There was a time, not that long ago, when the UK was seen as the world’s most important wine market. A market that everyone or almost everyone wanted to get into. This is now no longer the case.
The UK used to be known for its sense of adventure – the place to come to see the range of wine at a range of price and quality from all over the world. This has changed the UK has become very price driven – addicted to unlikely sub £5 bargains. With duty now at £2 a 75cl bottle and VAT (sales tax) at 20% there is only around 0.80p worth of wine in a £5 bottle of wine. The average retail price of a bottle of wine is now £5.03 mainly pushed up by substantial increases in duty since 2008.
Surfing special offers this afternoon on the Tesco site I could buy six bottles of Tesco Reka Valley Bulgarian Merlot for £20.34 for a case of six (the equivalent to £3.39 a bottle). Take away the £2 duty and around £0.68 in VAT, leaves just 0.71p for all the other costs – bottle, closure, transport not forgetting profit margins. How much is left for the wine? Does £3.39 really cover all the costs or is this wine being sold below cost price?
Since I started writing about wine in 1988 the supermarkets have become ever more dominant. In 2011 the supermarkets held 92% of the retail market, which accounts (Source: Evaluation of CAP Measures Applied to the Wine Sector.)
Back in 1988 there were large wine merchant chains like Victoria Wine, Threshers and Oddbins along with regional chains like Unwins and Fullers. All, with the exception of a small rump of Oddbins and the Nicolas chain, have now gone – some collapsing with substantial debts.
The contrasting fortunes of Prowein and the London Wine Trade Fair reflects, in part, the declining attraction of the UK. The 2013 edition of Prowein attracted over 44,000 visitors – 40% from outside Germany. The 2012 edition of the London fair had 14,000 visitors.
There is an interesting and revealing exchange of letters between journalist Tim Atkin MW and Dan Jago, UK and Group wine director at Tesco plc, on Tim’s site (http://www.timatkin.com/articles?915) . The exchange follows an article Tim wrote at the height of the horsemeat furore (http://www.timatkin.com/articles?892).
Tim Atkin:
‘The price wars between Tesco, Asda and the genuine discounters have created a culture of false cheapness in the UK wine trade. These retailers see wine deals as a way to entice shoppers into their stores, with ludicrous “half-price offers” that are nothing of the sort. Tesco and the like often argue that they are listening to their consumers, but they are leading them too. And in reality, the people who have their ears are their shareholders, not their suppliers or shoppers.
The UK’s low prices have already driven many wine producers to other markets and helped to send a number of importers to the wall. Look at the mass defections from the London Wine Trade Fair to Prowein this year, but also look at the dwindling ranges on most supermarket shelves and their lack of quality and innovation. With the exception of Marks & Spencer, no one is taking risks.’
There is no doubt that Dan Jago is right that Tesco has some long-term relationships with its suppliers. But it is not a relationship of equals. A few years ago I was involved in producing the Tesco wine magazine. This involved a number of visits to Tesco headquarters in Cheshunt on the north- east outskirts of London. Visitors gathered in the reception area, which included a café. It was like watched bands of supplicants waiting for their turn to have an audience with a mighty medieval potentate.
I must have had close on a dozen meetings at Cheshunt. Never once do I remember being offered anything to drink – not even a glass of water. This was before the arrival of Dan Jago, so this may have changed.
The UK is still the world’s second largest importer of wine with a market worth just under £11.9 billion in 2011 and forecast to rise slightly to £12.7 bn by 2016. Despite the supermarkets’ dominance it does have a vibrant collection of small independent wine merchants – many with long-term relationships with their suppliers. However, if you are a producer who can sell everything you make in countries other than the UK, why would you want to break into the UK market?
Je viens d’apprendre que Robert Parker ne publiera pas de notes sur les Bordeaux 2012.
Est-ce la piètre qualité de ce millésime à Bordeaux? Est-ce la lassitude engendrée par des «affaires» récentes (Campo/Miller, négociation difficile pour la vente du Wine Advocate, sa démission du poste de rédacteur en chef, puis la démission d’Antonio Galloni et la plainte déposée par ses nouveaux associés contre ce dernier…)?
Ou bien Parker obéit-il une injonction de la nouvelle direction asiatique du Wine Advocate? Toujours est-il qu’ilne publiera pas ses commentaires tant attendus sur ses dégustations des Bordeaux «primeurs» cette année.
