Les 5 du Vin

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Quand les Côtes du Rhône s’assoient à une table belge

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Une rencontre choc cette semaine entre 2 ou 3 spécialités bruxelloises et quelques Côtes du Rhône au cœur tendre. Et de la tendresse, il en faut pour apprécier à sa juste valeur les excentricités culinaires bruxelloises. Cela se passait aux Brigittines, un restaurant dont le chef, Dirk Myny, s’est taillé une maxi réputation de créateur de spécialités bruxelloises.

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L’atout Rhône

Quel que soit le menu (belge) on trouve toujours un flacon de Côtes du Rhône qui sait l’accompagner de l’entrée au dessert. La richesse bachique de la Vallée y pourvoie avec facilité, allant du blanc sec au rouge capiteux, en passant par la fraîcheur des rosés, le croquant des rouges friands. Je n’oublie pas les blancs, mais ceux-ci n’étaient pas prévus cette fois-ci.

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Au menu du jour, la Terrine d’oreille de porc, cuite au court-bouillon comme les bulots qui découpés finement apportent du moelleux à l’anguleux agencement. Une recette qui nous rappelle les moments passés devant la charrette du marchand de caricoles, marchande de caricolesles odeurs fumantes du charcutier du coin, l’envie d’y marier quelques vins du Rhône. Terre-mer appelle la fraîcheur d’un rosé qui évoque les embruns, le fruit épicé d’un Cru.

Tavel joue son va-tout, c’est le domaine Lafond qui s’y colle.

 

Roc Épine 2012  Tavel Domaine Lafond

Contrairement à la tendance générale qui est à l’éclaircissement des tons, les Tavel gardent jusqu’ici la robe bien prononcée. Le Roc-Epine n’y déroge pas et arbore un coloris éclatant aux teintes saumon carmin bien appuyés. Le fruit éclate au nez, groseille, framboise et fraise, quelques grains de poivre et une feuille de menthe viennent le chatouiller, puis se révèle l’intérieur trituré d’une grenade qui explose à retardement à nous éclabousser.

La bouche grasse et gourmande apparaît comme une sphère pointue… c à d un volume, une amplitude, un charnu qui s’effile à une « extrémité » comme poussé, avivé par la fraîcheur. Le fruité n’en est que plus démonstratif, il mélange baies et agrumes, rafraîchit encore par les épices, cumin, graine de coriandre. La fin de bouche garde longtemps le goût du fruit. 

Et fait la nique au cochon qui n’en croit pas ses oreilles, grogne un coup et se laisse emporter, dernier élan… définitif cette fois au fond de l’estomac.

 

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Côté rosé

Rosé d’assemblage qui se compose des cépages suivant : 60% de Grenache, 10% de Cinsault et 10% de Syrah, 5% de Carignan et les 15% restant se partagent entre Clairete, Picpoul, Bourboulenc et Mourvère. En culture biologique.

Sol : calcaire, sable et galets roulés, cailloutis calcaire et argile rouge.

La vendange est égrappée à 100%, macération de 5 à 8 h, presurage, suivi de la fermentation à basse température. Élevage en cuve.

www.roc-epine.com

 

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Comme un torero, après les oreilles, la queue… 

 

Le consommé de bœuf fait sa joyeuse entrée et vient de ses effluves parfumés titiller les rouges délicats qui le regardent avec envie.

Mais ne dit-on pas que liquide et liquide ne s’accoquinent pas, que soupe, potage et autre consommé, se boivent sans qu’il leur est nécessaire d’ajouter quelconque breuvage.

Mais nous, ne sommes-nous pas là pour tenter le coup ?

Les Champauvins 2011 Côtes du Rhône Domaine Grand Veneur

Grenat sanguin, il apparaît comme un véritable vin de soif, de très belles soifs ! Celles des fins d’après-midi, quand,  à l’heure de l’apéritif, on opte pour le fruité et le croquant d’un rouge joyeux.

