Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Naturally not 2013 en primeur

 

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Buyers of Cos en primeur over the lost five vintages have lost money.

 On Sunday I spent the morning at the 2014 Real Wine Fair at Tobacco Dock in London’s Wapping. After a slow start – doubtless a blend of Sunday morning lie-ins and the clash with the London Marathon, things had started to hot up by the time I left just before 1pm.

This annual fair along with the similar RAW Fair, which will be held in mid-May, continues to be popular. It doesn’t appear to be important that there is no official or agreed definition of what is a natural wine. People appear to be attracted by the chance to taste individual wines made by interesting and characterful producers.

If the Real Wine Fair hotted up after a slow start, the same cannot be said of the 2013 Bordeaux en primeur campaign. Unsurprisingly customers appear to have minimal interest in loaning money on an interest-free basis to the already fabulously wealthy leading Bordeaux châteaux for wines that are pleasant early drinking at best. Recent research from Liv-ex shows that wines bought en primeur from recent vintages could have been purchased more cheaply once the wines were in bottle, so negating the probably most persuasive argument for buying Bordeaux en primeur.

A recent example from the Liv-ex blog on the release price of 2013 Cos d’Estournel:

‘With the UK release price at £900 per 12×75, the 2013 is more expensive then the current price of the 2012, 2008, 2007, 2006, 2004, 2002 and 2001.’

‘So, should the collector buy? Returns from previous vintages provide little comfort. The chart below is stark: those who bought Cos d’Estournel at En Primeur during the last five years have lost money. Little incentive, then, to get involved this year.’

My impression is that reputable UK merchants are being very wary over which 2013 wines they recommend to their customers. Upsetting their customers by pushing wines en primeur that will either turn out to be a disappointment or a bad buy because they will be cheaper once in bottle, has a stronger pull than protecting your allocation for future vintages.

A number of critics have suggested that the en primeur system is broken – no longer working. May be so but Bordeaux institutions tend to be resilient. If 2014 proves to be a spectacularly good vintage, then talk of en primeur being broke will probably disappear in a foaming cappuccino of hype!

However, some critics are becoming increasingly queasy over the role they traditionally play in the Bordeaux en primeur process – publishing their score soon after the primeur tastings that allows the châteaux to benchmark their prices. There is, of course, no such thing as a free lunch or even slice of foie gras!

Tim Atkin MW is declining to publish his score until the châteaux have released their prices. Already the châteaux will not have Robert Parker’s scores to gauge their prices as he will not be visiting Bordeaux until June to taste the 13s.

Much of the ep comment has been about the minutiae of pricing by the properties, who have released so far. What no one has yet provided is a convincing reason for consumers to offer the châteaux a two-year interest-free loan for their 2013s. Why not wait until they are bottled and save money? Even at today’s minimal savings rates on bank deposits you would be better off leaving the money in the bank than splashing out on en primeur!

Back at the Real Wine Fair the 2011 Testalonga El Bandito, a South African Chenin Blanc made by Craig Hawkins, was the most interesting wine I tasted. It has 6 weeks of skin-contact then 18 months in neutral wood, which produces a fine Chenin Blanc amontillado. Now this would be a good investment in pleasure!

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Craig Hawkins with his 6 week skin contact Chenin Blanc.

 

 


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Des blancs vertigineux aux Printemps de Châteauneuf

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De 2013 à 1985, les blancs castel papaux étaient au rendez-vous et ont marqué les esprits !
Huit cuvées pour le plus grand plaisir de nos papilles, en voici les commentaires relevés en direct comme une interview sur le vif.

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Domaine du Vieux Donjon 2013

Blanc doré lumineux qui donne envie de le humer. Le nez très floral mélange les fleurs d’amandier et d’oranger, quelques épices comme le poivre blanc, des fruits comme la poire fondante.
Bouche très croquante, voire crispy, elle développe des arômes qui rappelle les fleurs et les fruits sentis, ajoute un minéral important dont le relief renforce avec le croquant la fraîcheur, une belle fraîcheur envahissante qui met en valeur le fruit.
Moitié clairette, moitié Roussanne en cuve.

