Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Planning my cycle ride down the Loire for cancer charities

Esme-smilingss

Esme Morris Macintyre, who died last year aged 18 of a brain tumour.

Thursday 17th September is approaching fast. On the 17th I will be at Mont Gerbier de Jonc, the source of the Loire, to start the ride down the Valley to the Atlantic. We are now busy planning the details of the ride, which are still subject to amendment, especially making sure of avoiding as many main roads as possible. The route will largely follow the river but not slavishly so. I will be publishing the details of les étapes on Les 5 du Vin before the start.

Young Esme Morris Macintyre (https://www.facebook.com/EsmesAdventure) is my inspiration to cycle the Loire. She raised £1000s for teenagers with cancer before her premature death last year. As I am riding in France I have chosen a French charity – in tandem with Teenage Cancer Trust. My page on Fondation Gustave Roussy is: https://igr.friendraising.eu/jim.budd, for Teenage Cancer Trust it is http://uk.virginmoneygiving.com/JimBudd.

Here are a few photos of passing sights during the ride:  

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Vineyard in the Côte Roannaise.

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Halfway: the sign on the bridge over the Loire @Pouilly-sur-Loire. All downhill from here!

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La Loire@Blois

MontlouisvinesOct08s

Autumnal vines@Montouis

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Gare de Tours

ChinonCh12.08s

Château de Chinon with town below

Saumur@night

Saumur and the Loire@night

Chd'Anceniss

Château d’Ancenis

LaCigale-nom

The famous La Cigale brasserie, specialising in seafood in the centre of Nantes.

 

 

 


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La transmission réussie : l’exemple des Plageoles à Gaillac

Il est une question qui intéresse toutes les familles engagées dans la production artisanale (pour l’industrie, cela peut aussi être le cas, mais les structures diffèrent) : celle de la transmission entre les générations. Cela n’est pas propre aux vignerons, même si c’est eux qui nous préoccupent aujourd’hui.

Tout outil de production de vin est par définition plus ou moins fragile, selon les volontés et les compétences variables de générations successives, mais aussi en fonction des contraintes fiscales et commerciales, et, malheureusement, des aléas climatiques.

Robert-and-BernardRobert et Bernard Plageoles dans leurs vignes à Gaillac (photo The Vine Route)

Malgré les difficultés inhérentes à une transmission directe aux descendants, je suis souvent frappé par l’extraordinaire pérennité des familles de vignerons en Alsace, pour prendre un exemple. On en trouve qui en sont à la dixième génération, voire au delà, et cela, malgré les vicissitudes politiques qui ont agité cette belle région. Mais, pour illustrer mon propos d’aujourd’hui, je vais prendre un exemple issu d’une autre région : le Sud-Ouest de la France et l’appellation Gaillac. Je connais la famille Plageoles depuis près de 30 ans, ayant d’abord vendu leurs vins en tant que caviste avant de faire connaissance avec Robert et sa femme Josy, puis avec leur fils Bernard et sa femme Myriam, et maintenant, depuis peu, avec les fils de Bernard et Myriam, Florent et Romain.

Florent PlageolesFlorent Plageoles en action : la troisième génération que j’ai connu de cette famille exemplaire de vignerons de Gaillac

 

Je les vois, soit chez eux, soit lors de dégustations à Paris, d’une manière sporadique mais régulière, environ une fois tous les deux ans, parfois plus. Cela m’a permis de suivre, sur toute cette période, une évolution fascinante du domaine et de ses vins, mais aussi le passage progressif du témoin de Robert à Bernard. La suite semble maintenant programmée avec l’entrée dans l’exploitation familiale de Florent et de Romain. L’aventure viticole des Plageoles à Gaillac ira surement jusqu’à la 7ème génération, voire au-delà, car un petit Marcel Plageoles II est déjà sur pieds – mais non-greffé pour le moment.

