Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


Un commentaire

Trois des 5 vous saluent bien

Non, il ne s’agit pas de trois nouveaux pensionnaires du zoo de Vincennes, ni de la Prison de la Santé, mais bien de trois des 5 du Vin descendus à Carcassonne pour Millésimes en Languedoc.

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Merci à notre collègue québécois Marc-André Gagnon pour cet instantané digne de l’identité judiciaire. Qu’on se rassure, ces 3-là ne sont plus derrière les barreaux.

Ils sont libres. Libres de dire du bien des vins qu’ils aiment, du mal de ceux qu’ils n’aiment pas, libres de se chamailler sur la politique viticole ou autre, sur le sens du mot terroir, du mot brett, du mot bio, du mot extraction, du mot nature… Libres de trinquer quand même.

Et ils vous saluent bien!

Hervé Lalau


Un commentaire

Les 5 du Vin, combien de contacts?

Nous recevons de temps à autre des demandes de lecteurs – surtout des agences de relations publiques ou des groupements de producteurs – qui veulent savoir quelle est notre audience, sans doute pour mieux calibrer leur communication.

Comme nous sommes adeptes de la transparence, voire de la limpidité (surtout en matière de vins blancs), voici un tableau extrait des statistiques de notre hébergeur, qui nous l’espérons, étanchera leur soif de chiffres.

Tableau

Ils constateront, comme nous, que le nombre de nos visiteurs augmente régulièrement (près de 20% en un an). Les premiers chiffres datent de janvier 2013, date à laquelle nous avons changé d’hébergeur, mais notre site existe maintenant depuis 3 ans.

Ne nous demandez pas pourquoi cela coïncide ou ne coïncide pas avec les données de Google Analytics, eBuzzing ou autres mesures d’audience. Nous voulons bien fournir du contenu, et pas trop mauvais si possible, mais nous laissons à d’autres le soin de mesurer son véritable impact. Si tant est qu’on puisse le lire dans des chiffres, dans un nombre de clics, de visites, de « contacts »

Scène de bar:

-Ouah, ce soir, j’ai eu quatre super contacts avec de jolies minettes!

-Ah oui, et tu crois que tu vas conclure? 

-Ben non, c’est juste des contacts, quoi…

Pour les 5 du Vin

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Hervé Lalau


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Le Japon aime Les 5 du Vin

Ce blog n’arrête pas de nous étonner.

Ce qui n’était au départ qu’une petite coopérative d’écriture, la réunion de 5 plumitifs de la treille, le fruit d’une cooptation amicale et sans prétention, a pris une dimension planétaire. C’est devenu un vrai phénomène de société. Comme si la création avait dépassé les ambitions de ses maîtres. Un peu comme Frankenstein.

Non, ce n’est pas la RVF qui le dit, ni Wikio/eBuzzing, ni même Google. Ce sont les Japonais.

Tapez http:/www.les5duvin.com et voici sur quoi vous arrivez:

Les5duVin Chine

Usurpation d’identité? Nous préférons y voir un hommage. Un coup de chapeau (chinois) qui nous fait d’autant plus plaisir que nous n’utilisons plus cette adresse depuis que nous sommes passés d’overblog à wordpress, l’an dernier. Mais savoir qu’on s’est donné la peine de la réactiver pour nous, et au Japon, en plus, est une belle consécration.

Notre ami Jim, qui a le don des langues (et qui le prouve régulièrement avec ses commentaires de liquoreux ligériens), a aimablement traduit le texte présent sur « notre » site.

Et voici ce que cela donne:

Shura Champ Théâtre (flotteur, le divorce de gaz va Chiba ma ma Kou)

Un monde plein de ra ni champ ka ku れはど Kei complet Shura ru. Mais toi, Genki ni na っ ton cisaillement des choses tu ri ma ka?  Tu ne べ ton contenu は flottant Genki や divorce, mais ta (presque ma) base externe complète ma question pleine de Nippons: te na ど … air べ Te Kei kuと, structure de poitrine fumier malin

Bien qu’à ce stade, le sens précis du texte n’ait pas encore pu être déterminé (faute de verbes, notamment), Michel a tout de suite relevé l’expression « divorce de gaz ». Il s’est demandé si elle faisait allusion aux 5 ou à une actualité présidentielle, par exemple. Je note qu’aucun scooter n’est mentionné dans le texte, donc je penche plutôt pour la première solution.

