Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


5 Commentaires

Que c’est beau !

En ce moment, je m’étonne moi-même. Blasé comme je suis, ivre de ma supériorité supposée, odieusement imbu de ma personne, oui, je l’avoue, je m’étonne encore de pouvoir être étonné. Il arrive même que je sois espanté et alors là, je m’en étonne plus encore. Voilà pourquoi, mieux qu’un voyage de presse en technicolor où il n’y a guère plus d’un ou deux journalistes pour participer, mais plus volontiers un essaim de blogueurs qui n’écoutent même plus les explications qu’on leur donne préférant tapoter à longueur de journée sur leur portable en évitant de poser la moindre question et en ne parlant que de leur petit monde à eux, mieux qu’un voyage organisé avec forces présentations publicitaires, voilà pourquoi donc je vous propose de tout lâcher durant quelques jours.

La serre de Maury, cet hiver. Photo©MichelSmith

La serre de Maury, cet hiver. Photo©MichelSmith

Proposition idiote, je sais. Suggestion nulle et non conciliable avec la vie que vous menez. Vos vacances de Pâques sont déjà rondement menées. Et pourtant, il suffit d’un coup de TGV. Bref, pour les besoins d’un livre, je tourne presque tous les jours en ce moment dans la campagne qui me sert d’arrière-pays. Il est vrai que je suis aidé par le temps estival qui règne ici depuis bien avant le début officiel du printemps, mais j’ai parfois l’impression de faire un immense repérage de paysages pour les besoins d’une grosse production hollywoodienne en vue d’un blockbuster offrant des scènes à couper le souffle. Le secteur concerné est certes vaste, mais pas si immense que ça. Il touche en gros tout ce qui tourne autour de la serre de Maury, cette vallée du même nom qui se confond avec celle de l’Agly et qui monte doucement vers l’Ariège avec quelques incursions furtives vers l’Aude et les Corbières, vers Tuchan, Paziols, Embres et Castelmaure. Cette vallée où l’on oscille entre langue d’Oc et Catalan. Tout ça ce n’est que du Chinois pour vous ?

Entre Corbières et Roussillon, vues sur le Canigou. Photo©MichelSmith

Entre Corbières et Roussillon, vues sur le Canigou. Photo©MichelSmith

Voyons, laissez-vous faire. On connaît aussi la région sous le nom de Fenouillèdes avec ou sans "s", masculin ou féminin. Plus récemment, elle est entrée pour des besoins de tourisme oeno-politico business dans les contours du Pays Cathare avec son lot de vigies fortifiées à escalader offrant des vues, je me répète, à couper le souffle. On parle aussi d’un classement destiné à protéger plus encore le caractère unique de ce coin du Roussillon. L’aspect touristique ne vous convient pas ? Vous êtes nul en géographie hexagonale ? Peu importe : laissez-vous guider vers le vin.

Vieilles vignes de Carignan, chapelle, olivier...à l'entrée de Maury. Photo©MichelSmith

Vieilles vignes de Carignan, chapelle, olivier…à l’entrée de Maury. Photo©MichelSmith

Côté PO, comme on dit en raccourci pour nommer le département des Pyrénées-Orientales, certains villages du secteur qui m’intéresse pouvaient, jusque dans les années 60, revendiquer l’appellation Vin Délimité de Qualité Supérieure (VDQS) Corbières du Roussillon avant l’avènement des Côtes du Roussillon (et Villages) en 1971. Maury, de son côté, avait son appellation depuis 1936 tandis que, pas très loin sur la frange maritime, Fitou accédait à la sienne en 1948. Je vous fais grâce du reste, Corbières, Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes en particulier.

Au Mas Janeil, chez le Bordelais François Lurton, quand la vigne a soif, on sait la rafraîchir. Photo©MichelSmith

Au Mas Janeil, chez le Bordelais François Lurton, quand la vigne a soif, on sait la rafraîchir. Photo©MichelSmith

Pas de cours magistral non plus sur le passage difficile d’une époque glorieuse de production de vins doux naturels qui fit la fortune du négoce à une ère plus délicate où il  fallait se reconvertir en producteur de vins dits "secs", c’est-à-dire non mutés. À chaque fois que j’avance dans ce pays aussi sauvage que civilisé, je ne peux m’empêcher de l’aimer.