Pour conter cette histoire, il faut remonter plus loin; car Robert Plageoles, malgré sa renommée et la place tutélaire qu’il a pris, souvent malgré lui et face à des oppositions aussi virulentes que parfois malfaisantes, n’a fait que de poursuivre et développer le travail de son père Marcel. Ce Marcel Plageoles avait hérité d’un petit domaine de 5 hectares, planté uniquement de cépages blancs. Avant lui, il y eut Jules, François et Emile, souvent métayers, puis acquérant, petit à petit, des lopins de vigne. Mais Marcel avait une autre vision du Gaillacois, car il était aussi greffeur et ce travail l’amenait à connaître par cœur tout le vignoble et à récupérer, ici et là, des pieds de vigne qu’il trouvait digne d’intérêt. C’est lui qui a planté, par exemple, quelques pieds d’un vieux cépage, l’ondenc, qui a failli disparaître et qui allait avoir une nouvelle vie grâce au travail de recherche méticuleux de Robert.

gamme PlageolesUne partie de la large gamme de vins produits par les Plageoles

A ma connaissance, c’est Robert qui a lancé le processus d’innovation, allié à un travail en profondeur sur les bases historiques de ce vignoble gaillacois. D’abord, il a vinifié et embouteillé les cépages séparément, utilisant toute la gamme des variétés alors à sa disposition, mais aussi les types : rouge, blanc sec, blanc doux et pétillant. Ses étiquettes étaient déjà modernes et claires, avant les autres, avec une identité graphique facilement reconnaissable. Les vins allaient des « simples » gamay et sauvignon blanc au très complexe Vin de Voile, un vin oxydatif à élevage long sous bois utilisant le cépage local mauzac : un vin déroutant pour les esprits formatés. Puis de la syrah, de la muscadelle et, petit à petit, l’introduction, en fonction de ses recherches et plantations, d’autres variétés plus purement locales comme le duras ou le prunelart (en rouge), l’ondenc et le verdanel (en blanc). Et cette liste, qui varie dans le temps, n’est pas exhaustive, car il y aussi le braucol (alias fer servadou), et toutes les variantes du mauzac, dont certaines produisent le célèbre Mauzac Nature, un blanc effervescent fait selon la méthode rurale que Marcel, le père de Robert, avait maintenu.

Tous ceux qui ont connu Robert Plageoles gardent de lui le souvenir d’un personnage très attachant, chaleureux, généreux et volubile, au savoir riche et multiple et à la curiosité quasi inépuisable. Un tel personnage peut aussi être, forcément, un peu encombrant pour celui qui lui succède sur le domaine, en l’occurrence son fils Bernard. Mais c’est tout à l’honneur de ces deux, et certainement aussi à la sagesse et aux efforts de leurs épouses, que la transition de l’un à l’autre se soit si bien passée. Bernard s’est fait sa place, avec un style qui lui est propre, fait de franchise et d’engagement, et grâce à un travail formidable, partagé avec sa femme Myriam, qui prolonge et amplifie l’héritage de ses aïeux. Robert garde son rôle d’agitateur d’idées et on afflue à ses conférences sur les cépages rares dont beaucoup doivent leur survie et leur nouvel élan à lui-même.

Car de quoi parle-t-on quand on se lance sur la piste des variétés dites « rares » ? De plusieurs choses en même temps : diversité des goûts, adaptabilité aux climats locaux spécifiques, résistance aux maladies (éventuellement), lien avec le passé et possibilités d’avenir avec une identité particulière pour chaque région. Dire que Robert Plageoles a été un pionnier dans ce domaine à Gaillac est comme dire que la reine d’Angleterre porte des chapeaux colorés. Hormis cet homme, seuls des ignorants ou des malotrus peuvent prétendre avoir retrouvé, expérimenté, puis lancé l’ondenc, le prunelart, le verdanel et d’autres variétés tombées dans les oubliettes. Ses recherches l’ont mené sur les chemins de l’histoire gaillacoise, mais aussi un peu partout, y compris , souvent, vers la réserve ampélographique de Vassal, bientôt déménagée et un peu perdue, à son grand regret.

Gaillac a fini par reconnaître, du moins dans les faits, le rôle essentiel joué par Robert Plageoles pour son appellation. Entre 1960 et 1990, selon les chiffres fournis par Philippe Séguier dans son livre Le Vignoble de Gaillac (curieusement pas disponible à la Maison des Vins de Gaillac !!!), les surfaces plantées en braucol sont passées d’un hectare à 350, celle de duras de 77 à 850, et plusieurs autres vignerons ont planté de l’ondenc et du prunelart. Et je parie que ces chiffres sont encore en augmentation nette depuis lors. La propriété des Plageoles totalise maintenant environ 40 hectares, avec l’acquisition récente de quelques hectares supplémentaires, à planter à ou à replanter : de quoi assurer la vie de bientôt trois familles et deux ou trois générations sur le domaine. Son avenir est en marche, mais il ne le serait pas sans son passé. Une leçon à méditer, sûrement.