Il s’avère cependant que Jim n’avait pas choisi le bon dialecte de référence: de bonne foi, il pensait que le texte était en Kyushu du Nord, assez proche du vieux chinois, comme semblait notamment l’indiquer la présence répétée des caractères magiques キ, チ et $. Alors qu’il s’agissait en fait d’un vieux patois du Honshu de l’Ouest. La confusion est d’autant plus fréquente que les deux langues ne sont plus parlées que par douze bonzes ayant fait voeu de silence.

Voici donc une seconde traduction:

La pagaille (théâtre, tricherie, divorce et belle-mère)

Quoi qu’il en soit, amis lecteurs, Achoura ou pas, les 5 du Vin continuent. Pas pour nous, mais pour vous, et pour le monde!

Hervé でっ (avec la participation de Jim キ et Michel )


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Paul is Dead… et les 5 ont un grain

On peut essayer de trouver un sens à tout. Même à ce qui n’en a pas.

Un exemple fameux:  la pochette d’Abbey Road, sur laquelle certains fans des Beatles ont voulu trouver des allusions à la prétendue mort de Paul; allant jusqu’à attribuer un rôle à chacun des 4 membres du groupe qui traversent la rue devant le studio.

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Abbey Road 

John, en blanc, serait le prêtre; Ringo, en noir, le maître de cérémonie; Paul, pieds nus et sans cravate, le mort; George, en jeans, le fossoyeur.

Et puis, la Beetle garée en face porte la plaque LMW28 IF. Tout adepte du Paul is Dead le sait, cela veut dire « Living MacCartney Would be 28 if… », il aurait eu 28 ans si…

Sauf que le compte n’y était pas, Paul n’ avait que 27 ans en 1969, mais passons.

Hormis nos amis les allumés, la plupart des gens ne voient sur cette photo que 4 types sur un passage zébré, mais personne n’a pu empêcher la rumeur d’enfler. C’est une légende urbaine qui dure depuis 45 ans. Il y a même des sites spécialisés qui s’en occupent à plein temps. On s’occupe comme on peut.

Grains de folie

Récemment, un lecteur des 5 du Vin (un type bien, donc) m’a fait remarquer que les 5 grains de raisin qui composent notre logo présentaient un fort symbolisme. Selon lui, les couleurs attribuées à chaque auteur « leur correspondent bien ».

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Les 5 du Vin

Ainsi, le jaune doré du grain de Jim Budd fait référence à sa prédilection pour les blancs de Loire vinifiés en surmaturité.

Le rosé de David Cobbold évoque la polémique qu’il a lancée sur ce blog à propos du rosé d’assemblage.

Le raisin vert d’Hervé Lalau lui va comme un gant, avec son esprit acide.

Le joli grain violacé  de Michel Smith représente bien sûr son cher Carignan.

Quand à l’ambre du grain de Marc Vanhellemont, il témoigne du fait que ce Belge est un amoureux de la bière autant que du vin.

Tout cela est très bien imaginé.

Sauf que je suis l’auteur de cette galerie de grains, que j’ai moi-même bidouillés à l’aide de filtres Photoshop, à l’époque. Et que je n’ai jamais eu l’idée d’associer quelque couleur à qui que ce soit. Je cherchais juste des couleurs différentes, et un peu flashy.

Je ferai aussi observer que l’ordre des noms a changé avec la composition du groupe. Au départ, suivant en cela l’ordre alphabétique, le nom sous le premier raisin était celui de Jacques Berthomeau, membre fondateur remplacé depuis par David. Et Jim Budd venait en second – c’est donc lui dont le nom se trouvait sous le grain rose fluo.