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Château Jas de Bressy 2008

Robe un rien évoluée au jaune plus intense. Nez qui commence à s’ouvrir sur des confits, fruits blancs, poire et figue, bien poivrées avec une note de safran.
Bouche encore fermée, ce qui est classique pour les Chateau9 qui traversent systématiquement une phase ingrate, moment durant lequel il n’est guère souhaite de les déguster, encore moins de les boire, cela dure entre 4 et 9 ans selon les millésimes, après, c’est génial, il faut de la patience…
Mais revenons au Jas qui avoue une texture ferme qui en fin de bouche nous lâche une fragrance d’abricot sec souligné d’un trait de réglisse dont l’amertume agréable nous rafraîchit.
Moitié Grenache, moitié Roussanne, moitié en barriques, moitié en cuve béton, 9 mois d’élevage, puis gardé 1 an en bouteille avant mise en marché.

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Château de Vaudieu 2004

Joli doré très lumineux au nez subtil de bigarreau et de fleur de tilleul, un rien de verveine et du bois de réglisse, un soupçon d’écorce d’orange qui nous émeut comme le souvenir des tisanes de nos grands-mères.
Bouche pareille qui décolle sur une belle fraîcheur qui tout de go met les arômes d’agrumes en valeur, un ensemble juteux qui ne manque pas de grâce.
Assemblage de 80% de Grenache, 15% de Roussanne et 5% du rare Picardan, en barriques pendant 3 à 4 mois.

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Domaine du Grand Tinel 2002

Une belle réussite, si d’aventure on croit tous les vins de ce millésime de plus pluvieux légers et dilués, il faut savoir que nombres de raisins blancs ont été ramassés avant le déluge et pour rappel 2002 se présentait fort bien avant la première goutte.
Doré intense, il offre encore de léger reflets verts. Le nez s’épice de safran, de pamplemousse, de poivre, de thym, de citron vert, de cédrat confit.
Presque vif en bouche, il offre une impression tannique qui renforce sa structure. Sa touche saline équilibre avec grâce le confit des fruits.
Assemblage de 60% de Grenache, 20% de Clairette et 20% de Bourboulenc.

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Domaine de la Janasse 1998

Robe dorée encore verte, le nez expressif de confiture de prune, de reine-claude mélangée de figue, souligné de réglisse, ombré de poivre et petites notes délicates de vanille et de chocolat blanc.
Bouche très fluide qui marque au passage les papilles du goût délicat des fruits charnus et secs, la noisette en tête, puis viennent les jus des agrumes qui redonnent grâce à leur amertume savoureuse un regain de fraîcheur.
J’ai oublié de noter la composition de l’assemblage, malo non faite.

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Domaine Font de Michelle 1994

Jaune doré aux senteurs de grillé, de foin, de cacao, voire du beurre de cacao, un note de vanille, plus la rafraichissante mandarine.
La bouche débute amère, un beau bitter au parfum de gentiane tout de suite enrobé du jus des agrumes qui apportent une fraîcheur intense.
Assemblage de 30% Grenache, 30% de Clairette, 30% de Roussanne et 10% de Bourboulenc.

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Domaine de la Solitude 1993

Robe jaune clair étonnement jeune. Le nez délicat, très élégant, il évoque les fleurs de tilleul et d’amandier, d’oranger aussi, les prunes jaunes confites, la bergamote…
La bouche s’exprime par une très fine amertume et une fraîcheur éclatante, une saveur de noisette un rien beurrée, la fougère qui d’un coup nous fait que ce Châteauneuf "meursaulte" comme un Chardonnay de belle tenue. Quelle délicatesse, quelle légèreté, quelle présence.
Assemblage de 50% de Grenache et itou de Clairette.