PS. Mes remerciements à Florent Leclercq, qui m’a fourni des informations utiles via son bel article sur les Plageoles dans la revue Plaisirs du Tarn.

David Cobbold


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Would you invest with Twelve-by-Seventy-Five?

12x5 - heading

I’ll have to crave your patience as once again this week I am returning to the British disease – wine investment. Whether this British disease includes the Scots we will know more clearly after 18th September and the vote for Scottish independence or not as the case may be. But I digress …

Today I was contacted by a putative investor asking me my opinion of Twelve-by-Seventy-Five Ltd. I had never heard of this company – hardly surprising as it was only formed in January 2014 and the two current directors were not appointed until early April 2014.

Co-details

Company founded on 24th January 2014.

However, a quick look at their website (http://www.twelve-by-seventy-five.com) raised considerable doubts and questions:

Fine Wine Booming

‘Fine wine is booming’ – actually prices have been falling since 2011 – a long bear market. ‘As expert wine traders’ – rapidly gained expertise!

Creating a Portfolio

‘We are experienced wine merchants & brokers’. ‘We have firmly established contacts with French négociants over the years’. Again impressively, rapidly gained experience for a company founded in 2014!

Tax-free

‘Free of capitals gains’ – partially correct as wines that are not expected to be drinkable after 50 years are exempt as ‘wasting assets’ but many investment grade fine wines are certainly drinkable after 50 years or more. 1961s, for example, are still being drunk with pleasure. Amusingly capital gains tax is currently less of a problem because of the long bear market so ‘profits’ on wine investment don’t really apply.

AC=1855

For all the nascent company’s expertise they have confused ‘appellation contrôlée’, that began in 1936 with the 1855 Classification.

Vino-Barking

‘Vinothéque in Barking’. Although Vinothéque is part of London City Bond, this storage facility for private clients is in Burton-on-Trent nearly 150 miles north west of Barking.   

Twelve-by-Seventy-Five Ltd is clearly a company to avoid at all costs – hopefully no-one will fall for this nonsense. Sadly I wouldn’t bet on it!

Jim Budd

Jim+Umbrellascropss


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Contre-étiquette, deuxième étiquette, back label : pour quoi faire et comment ?

Autrefois, l’étiquetage d’un vin était une chose simple. Un nom de marque/domaine, parfois une appellation ou un millésime, mais guère plus. Sauf en Champagne, bien sûr (voir l’extrême densité graphique des étiquettes de Champagne du milieu du 19ème siècle), car là, il fallait montrer la valeur de la chose. C’était une carte de visite, une marque de reconnaissance, une signature, voire un élément de l’image de marque. Mais les choses ont bien changé. Voyons un peu comment.

Aujourd’hui, la règlementation sur les mentions imposées est de plus en plus contraignante en ce qui concerne l’étiquetage des vins, et ces mentions prennent beaucoup de place. Mais un grand champ de liberté et de diversité existe encore quant à ce qu’on appelle généralement la contre-étiquette. Pourquoi "contre" ? Contre quoi ? Je n’en sais trop rien. En anglais on dit, d’une manière peut-être plus concrète, « back label », car cela se pose sur le dos de la bouteille.

Sur le plan du graphisme et de la lisibilité, une des causes du développement d’une deuxième étiquette est la volonté de dépouiller l’étiquette faciale, en la «dépolluant» de toutes ces mentions fastidieuses, peut-être nécessaires, en tout cas imposées par la législation. Cette contre-étiquette ou «étiquette arrière» comme disent les Anglais, est devenu un élément assez significatif, non seulement dans l’habillage de la bouteille, mais surtout dans la communication sur le contenu. Et, là-dessus, plusieurs approches s’affrontent.

C’est cela qui m’intéresse aujourd’hui, et je vais prendre exemple sur les flacons bus récemment sur mon lieu de vacances en Gascogne. Les vins, comme vous allez le voir, viennent de partout. Et les approches au contenu de la contre-étiquette aussi, mais peut-être pas pas selon un clivage géographique significatif. Ou peut-être que si ! Allons aux exemples.