Les bonbonnes su Mas Amiel, à Maury. Photo©MichelSmith

Les bonbonnes su Mas Amiel, à Maury. Photo©MichelSmith

Hier, c’était à cause des bouquets de thym, avant-hier à cause du romarin poussant jusque dans les vignes que l’homme à peur de labourer tant elles sont vieilles. Puis ce sont des vues de cartes postales sur le Canigou, les gorges de Galamus ou le château de Quéribus. Conséquence, je rentre chez moi le cerveau plein d’images, encore une fois, à couper le souffle. Pas un jour où, entre deux rendez-vous, je ne sors mon appareil photo. Pas un soir où je ne me détourne volontairement de l’itinéraire le plus direct pour rentrer sur Perpignan (la D.117), afin d’emprunter une autre voie, une route de traverse qui prolongera le retour tout en offrant de nouvelles vues, de nouveaux virages somptueux, de nouvelles approches de villages…

Quéribus, encore. Photo©MichelSmith

Quéribus, encore. Photo©MichelSmith

Tous les lieux que j’ai visités en cet hiver ensoleillé, je les avais fréquentés en cette période d’enthousiasme fou qui m’a vue prendre racines peu à peu en Roussillon. Les villages que je redécouvre autour de Maury ont pour noms Saint-Paul-de-Fenouillet, Caudiès, Cucugnan, Tautavel, Vingrau, Saint-Arnac, Lansac, Cassagnes, Planèzes, Rasiguères, Latour-de-France, Montner, Sournia, etc. Partout, il y a des vignerons qui y croient. Des Californiens, des Sud Africains, des Anglais, des Belges… et même des Bordelais. Ça grouille d’énergie et d’euphorie !

Michel Smith

Post Scriptum - Procurez-vous les cartes de randonnée éditée par l’IGN numéros 2448 OT, 2447 OT et 2547 OT et vous serez bien armés pour passer des vacances inoubliables loin des foules déchaînées. C’est vraiment l’une des dernières grandes régions spectaculaires de notre beau pays. Profitons-en !

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith


3 Commentaires

Des blancs vertigineux aux Printemps de Châteauneuf

???????????????????????????????

De 2013 à 1985, les blancs castel papaux étaient au rendez-vous et ont marqué les esprits !
Huit cuvées pour le plus grand plaisir de nos papilles, en voici les commentaires relevés en direct comme une interview sur le vif.

???????????????????????????????

Domaine du Vieux Donjon 2013

Blanc doré lumineux qui donne envie de le humer. Le nez très floral mélange les fleurs d’amandier et d’oranger, quelques épices comme le poivre blanc, des fruits comme la poire fondante.
Bouche très croquante, voire crispy, elle développe des arômes qui rappelle les fleurs et les fruits sentis, ajoute un minéral important dont le relief renforce avec le croquant la fraîcheur, une belle fraîcheur envahissante qui met en valeur le fruit.
Moitié clairette, moitié Roussanne en cuve.

???????????????????????????????
Château Jas de Bressy 2008

Robe un rien évoluée au jaune plus intense. Nez qui commence à s’ouvrir sur des confits, fruits blancs, poire et figue, bien poivrées avec une note de safran.
Bouche encore fermée, ce qui est classique pour les Chateau9 qui traversent systématiquement une phase ingrate, moment durant lequel il n’est guère souhaite de les déguster, encore moins de les boire, cela dure entre 4 et 9 ans selon les millésimes, après, c’est génial, il faut de la patience…
Mais revenons au Jas qui avoue une texture ferme qui en fin de bouche nous lâche une fragrance d’abricot sec souligné d’un trait de réglisse dont l’amertume agréable nous rafraîchit.
Moitié Grenache, moitié Roussanne, moitié en barriques, moitié en cuve béton, 9 mois d’élevage, puis gardé 1 an en bouteille avant mise en marché.

???????????????????????????????
Château de Vaudieu 2004

Joli doré très lumineux au nez subtil de bigarreau et de fleur de tilleul, un rien de verveine et du bois de réglisse, un soupçon d’écorce d’orange qui nous émeut comme le souvenir des tisanes de nos grands-mères.
Bouche pareille qui décolle sur une belle fraîcheur qui tout de go met les arômes d’agrumes en valeur, un ensemble juteux qui ne manque pas de grâce.
Assemblage de 80% de Grenache, 15% de Roussanne et 5% du rare Picardan, en barriques pendant 3 à 4 mois.