Nul doute que cette information fera l’effet d’une bombe auprès des négociants et propriétaires qui sont devenus, au fil des ans, accros aux points attribués par le prophète de Monkton afin de vendre leurs promesses de vins virtuels sur ce marché des «futures». Et certainement bien plus le retrait de Château Latour de ce marché «de dupes».
Coup de fatigue (Photo . D. Cobbold)
Il faut dire que j’ai vu quelques signes précurseurs de ce coup de torchon tant redouté. L’été dernier, par exemple, je me trouvais en voyage dans l’état d’Oregon, là où «Bob» a des actions dans un vignoble avec son beau-frère.
J’étais un peu surpris de le trouver assis au pied d’un escalier dans le Museum of Modern Art de la ville de Portland (voir photo). Il avait l’air assez fatigué ce jour-là, et on le serait à moins. Déguster des centaines de vins par jour, surtout des rouges jeunes et tanniques, est une entreprise très éprouvante.
On estime que Robert Parker a dégusté quelques 2 millions 842,897 bouteilles de vin depuis ses débuts, en 1979. Et qu’il leur aurait attribué 252 millions de points. C’est une performance colossale qui n’est pas prête d’être égalée.
Pour ma part, j’estime qu’il mérite amplement un peu de repos, sans parler de diverses statues que Bordeaux, le Rhône et quelques autres zones viticoles pourraient lui dresser dans les années à venir.
Esprits rationnels, passez votre chemin, ce billet n’est pas pour vous.
Quant aux autres, c’est selon.
"Ce n’est pas parce que les blogs sont gratuits qu’on peut se moquer des lecteurs en toute impunité", me disait hier Madame Pètesec, mon ancienne prof de maintien à l’Institut Bonne-Vie-et-Moeurs de Familleheureux (Hainaut).
Mortel, abandonne tout espoir, tu entres maintenant au Royaume du Grand N’Importe Quoi.
Bref, je vous aurai prévenus.
Il me revient que Brad Pitt (alias Mr. Jolie) s’intéresse de plus en plus au vin. Non comptant – pardon, non content de signer toutes les bouteilles de son Miraval Provence (ce qui doit lui prendre du temps, même pour quelqu’un qui a l’habitude des autographes), voila qu’il s’apprête à prendre des parts dans un domaine des environs de Limoux, le Château de Gaure.
Un domaine que nous connaissons bien, Marc et moi, pour avoir dégusté et apprécié à plusieurs reprises son superbe Mauzac. En plus, lepropriétaire, Pierre Fabre, est un type sympathique, qui partage sa vie entre la Belgique et son merveilleux petit coin de Languedoc.
Si vous avez l’occasion d’y passer, n’hésitez pas, dites que vous venez de la part de Marc ou d’Hervé, ou même de Brad, vous serez bien reçus. Et vous boirez bon.
Château de Gaure
Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser le beau Brad à d’intéresser à ce domaine en particulier, me direz vous?
Les mathématiques, bien sûr!
Car avec cette joint-venture, on verra Pitt à Gaure.
Alors, je n’avais pas bien fait de vous prévenir? Est-ce que c’est de ma faute, à moi, si le premier avril tombe un lundi, cette année, et que c’est le jour de David?
Hervé
PS. "Et ça se prétend journaliste!". C’est ce que dit de moi à mon rédac’ chef un retraité de la Narine Marchande. D’accord, mais c’est mieux que de devoir faire des piges au Journal du Hard. Hard Gaure, bien sûr!
Bon voila, je crois qu’on a fait le tour. A moins que Luc, peut-être…?
Et voilà que je vais vous parler de la presse. De la presse du vin en particulier. Et d’une forme de dégoût qu’elle déclenche en moi. «Encore!», allez vous me dire. «Encore ces lamentations d’un vieil aigri qui n’a rien d’autres à faire», allez vous poursuivre. Vous en avez ras le ciboulot et comme je vous comprends. Sauf que ça fait un moment que le jamais content que je suis, le «ténébreux» de la bande pour reprendre un adjectif qui m’a été récemment attribué par un Monsieur qui voulait sans doute dire que je ne pensais pas comme le troupeau, n’avait pas piqué une saine gueulante sur le dit sujet.