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La photo ci-dessus montre neuf vins différents, issus de plusieurs pays. Mais je vais en citer juste quelques exemples, dont certains ne sont pas nécessairement sur la photo. Il se trouve que toutes ces bouteilles, parmi d’autres, ont été bus très récemment, ce qui prouve que nous défendons correctement les vignerons, et de tous pays (sachant aussi que ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg !). La photo ci-dessous montre les mêmes flacons retournés.

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Exemple 1. Le style factuel et (très) complet

Cet exemple nous vient d’Australie. C’est le flacon le plus à gauche sur les deux photos. Faut-il y voir une approche honnête et pragmatique, du type qualifié généralement d’anglo-saxon ? Peut-être, mais on sait aussi que les Australiens font aussi parfois dans l’humour, voir aussi dans le bla-bla.

Le vin : Parker State, 95 Block, Coonawarra, Australia

Texte du "back label"

Vintage : 2012

Variety : Cabernet Sauvignon (94,8%) ; Petit Verdot (5,2%)

Region : Southern Coonawarra

Vineyard : Parker Estate, Abbey

Sub Section : 95 Block

Vine Age : 18 years

Clone : Cabernet Sauvignon – Reynell ; Petit Verdot – G7V1

Soil Type : Terra Rossa over Limestone

Yield : 3,6 MT per Ha

Harvest : 28th March 2012

Fermentation : 14 days in 8MT static fermenters

Skin Contact : 35 days

Oak : French oak barriques, Seguin Moreau & Taransaud Château, 96% new. Medium toast.

Time in Barrel : 21 months

Bottling Date : 8th May 2014

Commentaire : wow, c’est exemplaire de précision, d’une parfaite technicité. Cela ne me donne pas nécessairement envie de boire le vin, mais c’est totalement objectif et sans aucune espèce de bla-bla. Ensuite, chacun jugera le vin pour lui-même. Personnellement je l’ai trouvé bien fait mais un peu trop extrait, à attendre au moins 5 ans.

 

Exemple 2. Le style « j’ai le terroir fier »

Le vin : Château la Colombière, Coste Rouge, Fronton, France

Texte de la contre-étiquette

Coste Rouge est une croupe de graves silicieuses travaillée dans le respect de la vie du sol et des cycles naturels de la vigne. Le cépage Négrette y puise une expression tout en finesse, pour un vin singulier et insolite.

Commentaire : c’est un peu vantard, comme souvent dans ce genre de discours qui prône le caractère unique de son vin. Bon vin au demeurant, plein de fruit et de vivacité.

 

Exemple 3. Le style « rien du tout car je m’adresse à des initiés ».

Le vin : Champagne Drappier, Brut Nature, Pinot Noir

Pas de contre-étiquette. On doit penser que le consommateur sait ce qui est ce vin (d’ailleurs très bon).

Commentaire : un peu fier et méprisant, même s’il y a pas mal d’infos sur l’étiquette faciale.

 

Exemple 4. Le style « je vous dit tout et vous n’avez même pas besoin de boire le vin »

Cet exemple nous vient de la Californie. Encore un back label très complet, mais plus discursif que dans l’exemple 1.

Le vin : Cline Ancient Vines Mourvèdre, Contra Costa County, California, USA 1999

Texte de la contre-étiquette

Mourvèdre, also known as Mataro, was extensively planted in California at the turn of the century (19th/20th, ndlr). In Oakley, where most vineyards were dry farmed, non-grafted cuttings were planted deeply to take advantage of what little water was available. Protected from phylloxera by Contra Costa’s sandy soils, the Oakley vines, yielding a mere 1,5 tons an acre, are head-trained and short spur pruned. Today there are less than 300 acres (120 hectares).

This 1999 Ancient Vines Mourvèdre is full and rich with flavors of dark cherries and chocolate, herbs, violets and anise and shows a long, lingering, vanilla finish.

Enjoy this Mourvèdre by itself, or match it with roasted and grilled meats, especially lamb, rich pasta dishes and hearty stews. Drink this wine now, or cellar it for 7 to 1O years.

Commentaire : cette contre-étiquette dense est en trois phases distinctes. D’abord les faits, ensuite on se place dans votre palais et à votre place, et enfin un mode d’emploi. Vous noterez que je n’ai pas obéi à la dernière recommandation en le buvant après 15 ans de garde. Le vin était encore très bon mais il était temps de le boire.

