Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Diviser par deux le nombre de régions françaises? Chiche!

Je suis très favorable à la réforme territoriale envisagée par M. Valls.

Diviser par deux le nombre de régions françaises? Chiche!

Et si on n’y arrive pas par la négociation, ou parce que tel président de région n’a pas envie de remettre son tablier, il faudra que le Parlement tranche (sur Mer).

CarteBalladur

Et si ça ne marche toujours pas? Alors vendons des régions!

La France a besoin d’argent. Pourquoi ne pas vendre le Nord-Pas de Calais à la Wallonie (avec le double avantage qu’en cas d’indépendance de la Flandre, elle constituerait alors une entité viable)?

Vendons aussi PACA à la Floride. Même taux de retraités élevé, même présence de bandes organisées, même culture d’entreprise. Je propose juste de garder le Vaucluse parce que quand même, vendre Châteauneuf, Gigondas et le Luberon aux Ricains, c’est non!

Vendons le Calvados au 12ème arrondissement de Paris. Fiscalement, ce sera avantageux pour les gens du Marais qui ont une villa à Deauville ou Cabourg.

Vendons la Loire Atlantique aux Atlantes, comme ça, on n’aura plus à se poser la question de la Bretagne à 4 ou 5 départements et du chef lieu de région.

Ne gardons que les régions de grands crus. Avec, éventuellement, des corridors de transit pour les assemblages.

Divisons aussi le nombre d’AOC par deux. Inspirons nous du modèle d’Air Parif. Ne seraient utilisables en année paire que les AOC dont les départements ont un numéro pair, et en année impaire que les AOC des départements à numéro impair.

Vive la France, une et fermentescible ! Liberté, égalité, buvabilité.

Hervé Lalau


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Classez, classez, il en restera toujours quelque chose!

Vous n’êtes pas sans savoir (oh que j’aime cette formule qui fait passer celui qui sait pour un expert et le reste du lectorat pour des cruches!), vous n’êtes pas sans savoir, donc, que les Climats Bourguignons et les Villages de Champagne demandent à être classés par l’UNESCO. Comme Lavaux et comme Saint Emilion. Comme les Châteaux du Val de Loire, les Temples d’Angkor, les Pyramides de Gizeh et la Mosquée de Kairouan. J’en passe et des meilleurs, des plus grands, des plus vieux, des plus culturels et des plus mal entretenus.

Ce que vous ignorez peut-être, par contre, c’est que les Pêcheurs de Crevettes à Cheval d’Oost-Duinkerke y figurent déjà, eux, au titre du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Quels que soient mes doutes sur la justification de ce type de classements, et surtout sur l’efficacité de la protection qu’ils apportent aux paysages ou aux traditions classés (voyez Chambord), je ne peux m’empêcher de me dire que le monde du vin et de la gastronomie mérite une plus grande reconnaissance.

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Le précieux macaron du Patrimoine Mondial

Voici donc une liste de propositions dont, j’ose l’espérer, bon nombre aboutiront à un classement rapide:

-Les Primeurs de Bordeaux (au titre de l’Héritage Spéculatif de l’Humanité)

-Robert Parker Jr (au titre de Blogueur d’Avenir de l’Humanité)

-Les Bretts de Bourgogne (au titre de Déviation Sensorielle de l’Humanité)

- David Cobbold (au titre du Biojournalisme)

-Le Gris de Toul (Au titre de Et pourquoi pas le Gris de Toul?)

-L’Étiquette Orange de Veuve Clicquot (au titre du Soutien aux Avocats Nécessiteux)

-L’Anorak Orange de Marc Vanhellemont (au titre de la Lutte Raisonnée contre les Oiseaux Ravageurs)

-Le Communiqué de Presse Vin avec Notes de Dégustations Incorporées (au titre de l’Aide à la Presse Décérébrée)

-Le Pinot Noir de Limoux (au titre du Mémorial des Noces de Cana)

-Le Vin désalcoolisé (au titre de Paradoxe liquide de l’Humanité)

-1855.com (au titre de la Sécurité Routière, pour son système exclusif de Slow Delivery ® )

-Le nom de Champagne hors de Champagne (au titre de la Protection du Cognac et du Pays du Vaud)

-La Moustache de Jim Budd (au titre de Curiosité Pileuse de l’Humanité)

-Le Genouillet de L’Indre (au titre des Cépages Oubliés au fond d’un Tiroir)

-Les Vendanges Tardives Alsaciennes (au titre de Meilleur Remake d’un Concept Allemand)

-Les Tannins Verts dans les Rouges du Sud (au titre de l’Exception Culturelle)

-Le Peigne de Michel Smith (au titre de Produit de Première Nécessité)

-Les Vendanges Précoces Alsaciennes (au titre du Crémant).

-La Cave Coopérative Chroniquement Déficitaire du Midi de la France (au double titre de la Mathématique Quantique et du Capitalisme à Visage Humain)

-Le Rosé Pamplemousse (au titre de l’Extension du Fast Food au Vin)

-La Flatulence Dorée (au titre du Patrimoine Olfactif de l’Humanité)

et pour finir:

-Le Vin dans son ensemble; d’ici, de là et d’ailleurs.

