Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Vendre son vin : une idée qu’elle est point com

Même si l’on ressent quelques légers soubresauts, la crise est là, tenace. Il faut trouver des idées pour s’en sortir.

J’en ai parlé avec des vignerons avant d’aller me noyer dans les travées de Vinisud. Le même soir, en ouvrant mon portable, je suis tombé sur une invitation lancée par un ami à propos d’une chanteuse de jazz, Mina Agossi, une artiste que j’aime beaucoup, invitation que je vous invite à découvrir ici.

Cela m’a donné l’idée d’un texte, que dis-je d’une supplique, que je pourrais bien lancer sur un site participatif afin de renouer avec le confort d’un compte en banque bien garni. Tout en vendant du vin sur la toile. Je précise que cette idée est libre de droit. Cela commence par ce courriel.

Chères amies, chers amis, chers donateurs, 

Vous connaissez la réputation de notre Château Les 5 du Vin. Tel un preux navire qui affronte les tempêtes, nous élevons dans nos chais l’un des plus beaux millésimes jamais engrangés dans le Sud de notre chère et douce France.

 2013 a d’abord été vendangé avec amour. Par la suite nous nous sommes penchés sur son berceau lui apportant nos plus grands soins. C’est un prince de la nature, un vin qui se gardera longtemps dans votre cave mais que vous pouvez d’ores et déjà apprécier sur les mets les plus raffinés. David Cobbold dit de lui « It’s a wine blog buster ! ». Jim Budd n’a pas hésité à enchaîner : « 2013 by les 5 is a true killer ! ». Hervé Lalau a enfourché les grands chevaux : « J’ai médaillé les plus grands vins de la terre, mais celui-là dépasse l’entendement : il mérite un trône ! ». Marc Vanhellemont y est allé d’un « Jamais de ma vie je n’ai pris un tel pied ! ».

Quant au signataire de ce message, il s’est exclamé après avoir vidé son verre de 2013 : « Appelez vite le SAMU, ce pinard c’est de la bombe ! ».

Que dire de plus après tant d’éloges de la part des plus grands journalistes de la blogosphère vineuse ? Pour vous et pour vous seulement, nous offrons une offre exclusive. Une offre unique adaptée à votre budget. En allant sur soutenirlacause/châteaules5 pour nous soutenir grâce à vos dons, vous ferez non seulement un acte civique en évitant que ce vin ne devienne la proie de gros investisseurs multi millionnaires venus de Chine, du Nigéria, d’Inde et de Russie, mais vous contribuerez en plus à une bonne action en nous aidant à la préparation du prochain millésime qui, lui aussi, s’annonce grandiose.

Voici cette offre exclusive que vous pouvez d’ores et déjà partager sur les principaux réseaux sociaux afin de mieux soutenir le vin le plus adulé de la planète. Vos dons permettront l’élévation d’un chai audacieux conçu par l’architecte Jean Lancien sous les conseils avisés de notre bon maître, j’ai nommé Hervé Lalau. Marc y exposera en été ses œuvres photographiques vendues à son seul profit, tandis que Jim exposera les siennes durant la campagne des primeurs. David, qui ne craint rien, dessinera une piste de trial autour du bâtiment, ainsi qu’un parcours de course à pieds qui, sur 50 km, permettra de découvrir les plantations de Carignan décidées par Michel en replacement de l’obsolète Merlot. Et si l’on en croit les grands critiques de la planète, Bob Bic et Michel Butane, vos dons seront bien utilisés : « Cela vaut la peine de s’impliquer », insiste l’un. « Ne rien faire serait criminel ! », clame l’autre.

-Pour un don de 5 euros de soutien, nous vous adresserons l’étiquette « collector » de notre prochain millésime Château Les5duVin 2013, une étiquette numérotée tirée d’une aquarelle de David et que les collectionneurs s’arrachent déjà !

-Pour 10 euros, vous recevrez la même étiquette dédicacée par nous tous : Jim, Marc, Hervé, David et Michel.

-Pour 20 euros vous recevrez un flacon de notre millésime 2013 dès sa mise en bouteilles cet été.

-Pour 30 euros, vous recevrez le même flacon dédicacé par nos valeureux Cinq.

-Pour 50 euros, vous recevrez un pack de 3 bouteilles de millésime 2013.

-Pour 100 euros notre transporteur vous livrera un carton de 6 bouteilles du légendaire millésime 2013.