 

Exemple 5 : la contre-étiquette qui sert à dépouiller l’étiquette faciale

On trouve ce cas de figure un peu partout, mais cet exemple nous vient de Hongrie.

Le vin : Holdvölgy, Tokaji Szamorodni Eloquence 2007

Aucun texte à proprement parler sur la contre-étiquette, mais plein de mentions obligatoires, ce qui laisse de la place sur l’étiquette faciale au mot suivant de François de La Rochefoucauld : «True eloquence consists in saying all that should be said, and that only». Vin splendide, au fait.

 

Conclusion

Comme il s’agit de choix individuels, on trouvera autant de variations dans les contre-étiquettes que dans la configuration du corps humain, alors je ne vais pas en tirer des conclusions culturelles hâtives. Mais ces quelques exemples semblent montrer que les pays du dit Nouveau Monde sont à la fois plus prolixes, et plus factuels, dans les discours contenu sur les contre-étiquettes, que les pays de le vieille Europe, qui doivent sans doute estimer que les consommateurs savent déjà tout sur le vin. On pourra certainement me trouver, ici ou là, des contrexemples.

Et bravo aux Anglaises pour leur belle victoire à la Coupe du Monde féminine du rugby à XV, ayant battu le Canada 25 à 9 en finale. Rugbyrama n’en parlera probablement pas puisqu’il ne s’agit pas de la France, alors je le fais à leur place !

 David Cobbold


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Canary Wharf Vintners, Encarta Fine Wines, Premier Cru Fine Wine Investments: more bad news for wine investors

Lafitebs

Château Lafite

Within Europe wine investment is perhaps largely a British disease. Which is fortunate as recently there has been a seeming unending stream of bad news for investors.

For a start despite claims from some companies of big profits from wine investments every year, the reality is rather different. If you had bought a case of 2005 Château Lafite in June 2010 you could well find your wallet thinned by nearly 50%.

A case of Lafite (12 bottles), which in June 2010 would have cost £10,000, can now be purchased for just £5750 – – down by £4250. Add to this the cost of storage: £60 over four years and if the wine is with a wine investment management company that charges an annual management fee – say 1.75% – then £10,000 in June 2010 has become £4898. Not a great investment by any stretch of the imagination!

The last few months has seen a succession of ‘wine investment’ companies going bust. These include European Fine Wines Ltd, En Primeur Ltd, Encarta Ltd and Canary Wharf Vintners Ltd. All these have gone down leaving investors out of pocket to varying degrees.

The latest scandal involves Premier Cru Fine Wine Investments Ltd, which is in the process of passing their clients’ portfolio over to Cult Wines Ltd. Unfortunately the stricken company appears to have had little concern for their clients and their pension hopes. Premier Cru clients are being switched to Cult Wines Ltd and are expected now to pay 5% of their portfolio’s value to Cult Wines Ltd – a very high management fee for years one and two.

Also Premier Cru clients are now finding that there are ‘shortages’ in their wine portfolios. It is not yet clear whether this is down to incompetent administration, whether Premier Cru’s management pillaged their clients’ portfolios or whether it is a mix of the two. Amazingly the shortage from good vintages like 2009 are being made up by Cult Wines Ltd with 2013 en primeurs, arguably one of the worst Bordeaux vintages of recent times.

The lesson appears to be either avoid wine investment or if you do decide to go for wine investment make sure that your wines are stored in your own account so that you cannot be passed over to another company with little option to refuse. With your own account you won’t suddenly find there are ‘shortages’.

Jim+Umbrellascropss


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Penfold’s, un (bon) géant d’Australie

Juste pour prévenir le lecteur sensible, je vais vous parler aujourd’hui d’un producteur de très grande taille. Et qui est de plus australien. Et qui (crime suprême ?) ne parle pas, ou peu, de « terroir ».

