionnellement, les dégustateurs ont droit de lever l’anonymat des bouteilles à la fin des dégustations, une fois le dossier dûment rendu. Ainsi, depuis 6 ans, je décachette les bouteilles qui ont fait consensus à la table et je note assidûment le nom du producteur et sa cuvée. A titre d’exemple, l’an dernier en 2013 je suis tombé sur les Bergerac en rouge (19 bouteilles). Je dois avouer que nous avons « torpillé » cette sélection, et seulement 3 bouteilles ont retenu notre attention. 2 jours plus tard ont été publiés les résultats: sur les 3 bouteilles, 2 ont été « en bronze », et une « en argent » (Château La Ferrière 2011). C’est dire si nous n’avons pas été très sympas… Vous pourrez vous assurer de ces résultats à la page

    http://www.concours-salons-vins-macon.com/index.php?page=concours-vins-palmares-resultat

    Je ne sais donc pas comment les algorithmes traitent nos données, il n’en reste pas moins que les variations entre les tables doivent sûrement exister. Je comprends parfaitement vos réticences pour ce style de concours, je n’évolue pas dans votre sphère de professionnels et il y a sans doute de gros biais que je n’arrive pas à percevoir. Je pense néanmoins que ce concours des vins de Mâcon a le mérite d’être à la portée du consommateur puisque environ 1/4 des participants fait partie de ces simples amateurs.

    Par contre je souhaiterais terminer ce message en abordant un autre angle: Hervé pointe très bien les défaillances d' »après concours ». Mais qu’en est-il du suivi des échantillons envoyés envoyés avant un concours? Autrement dit, peut-on être sûr que ce qu’un jury déguste est bien ce qui sera dans l’ensemble des bouteilles commercialisées? Dans quel mesure un vigneron peut-il fournir 3 bouteilles « édulcorées » à un concours?

    En vous remerciant.

    • Cher Matthieu,

      C’est moi qui vous remercie de partager votre expérience avec nous. Oui, le problème de l' »avant » est au moins aussi important.
      A ma connaissance, tout ce que demandent les organisateurs, c’est que les vins respectent les lois sur l’étiquetage (au moins dans le pays du concours).
      Les producteurs sont aussi tenus de fournir une fiche technique, mais celle-ci apparaît souvent comme lacunaire (dans de nombreux cas, il manque le sucre, l’acidité, voire le millésime).Il y a même des incompatibilités entre la catégorie où le vin a été placé et les mesures de la fiche, dans certains cas.
      On nous dit en général que les producteurs sont censés fournir deux bouteilles pour qu’on puisse redouter en cas de défaut (bouchon, essentiellement), mais ce n’est pas toujours le cas: il est arrivé des cas où mon jury a demandé à redéguster, et où il nous a été répondu qu’il n’y avait pas de deuxième bouteille.
      Par ailleurs, je ne crois pas que ces deuxièmes bouteilles, quand elles existent, soient souvent utilisées aux fins d’analyse. Elles sont plutôt proposées après le concours, à table, ou utilisées à des fins de communication par les organisateurs.
      Bref, on ne peut pas s’assurer que des échantillons spécialement « gonflés », des tirages spéciaux, des lots particuliers ne sont pas proposés lors des concours.
      Ce qui explique aussi peut-être pourquoi les vins tout en finesse, en élégance, aient tant de mal à percer lors des concours.

  6. Bonjour David :-)

    Je suis actuellement en Italie et ce soir départ pour l’Université du Vin qu’organise Jean-Michel Deiss à Colmar demain soir.

    Sur le sujet du jour bien commenté par Hervé, il est évident :

    a : que les vins primés bénéficient incontestablement en GD d’un a-priori favorable pour les clients lambda. Guillaume Halley (La Dauphine et le Carrefour Caudéran de Bordeaux) me l’a confirmé.
    b : que les organisateurs ne font pas ces concours pour la beauté du geste, et c’est compréhensible.
    c : mais il est impératif que les dégustateurs doivent recevoir le détail des procédures mises en place dans ces concours pour l’attribution de ces médailles. Il faut une transparence totale.