-Pour 250 euros, vous recevrez un carton de 6 bouteilles dédicacées de 2013, plus un carton panaché de 6 bouteilles composé de nos derniers millésimes : 2011, 2012, 2013.

-Pour 500 euros, vous serez invités à vendanger le millésime 2014 qui s’annonce sous les meilleurs auspices, vendange qui sera suivie d’un déjeuner vigneron en notre compagnie. Pour vous remercier, vous repartirez avec deux cartons de 2013 dédicacés.

-Pour 1000 euros et plus, vous serez invités vous et votre ami (e) au dîner de pré-vendanges, puis au grand déjeuner des vendanges. Enfin, vous bénéficierez d’une nuit d’hôtel pour deux et repartirez avec deux cartons dédicacés de 2013.

Qu’en dîtes vous ?

Michel


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Bordeaux UK – the UK version of the 1855 story?

The Paris offices of 1855.com

This is certainly an intriguing and interesting question which was posed on Google Plus by Régis Chaigne, a Bordeaux vigneron based in St Laurent du Bois.

Régis’ question was prompted by my post last Friday on investdrinks that reported the ban on Ian Vanderhook from being a UK  company director for nine years. Vanderhook was the managing director of wine investment company – Bordeaux UK which ‘collapsed’ in November 2011 with debts of more than £10 million. At the time there was only £1.7 million worth of wine available.

According to the UK Insolvency Service, Bordeaux UK Ltd took over £23 million (27.16 m€) from investors between October 2008 and October 2011. However, only £4.6 million (5.44 €m) was used to buy wine. Of the remaining £19 million (22.45 €m) at least £2 million (2.36 €million) was trousered by Vanderhook, while £13 million is unaccounted for because of the lack of financial records. One has to wonder how far this was a deliberate policy to disguise what happened to the money and how far this was down to sheer incompetence.

I was at the creditors’ meeting for the appointment of the liquidator in November 2011. Vanderhook, a former lift engineer, was present. It was clear that despite apparently running a wine investment company for over nine years his knowledge of the fine wine market was limited. It would seem quite probable that he was a front man for someone else who may well have benefitted from some of the unaccounted £13 million.

Bordeaux UK started to operate back in 2002 soon after James Hewitt Associates Ltd, another wine investment company, was closed down in the public interest by the High Court in London. In turn James Hewitt Associates started to operate soon after Liquid Acquisitions Ltd, yet another wine investment company, was also closed in the public interest. Both James Hewitt Associates and Liquid Acquisitions were controlled by Andrew Dunne, formerly of the Bromley area in South London and now residing in Northern Cyprus.

At the creditors’ meeting Vanderhook was asked about whether Dunne was involved in Bordeaux UK. Vanderhook said that Dunne gave some occasional staff training. Given the past history it seems a very reasonable bet that Dunne’s involvement was actually far more significant even if it was a shadowy presence.

For those of you who have read this far, when you must be wondering am I going to get round to answering Regis’ question.

It is clear that both 1855 and Bordeaux UK have ripped off their clients to a very considerable degree. Bordeaux UK is outlined above, while 1855 and their associated companies have failed to fulfil a significant number of their clients’ orders, especially in relation to Bordeaux en primeur.

Although Bordeaux UK Ltd is now a dead company, the position in relation to 1855 and its associated companies is less clear. Héraclés, the new name for 1855, and ChateauOnline, also renamed – Ares, are both in administration (redressment judicaire). Shares in Heracles continue to trade on the Paris Bourse with shares now changing hands bat between 0.03€ and 0.05€ – six months ago they were at 0.12€. 1855 will remain initially in administration until 9th April 2014, while for ChateauOnline the period lasts until 22nd April 2014. As the administrator is busy collecting details of these companies’ debts I have to wonder whether once these have all been logged whether the 1855 group will have a viable future and that is before you consider the group’s toxic reputation.

The principal actors – Emeric Sauty de Chalon, Fabien Hyon and Ian Vanderhook – from both companies ought to be facing an appearance in a criminal court based on their consistent failure to supply their customers with wines ordered with payment made. See recent article LARVF suggesting that prison may await Chalon and Hyon.

There are some clear differences between the two companies. 1855 sold wine not investments unlike Bordeaux UK which sought to separate their clients from as much of their life savings as they could through high pressure sales tactics. As far as I know 1855 did not use cold calls replying instead on ‘attractive’ offers through their websites.