Penfold's winery

La société Penfold’s, dont la base se trouve en South Australia, près d’Adelaïde, fut fondée en 1844, seulement huit ans après la création de la province elle-même. Tout le monde sait que l’histoire viticole de ce pays de la taille d’un continent ne dure que depuis quelques 200 ans. Avantage, inconvénient ou neutralité dans le jeu de la concurrence internationale ? La réponse dépendra de son point de vue et de quel aspect de la production est concerné. Prenons un exemple : la connaissance de toutes les combinaisons possibles entre cépages et climats/lieux. On peut très bien soutenir que l’absence de durée serait un inconvénient car cela aurait laissé moins de temps aux vignerons à expérimenter différentes combinaisons. Mais, d’un autre côté, les australiens (comme tous les pays du dite « nouveau monde ») ont contourné cet inconvénient en laissant à chacun le libre choix de planter ce qu’il veut là ou il le veut. Ensuite, seule la capacité de vendre cette production (ou pas) détermine si le cultivar en question reste en place. Il y aurait bien d’autre chose à dire sur ce sujet mais je n’ai pas le temps maintenant, alors revenons au cas Penfold’s. Cette entreprise, qui appartient depuis 2005 au groupe brassicole Foster’s, mais qui est côté en bourse séparément sous le nom Treasury Wine Estates, est propriétaire de près de 1100 hectares de vignes, principalement dans les secteurs d’Adelaide Hills, de Barossa et de Coonawarra (South Australia), mais achète aussi du raisin. Sa production totale avoisine les 17 millions de bouteilles. Parmi cette production il y a le vin australien le plus cher (plus de 600 euros la bouteille), appelé Grange, mais aussi 7 autres marques qui ont été listées en 2012 par Langton’s (la maison de vente aux enchères australienne spécialisée dans le vin) parmi les 20 vins les plus désirables dans le pays. On est clairement confronté à un grand producteur de vin, dans tous les sens du terme. Penfold's range

Une petite partie de la gamme de Penfold’s, dont le célèbre et très cher Grange, à gauche

Mais ses débuts ont été très artisanaux, car le jeune Docteur Penfold a acquis, en 1844 et avec sa femme Mary, un domaine appelé Magill Estate, qui est toujours dans le giron de la firme qui porte son patronyme, même s’il n’y reste de 5 hectares de vignes. Il y a planté un peu de vigne pour produire des vins fortifiés, car il était médecin et convaincu des bienfaits de ce type de breuvage pour la santé de ses patients. Près de 100 ans plus tard, le développement qualitatif de Penfold’s et sa conversion progressive à la production très majoritaire de vins secs doit beaucoup un son winemaker en chef des années 1940 à 1970, Max Schubert, qui, contre l’avis des dirigeants de l’époque, a développé le Grange Hermitage (son nom à l’origine) en sa basant sur son expérience lors d’une visite à Bordeaux et ce qu’il y a vu sur la capacité de garde des grands vins rouges secs. S’en est suivi la naissance de toute une série de vins qui portent une désignation de cuvée : Bin 389, Bin 707, Bin 28, Bin 128, etc. Car on désigne la plupart des vins ainsi chez Penfold’s, sans nécessairement mentionner (sauf sur la contre-étiquette), les origines géographiques de ces vins qui sont essentiellement issus d’assemblages, avec shiraz et cabernet sauvignon comme cépages principaux en ce qui concerne les rouges.   J’ai eu l’occasion récemment de déguster une partie de ces vins, alors voici mes notes, que j’ai du prendre rapidement, malheureusement (Michel n’approuvera pas, mais je n’étais pas maître de la situation).

Penfold’s Bin 289 Shiraz, Coonawarra, 2012

Voici une exception car la région d’origine figure bien sur l’étiquette. Nez fin, assez discret. Un toucher velouté/satiné, avec un fond plus vibrant qui devient ferme en finale. Acidité et tannins en équilibre. Finale assez longue et un peu chaleureuse.

Bin 389, Cabernet/Shiraz 2011

Aussi chaleureux mais avec des tannins plus fermes que les autres vins dégustés. Très bien fait, commence à s’arrondir et pas surpuissant. Je constate que l’équilibre des vins de Penfold’s va de plus en plus vers l’équilibre et la finesse par rapport à mes souvenirs.  Je ferai la même remarque à propos de leur excellent chardonnay haut de gamme, dont je n’ai pas pris de notes malheureusement.

St. Henri Shiraz 2005 (en magnum)

Nez très intense de type cassis. En bouche il y a une grande sensation de fraîcheur de pureté. Ce vin est pourtant plus jeune de la Grange qui suit. Le magnum y est peut-être pour quelque chose ? Il semble plus frais en anguleux aussi par son profil. Ce vin me fait penser au style d’un Hermitage (rhodanien), avec un très bel équilibre et beaucoup de finesse.