Pour m’exercer dans un style qui est loin de faire l’unanimité, il ne me faudra pas plus de deux lectures que je pensais être vineuses à souhait et qui se révèlent toutes autres. Deux expériences récentes qui me choquent et qui me révoltent, allant jusqu’à me donner la nausée. Je m’explique.
À chacun ses têtes de Turc. Pour moi, cela commence par la lecture banale d’une revue papier glacé déjà étrillée par le passé pour son côté chicos en totale opposition avec son titre : «Vigneron». Je l’ai reçue sans y être abonnée. Un quart d’heure en salle d’attente, le temps de feuilleter et de lire furtivement des textes qui, pour la plupart, me font penser à un mauvais dossier de presse (j’exagère, car il y avait un papier intéressant sur David Ridgway, le sommelier de la Tour d’Argent) et qui, parfois, relèvent d’une tribune libre de la vieille droite poussiéreuse bien pensante fleurant bon Vichy, son parc, ses eaux et ses hôtels bourgeois où l’on jacte à tout va sur le thème de l’excellence à la française.
Je sais, ce n’est pas beau de se moquer des camarades, pas joli-joli de fustiger des copains, des confrères que j’ai côtoyés avec bonheur. Après tout, qui sait, peut-être que moi-même j’aurais été ravi de signer les mêmes pages – sans avoir leurs talents, bien sûr , heureux de collaborer dans cette sorte de «Jours de France » ressuscitée de l’époque cocasse où l’avionneur Marcel Dassault prenait ses employés pour ses serviteurs, revue bassement servile qui pratiquait allègrement la règle élémentaire du « qui paie une page de pub aura droit illico à un article rédactionnel plus ou moins important selon le portefeuille de l’annonceur ». Oui, il n’y a pas que « Vigneron » à clouer au pilori. Mon éminent collègue de blog Hervé Lalau, sur son site perso, nous en apprend de belles sur un autre luxueux magazine du vin nommé « Tasted »…
Mais au fait, de quoi je me mêle Mister Smith ? Il se trouve que face à «l’Excellence», comme ils disent, cela m’excite de m’en prendre à cette revue bling bling probablement diffusée dans les Relais et Châteaux. «Vigneron» a au moins une vertu : le magazine permet de suivre la mode vigneronne… enfin celle de Bordeaux et de ses enfants chéris dont beaucoup ont démarré dans une supérette de banlieue.
Pour paraître sur les photos il y a quelques années, et pour bien montrer qu’ils étaient déconnectés des emmerdes décidemment trop vulgaires du vulgum pecus qui, lui, ne connaît rien de rien aux affaires vineuses, les braves hommes du sérail qui ne connaissent pas la crise, tant ils sont pétris de talent, aimaient nouer négligemment leur cashmere autour du cou. Les plus anciens, nobles parmi les nobles, bravaient la mode en arborant qui une cravate à l’ancienne, qui un désuet nœud papillon, qui une exubérante pochette à grand débordement arrangée avec négligence à la place du cœur.
Désormais, j’apprends en feuilletant cette revue classieuse, que pour être au must de la distinction vigneronne il convient non seulement de se curer les ongles et de cirer ses pompes comme au temps de l’Armée des Indes, mais d’arborer sur une très chic chemise col ouvert un des ces distingués gilets matelassés et sans manches qui font l’uniforme de l’aristocratie transalpine, du côté de Florence. Olivier Bernard a beau parader en manches de chemise relevées sur la couverture du dernier numéro de Vigneron, j’ai noté au moins trois photos de messieurs (les dames sont rarissimes) vêtus de la sorte, signes évidents que les prix de nos grands crus vont encore grimper.
Cela dit, jaloux et envieux comme je suis, en cherchant bien sur le net, je me suis trouvé un gilet de circonstance à prix bas qui, je pense, m’irait fort bien. C’est un gilet de chasse sarde, hyper pratique pour ranger les outils de taille et les bouteilles d’échantillons ! Plus classique, et moitié prix, j’ai aussi déniché celui-là. D’ailleurs, à ce propos, votre avis, Mesdames, m’intéresse…
L’autre presse pro qui m’intéresse, bien plus passionnante celle-là car de vieille et de noble extraction, se nomme «La Revue du Vin de France». J’ai pour elle beaucoup d’affection, n’en déplaise à certains vignerons qui l’ont à la gorge, si j’ose parler ainsi. Pour aller droit au but, allez voir cet article conseillé par mes amis de Bourgogne Live qui signalent une enquête de Nadine Couraud, elle-même dirigeante d’une société de conseil en stratégie et marketing, étude ayant pour thème grosso modo l’information du vin sur Internet. La dame interroge Denis Saverot, le distingué rédacteur en chef de la revue plus haut citée. Face à la concurrence du net, l’homme est calme, sûr de lui, confiant.