Suave au nez, il ne déçoit pas la bouche, du croquant encore et encore du croquant, avec du poivre et un goût de garrigue qui lui donne un …regain de caractère. On peut être de soif et avoir du répondant, de la longueur, une structure qui s’ancre dans le minéral, des tanins bien présents, un alcool bien équilibré. Bref, il est conçu pour assouvir notre quête de jouissance.

 

Et aujourd’hui notre plaisir tire sa satisfaction du mélange des saveurs animales et fruitées, chaud froid particulier qui nous scotche par sa fraîcheur bouillante. Un mariage dynamique.

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Le vin

Assemblage de 70% de Grenache, 20% de Syrah et 10% de Mourvèdre.

En conduite biologique.

Sol : argile à cailloux.

Vendanges manuelles et grappes triées à la parcelle. La vendange est acheminée rapidement à la cave où les raisins sont réceptionnés par gravité pour être conservés intacts avant d’être éraflés, foulés légèrement, au besoin refroidi et mis en cuve où ils fermentent.

Élevage à 80% en cuve béton et 20% en barrique de 3 ans.

www.vignobles-alain-jaume.com

 

 

 

Place à ce qui aurait pu être un clash

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Le Zenne pot argue d’une cuisine fusion, Belgique carrefour des populations, influences et traditions, cette «choucroute bruxelloise» au chou craquant paré de boudin, de saucisses sèches, cuite à la gueuze Cantillon, fait par un détour culinaire se rencontrer vins et bière certes particulière. De cette dernière ne reste que légers parfums et acidité qui trouvent leur équilibre grâce à l’onctuosité d’un Beaumes de Venise, … les viandes adhérant au choix du chou…

 

Domaine des Bernardins 2011 Beaumes de Venise  

Améthyste aux reflets carminés. Son nez est une explosion de fruits noirs, myrtille, cassis, grosse cerise et fraise pareille, sombres et juteuses, puis quelques rouges, framboise et groseille, pour enfin s’élever sur le floral d’une fleur de mimosa. La bouche offre une telle suavité qu’elle en paraît sucrée. Bien sec pourtant, le vin offre autant de fruits que le nez. C’est son onctuosité qui nous flatte les papilles, son charnu, son éclat. Puis aussi la tension équilibre toute velléité capiteuse ou doucereuse, fraîcheur croquante qui a le goût du fruit, la saveur de sa sève, le truculent de son jus. Des parfums de garrigue arrivent sur la fin. Ils désaltèrent la bouche, lui donnent l’envie d’y revenir, d’accompagner de gorgée en gorgée le plat qui fume sur la table. Un régal avec cette choucroute bizarre, à la fois acidulé par le chou et douce par le boudin, viandeuse par la saucisse, avec un rien de fumé, un soupçon de sel, mais rien qui n’empêche un accord original, rafraîchissant et tonifiant pour les papilles qui en restent coites de bonheur. Il fallait oser, c’est fait !

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Le Cru

Assemblage : 65% de Grenache et 35% de Syrah.

Culture raisonnée (sans herbicide).

Sol : calcaire tendre et grès.

Récolte manuelle avec tri à la parcelle. Cuvaison de 2 semaines avec remontages réguliers.

Élevage de 1 an en cuve inox.

www.domaine-des-bernardins.com

 

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Après, ce fut le tour de la viande, Pièce de bœuf épaisse et juteuse, certes plus internationale, mais tellement en phase… appel de l’hémoglobine pour quelques vins aux tanins affirmés. L’union semble parfaite, elle l’est. Les jus s’associent, tressent leurs arômes, les ponctuent d’épices.

Et les frites dans tout ça ?

Aucun souci, Côtes, Villages et Crus adorent les prendre entre deux doigts et les savourer à loisir.

 

On gardera ces joyeux compères pour le dessert, s’il en reste, ils seront les bienvenus, carrés de chocolat, fins comme papier, amers comme il se doit, parfumés d’herbes, de condiments, de fruits secs, rappellent les senteurs de garrigue, le soufflé frais du Mistral, la douceur des fruits.

 

Un café et on s’en va, tout est bu.