Mais bon, c’est comme pour les Beatles, on n’ arrête pas une rumeur. Alors laissons la prospérer!

Et si c’était ça, la vraie gloire? Que des gens parlent de nos grains plutôt que de nos articles!

Hervé


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Tops and flops de 2013

L’heure est aux bilans. Bilans de tous ordres. C’est même un gros marronnier de la saison, de longue date consacré dans tous les supports. Je ne vais pas y échapper, même si cela ressemble à plaquer Philippe Etchebest de front. Car creuser ses souvenirs peut être une épreuve aussi redoutable. Je le sais pour avoir tenté les deux épreuves. Je constate, au passage, à quel point la mémoire est une organe sélective. Elle oublie beaucoup, et surtout tout ce qui n’a pas grand intérêt. J’ai donc du vraiment labourer la mienne pour chercher des « flops », autrement dit mes déceptions. Tandis que les « tops », les vins ou expériences bachiques qui m’ont mis de la joie au cœur, semblent affluer dans ma mémoire au point que je dois en limiter le nombre. Et je vais commencer par ces « tops », car c’est quand-même plus intéressant. Il n’y a pas d’ordre particulier, tout cela est en vrac et il ne faut pas y lire une hiérarchie quelconque.

Mes Tops de 2013

Quelques vins d’abord :

Ridge Montebello 1995, Santa Cruz, California.  Bu a Noël avec amis et famille, et issu de ma cave en Gascogne, mais dégusté à deux autres reprises à Paris en décembre, en compagnie de son responsable, Paul Draper. Un très grand californien, dont le degré d’alcool modeste (12,5%), allié à une parfaite maturité de tanins est une leçon d’équilibre pour beaucoup et de partout.  Assemblage de type médocain et élevage en bois américain, ce qui ne se remarque pas car les bois ont été correctement séchés à l’air libre (encore une idée reçue stupide que de dire que le chêne US est forcément moins bon que le bois français ou polonais).

Clos de l’Eglise, Pur Sang 2010, Madiran. Bu récemment dans un restaurant (Le Grand Pan) à Paris. Formidable de fraîcheur et d’équilibre, juteux et plein mais sans aucune dureté. 100% tannat. J’ai tellement aimé que j’en ai commandé, y compris en magnums. Je l’attends avec impatience.

Les Laquets 2006, Cahors (Cosse et Maisonneuve), magnum. Bu pendant les fêtes de noël et de ma cave dans le sud-ouest. J’avais de l’appréhension en l’ouvrant car j’ai constaté, dans le passé, des déviances déplaisantes dans certains vins de ce producteur très côté. Cette fois-ci rien de tout cela. Ce vin était impeccable de netteté, délicieusement frais et d’une finesse qu’on ne trouve pas tous les jours (mais de plus en plus souvent) à Cahors.

Barolo Riserva Rocche dell’Annunziato 1999, Paolo Scavino. J’ai déjà parlé de ce vin ici, au mois de septembre dernier : http://wp.me/p34cc9-1gB. Rien de plus à dire. Très grand vin, d’une beauté à vous couper le souffle.

J’ai aussi le souvenir d’une très belle dégustation verticale de Château Canon (Saint-Emilion), comme d’un vin du même coin mais beaucoup moins côté : Roc de Calon 2010, un Montagne Saint Emilion de toute beauté et qui ne vaut qu’une douzaine d’euros la bouteille.

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Little James’ Basket Press, Vin de France (nm). Ce vin, fait par Louis Barruol du Domaine Saint Côme, à Gigondas, à égayé beaucoup de mes dîners et déjeuners de cet été et même jusqu’à l’automne. Fait selon le système solera, et avec un majorité de grenache (je crois) il éclate de fraîcheur et de gourmandise sans nier ses origines sudistes, roulant ses « r » et faisant entendre le souffle sourd du mistral. Et tout cela est impeccablement encapsulé et pas cher (moins de 10 euros).