Pour qu’on le mette dans un musée; pour qu’on n’en parle plus; et surtout, qu’on n’en boive plus jamais.

Classez, classez, il en restera toujours quelque chose!

Hervé Lalau


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Angielus

And now for something completely different (and silly)…
Vous avez certainement eu vent du léger différend qui oppose Hubert de Boüard et Isabelle Saporta, l’auteur de Vinobusiness.
Le premier attaque la seconde en diffamation.
En bon chrétien, je rêve de les réconcilier. Et quoi de mieux pour ça qu’une belle chanson?
J’ai imaginé qu’Isabelle la chantait à Hubert. J’ai dû légèrement adapter les paroles pour tenir compte du contexte. J’espère que les Stones ne m’en voudront pas trop.
Ça reste quand même une belle chanson d’amour. Que celui ou celle qui n’a jamais emballé sur ce slow dans les années 70-80 me jette la première bouteille vide.

Ah oui, j’ai aussi légèrement changé le titre. Ca devient Angielus

Pour la musique, voir ICI

rolling-stones-records
Angielus (Jagger-Richards-Lalau)
Angie. An-gie-lus.When will those lawyers disappear?
Angie, An-gie-lus where will it lead us from here?
With no loving in my book and no money from your court
You can’t say we’re satisfied
But Angie, An-gie-lus, you can’t say we never tried
Angie, you’re beautiful, yeah, but ain’t it time we said "good buy"?
Angie, I still love you, remember all those nights we talked?
All the interviews we made seemed to all go up in smoke
Let me whisper in your ear:
Angie, An-gie-lus, where will it lead us from here?
Oh, Angie, don’t you weep, all your nice words still taste sweet
I hate that sadness in your eyes
But Angie, Angie, ain’t it time we settled it?
With no loving in my book and no money from your courts
You can’t say we’re satisfiedBut Angie, I still love you, baby
Everywhere I look I see your wine
There ain’t a Bordeaux that comes close to you
Come on baby, dry your eyes
But Angie, An-gie-lus, ain’t it good to be on sale?
Angie, Angielus, they can’t say we never tried.
Hervé Rolling Stoned Lalau


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A tale of two events: AC Bourgueil occupies Tours/ Quarts de Chaume decision

 

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Vincent Simon@2014 Fête des Vins de Bourgueil – Tours 15th March 2014

Compare and contrast:

For the past 12 years the vignerons of Bourgueil have taken over the centre of Tours during a Saturday in March. This year there were some 50 vignerons presenting their wines with many offering the public an early chance to taste their 2013 red and rosé.

There is no disputing the effectiveness of the communication and promotion of Bourgueil since the appellation declared UDI from Interloire and set out on their own in January 2011. The vignerons of Bourgueil and Guillaume Lapaque, director of the Vins de Bourgueil, have used social and traditional media to get their message across effectively and cheaply.

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Saturday: Jean Germain closest to the camera@the Fête des Vins de Bourgueil

I regularly receive emails with press releases from Bourgueil or alerts through Facebook.

One of the latest wheezes has been the tie up over the hens in the vineyard between Domaine Lamé Delisle Boucard and Vincent Simon, the fine Belgian chef who opened a restaurant in Ingrandes-de-Touraine last year. Although they are not the first to put hens into vineyards, this initiative has produced plenty of activity on social media as well as in local newspapers keeping Bourgueil in the public eye.

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Vineyards of the Quarts de Chaume and the hamlet of Chaume

 The way the news of the very welcome decision by the Conseil d’Etat to uphold the 2011 hierarchisation of the Layon by its rejection on all counts of the Domaine des Baumard’s legal challenge to Quarts de Chaume Grand Cru and Coteaux du Layon Premier Cru Chaume has been treated could hardly be more different. No press release from Interloire or either the Syndicat de Producteurs of the Quarts de Chaume or the Coteaux du Layon Premier Cru Chaume or the INAO.

Complete radio silence!!

Do a Google search on the 12th Fête des Vins de Bourgueil and then one on Quarts de Chaume Conseil d’Etat and see the differing results. Unsurprisingly there are plenty of results for Bourgueil’s annual wine event in Tours and very few for the Conseil d’Etat’s judgment. Indeed most of the Conseil results are pieces I have written with the exception of an article by Patrick Touchais in La Vigne mag.

Perhaps it is just me but I would have thought it was evident which of these two is the most important story – which story could have important implications beyond the two appellations concerned with further Loire grand crus and premier crus in the future. Not forgetting the effective repudiation of cryoselection for appellation wines.

So why the silence?