Grange 2009 (aka Bin 95)

Voilà le mythe onéreux ! J’ai le souvenir, en 1995 ou 1996, d’avoir vidé seul un flacon de Grange 1989 dans un restaurant à Alberta (Canada) quand je travaillais sur mon premier livre sur le vin. J’en suis sorti indemne, en rentrant à l’hôtel à pied, mais le vin ne valait pas à l’époque son prix d’aujourd’hui ! Le nez est ample et très mur, velouté, régal. Très belle intensité. Matière très veloutée et profonde. Ce vin est aussi raffiné que long et ne ressemble pas à ces « blockbusters » qu’affectionnait tant Mr RP à une époque (comme un autre vin australien nommé Mollydooker, que j’ai trouvé imbuvable). C’est chaleureux sans excès, très complet et très long et peut se déguster de suite. Evidemment son prix le réserve à des gens très riches et, en ce qui me concerne, j’estime qu’aucun vin ne « vaut » ce prix là. Mais il faut constater son très haut niveau qualitatif.

Voilà, quelques faits, et, à part, mes observations sur la qualité perçue des vins. Rien de plus….

David Cobbold


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Loire ride for Esme starting 17th September: raising money to fight cancer

Esme-smilingss

Esme Morris Macintyre: 14.2.1995 – 7.7.2013. Inspirational figure who died of a brain tumour just 18 years old.

I was clearly tempting fate when I posted on 8th April of this that I would be riding the length of the Loire in June to raise money for the fight against cancer. Just hours after the post went up on Les 5 my bike was blown off our Volkswagen roof rack during our journey back to the UK.

Due to a catastrophic failure of the Volkswagen roof rack my Scott Hardtail Scale 35 landed on the inside carriageway of the Autoroute A16 near to the Baie de Somme. It was very windy at the time. Moments before my bike was blown off a lorry passed on the southbound carriageway. Combined with the strong wind did it set up turbulence that somehow made the locked rack release my bike.

Suffice it say the Scott 35 proved to be too badly damaged to be repaired. By the time it was clear that this was the case it was too late to organise and promote my Loire ride, so I postponed it to September.

We are still in discussion with Volkswagen over this catastrophic failure of their equipment. Fortunately there was no traffic immediately behind us, otherwise the flying bike could have caused a very nasty and possibly fatal accident.

Now I will be starting my ride on Wednesday 18th September and expect to finish some 8 or 9 days later. This will be on my new bike: Scott Hardtail Scale 720. This has proved to be easier and more stable to ride than the 35 as it has 27.5" wheels instead of 26". It also seems easier to pedal uphill!

720@homes

The new Scott Scale 720.

We have yet to do the detailed planning but the ride won’t be flat out as the 2014 harvest will be on so we plan to do a few visits to Loire producers on the way particularly in the Côtes de Forez, the Côte Ronnaise and probably Saint-Pourçain as well as the Central Vineyards.

I will be raising money for two cancer charities: Fondation Gustave Roussy (based in France) and Teenage Cancer Trust (based in the UK) . The ride is in memory of Esme Morris Macintyre, who died on 7th July 2013 of a brain tumour aged just 18. The tumour had been discovered when Esme was 11. An immediate operation appeared to have been successful but the tumour came back in the autumn 2012. It proved to be incurable. Esme was my partner’s niece.

My donation page on Fondation Gustave Roussy is: https://igr.friendraising.eu/jim.budd. For Teenage Cancer Trust it is http://uk.virginmoneygiving.com/JimBudd

Please donate to the one you think is the most appropriate.

I am hoping that I will be joined by other riders for part of the route down the Loire to the Atlantic. Firstly Carole, my partner, will be supporting me by car and on the bike. Last August Carole raised over £4100 including gift-aid riding from John O’Groats to Esme’s village in Fife.

I’m delighted that Michel Mergot, deputy mayor and previously mayor of Epeigné-les-Bois, and Charles Eric Pasquiers of Domaine FL in Anjou have already kindly expressed an interest in riding part of the way with me. Charles Eric recently completed the inaugural Bordeaux-Paris event (he finished 140th out of 792 riders who finished the 610 kilometre (379 miles) course) and has offered to ride at least 100 km with me when I get close to Anjou. Hopefully there will be others.

All donations will be very welcome – merci beaucoup!

 

JIM BUDD

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