???????????????????????????????
Domaine du Grand Tinel 2002

Une belle réussite, si d’aventure on croit tous les vins de ce millésime de plus pluvieux légers et dilués, il faut savoir que nombres de raisins blancs ont été ramassés avant le déluge et pour rappel 2002 se présentait fort bien avant la première goutte.
Doré intense, il offre encore de léger reflets verts. Le nez s’épice de safran, de pamplemousse, de poivre, de thym, de citron vert, de cédrat confit.
Presque vif en bouche, il offre une impression tannique qui renforce sa structure. Sa touche saline équilibre avec grâce le confit des fruits.
Assemblage de 60% de Grenache, 20% de Clairette et 20% de Bourboulenc.

???????????????????????????????
Domaine de la Janasse 1998

Robe dorée encore verte, le nez expressif de confiture de prune, de reine-claude mélangée de figue, souligné de réglisse, ombré de poivre et petites notes délicates de vanille et de chocolat blanc.
Bouche très fluide qui marque au passage les papilles du goût délicat des fruits charnus et secs, la noisette en tête, puis viennent les jus des agrumes qui redonnent grâce à leur amertume savoureuse un regain de fraîcheur.
J’ai oublié de noter la composition de l’assemblage, malo non faite.

???????????????????????????????
Domaine Font de Michelle 1994

Jaune doré aux senteurs de grillé, de foin, de cacao, voire du beurre de cacao, un note de vanille, plus la rafraichissante mandarine.
La bouche débute amère, un beau bitter au parfum de gentiane tout de suite enrobé du jus des agrumes qui apportent une fraîcheur intense.
Assemblage de 30% Grenache, 30% de Clairette, 30% de Roussanne et 10% de Bourboulenc.

???????????????????????????????
Domaine de la Solitude 1993

Robe jaune clair étonnement jeune. Le nez délicat, très élégant, il évoque les fleurs de tilleul et d’amandier, d’oranger aussi, les prunes jaunes confites, la bergamote…
La bouche s’exprime par une très fine amertume et une fraîcheur éclatante, une saveur de noisette un rien beurrée, la fougère qui d’un coup nous fait que ce Châteauneuf "meursaulte" comme un Chardonnay de belle tenue. Quelle délicatesse, quelle légèreté, quelle présence.
Assemblage de 50% de Grenache et itou de Clairette.

???????????????????????????????
Clos du Mont Olivet 1985

D’un beau doré cuivré intense, on passe dans un autre univers. La crème brûlée nous saute au nez et nous met au parfum, nous voilà dans le monde particulier des arômes pâtissiers, poire tatin, biscuit au thé vert et à la verveine, pâte d’amande à la menthe, chocolat à la gentiane étoilé de zestes confit de cédrat, avec en fond un soupçon de truffe qui renforce la sapidité, la longueur nous accompagne longtemps, nous rappelant à chaque instant l’égrainage des notes délicates.

???????????????????????????????

Encore une belle démonstration de la longévité des blancs du Sud…

Ciao

???????????????????????????????
Marco


Poster un commentaire

Bike ride – Loire-Auvergne to Loire-Atlantique for teenagers with cancer

Image

Esme Morris Macintyre: 1995-2013

Early Last July my partner’s niece, Esme Morris Macintyre, lost her seven year battle with a brain tumour. She was just 11 when the tumour was discovered and 18 when she died.

In those seven years she raised thousands for teenagers with cancer. Her death, her brave fight and indomitable spirit have inspired others to raise money for the Teenage Cancer Trust. (See Esme’s Adventure on Facebook:https://www.facebook.com/EsmesAdventure). Esme set up this page when she knew that she had only a few months more to live.

Last August Esme’s aunt Carole Macintyre cycled from John O’Groats to Esme’s home in Fife some 300 miles if you include a few involuntary diversions. I rode with her as support vehicle. She raised some £3600 for Teenage Cancer Trust.

Image

Carole@John O’Groats, Scotland

This June we plan to reverse roles with me riding from the source of the Loire at Gerbier de Jonc to La Baule, where the river flows into the Atlantic. Although 1000 kilometres by river but it will be just short of 1200 by road. Carole will kindly be supporting me but this time support will be motorized.