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Clos du Mont Olivet 1985

D’un beau doré cuivré intense, on passe dans un autre univers. La crème brûlée nous saute au nez et nous met au parfum, nous voilà dans le monde particulier des arômes pâtissiers, poire tatin, biscuit au thé vert et à la verveine, pâte d’amande à la menthe, chocolat à la gentiane étoilé de zestes confit de cédrat, avec en fond un soupçon de truffe qui renforce la sapidité, la longueur nous accompagne longtemps, nous rappelant à chaque instant l’égrainage des notes délicates.

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Encore une belle démonstration de la longévité des blancs du Sud…

Ciao

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Marco


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Piémont vs Andalousie : le meilleur pour un Bélier !

Je pourrais étaler des noms sur une liste proprette, vous déballer des châteaux à tours de bras et autant de domaines à la queue leu-leu, vous mettre l’eau à la bouche, dresser un compte-rendu aussi savant que détaillé, vous faire partager du « name dropping » à foison façon aboyeur de l’Élysée ou de Buckingham, vous en mettre aussi plein les mirettes à faire se pâmer tous les pseudos connaisseurs soucieux d’étaler leur science. Je pourrais aussi en appeler à Dédé la Farine (à défaut de « la Sardine »), je veux dire Léon le Troksiste, ou Luky le Belge, sachant que depuis qu’il ne vient plus nous voir ça doit le démanger quelque part lui qui, en plus, est un vieux pote au Portugais (Hollandais) que je vais citer si tout va bien d’ici quelques lignes… Oui, je pourrais frimer. Mais voilà, je viens d’avoir 66 berges et, même si je me conduis encore comme un gamin, il y a des limites à ne pas dépasser.

Sur le marché de Pézenas, samedi dernier... Photo©MichelSmith

Sur le marché de Pézenas, samedi dernier… Photo©MichelSmith

Mais d’abord, quelques explications. J’étais à Pézenas en cette fin de semaine, d’une part pour y faire mes courses au marché du samedi, d’autre part pour honorer un gueuleton dominical manigancé par mon ami Bruno et toute une clique de copains complices dont le célèbre "showviniste" Olivier Lebaron, les facétieux Catherine et Daniel Leconte des Floris et le sémillant Philippe Richy du Domaine Stella Nova accompagné de sa fille Anne. Rassurez-vous, je ne vais pas vous conter dans le détail ce rassemblement de vieux(eilles) routards(es) du vin tous débraillés et hirsutes (ou avec ce qu’il restait de poils sur le caillou), ni vous hacher menu le détail du repas. Je suis pressé et vous l’êtes aussi très certainement. Sauf que ça se passait au sommet d’un hôtel particulier, celui de Lacoste, dont la façade nord est, en partie, occupée par la Société Générale. Mais bon, la cité dite « de Molière », dite aussi la « petite Versailles du Languedoc », dite encore « ville de Bobby Lapointe  », doit bien compter une cinquantaine d’hôtels classés dignes de ce nom, alors…

Nathalie et Olivier Lebaron. Photo©MichelSmith

Nathalie et Olivier Lebaron. Photo©MichelSmith

Mon ami Bruno Stirnemann, gourmand et brillant orchestrateur des Accords de Bruno avait donc prévu comme à son habitude un monumental repas dont il a le secret, repas entrecoupé (entre chaque plat) de la brève présentation d’une vingtaine de vins de Bourgogne, de Bordeaux, mais aussi d’Espagne, de Hongrie, d’Italie, du Jura, du Roussillon ou de Languedoc. Parmi tous ces flacons, un vin m’est apparu bien au dessus du lot, très jeune et enjoué, frais et tranchant, copieux mais sans excès. Ce blanc 2010 n’est autre que le fruit d’un pur Palomino Fino, le cépage du Jerez, région qui recèle de nombreux trésors cachés. Ceux-ci sont le plus souvent mis à jour par les membres passionnés de l’Equipo Navazos qui, bien qu’intéressés par tous les vins espagnols, semblent avoir une prédilection pour l’Andalousie. Leur mission : détecter des pépites dans les caves du royaume, se les réserver, suivre leur élevage, puis leur mise en bouteilles, enfin leur commercialisation. Je vous avais déjà déterré quelques bouteilles ici même. Vous ne pourrez pas me dire que vous n’étiez pas au parfum. Il semblerait qu’en France ces vins soient en vente à la Maison du Whisky à Paris. Alors, cherchez-les et réservez-les !