 

 

PS quant à l’ettekeis (le fromage de Bruxelles), cher à Jacques B., http://www.berthomeau.com/article-j-accuse-les-sieurs-lalau-vanhellemont-charlier-d-esquiver-le-vrai-combat-du-sadomasochisme-culinair-117905288.html  il n’y en a plus dans sa forme originelle, ni pmg, ni psg, mais on en reparlera, le temps que je me procure la nouvelle mouture élaborée aujourd’hui par Herve Société, histoire de voir si ce fameux fromage qui doit être le seul qui goûte comme il sent, reste encore un élément de divorse.

 

Ciao

Copie de cochon_ 

Marc

 


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Buvons du rosé !!!

Et cela malgré le temps pourri.

Rosa_Laura_Ford_2Roses anciennes qui offrent presque toutes les nuances des rosés

Le rosé apporte le soleil sur la table. C’est le plus vieux vin du monde !

En effet, l’histoire nous apprend que les techniques anciennes de vinification des cépages rouges tendent à démontrer que le premier vin connu était rosé. Alors arrêtez de nous faire ch… avec l’argument, le rosé, c’est pas du vin.

Comme toute production, il y a du bon, du moins bon, du très moyen et du franchement pas bon pour rester poli. Et n’oublions pas que si les méthodes propres à l’élaboration du rosé peuvent sembler simples au premier abord, elles s’avèrent des plus délicates à maîtriser et parmi les plus difficiles à réussir.

Jadis, la couleur n’intervenait pas autant dans les standards de qualité, ni dans la définition d’un vin. Aujourd’hui, elle devient l’argument de vente qui doit se plier à une image commerciale bien définie par les tendances du marché. Ce qui implique chez une majorité de vinificateurs une obsession de la couleur parfois au détriment de la substance.

Beaucoup oublient qu’il s’agit d’un vin !

Qui certes peut être léger come une brise printanière, croquant comme un fruit au soleil, lumineux comme un ciel d’été.

Que l’on boit avec bonheur et simplicité. Mais qui ne doit jamais, au grand jamais, trahir sa terre.

Heureusement, il reste des rosés qui portent haut et sans fausse prétention la noblesse de leur terroir. De ces bouteilles qui peuvent voyager jusqu’aux tables nordiques. Se dresser, fières de leurs parfums, sur une nappe de lin. Et s’épandre, généreuses, même après quelques années, dans des verres de cristal pour un repas de gastronomes. Comme l’a démontré Château Simone…

Des rosés que l’on boira encore à l’automne sur les fruits confits mariés aux saveurs de chasse, que l’on sirotera en hiver en songeant à l’été, complexe, sur des viandes en sauce, que l’on respirera au printemps retrouvé, mariés à quelques asperges qui se féliciteront des arômes terriens, les rosés autant fait le tour de l’année.

 Rosa

 

 

Voici pour vous choyer, quelques rosés choisis pour le plaisir qu’ils donnent. Ici, pas de transport amylique, encore moins de thiols, dernière reflet d’une tendance au goût de pamplemousse.

 

Commençons par un coup à boire

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Vin de Pays de la Méditerranée Grêle 2012 Château de Roquefort

Stop ! Trop bon ! Un rosé qui se descend sans y réfléchir, un coup à boire avec les copains, un rosé à avoir toujours sous la main. Et pourtant, dedans, seulement 15 kg de raisins du Château du volume total produit. Le reste vient de 35 domaines. Pourquoi ? La grêle. C’est le résultat de 7 minutes de grêle dévastatrice qui a enclenché une solidarité rarement vue. Du moût, des raisins, une parcelle, des bords de la Méditerranée au nord du Rhône, chacun des vignerons solidaires ont contribué selon leur cœur à cette cuvée non reproductible… mise en bouteille grâce à une dérogation exceptionnelle…

Le résultat ?

Une robe claire comme une nacre irisée, le nez frais comme une brise marine, la bouche gourmande et sensuelle comme… je vous laisse fantasmer.