Again the ride will be to raise money for teenagers with cancer but this time I plan to assist two charities – Teenage Cancer Trust (www.teenagecancertrust.org/) and Fondation Gustave Roussy (http://www.gustaveroussy.fr).

The current plan is to take seven to eight days to ride from the source to the Atlantic starting from Gerbier de Jonc heading to to Solignac-sur-Loire then following the Loire northwards to Le Puy, passing just to the west of Saint-Etienne onto Roanne, Digoin, Decize and Nevers. Once I reach Nevers there is a recognized and signposted cycle route from there to the Atlantic. Before then there may be some cycle routes but as far as I know not yet a complete cycle route.

 

Image

Halfway point: sign on the bridge across the river@Pouilly-sur-Loire

From Nevers the route runs on the West Bank of the Loire past the bridge across the river to Pouilly-sur-Loire, which marks the halfway point for the Loire’s journey to the sea. Then I will be skirting round Sancerre to the east and staying mainly on the west bank until Orléans, where the Loire decides against heading onto Paris, instead heading westwards. Much of the remainder of the route will be on the now south bank of the Loire until I reach the Pont de Saint-Nazaire to finish the last few kilometres to La Baule on the north side.

More details to follow along with a donation link. Will be very grateful for any advice.

Image

Jim’s VTT in vines above Chavignol (Sancerre) March 2013

 


Poster un commentaire

Beaujolais, un air de vacances

À la veille des vacances de Pâques, quoi de plus naturel de se prévoir un petit déplacement sympa en Beaujolais. Il y a de quoi faire…


beaujolais-escapade-021

Par exemple, se balader dans les villages des Pierres Dorées, c’est ce calcaire roux qui rend tellement enchanteresses les ruelles d’Oingt ou de Charnay, la bourgade de Jean Paul Brun.

???????????????????????????????
Il y a des noms de rue évocateurs…

???????????????????????????????

Des choses à glaner

???????????????????????????????

???????????????????????????????

Puis flâner parmi les roses du jardin du Bionnay à Lacenas, mille et un boutons frémissent à nous voir passer. Humer leurs subtils parfums enrichit notre bibliothèque olfactive.

???????????????????????????????
Faire du vélo

Beaujolais 3 salons (277)

Faire des photos

Beaujolais escapade 299

???????????????????????????????
Lire la BD murale de Vaux en Beaujolais, alias Clochemerle, une gigantesque fresque qui met en scène statique les personnages du roman de Gabriel Chevallier, publié en 1934, et qui se moque des intrigues sociales d’un petit village avec en prétexte et toile de fond une pissotière.

???????????????????????????????

Sur la même placette, le musée dédié à l’auteur vaut la peine, découverte de l’œuvre d’un homme qui a connu la censure pour ses écrits pacifistes comme La Peur.

???????????????????????????????

Et pour faire passer la pilule, un peu d’érotisme paysan comme on n’en fait plus!

Beaujolais escapade 261
Puis casser la croûte à l’Auberge de Clochemerle, une croûte very gastro bien étoilée et méritée, avec pour sublimer la cuisine du chef Romain Barthe, les choix judicieux de Delphine, son épouse, sommelière émérite qui n’hésite pas à sortir la gens indigène du tout Beaujolais… la table à côté d la mienne, occupée par des gens du cru, dégustait avec leur menu dégustation des vins du Roussillon. http://www.aubergedeclochemerle.fr

???????????????????????????????
Boire un coup au caveau

???????????????????????????????

Discuter avec un bac à fleur avant de repartir

???????????????????????????????
Visiter quelques vieilles pierres pour digérer, le Prieuré de Salle Arbuissonanas

Beaujolais 3 salons (252)
Puis regarder le soleil se coucher, histoire de clôturer avec feu une belle journée

Ciao

Beaujolais escapade 316

Marc

 


7 Commentaires

So who are the April fools?

Lafiteas

The en primeur carbon footprint: Château Lafite – below Château d’Yquem – then Cheval Blanc – all stops on the circuit of the mad en primeurs circus as hundreds of merchants and critics hare round the Bordeaux vineyards.

Chd'Yquems

ChevalBlancs
As this is the 1st April it is customary to attempt to spin some false tale. However, this year I decided that as Les 5 du Vin frequently eschews established custom – thinking outside the box or sometimes at night even thinking dans la boîte – it would be more interesting to attempt to seek and name some April Fools.