Un blanc extra ! Photo©MichelSmith

Un blanc extra ! Photo©MichelSmith

Cette fois-ci, les fadas de Equipo Navazos ont trouvé aussi cinglé et exigeant qu’eux puisqu’ils se sont associés au Portugais Dirk Niepoort, dont la famille venue de Hollande est installée à Porto depuis 4 générations. Il faut savoir que les Niepoort élèvent quelques uns des portos les plus purs et qu’ils sont ouverts à de multiples collaborations extérieures. C’est ce qui s’est passé ici avec ce blanc issu d’un des domaines historiques de Jerez-de-La-Frontera. Pressurage lent, fermentation à l’ancienne en vieux fûts de 600 litres (bota de chêne américain) sous l’action des levures indigènes, débourbage, élevage de 7 mois dans les mêmes fûts remplis aux 5/6 èmes sans aucun mûtage (ou fortification) pour encourager l’action des lies fines et le développement d’un léger voile, pas de fermentation malolactique… l’idée étant d’obtenir un beau vin aux arômes caractéristiques du terroir crayeux d’albarizas qui caractérise les meilleurs finos. Résultat, ne titrant que 12° et des poussières, on obtient un blanc frais mais délicatement sec, pas trop acide, quelque chose de simple mais suffisamment gras et solide pour affronter une charcuterie ou une huître, un vin qui évoque, en bien plus léger, un grand fino. Tiré à plus de 6.000 exemplaires, édité depuis le millésime 2009, ce vin est commercialisé autour de 15 € quand on le trouve en France ou en Espagne où les cavistes entament le 2011.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Comme Bruno connaît mes goûts pour les vins du Piémont, il avait prévu une autre petite rareté, pourtant tirée à 110.000 exemplaires, je veux parler de mon Moscato d’Asti légèrement frizzant de La Spinetta. Bien que cette bouteille soit contingentée, on la trouve plus facilement à Paris que dans le Midi. Soit, elle était servie sur mon gâteau d’anniversaire (au chocolat) alors que j’aurais préféré la boire à l’apéro, mais ce n’est pas grave car malgré ses 5 petits degrés d’alcool et ses 120 g de sucres résiduels, elle enchante toujours mon palais de ses bulles ultra fines. Et voilà de quels artifices mes bons amis de Pézenas usent lorsque je me pointe chez eux !

Michel Smith

 

 


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Bike ride – Loire-Auvergne to Loire-Atlantique for teenagers with cancer

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Esme Morris Macintyre: 1995-2013

Early Last July my partner’s niece, Esme Morris Macintyre, lost her seven year battle with a brain tumour. She was just 11 when the tumour was discovered and 18 when she died.

In those seven years she raised thousands for teenagers with cancer. Her death, her brave fight and indomitable spirit have inspired others to raise money for the Teenage Cancer Trust. (See Esme’s Adventure on Facebook:https://www.facebook.com/EsmesAdventure). Esme set up this page when she knew that she had only a few months more to live.

Last August Esme’s aunt Carole Macintyre cycled from John O’Groats to Esme’s home in Fife some 300 miles if you include a few involuntary diversions. I rode with her as support vehicle. She raised some £3600 for Teenage Cancer Trust.

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Carole@John O’Groats, Scotland

This June we plan to reverse roles with me riding from the source of the Loire at Gerbier de Jonc to La Baule, where the river flows into the Atlantic. Although 1000 kilometres by river but it will be just short of 1200 by road. Carole will kindly be supporting me but this time support will be motorized.

Again the ride will be to raise money for teenagers with cancer but this time I plan to assist two charities – Teenage Cancer Trust (www.teenagecancertrust.org/) and Fondation Gustave Roussy (http://www.gustaveroussy.fr).