    Maintenant, il est évident qu’à partir de ces attributions, on est quelque part obligé de considérer que les producteurs ne tricheront pas sur les vins mis ensuite en vente. Il est pratiquement impossible de contrôler ce qui est fait si ce n’est de connaître le nombre d’étiquettes remis aux producteurs qui doit correspondre au nombre des bouteilles du vin médaillé. Ou comment éviter des inflations intempestives.

    Quand j’avais demandé à l’administration française des douanes le droit de permettre aux lauréats des sessions du GJE une « colerette » mentionnant le rang obtenu à nos sessions, la réponse avait été de dire que c’était interdit du fait que, pour nos sessions limitées à 32 vins, je limitais de facto la présence d’autres vins qui auraient pu concourir. Il y a donc une réglementation officielle – dont je ne connais pas les autres détails – qui est sensée contrôler la chose. Est-ce fait en pratique ? Je ne le sais pas…

  7. Merci à Mathieu pour son témoignage. Intéressant que, dans le cas que vous exposez, le nombre de médailles en Bergerac rouge correspondait pile avec les vins que vous avez retenu. Ni inflation ni de distorsion alors, car il s’agissait des mêmes vins que vous avez retenu. Je vous rassure sur un autre point : les jurys professionnels peuvent être largement aussi sévères que vous l’étiez. Lors du récent Concours Mondial de Bruxelles, à plusieurs reprises mon jury n’a attribué aucune médaille à certaines séries de vins. Dans une autre série (il s’agissait de Champagnes blancs non-millésimés) nous avions attribué des médailles à plus d’un tiers de la série d’une douzaine de vins, et ils les méritaient amplement.

    A François, merci aussi : nos chemins se croiseront car je pars en Toscane demain.

  8. Bonjour,
    habituée des Vinalies internationales, n’est-ce pas Hervé! j’ajoute ma pierre à ce grand édifice de l’expérience. Mais pas pour le doute. Certes, pour les Vinalies, concours certifé et validé par l’OIV, la traçabilité est censée être sans faille. Quand un échantillon anonyme est médaillé par un jury, il est dévoilé le lendemain au même jury qui peut garder la liste et vérifier par la suite si bon lui semble. Mettons-nous à la place du producteur. Quand il apprend qu’il est médaillé, il peut acheter les médaillons auprès de l’organisation du Concours, en l’occurrence l’Union des oenologues de France. Le nombre de médaillons est limité au nombre de bouteilles annoncé dans le lot envoyé au concours. Il peut en acheter moins mais pas plus. Imaginons qu’il achète tous les médaillons possibles. Que va-t-il en faire ensuite? Les mettre sur une autre bouteille que celle qu’il a présenté au concours? Pour quel intérêt? Je vous rejoins quand vous dites que la participation au concours favorise la vente et surtout en GD. C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’on a rarement des perles lors de ces concours, les meilleurs vins ayant leur propre renommée, ils n’ont pas besoin de « signes de qualité » supplémentaires. Revenons à notre producteur avec ses rouleaux de médaillons, s’il les met sur une autre cuvée, comment vendra-t-il mieux celle qui a été réellement médaillée? Ah oui, je te suis Hervé, il y a des producteurs qui feraient tous les concours pour avoir un max de médailles et après il redistribue les récompenses à l’ensemble de leurs cuvées. Pourquoi pas, on peut voir le mal partout. Pour infos, dans mon pays de vignerons, la Presse locale et régionale consacre une partie de ces articles à faire la tournée des producteurs qui ont des vins médaillés. On peut y trouver le palmarès détaillé de chaque cuvée, avec l’entretien d’un producteur fier et satisfait. Serais-je naïve de penser que c’est plus simple de ne pas tricher?