Les lecteurs, qu’il voit en «grands amateurs» et qu’il compare aux «amateurs de voitures de sport italiennes ou aux collectionneurs d’armes anciennes», continueront à s’abonner «parce que ce sera un produit statufiant. Le papier en fait qui recule à peu près partout va devenir pour les gens les plus cultivés, les plus civilisés, un signe distinctif. Etre abonné à une revue papier sur un sujet chic, haut de gamme, demain ce sera un élément distinctif. Donc nous, on doit préserver cela parce qu’aujourd’hui, des sites sur le vin, il s’en crée dix par jour et demain il y aura une différence entre un site qui est relié à une revue, haute de gamme, ancienne, créée en 1927, et des sites créés par trois petits jeunes de vingt deux ans, la différence va se jouer là aussi.»
Allons bon. Un peu d’espoir, donc ? Eh bien non ! Car la description que nous fait entrevoir Denis me glace. Elle ne fait que montrer une fois de plus une info axée sur les hommes et les femmes de pouvoir. Le picrate chic, le vin cher, le jaja élitiste, la bouteille de collection que l’on admire plus qu’on ne boit à de beaux jours assurés. Avec tout le business du vin qui gravite autour, le fric qui paiera les publi-reportages, assurant au passage les mises en scène façon Gala, la magie spéculative aussi, celle des châteaux que le monde nous envie et de leurs supers propriétaires qui vendent et qui revendent au fil de la bourse, des stars de l’écran qui n’est plus aussi petit qu’avant mais qui nous livre une piètre image de notre société. Pour ma part, c’est clair : je ne boirai pas de ce vin-là.
Quant à la presse généraliste, elle n’est pas éloignée de ce que je viens de décrire. Elle non plus ne s’arrange pas. Elle s’accommode, cédant volontiers au voyeurisme. De plus en plus arrogante, elle est racoleuse, elle adule le fric. Cela fait belle lurette qu’elle a renié l’information, préférant l’amateurisme au professionnel, l’approximatif à l’enquête. Comme la presse du vin, elle privilégie le texte court que l’on doit lire en vitesse, que l’on doit zapper afin de passer au plus pressé. Quelle est-elle, cette presse qui résume une actualité dans la plus sordide médiocrité, alors qu’un papier un peu plus long, plus fouillé, permettrait de détailler, d’y voir clair, de comprendre, d’expliquer ? Au risque de perdre un annonceur, elle se fie plus au caniveau qu’à la finesse de l’esprit.
De nos jours, la presse se nourrit surtout de communiqués recopiés à la va-vite par des stagiaires sans culture et sans expérience. Elle veut des journalistes low cost, serviles et débutants. À de rares exceptions, elle a fait fi de l’écrit, elle a tiré un trait sur ces articles «ennuyeux» construits par un journaliste de terrain fort de 20 à 40 ans de carrière. Elle se nourrit de show bizz au détriment des reportages fouillés. Elle a perdu son âme, son vrai sens qui est de rendre service et d’informer ses lecteurs afin de mieux les fidéliser, de mieux les instruire en misant sur l’intelligence et la simple curiosité que déclenche la découverte.
De source bien informée, les services sanitaires français n’ont finalement pas levé l’agrément du Château Cheval Blanc.
Mis en cause, semble-t-il, par des particuliers qui reprochaient à l’entreprise de vendre sous le nom de cheval des produits n’en contenant pas, le domaine risquait gros. Et avec lui, les différents maillons de la chaîne de commercialisation, particulièrement opaque. D’autant plus qu’avec le système des primeurs, on le sait pas toujours au moment de l’achat le contenu exact du produit qui sera finalement livré.
L’assemblage de différentes cuves, c’est un peu comme l’empilage des couches de lasagne.
Bref, la place de Bordeaux aurait pu se voir interdire tout abattage!
Mais grâce à cet heureux dénouement, Cheval Blanc peut donc continuer à exporter ses vins, y compris en Grande Bretagne. My kingdom for a horse.