The current plan is to take seven to eight days to ride from the source to the Atlantic starting from Gerbier de Jonc heading to to Solignac-sur-Loire then following the Loire northwards to Le Puy, passing just to the west of Saint-Etienne onto Roanne, Digoin, Decize and Nevers. Once I reach Nevers there is a recognized and signposted cycle route from there to the Atlantic. Before then there may be some cycle routes but as far as I know not yet a complete cycle route.

 

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Halfway point: sign on the bridge across the river@Pouilly-sur-Loire

From Nevers the route runs on the West Bank of the Loire past the bridge across the river to Pouilly-sur-Loire, which marks the halfway point for the Loire’s journey to the sea. Then I will be skirting round Sancerre to the east and staying mainly on the west bank until Orléans, where the Loire decides against heading onto Paris, instead heading westwards. Much of the remainder of the route will be on the now south bank of the Loire until I reach the Pont de Saint-Nazaire to finish the last few kilometres to La Baule on the north side.

More details to follow along with a donation link. Will be very grateful for any advice.

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Jim’s VTT in vines above Chavignol (Sancerre) March 2013

 


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Mille baisers de Béziers et merde au boycott !

Le boycott, je connais et j’ai donné, jadis. Je l’ai aussi proposé ici même à propos des Grands Crus Classés un jour où j’étais furibard. Il y a des cas où il me paraît utile. Quant à Béziers, Béziers sur Orb, que voulez vous, j’ai un léger béguin pour cette ville liée à l’histoire du vin. Ce n’est pourtant pas la plus riante, pas la plus coquette des cités, mais j’y passe souvent en train et je m’y arrête parfois. Comme ça, rien que pour le plaisir de remonter le Jardin des Poètes et de me retrouver sur les allées Paul Riquet avec cette envie folle de flâner jusqu’au restaurant l’Octopus ou jusqu’au bar à vins le Chameau Ivre où il fait si bon traîner le soir, sur la terrasse de la place Jean Jaurès. Surtout ne pas oublier la cuisine de Patrick Olry, à l’Ambassade, tout en bas, face à la gare.

J’aime ce restaurant dont on parle peu et qui propose pourtant une bonne carte des vins et de généreux plats de saison où l’on goûte le groin de cochon à la moutarde ou les ravioles de févettes. Enfin, si je ne veux pas rentrer, j’ai toujours la possibilité de passer la nuit à l’Hôtel des Poètes où l’on est si aimablement reçu.

BEZIER

Restons modeste. Cette envie folle et subite de parler de Béziers ne vient pas de moi. C’est l’ami Vincent Pousson qui me l’a soufflée. Ayant eu vent d’une fronde post électorale sur le net, il s’en est insurgé à sa manière que je trouve très belle. Oui, c’est vrai : il y a des artistes, des chroniqueurs, des sportifs même qui se proposent de boycotter Béziers depuis qu’un sympathisant (non adhérent) couleur bleu marine y a été élu maire dimanche dernier. Bon, ce type (le maire) ne m’inspire pas confiance et je n’aime ni son discours, ni ses allures droitières passablement extrémistes. Mais c’est affligeant de constater que des gens responsables osent condamner l’ensemble des habitants d’une ville simplement parce que la moitié d’entre eux a eu la faiblesse de se laisser entraîner dans une mésaventure frontiste. Autant je ne boirai pas de vin vinifié par un raciste déclaré ou un admirateur du Duce, sauf à l’aveugle bien sûr, autant je comprends aussi Olivier Py qui, en Avignon, avait manifesté son intention de ne pas travailler avec les édiles en cas de victoire de l’extrême droite (c’est finalement une des rares villes empochée par les socialistes, comme quoi…), autant je ne m’aventurerai jamais à boycotter cette sous-préfecture de l’Hérault dont j’admire la cathédrale Saint-Nazaire à chaque fois que le train s’apprête à entrer en gare.

En conséquence, je vous intime l’ordre de lire le papier de Vincent (voir le lien plus haut) auquel je m’associe en criant haut et fort : « Ne boycottez surtout pas Béziers ! ».

Michel Smith

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