Le minéral cristallin structure le vin, architecture élégante qui reçoit fruits, fleurs et épices, s’habille d’une texture onctueuse, se rafraîchit d’agrumes, se colore en final de senteurs orientales, difficile de ne pas finir la bouteille…

S’il y en avait plus, ce serait sans conteste le rosé de l’été.

www.deroquefort.com

 

 Ostal Cazes Rosé - bouteille

Pays d’Oc L’Ostal Cazes Rosé 2012

Lychee très pâle si on peut l’être plus, le nez très floral se parfume de rose avec une pointe de jasmin, de senteurs délicates de cannelle. L’élégante de la bouche nous ravit, on ne s’y attend pas, tellement sa transparence nous interpelle. Des arômes de réglisse, de pêche blanche et d’écorce de citron vert la colorent avec subtilité, mais tout est ici subtilité, comme le bel équilibre entre la vivacité, l’onctuosité de la texture et le croquant du fruit.

 

Assemblage : 50 % syrah, 50 % grenache

www.lostalcazes.fr

Fontcreuse Rosé - bouteille 

Cassis Cuvée F 2012 Château de Fontcreuse

Abricot lumineux, il emplit le verre de ses feux. Comme la robe, l’abricot parfume le nez, se mâtine d’un brin de romarin, se fait subtil sur les embruns. La fraîcheur en bouche n’a rien d’agressif, elle s’est installée entre épices et fruits qu’elle aide à sur les papilles se distiller. Élégance des agrumes à peine suggérés, mandarine, kumquat, en zeste et jus qui mêlent douceur et amertume.  

 

Assemblage de Cinsault et Grenache

www.fontcreuse.com

 Beaujolais 3 salons (13)

Beaujolais Le Milh’Rosé 2011 Domaine de Milhomme

Sa jolie couleur framboise est des plus engageantes, d’autant plus que la baie parfume le nez et ravirait le plus difficiles des Schtroumpfs. En bouche, la fraîcheur naît comme par miracle et offre des sensations épicées qui viennent souligner la saveur du fruit. Un léger grain tannique renforce la structure.

 

Saignée de Gamay plantés à 10.000 pieds/ha

www.milhomme.com

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Faugères Conviction 2012 Château Chenaie

Abricot rosé, le voilà tout parfumé de groseilles rouges fraîchement cueillies. Leur jus coule en bouche, élégant, mêlé de rose et de poivre, de thé vert et de fleurs d’églantier. Puis un trait de réglisse apporte un contraste inattendu au décor fruité, souligne la chair d’un melon, étire d’un jet de muscade l’exotique papaye, tapisse de saveurs citronnées les papilles extasiées.

chateauchenaie@orange.fr

 

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Costières de Nîmes Élégance 2012 Château Beaubois

Saumon pâle au nez qui rappelle les écorces d’agrumes sans verser dans le tendancieux pamplemousse… Ce sont kumquat et mandarine qui dominent les senteurs nasales, complétées par un soupçon de réglisse et de cardamome. La bouche fraîche sans être vive érige un décor fait de fruits et d’épices, ornement à la fois délicat et gourmand qui se déploie sur une assise minérale. Une note incroyablement suave de melon s’offre en finale.

 

Rosé de pressurage direct qui assemble 60% de Syrah, 20% de Grenache et Cinsault, élevé 2 mois sur lies fines

www.chateau-beaubois.com

Millésime Languedoc 2013 027 

Saint-Chinian la Demande en Mariage 2012 Domaine Pech Ménel

Pâle comme un pétale de rose, voire comme une cuisse de nymphe émue, il offre un nez délicat de rose blanche et de mimosa poudrés de poivre. La bouche subtile s’allonge en petites notes fruitées, baies rouges et chairs blanches parfumées de curcuma. Longueur gracieuse sur la fleur et l’épice.