Herri Mina 2011, Irouleguy. Il fallait un vin blanc dans cette série, et cela aurait aussi bien pu être le Pacharenc du Vic-Bilh de Christine Dupuy (Domaine Labranche Lafond), bu cet été à Marciac pendant le festival de jazz. Mais cela sera un autre blanc du sud-ouest, le remarquable Irouleguy de Jean-Claude Berrouet : incisif sans agressivité et plein de saveurs. L’ayant dégusté dans un bar-à-vins à Bordeaux, j’en ai acheté une bouteille pour 13 euros. Rapport qualité/prix exceptionnel aussi.

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Puis les moments de grâce autour du vin

Une soirée de printemps passée dans les caves souterraines de Lamé, Delille, Boucard, Domaine des Chesnaies à Bourgueil, en compagnie de mes 4 collègues de ce blog, au printemps dernier. Nous en avons déjà parlé. Remonter les millésimes jusqu’au magnifique 1893 m’a laissé une impression d’émerveillement et un souvenir particulier.

http://lame-delisle-boucard.com/

Un déjeuner avec Lionel Osmin chez Bernard Daubin, au bar du son restaurant de Montréal-du-Gers. Discussions à bâtons rompus, très bons vins blancs qui défilaient au gré de l’humeur du patron, nourriture excellente servie sans façons, humour et joie de vivre. Et il fallait renter à moto après…..je crois que j’ai du voler.

http://www.bernarddaubin.com/

Une soirée à deux au bar-à-vins BU, à Bordeaux. Bordeaux est une ville magnifique qui cache bien ses petits secrets. Il me semble que j’en découvre un nouveau à chaque fois que j’y mets les pieds. Parmi eux cet excellent bar-à-vins moderne, bien équipé avec des machines dernier cri et pratiquant une bonne cuisine de produits frais. 32 vins au service, dont 8 étrangers, 8 bordelais et 16 du reste de la France. Ils sont bien choisis et les patrons très sympas. Bordeaux est ouvert au monde, et c’est tant mieux.

http://www.baravin-bu.fr

Grenade, ses vins et ses bars à tapas. Visité en septembre pour mon travail, c’était la deuxième fois que j’ai pu me rendre dans cette ville extraordinaire. Une aubaine pour le promeneur curieux et parfois assoiffé. Et les vins locaux sont très bons, issus de ce qui doit être l’appellation la plus élevée d’Europe (l’altitude moyenne de la DO Granada = 1200 metres).

Maintenant les flops : les vins qui m’ont déçus

Je sais que cela ne fera pas plaisir à certains, mais je dois dire que les vins de Savoie m’ont globalement déçu. J’ai pourtant essayé à deux reprises, une fois lors d’un voyage de presse dans cette région, puis une autre lors d’une large dégustation organisée à Paris mais un peu gâté par un chef dont la tête ne rentre plus dans son chapeau et qui n’aime pas le vin (je n’étais pas là pour tâter sa cuisine, mais pour déguster les vins). Avec une exception pour les vins du Domaine de Colchis, je n’ai pas trouvé de choses géniales et beaucoup trop m’ont semblé ordinaires et/ou trop chers. Le cépage jacquère n’a pas grand intérêt mais il y en a partout. C’est un problème. Je pense que leur salut ne peut venir que des autres variétés.

La Coulée de Serrant 1990. Bu de ma cave. Ce vin a été pourtant bien stocké mais il était mort, triste, sans relief, terne et court. Je m’en fous que sa couleur soit presque orangé, mais il n’y avait pas grande chose en bouche et rien au nez. Joly est peut-être un pape de la biomachin mais est-ce qu’il sait faire du bon vin ?

Château de Beaucastel 2003. Dégusté au bar-à-vin Juvenile’s, chez mon ami Tim Johnston, à l’occasion de la fête de fin d’année 2012. Bretts à fond et plat. J’ai du le changer pour autre chose (ce que la patron a évidemment fait). J’aime pourtant beaucoup les vins de la famille Perrin, et Beaucastel ne fait pas exception. Mais là il y avait un vrai problème.