Initially the 2013 Bordeaux en primeur tastings appeared to be a prime candidate. Why would any sensible fine wine merchant opt to waste their time and money travelling to Bordeaux and spend four/five days tasting wines their clients are unlikely to buy before they are bottled and available in two years time? Surely reports of merchants and wine critics descending on Bordeaux to taste a vintage decried by leading wine consultant Stéphane Derenoncourt as ‘horrible’ and having no stars etc. must be a early April hoax.

Apparently this is for real, so no hoax, as the wine world is indeed going through the usual ritual, although some of the big hitters like Robert Parker, the American critic, and Jancis Robinson MW will not be present. Parker will visit Bordeaux in June. I assume he is currently too busy helping The Wine Advocate to conquer China as well as instructing his lawyers to fire off letters to pesky fellow wine writers like Tyler Colman – doubtless offering ‘amicable conversations aka LVMH. While Jancis has presumably decided that she has better things to do with her time and is sending one of her lieutenants  – Richard Hemmings – instead.

So not a hoax but are there any fools here?

‘It’s definitely not a great vintage,’ said consultant Michel Rolland. ‘These are drinking wines, they’re not for ageing. The game was to play with the ripeness of the grapes. We tried to make soft, fruity and elegant wines.’

Read more at http://www.decanter.com/news/wine-news/586739/bordeaux-2013-it-was-a-war-against-nature-says-stephane-derenoncourt#zM8jDFsQ7B2qwB9J.99

Will the April Fools be those consumers kind enough to extend a two-year interest free loan through buying 2013 Bordeaux en primeur when the world has a huge choice of pleasant drinking reds? Or is it perhaps the merchants who try to persuade their clients to buy 2013 en primeur when it probably makes sense to buy previous and possibly cheaper vintages.

And what of the carbon footprint of all of these critics, journalists and merchants rushing from château to château when in a world threatened with climate change it would be far more rational and green to taste all the en primeurs in a central location in Bordeaux?

Also I’m awaiting with considerable interest to read what the many critics gathered in Bordeaux this week say about buying 2013 en primeur. Will they urge people to buy or to abstain?

Can we find some other April fools?

 

IMG_8562

Largely lifeless, orange Spring in Touraine – Vignoble du Patrimoine Mondial!

IMG_8569

Last Friday afternoon in warm late March sunshine I had a very enjoyable bike ride on small tracks through the local vineyards. That was until I looked at the vines – almost all orange or yellow hued with a few with an unnatural vivid lime green colour. 100% weed killer treatment is very sadly and shamefully the norm here in the communes of Francueil and Saint-Georges-sur-Cher as well as around Oisly, where we were told last year during the Concours Mondial du Sauvignon that these vineyards were classed as a UNESCO World Heritage site. The controversial new Loire appellation map from Interloire also boasts – ‘Vignoble du Patrimoine Mondial’.

 Blitzing weeds with 100% weed killer treatment is the cheap option. Controlling weeds by cultivation or mowing is a much more expensive choice, so it is small wonder that you tend to see more cultivation and grassing over in appellations whose wines command a higher price than, for example, than can a straight Touraine appellation.

But do we have any fools here?

At first sight producers who earn little from their grapes and who opt to blitz their vineyards have made a sensible decision. However, the long-term effects on both their vineyards, their soils and on animal and human health remain open to considerable dispute.

 http://www.globalresearch.ca/monsanto-roundup-the-impacts-of-glyphosate-herbicide-on-human-health-pathways-to-modern-diseases/5342520

http://en.wikipedia.org/wiki/Glyphosate

http://www.greenmedinfo.com/toxic-ingredient/roundup-herbicide

Furthermore bulk wine prices have risen over the past three years by 65%, so could the producers now afford to spend more on their vineyards? http://www.harpers.co.uk/news/french-bulk-wine-prices-jump-by-up-to-65/356056.article. This increase, however, may not compensate for sharply reduced crops in 2012 and 2013.

What is not in dispute the absence of biodiversity in blitzed vineyards as well as being more prone to erosion than grassed over vineyards, though not necessarily those that have been over cultivated.

Fools? The producers who blitz their vineyards? Professional buyers who pay as little as possible for their wines? Us the consumers who want cheap wine without considering that there may well be a price to pay?

 

Jim Chinon1992det

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 9  300 followers