 

Pressurage direct de Syrah et Grenache à parts égales et égrappés

www.pech-menel.com

Millésime Languedoc 2013 028 

Saint-Chinian Petit Bonheur 2012 Domaine Marion Pla

Le rose pâle se nuance d’une pointe de violet, le nez lui se mâtine de gelée aux couleurs chatoyantes, groseille, framboise et mûre. La bouche change la donne par un acidulé qui réclame le citron vert à grand cri qui ameute les papilles ravies de tant de contrastes. Pour assagir la dynamique une potion de verveine vient colorer baies et agrume. Mais ce n’est pas fini, voilà qu’un grain de grenade déboule en final…

 

Pressurage directe de 45% de Cinsault, 35% de Syrah et 20% de Grenache

www.marionpla.fr

Millésime Languedoc 2013 006 

Languedoc Prestige 2012 Domaine Puech-Haut

Un rosé très pâle, presque blanc, le nez floral et minéral évoque l’iode et les boutons de rose avec quelques accents poivrés. Recherchée, la bouche propose juste ce qu’il faut pour que l’on remarque l’élégance raffinée d’un fruit épuré. La longueur, elle, préfère nous parler de fleur.

 

Rosé de pressurage direct de 60% de Grenache et 40% de Cinsault 

www.puech-haut.com

 

 

 Millésime Languedoc 2013 007

Languedoc Qu’es Aquo 2012 Mas Cal Demoura

Saumon prononcé, il épice son nez de poivre et de curcuma avant de savourer une tisane d’herbes de garrigue, de quoi aviver les papilles qui gourmandes savourent le fruit jusqu’ici attendu. Melon, fraise et groseille font un trio doux acidulé qui apporte un tonus inattendu qui se coule dans la texture onctueuse d’une mangue. La longueur nous apporte une dernière surprise, le fumé délicat d’une branche de cade.

 

Pressurage direct des 50% de Grenache et saignée des 33% de Cinsault complétés de Mourvèdre et de Syrah

www.caldemoura.com

Millésime Languedoc 2013 011 

Pic Saint Loup ‘’Abracadabra’’ 2012 Domaine Chemin des Rêves

Lumineux comme un abricot couvert de rosée, parfumé comme une assiette de sorbets, savoureux comme le jus de mille baies, le voilà dans le verre tout croquant n’attenant qu’une chose, nous faire plaisir par ses fragrances de melon, de pêche jaune, d’amande, de cerise confite, de gelée d’orange. De plus, sa texture onctueuse, sa très légère douceur, le rendent irrésistible.

 

Rosé de saignée à l’assemblage fait de Mourvèdre, Syrah et Grenache

www.chemin-des-reves.com

 

 

Voilà de quoi passer une bonne partie de l’été, si d’aventure il lui sied d’un peu de chaleur nous inonder.

 

 

 

Ciao

 

Marc


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A tale of two wine fairs

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Truman Brewery, Brick Lane

This time next week the 2013 edition of the RAW wine fair will have opened and closed its doors in the Old Truman Brewery in Brick Lane, while the 2013 London International Wine Fair will be into the second of its three day stretch at the Excel Exhibition Centre.

The long established London International Wine Fair will doubtless attract more visitors than the two day RAW as it is a much bigger affair. It is equally likely, however, that it will be RAW, organised by Isabelle Legeron MW, which will be the more exciting and get most coverage, especially through the social media.

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Isabelle Legeron MW

RAW is one of two natural wines held in London. The other – the Real Wine Fair – was wisely held this year in mid-March as last year the two fairs decided to go head to head in mid-May. The Real Wine Fair attracted plenty of interest this year and I see no reason why RAW should do for as well. It doesn’t appear to matter that there is no accepted definition of natural wine nor that while there are some wonderful natural wine producers, there are some obviously faulty wines. Overall sales of natural wines are tiny but they appeal to a very visible niche group of wine lovers. With an emphasis on less technological wines they appeal to the spirit of the age. An appeal that may well have been strengthened by the recent horse meat scandal. These wine lovers want wines that have been messed about as little as possible. The opposite of what the late Joe Dressner called spoofulated wines. Obviously there’s no place in RAW for Florent Baumard’s cryoextracted Quarts de Chaume!