In contrast to Vanderhook, Emeric Sauty de Chalon and Fabien Hyon know something of fine wine.

The two companies offered Bordeaux en primeur, which some of their customers did not receive. Bordeaux UK went one better than 1855 by selling 2009 Lafite in February 2010 a good three to four months before the château announced the price.

I find it staggering that the 1855 group lasted as long as it did give the avalanche of negative comment on the net and in the traditional press. Do potential customers not bother to check out a company before placing an order or do they enjoy the thrill of Russian roulette even though the odds are stacked against them receiving their wine? It is equally staggering that Bordeaux UK Ltd  managed to solicit over £23 million for wine investments from customers who probably knew little about the company with whom they were dealing.

It remains to be seen whether the 1855 scam be repeated but it is sure that there are already similar cases to Bordeaux UK Ltd and doubtless will be more in the future. Last week wine investment company The London Vines Ltd went into liquidation. From the many messages I have received it seems clear that a substantial number of investors have not received their wines.

J-ElvisCUss


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Oh, les bourges, on se bouge ?

Vrai ça ! Du Médoc capitale Pauillac au Libournais capitale Saint-et-Millions, le Mondovino (deux expressions facilement employées par mon ami Vincent Pousson) n’a de mots que pour les Crus Classés au point de nous casser les oreilles. Or, ce n’est pas logique. En effet, il m’apparaît par je ne sais quel éclair tombé du ciel que, depuis quelques années, lorsqu’ils ont cherché face à la presse agenouillée à s’acheter une conduite syndicale affichant force bonnes manières et intégrité en même temps qu’un jeu limite grand show, notre chère, noble et illustre confrérie des Crus Bourgeois a disparue de la scène médiatique. Côté communication, les bourges du Bordelais, du moins ceux du Médoc, me semblent dangereusement en sommeil. Seraient-ils en manque d’inspiration ? En recherche désespérée d’une bonne attachée de presse ? Ou bien se mettraient-ils volontairement en mode discrétion absolue pour éviter les questions qui fâchent ? Éviter de reparler de procédures judiciaires par exemple lancées au lendemain de leur magistrale réforme de 2010. Dommage, car on aimerait bien – moi en tout cas, puisqu’ils ont fait partie de mon apprentissage  - en savoir plus sur leur devenir. Où en sont -ils ? Que font ils ?

Bon d’accord, il est vrai que, coutumier du fait, j’affirme des choses en vrac, sans savoir. Vrai aussi que cela doit faire une éternité que je n’ai franchi la porte d’un chai médocain fut-il Bourgeois. C’est un fait : je n’ai pas lu toute la presse du vin ces temps-ci et on va dire que je suis en retard d’une guerre chose que je comprends vu que je ne peux plus me payer d’abonnements à la RVF, Vignerons, Terre de Vins ou au Wine Spec et que même, ô sacrilège !, dans un souci bien légitime de vouloir protéger mon pauvre portefeuille, j’ai omis de renouveler ma cotisation au plus vaillant des magazines du vin, j’ai nommé le très respectable Rouge et le Blanc, lequel ne dit que ce qu’il pense sans se laisser influencer par l’ogre publicitaire qui fait marcher au pas la langue de bois à défaut de celle de Molière ou du journalisme.

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Non mais, enfin quoi, qu’est-ce que ça peut bien signifier ce silence radio ? Communiquez les bourges ! C’est le peuple du vin qui le réclame quand bien même je sais pertinemment qu’il n’en a rien à foutre. Vite, ou sinon vous allez sombrer dans l’oubli ! N’y a-t-il plus d’émetteurs côté Médoc ? Serait-ce le calme plat vers l’estuaire ? Nos vignes-trotteurs Bettane & Desseauve ne courent-ils plus le célèbre marathon ? Ça leur ferait pourtant grand bien … (mes excuses les gars, mais faut penser à l’âge et la retraite qui vous guette !). Quant à Bob, soit, je veux bien admettre qu’il ait pu changer son fusil d’épaule en se concentrant sur la revalorisation des « petits » vins à moins de 10 $ tout en se gargarisant avec des grands crus à 200 $ minimum, mais enfin, que fait-il ? Ou alors, que font ses adjoints ? Pourquoi ne vont-ils pas enquêter sur cette extraordinaire source vineuse que le monde entier nous envie, les Crus Bourgeois ?