In his article Touchais quotes Patrice Achard of the Chaume Syndicat: “Nous avons fait beaucoup de juridique ces dernières années. Maintenant, nous allons pouvoir nous lancer dans la promotion de notre appellation. C’est quand même plus dans nos missions… “ Read more at http://www.lavigne-mag.fr/actualites-viticulture-vin/val-de-loire-la-hierarchisation-des-crus-de-l-anjou-validee-85172.html#ogMQSUuxuZ4L1AXx.99

Surely the first and most obvious step to promote their newly confirmed status is for Achard and his Syndicat as well as Interloire is to hail the Conseil d’Etat’s judgment that confirms Coteaux du Layon Chaume as the Loire’s first premier cru and Quarts de Chaume as the first grand cru?

Jim Budd

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A hairy moment@Tours 15.3.14! Jean Jack Martin and Jacky Blot (Domaine de la Butte) and local journalist.


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Some reflections on the Olivier Cousin case

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Olivier Cousin in court with his lawyer, Eric Morain

On Wednesday 5th March Le Tribunal Correctionnel of Angers spent over two and half hours on the Olivier Cousin false labelling case.

In one sense it was a monumental waste of court time. 2802 bottles of vin de table were labelled Anjou Pur Breton along with a number of other labelling infractions including not using the pregnant woman sign and a mention of vin biodynamic some six months before it was permitted on a label.

No one disputes that the wine came from Olivier Cousin’s 4.5 hectares of vines in Martigné-Briand. Nor is there any question that they contained Pur Breton – 100% Cabernet Franc. Although he is accused of tricking consumers by putting Anjou, it is very likely that most purchasers of the Anjou Pur Breton knew precisely what they were buying.

On the other hand the INAO and the Federation Viticole d’Anjou-Saumur cannot afford to lose this case or have Olivier Cousin let off without a fine. This would threaten their monopoly of the use of Anjou and threaten to throw open the new vin de France category where grape variety can be mentioned but not where the wine comes from. Eric Morain, Olivier’s lawyer, said that the word ‘Anjou’ had been ‘stolen’ for the exclusive use of AC wines.

The severely restricted information on vin de France wines runs counter to the trend to give consumers information on foodstuffs from milk to prepared meals. A trend provoked, at least in part, by mad cow disease and more recently by passing off horse meat as beef.

Wine in general lags behind in the amount of information given to the consumer. The decision by UK supermarket company Sainbury’s to put the number of calories in a 125ml glass of wine on their own label wines provoked hysteria in some vinous quarters. As did many years ago the requirement by the US to put whether a wine contains sulphides.

When I spoke to Olivier a couple of days ago he was scathing about Alain Fouquet, the lawyer representing the INAO and the Fédération Viticole d’Anjou-Saumur, and the prosecutor and their failure to recognise that there are now two viticultures – one ‘industrial’ and one paysan – ‘artisanal’.

He was ‘deçu’ by the court procedure. Fouquet was ‘null’. Although I would agree that Alain Fouquet’s court performance was decidedly poor, I can well see why neither Christophe Valissant nor Fouquet would want to accept the ‘two viticultures’ proposition, which would only complicate their brief. They would also regard the rules applying to everyone irrespective of whether they make ‘industrial’ or ‘artisanal’ wine.

Just like ‘natural’ wine, there is no agreed definition, as far as I know, of ‘industrial’ or ‘paysan’ wine. Olivier offered some pointers – the use of insecticides and weed killers, harvesting by machine and the use of chaptalisation. You certainly cannot say that only those producers who chose to sell their wine under the vin de France label are paysan ie makers of ‘true’ wine and all who use sell under AC are ‘industrial. For instance there are plenty of producers of Anjou, who I certainly would not consider for a moment that they make ‘industrial’ wine. For instance all the Anjou and other Loire producers who were present at the Renaissance tasting in Angers could not be termed ‘industrial’ producers.

Olivier was certainly spot on over the lamentable performance of Alain Fouquet, the avocat representing the INAO and the Fédération Viticole de Anjou-Saumur. For someone, who had pleaded on 2nd October 2013 for the case to be delayed, and been given an additional five months to master his brief he appeared remarkably ill informed. Fouquet went on at some length about Cousin exporting to China. In fact he doesn’t export to China but Japan. Olivier had already told the court this and doubtless it was in the papers submitted to the court.

Fouquet also made play of Olivier’s wines being listed by Noma, voted the best restaurant in the world and which had a well publicised bout of food poisoning in 2013 but he placed the restaurant in the United States and not Denmark.

Not surprisingly Alain Fouquet’s performance drew loud guffaws from Olivier’s supporters at the back of the court. For someone defending d’origine controlée geography would appear not to be one of his strongest suits!

“Whatever happens I have won,” Olivier told me.  “This case has raised the issues and highlighted the two types of viticulture we now have.”

He has also won huge amount virtually free publicity around the wine world. Little wonder that the domaine’s best turnover ever was in 2012 a year, incidentally, when there was no mention of Anjou on the labels. If the prosecution gets its way and Cousin is fined 5000€ plus between 10-20 centimes for each wrongly labelled bottle, it will be a bargain for the coverage his case has received – not forgetting the two barrels of wine provided for the picnickers!

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Leaving the court on horseback down the court steps

Scott 35 in mist above Chavignol

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