By contrast the London International Wine Trade Fair, once one of the world’s leading vinous annual meeting places, is in decline. Bookings this year are down by 25%. London’s fair has now been completely eclipsed by Dusseldorf’s Prowein, which is held towards the end of March. The 2013 edition of Prowein attracted 4783 exhibitors from 48 countries and over 44,000 visitors. How long before Prowein overtakes Vinexpo’s visitor numbers. Among the visitors were many buyers from the UK who find the timing of Prowein to be much better than London’s mid-May. Not to mention there being many more producers in Dusseldorf from whom to choose.

The problems of London’s fair also reflect the decline in the importance of the UK once the world’s most dynamic and innovative market. The UK has become very price conscious and more conservative than it used to be.

The decline of the London fair has got to the stage where it is having to be relaunched and rebranded. The 2013 edition will be the last to be held at the Excel Exhibition Centre in East London. Excel has been criticised for being soulless and having poor transport links. For the 2014 edition ‘International’ has been dropped from the show’s title and it will move back to its previous venue – Olympia. There will also be a ban on large, flashy stands with the emphasis on the domestic market rather than attempting to attract international visitors.

Whether moving back to Olympia will prove to be a success will be interesting to see. There has been a push for the fair to return to Olympia but there were good reasons why it moved away to Excel. It’s transport links are not great. Access for the exhibitors getting wine and other material into the centre and the traffic in that part of West London is often very heavy. Furthermore unless there have been changes at Olympia the glass roof makes tasting reds on hot day, especially by the afternoon virtually impossible.

I am looking forward to RAW fair with keen anticipation, while will go to the final edition of the London International Wine Fair because of the talk on grapes varieties by Dr José Vouillamoz before heading off to the second day of RAW.  

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Dr José

 

 

 

Jim@Blois


Un commentaire

J’ai bien aimé ce Jaén…

Jaén sonne comme joyau. C’est la Reine du Dão, comme disent les Portugais, qui parlent de casta (cépage) au féminin.

En Français, on dira plutôt le roi. 

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Un roi bien entouré qui se retrouve rarement seul dans la bouteille. Un roi généreux porteur d’élégance et de richesse fruitée. Un roi aussi qui sans sa cour fait son effet, habillé de rouge profond, un bouquet délicat en guise de sceptre, d’une acidité faible compensée par le minéral cristallin des gemmes ciselés, la parole à la fois suave et intense qui facilement vous charme.

Le cépage

Il est très répandu dans la région du Dão où il serait apparu vers la moitié du 14es, apporté par les pèlerins venus de Saint-Jacques de Compostelle. Puis il aurait presque disparu, laissant quelques traces suffisantes pour se faire enregistrer comme cépage survivant au milieu du 19es. Pour revenir en force au premier quart du 20es et servir, à l’image du Carignan ou de l’Aramon, de cépage post-phylloxérique hyper productif. 

Depuis, l’esprit productiviste s’est fortement calmé, le Jaen a retrouvé ses esprits et comble aujourd’hui ses partenaires d’assemblage.

La route de St Jacques…

On apparente le Jaén à la Mencìa, un cépage qu’on trouve à Bierzo, à l’extrême ouest de la province de Léon en Castille. Mais aussi sur le chemin qui mène de St Jacques au Dão, en Galice où il s’appelle Loureiro tinto. La vigne a toujours été voyageuse… (ndlr: rappelons que Jaén est le nom d’une ville et d’une province d’Espagne, au Nord de l’Andalousie. Elle est aujourd’hui plus connue pour l’olive que pour la vigne).

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La plante

Cépage vigoureux, il faut le tailler court, d’autant plus que le Jaén est sensible au vent (port érigé).

Son débourrement est précoce et sa maturité arrive en 2ème époque.

Il craint le mildiou, l’oïdium, l’excoriose et la pourriture grise.

Ses grappes moyennes, coniques et ailées, aux grains compacts s’attachent aux rameaux par un pédoncule robuste souvent lignifié dans sa partie supérieure. Ses baies de taille moyennes adoptent une forme ovoïde et arborent une peau épaisse noir bleuté grisées de pruine.