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Comment faire pour ne plus cautionner notre Brel national (bien que Belge) qui chantait haut et fort : « Les Bourgeois (remarquez mon « B » majuscule…), c’est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient… » ? Je vous fais grâce du dernier mot qui pourrait être mal interprété par les temps qui courent et du non-dit qui suit encore plus impubliable. J’ai cherché sur Google avec ces mots : « Crus Bourgeois du nouveau ? » et les premiers articles arrivant en tête datent de 2010. Bon c’est vrai qu’en septembre et octobre 2012, la RVF et Le Point ont évoqué le classement annuel. Dans ce cas, serais-je un petit peu trop impatient ? Qui sait, après tout il se pourrait bien qu’on en reparle dans un petit mois ? Il est vrai que, pour la RVF en tout cas, il ne s’agissait pas d’un véritable article de fond. Plus un truc que l’on met sur un site en mal d’action au cas ou quelqu’un oserait aborder le sujet. Comme une nécro prête à l’emploi au Monde en quelque sorte. C’est pourquoi je vous recommande plutôt la lecture de l’article de Jacques Dupont qui évoque le classement pour le millésime 2010 et qui raconte fort bien la manière dont les choses fonctionnent. Mais depuis, plus rien. Silence radio, ou pas grand chose, sur cette « alliance » composée de 260 châteaux intègres… Allez, on va faire un petit test : lequel parmi vous serait capable de me citer de tête au moins trois noms de châteaux apparaissant pour la première fois en 2010 dans le « classement » (devrais-je dire « dans la liste » puisqu’ils ne sont classés qu’alphabétiquement ?) des Crus Bourgeois ? Et qui serait en mesure sans tricher de me citer le nom du grand vainqueur de la Coupe des Crus Bourgeois 2013 toujours vaillamment organisée par Le Point ? Allez, pour ce dernier je vous aide, c’est ici.

Mis à part cet « événement » qui doit faire à chaque fois la « une » de la presse locale, on a vraiment une impression d’immobilisme chez les Bourgeois. Par curiosité (malsaine, cela va de soi), j’ai consulté au passage la liste des membres du Jury de la Coupe. Il y a des gens bien de tous les horizons, y compris un Master of Wine, un vrai, et la charmante Suzanne Methé de L’Amateur, magazine qui semble pourtant avoir fermé ses portes depuis plusieurs mois. On va dire qu’avec l’âge je deviens aigri ou jaloux, mais dans cette honorable liste, je ne vois pas un seul membre de l’équipe des 5 du Vin ! Pourtant, je jurerais volontiers que Hervé et (ou) David y auraient leur place vu qu’ils participent à de nombreux concours. Pour ce qui est de mon auguste personne, je ne recule pas devant l’obstacle qui consisterait à me frotter au monde bourgeois du Médoc. Tiens, au passage, il y a plus de 20 ans, certains châteaux dans les Côtes de Bourg, le Sauternais et les Graves entendaient revendiquer le terme de « Cru Bourgeois ». Qu’en est-il aujourd’hui ?

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Pas grave tout ça, me direz-vous. On se consolera peut-être avec les Crus Artisans. Ça te dirait bien ça Hervé, non ? Quoi ? Qu’est-ce encore ? Un hochet de plus pour médocains oubliés, pour vignerons du bas de l’échelle ? Un classement pour les exclus et les pauvres de la presqu’île ? Allons, allons, trêve de persiflage master Smith. Les Crus Artisans existent bel et bien. Ce n’est ni plus ni moins qu’une association qui rassemble une quarantaine de domaines obéissant à certaines règles en partie détaillées ici même encore et toujours sous la plume experte de Jacques Dupont. Leurs vins sont bien plus abordables que ceux de la bande des Bourgeois ou ceux de l’aristocratie locale dite des « classés », même si certains de ces Crus Artisans commercialisent autour de 40 € le flacon, notoriété oblige. À l’instar de Château Béhèré, sur Pauillac , lequel a d’ailleurs été repris il y a peu, faute de successeur par, je vous le donne en mile, non pas par un russe ou un chinois, mais par un cinquième Cru Classé, le Château Pédesclaux. D’ailleurs, cela ne me surprendrait pas qu’un jour Béhèré fasse son entrée dans le monde des Bourgeois tant il est vrai que, dans le Médoc, on échappe rarement à son destin.