    • Oui Nadine, le mal est partout et surtout au Vinalies, repère d’œnologues qui chassent le défaut et ne sont pas fichus d’apprécier un vin qui a du caractère s’il un poil de volatil…
      Marc

      • Quand un oenologue doit juger un vin, en tant qu’oenologue, il ne peut pas médailler un vin qui a de la volatile quand cette « volatile » prend le dessus sur le reste. ça te gène?

  9. Hervé « Super-Gold » Lalau ?

  10. Nadine, merci pour ton éclairage. Soyons clairs, je n’accuse pas Pfaffenheim de tricherie, juste de négligence, et ça peut arriver à tout le monde: un employé qui se trompe de rouleau, par exemple. Mais le résultat est le même, évidemment, et le consommateur est enduit avec de l’erreur qui n’est pas vraie.
    J’espère qu’ils m’expliqueront. C’est tout ce que je demande.

    Bise de Bruxelles

  11. Moi, je choisis le film des gentils et c’est quoi ensuite,

  12. Rien n’est parfait en ce monde. Des erreurs peuvent arriver (je suppose que c’est l’explication concernant la cave de Pfafenheim) et il existera toujours des tricheurs.
    Néanmoins, je pense que la plupart des producteurs sont honnêtes et que la plupart des concours sont sérieux. Non, ce n’est pas une vision du monde bisounours…
    Les grands concours internationaux sont exemplaires (Bonjour à David et Marc que j’ai eu le plaisir de croiser à Bruxelles  ). Je connais très bien l’organisation du Concours de Bordeaux, lui aussi exemplaire. Je suis moi-même organisateur de 2 petits concours locaux (où la participation est gratuite) et je peux vous assurer que les objectifs d’un organisateur sont que le concours soit irréprochable et que les vins médaillés soient de qualité. J’ai souvent eu l’occasion de déguster tous les vins médaillés dans un concours, à titre de vérification, et je peux vous assurer que l’on ne constate pas d’anomalie. De la même manière – étant œnologue consultant – je vérifie tous les ans que mes meilleurs vins sont médaillés dans les différents concours, et les autres non. Si parfois je suis déçu qu’un vin que je trouve particulièrement réussi ne soit pas récompensé, jamais un vin moyen n’est lui retenu. Enfin, lorsque je me déplace dans des régions viticoles que je connais peu pour rendre visite à des producteurs, je vais systématiquement au supermarché du coin pour voir l’offre vin et j’achète quelques flacons de la production locale. Ayant peu de repères de la région, je choisis des vins médaillés et je suis tout simplement rarement déçu (sans vouloir lancer de débat sur la qualité des vins en GD, c’est un autre sujet). En conclusion, je fais confiance a priori à la qualité d’un vin médaillé. Tous les acteurs (producteur, organisateur de concours, dégustateurs…) se sont appliqués pour que le vin donne satisfaction au consommateur.

    Pour François Mauss, lien vers la réglementation officielle qu’il évoque :

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027093842&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

  13. Bonjour,
    J’avais laissé un commentaire qui me semblait pertinent sur cette article mais…j’ai du faire une erreur de « manip ».
    En gros, j’ai le plaisir de représenter un groupement de vignerons qui a créé un outil susceptible de répondre aux principales remarques de ce post. Il s’agit de 70 Millions de Degustateurs: une nouvelle sélection novatrice dans le monde du vin. Créée par des vignerons, pour les vignerons et les consommateurs:

    Récompensant exclusivement les vignerons-récoltants;
    Notant les vins participants pendant toute leur durée de vie;
    Impliquant le consommateur directement dans la notation.
    Voici notre dossier de presse. http://www.70millionsdedegustateurs.fr/assets/dossierdepresse/70md_dossier_de_presse.pdf
    Très cordialement,
    Pierre-Alexandre Rocoffort de Vinnière

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