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Un Jaén 100%: Quinta de Lemos Dão 2007

La robe sombre offre encore des reflets violacés, témoins d’une jeunesse gardée qui se retrouve au nez. Les marmelades de fruits rouges et noirs étonnent par l’intensité de leurs parfums, on croirait avoir les baies sous le nez. Quelques épices apportent le signe d’une évolution sous-jacente, un peu de curcuma et de muscade pour nous dire que les années ont malgré tout passées, sans beaucoup d’effets certes sur ce boute-en-train. Adolescente, la bouche suit le même profil. Esprit de jouvence qui offre à la fois sa texture suave de fruit bien mûr et le ressort minéral au léger amer à l’appréciation des papilles qui n’en reviennent pas. Pourtant ici l’acidité n’est guère développée, le grain tannique sage, le bois intégré, l’alcool modéré, le truc, c’est peut-être l’équilibre gracieux de la structure, l’accroche minérale, la densité juste. Quel charmeur, ce Jaén!

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Quinta de Lemos, le domaine aux quatre lunes

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C’est ce que représente le blason que l’on retrouve sur les étiquettes. Quadruple symbole de la rose par la famille aux quatre coins explorée, des quatre montagnes qui entourent la Quinta, des quatre cépages principaux utilisés dans les cuvées et enfin des quatre valeurs familiales: l’humanité, la simplicité, la vision et le partage.

La Quinta est située à Silgueiros, au nord de Viseu. Elle compte 23 ha de vignes et 8 ha d’oliviers entourés de bois. Les parcelles légèrement incurvées offrent au vignoble leur sol sableux de décomposition granitique perché à une altitude comprise entre 300 et 400 mètres.  

 

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http://quintadelemos.com

 

Marc Vanhellemont


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En voiture pour un rosé d’exception… Château Simone

Le rosé de Château Simone, c’est top !

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Certes connu pour son superbe blanc, on oublie parfois son rosé.

Qui ne l’a jamais dégusté se voit amputer d’une occasion de savourer un vin singulier.

Mais où est-ce et qui est-ce pour qui ne sait pas.

Contigüe à la ville d’Aix-en-Provence, l’AOP Palette jouit d’une réputation de cru exceptionnel intimement lié à celle du Château Simone, Grand Cru provençal…

 

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Les Hauts de Meyreuil, le Château Simone

Un chemin de poussière blanche serpente à flanc de colline entre pins et feuillus. À l’angle d’un virage, le regard s’arrête pour contempler la Sainte-Victoire qui luit au loin de soleil. Elle semble proche à nous prendre contre elle. Un instant suffit à nous élever le cœur, à nous apaiser l’esprit impatient. Au bout du sentier là-haut perché attend le maître des lieux. René Rougier semble monter la garde devant l’ancienne bastide des Grands Carmes d’Aix.

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Que serait Palette sans Simone ?

Du haut de la terrasse à l’italienne se contemplent les vieilles vignes. Sagement rangées, elles regardent depuis leur gradin calcaire l’Arc qui coule à leur pied. L’homme qui les aime raconte l’appellation, l’histoire du domaine, avec le calme de ses mains épaisses usées par le travail. «Palette doit son existence au Château Simone. Mon père désirait que notre vignoble devienne l’AOC Château Simone et introduisit à l’INAO un dossier dans ce sens. Les instances nous ont en partie exaucés, élargissant l’appellation à la même zone géologique que nous. Elle fut accordée en 1948» explique Réné Rougier.

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Sous les marronniers

À l’ombre des frondaisons, le site se comprend aisément. Exposées plein nord, les vignes s’ancrent en cirque dans l’éboulis calcaire. Pins et rocs alentours forment un écrin protecteur face au nordique Mistral. L’ouest s’ouvre à la brise marine venue de l’étang de Berre qui apporte chaleur et humidité toutefois régulées par la couverture forestière. Un mécanisme naturel qui garantit un bon équilibre sucre acidité dans le raisin et se retrouve dans le vin.