Michel Smith

PS- À titre personnel, et pour ceux que cela intéresserait, je vous donne la liste dans le désordre de quelques uns de mes Bourgeois préférés :

-Bel Air, Belle Vue, Charmail, Lousteauneuf, Les Ormes Sorbet, Paloumey, Meyre, Peyrabon, La Tour Haut Caussan, La Tour de Mons, La Tour de By, Villegeorge, etc. Mais il est vrai que  j’aime aussi Sociando-Mallet, Gloria, Poujeaux et Chasse Spleen qui ne sont ni classés "grand cru", ni "bourgeois", enfin si j ne me trompe pas dans mes gammes…


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Nobles Crus wine investment fund suspended – treatable or terminal?

Webpage

Webpage for Nobles Crus

Investors in the Nobles Crus wine investment fund suffered a nasty shock at the beginning of June when they received a letter from the fund’s general partners – Miriam Wilson and Michel Tamisier of Elite Partners. The letter of the 31st May explained that on Monday 27th May 2013 the CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier), Luxembourg’s financial authority had temporarily suspended the fund for paying out any redemptions or accepting any new funds from 27th May 2013 due to liquidity problems. Nobles Crus has been unable to meet its investors’ redemption demands.

The timing of the letters suggests that it was the CSSF who stepped in to protect investors rather than Elite Partners informing the CSSF that they had liquidity problems.

Wilson and Tamisier have blamed their liquidity problems on changes in European financial legislation requiring UCITS (unit trust funds) to stop investing in specialist funds like Nobles Crus and redeem any such investments before 31st December 2013. This is based on an interpretation (Article 50 (2)(a) of Directive 2009/65/EC) issued by ESMA on 20th November 2012. ESMA confirmed on Friday that UCITS will no longer be allowed to invest in specialist alternative investment funds.

From early 2011 through to the end of October 2012 the Nobles Crus wine fund saw a rapid increase in the capital under its control. It rose from €33.9 m at end of February 2011 to €67.2 m at the end of the year and then to €119.5 m by the end of October 2012. However, since this date the fund has fallen sharply by 23% to €91.9 m by the end of March 2013. Unusually the figure for April 2013 has yet to be published, although given the current problems of liquidity the value is likely to have fallen again.

It is not clear how far the recent decline in the value of the assets handed by the fund is attributable to the concerns raised by the Financial Times and others in September 2012 over the methodology used to value the fund or the need for institutional investors to divest themselves of holdings in specialised wine funds before the 31st December 2013.

For the sake of their private investors – many believed to live in Belgium – I hope that Elite Partners manage to sort out their liquidity problems. It will be very interesting to see whether the much criticised valuation system holds up under pressure and, equally whether the provenance of the old wines in the fund stands up to an intense scrutiny.

Unlike other wine funds Nobles Crus has a significant exposure to old Bordeaux and Burgundy. “30% of our wines are from 1989 or older” Tamisier told Luxemburger Wort (9th February 2013).

Such wines tend to be more difficult to sell, especially after the arrest of Rudy Kurniawan and the concerns over the number of counterfeit wines in circulation. It can also be hard to establish the provenance of older wines. For example, Nobles Crus includes examples from Romanée Conti and Château Pétrus, which the current owners are unable authenticate due to a lack of records for very old vintages.  This is not, of course, to say that the wines in the Nobles Crus fund are fakes rather it underlines the problems of establishing robust provenance.

The percentage of Nobles Crus shares held by institutions is not known. In an interview with hedgeweek in June 2009 Miriam Wilson said that ‘Ninety per cent of our assets are from private clients and 10 per cent from funds of funds’. If the current liquidity problems are solely down to institutional investors pulling out, then the proportion of institutional investors must now be much higher. Otherwise there ought to be no liquidity problems as Nobles Crus keeps 10% of its assets in cash. The other possibility is, of course, that there is also a significant number of private investors are now looking to get out.

In their letter of 31st May Wilson and Tamisier claim to have demonstrated ‘exceptional responsiveness to criticism’. The reverse is the case as they tried to muzzle their critics by hiring Mischon de Reya, a distinguished international firm of lawyers to fire off a series of letters.

Having posted on several occasions about Nobles Crus and their valuation methodology on Jim’s Loire in the last quarter of 2012, I was privileged to receive one of these missives in mid-December 2012. ‘We have been following your coverage of your client closely, and have general concerns as to the nature and tone of your articles.”

In particular I was asked to remove from Jim’s Loire a letter sent to Nobles Crus’ investors on 11th December 1212 that I had posted on Jim’s Loire the following day. The letter was about the report from Ernst & Young, who had been asked to give a second opinion on Nobles Crus’ much criticised valuation methodology. Curiously despite their ‘exceptional responsiveness to criticism’ the Ernst & Young report was not published and was only available to investors who travelled to the fund’s offices in Luxembourg and then once they had signed a non-disclosure agreement.

On 7th January 2013 I published on my response to Mischon de Reya. To date I have received no reply.

Others in receipt of letters from Mischon de Reya included the Financial Times and Jean Walravens, a Belgian financial analyst who first raised concerns. In the interview with Luxemburger Wort Tamisier explained in some detail why they were not taking legal action. Why I have to wonder did Elite Partners waste money on legal sabre rattling when they didn’t intend to carry out their threats?

On 13th December 2012 I posed this question:

‘The as yet unanswered 100€ million + question is will Nobles Crus valuations prove to be accurate, robust and credible when faced with significant redemptions? That is a worry!’

Today Nobles Crus’ current liquidity problems certainly gives this unanswered question a sharper focus, although the 100€million question has shrunk to 91€ million at most and probably less. Wilson and Tamisier have reported that Nobles Crus managed in February 2013 to sell 8.782,000€ of stock at the ‘valuation price of the Nobles Crus portfolio’.

Will this continue to be the case now that the fund has been suspended? Will the suspension prove to be only temporary or will the fund now have to be wound up?

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I trust the odds on the investors getting their money back are considerably better than those offered by most amusement arcades.

JBGlassesssF


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La gueulante du jour, ou la sournoise dérive d’un Parker…

Tout est bon pour faire du fric, y compris des points ! Et n’allez pas croire qu’il s’agit-là des précieux points de votre permis de conduire…

Une fois de plus, je vais jouer les naïfs, refaire mon numéro de « ronchon de service ».  Une fois n’est pas coutume, je vais me glisser dans les draps immaculés des vierges effarouchées. Je ne sais pas si c’est courant (ou plutôt si la pratique était en vogue au temps jadis où…), mais depuis que Bob a été racheté par les moneymakers de Singapour, on a déjà un premier signe de ce que peut donner l’idée qui consiste à «merchandiser» ses notes.

On va me dire que c’est normal, que grand bien lui fasse, que l’époque des bonnes mœurs est révolue. Et pourtant, pour ce qui me concerne, c’est bien la première fois que je commence à regretter le temps où le cher Robert Parker lui-même, puisqu’il s’agit de lui, simple «Bobby» du côté de Libourne ou d’Ampuis, était réellement indépendant, intègre, cohérent, véritable maître chez lui.

Bien noté, bon et pas cher... C'est du Parker. Photo©MichelSmith

Bien noté, bon et pas cher… C’est du Parker. Photo©MichelSmith

Avant que Bob ne vende sa boîte pour assurer ses vieux jours (tout en se gardant le droit de noter ses favoris), au temps béni où l’on croyait encore à la morale, le vigneron dont le vin avait été bien noté par le maître de Monkton, dans le Maryland, comté de Baltimore, pouvait le faire savoir à son attachée de presse, le communiquer à tue-tête aux journalistes du monde entier, en faire part dans les magazines ou dans la presse locale. Disons que ça lui permettait de vendre un peu mieux que de faire mention d’une simple bonne note dans le B & D ou dans le RVF.

Surtout, dire que Parker avait bien noté son vin, ça ne mangeait pas de pain, ça flattait l’ego en même temps que ça ne coûtait rien de le dire. Bref, ça pouvait rapporter gros. Or, les temps changent vite puisque quelque soit le guide, Hachette ou Gault-Millau, il faut gagner plus que ce que ne rapportent de simples ventes en librairies. Et puisque les guides se vendent moins, essayons donc de commercialiser les commentaires à prix d’or avec, en prime, des salons, des annonces pub, des stickers, des organisations de master classes et, en bien plus classiques, des pseudo-médailles ou pseudo-diplômes.