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Sous l’ancienne bastide

Après la halte panoramique, le chemin reprend. Cette fois, il creuse son sillon dans la roche, sombre dédale initiatique qui mène à la cave de vinification où s’écoutent les explications de notre guide. Barriques et foudres nous regardent passer amusés de notre émoi. Les boyaux étroits creusés par les Carmes au 16es nous entraînent jusqu’au cœur endormi du Château Simone. L’ancien et le moderne s’y côtoient. Deux pressoirs, rouges comme des camions de pompier, vieux comme Mathusalem, mais réglés comme des montres suisses, se chuchotent des histoires de vendanges en regardant l’inox rutilant du pressoir d’en face. Ici, quand septembre bat son plein, tant les jumeaux d’antan que le contemporain, obéissent au doigt et l’œil au maître de céans qui de son terroir veut tirer le meilleur parti.

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Le terroir

Le calcaire semble propice aux blancs… le vignoble de 17 ha se répartit entre les deux couleurs. Une majorité de Clairette blanche et rose accompagnées d’un peu de Bourboulenc, d’Ugni, de Grenache, de Muscat et de Picardan pour les deux blancs produits dont Château Simone apparaît comme l’un des plus grand blanc de Provence.

Grenache noir, Cinsault, Mourvèdre composent à 80% les deux rouges, le solde se décline en cépages rares et moins introuvables : Castet, Manosquin, Durif, Brun Fourca, Aramon, Syrah, Carignan.

Blancs et rouges se partagent à parts égales 94% du volume total produit, reste à peine 6% pour le rosé… mais quel rosé !

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Château Simone rosé 2010

Millésime Languedoc 2013 038Déjà le millésime nous surprend. Alors que sortent en ce début de printemps les 2012, ce Palette semble extravagant ! Puis la couleur… foncée, elle contraste avec la tendance provençale du rosé ultra pâle. Le nez et la bouche confirment la bizarrerie. Dans un verre noir, il serait très difficile d’imaginer sa jolie teinte corail. Quand on rapproche le verre, les épices explosent au nez, curcuma, Cayenne et cardamome, elles relèvent les pâtes de fruits rouges, oranges et jaunes, se mélangent à la gelée de coing, teinte la subtilité gourmande des confitures d’églantine et de mandarine. Onctuosité à la fraîcheur acidulée d’un zeste de citron vert, renforcée du bitter délicat d’un éclat de kumquat, le vin s’installe en bouche et fait, dans l’instant, grande impression. Tout est volume et ampleur, mais toujours avec retenue et délicatesse. Il est comme une soie fraîche, encore un peu sauvage qui accroche son très léger grain tannique à l’angle du palais. Il est comme un dessert aérien et pourtant sur la langue bien présent. Il se donne simplement avec le cœur, avec cette générosité pudique, témoin d’une éducation raffinée. Elle décuple sans conteste notre gourmandise, mais comme lui, avec retenue. Certes pour en jouir plus longuement.

 

Ce rosé de presse, issu de vendanges manuelles, incorpore environ 30% de saignée. Il assemble 45% de Grenache, 30% de Mourvèdre, 5% de Cinsault et 20% de cépages secondaires (Syrah, Castet, Manosquin, Carignan, Muscat Noir et Blanc). L’élevage se fait sur lies fines en petits foudres.

 

Un dernier atout particulier

Ce rosé de très grande classe réagit très agréablement au vieillissement. On peut l’apprécier après quelques années. Dix ou quinze printemps ne l’effraient pas, il devient alors plus cuivré, au nez de sous-bois, de feuilles mortes qui trempent dans le moka, café légèrement lacté qui avec l’abricot fait comme un clafouti nappé d’un léger caramel. Cannelle, cumin et cardamome en finale.

 

Le Château Simone était le vin préféré de Churchill, qui affirmait malicieusement : «Je ne suis pas difficile, je me contente du meilleur».

 

Ciao

 

 

Marc???????????????????????????????

 

 

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