En Côtes Catalanes, du côté de Tautavel... Photo©MichelSmith

En Côtes Catalanes, du côté de Tautavel… Photo©MichelSmith

Pendant que s’opèrent les transformations de nos sociétés, les irréductibles vieillissent et finissent par se mettre au goût du jour. Ayant résisté longtemps à ces travers commerciaux qui pouvaient dénaturer leur réputation comme leur crédibilité, les résistants critiques tels Robert Parker changent subitement leur fusil d’épaule. Et ils se rattrapent en saignant le brave vigneron qui, lui, de son côté, n’attend que ça pour vendre plus cher et en plus grosse quantité. Un peu comme s’il venait de recevoir une médaille d’or au Salon de l’Agriculture ou à Mâcon en s’empressant de l’afficher en bonne position sur l’étiquette de sa cuvée, le vigneron peut désormais – je suppose en payant ce qu’il faut – afficher son score Parker (et non son prix) sur la bouteille pour ensuite laisser tranquillement le buzz se faire.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

L’autre jour, dans mon troquet favori, au Bistrot des Crus à Perpignan, ayant vidé avec des potes un flacon d’excellent rapport qualité-prix (11 € la bouteille sur table !), je demande à voir l’objet du délit de plus près. Il s’agissait d’un Côtes Catalanes 2011, ex Vin de Pays devenu depuis IGP et baptisé «Le Cirque».

Belle étiquette, bouchon à vis, petit prix, du Carignan dans l’assemblage (et probablement pas mal…), du Grenache aussi; bref, en dehors d’une puissance et d’une maturité intenses (14°5 affichés !)  ce vin avait tout pour me plaire, y compris du minéral/rocailleux (clin d’œil…), et le fait est que la bouteille fut expressément asséchée était un bon signe.

Tout en le buvant, je songeais à une récente chronique de Matt Kramer relevée je crois la première fois, il faut le préciser, chez Bon Vivant. Membre éminent et «historique» du Wine Spectator, Matt évoquait cette fameuse barre des 90 sur 100 pour dire avec pas mal d’aplomb que les vins au dessus de 90 étaient devenus risqués et trop coûteux pour un simple honnête amateur et que c’était en dessous de cette barre qu’il fallait chercher ses trésors plutôt qu’au dessus. Bien sûr, j’interprète un peu à ma façon, mais vous n’aurez qu’à lire son billet vous même, si vous causez l’amerloque, pour vous faire une opinion.

Je me disais donc : «Un vin pareil goûté à l’aveugle, si j’étais Parker, je lui ferais franchir le seuil des 90 ! » Je ne croyais pas si bien dire car en tournant et retournant ma bouteille je remarquais une vignette ronde, toute dorée. «Encore une médaille d’or», pensais-je en mon for intérieur.

Où l'on voit par la trace laissée sur l'étiquette que c'était du bon... à 11 euros sur table ! Photo©MichelSmith

Où l’on voit par la trace laissée sur l’étiquette que c’était du bon… à 11 euros sur table ! Photo©MichelSmith

Eh bien non ! En ce cercle doré, un chiffre mystérieux ressortait : «91». Un chiffre rehaussé du nom du fondateur de The Wine Advocate. Mon exemple de ce vin inattendu provenant d’une grosse cave coopérative (celle de Tautavel) noté à 91, au demeurant excellent et pas ruineux, je le répète, prouve que même au-delà de 90 points, et quelque soit le score, d’ailleurs, on peut encore faire des découvertes et se faire plaisir.

Reste ce cercle d’or collé en coin supérieur de l’étiquette avec ce chiffre 91 en évidence. Il rappelle étrangement les médailles d’or en tous genres, et même les médailles de bronze ayant la couleur du vieil or. Elle n’a pas été apposée là gratuitement, cette pastille dorée. D’où cette simple question pour clore le sujet : sans chercher à jouer le moralisateur de service ou le vieux schnock donneur de leçon, on est en droit de se demander comment un type aussi intègre que Robert Parker a pu se laisser entraîner dans une telle embarcation?

Je sais, ce n’est probablement qu’une vulgaire histoire de pognon. Car comment peut-on se lever le matin et se regarder dans la glace en disant : «Ça y est, j’ai vécu ma période héroïque, j’ai prouvé au monde que l’on pouvait être intègre, même en matière de vins. Maintenant, la soixantaine passée, y’a que le fric qui compte. Youppie, la vie est belle ! » Oui, comment un homme sanctifié de par le monde a-il-pu tomber aussi bas ? Même en semi-retraite…

Michel Smith

PS – J’ai aussi trouvé un pur Grenache noir noté 91/100 par Parker sur le site espagnol Uvinumà moins de 5 € le flacon. Les vins pas chers notés 91, ce doit être une nouvelle tendance chez Parker. Histoire de ratisser encore plus large…

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