Château Palmer 1981. Another one bites the dust! Encore un grand nom qui m’a déçu, cette fois-ci à l’occasion d’une dégustation pour un enseigne lors de Foires aux Vins vers le mois de mai ou juin. Certes ce millésimes n’est pas dans les annales, mais quand-même ! Indigne de son rang et de son prix. Je dirais de même d’un Duhart-Milon goûté le même jour.

J’ai eu bien d’autres déceptions, bien entendu, mais ils n’ont laissé aucune trace dans ma mémoire. Sélective vous dites ? Je sais que c’est à la fois peu et beaucoup pour une année. Comme tous les ans. J’attends 2014 avec impatience !

David


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Curry ou curry ? Lequel préférez-vous?

Qui ne connaît le curry ?

Il fait partie de notre environnement culinaire. On le retrouve à toutes les sauces… Mais sait-on ce qu’est vraiment le curry et peut-on en parler au singulier ? 

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Son origine

Le terme curry vient de la déformation du mot tamoul kari. Il s’agit d’une plante, le Murraya koenigii, et par extension le plat en sauce que ses feuilles contribuent à aromatiser. Lors de la colonisation anglaise, le nom du plat est devenu celui du mélange d’épices, le curry.

Le terme exact de cet assemblage est massala qui signifie tout simplement mélange. Et chaque région d’Inde élabore le sien (Bénares, Madras, Goa, …). En vérité, les massala sont légion.

 Curry Madras 1

Une poudre miracle

L’Inde commercialise ses épices depuis l’antiquité. Par voie de terre ou d’eau, la route des épices mène tout droit à Goa. Un commerce qui a suscité de tous temps moult convoitises. Les colonisateurs Anglais ne s’en sont pas privés et créent vers la fin du 18es des mélanges types baptisés Currys de Madras destinés à l’exportation vers l’Europe. Conditionnés en boîtes métalliques, ils apportent à nos cuisines occidentales une note exotique. Depuis, rien n’a vraiment changé, on achète toujours du curry en poudre sans se soucier ni du mélange, ni de l’origine. Et pourtant…

 Carte Inde 3

Massalas en tous genres

En Inde, l’écart des coutumes culinaire varie autant entre le Nord et le Sud que les cuisines finlandaise et grecque… Les massalas se particularisent selon les habitudes et traditions religieuses et gourmandes de chaque région.

Le nord préfère par exemple les feuilles de menthe à celles de cari. Une tendance qui s’inverse dans le sud. L’ail présent dans 80 % des massalas nordiques disparaît pratiquement dans le Sud qui apprécie les notes brûlantes des piments.

Quelques ingrédients font toutefois l’unanimité. Curcuma, cannelle, coriandre, poivre, cumin et piment se retrouvent dans la plupart des recettes.

 Garam Massala 2

 

Quelques accords gourmands de currys et de vins

Ils existent de nombreux currys. Ils apportent chacun leurs nuances aux plats. Leur trouver un partenaire apte à les sublimer n’est pas toujours évident. Suggérer quelques accords semble dès lors pertinent.

Voici trois variations currys élaborées par le Comptoirs des Épices

www.comptoir-des-epices.eu

Une petite société familiale, près de Verviers au sud de la Belgique, qui se passionne pour les épices.

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Filets de Volailles au Curry Noir

Ce massala particulier se compose d’épices grillées et concassées, aneth, ajowan (graine au goût proche du thym), carvi, sésame noir, moutarde, cardamome noire, … Sa couleur foncée met en valeur la texture claire des viandes blanches. Comme les filets de volaille cuits à la vapeur parfumés de lait de coco et de curry noir. Qu’accompagne volontiers…

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Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Bergbieten 2011 Domaine Loew

Doré pâle aux reflets cuivrés, il se parfume de poudre de riz, nuancée de fleur d’oranger et de gelée de rose. Élégant dès la première gorgée, les parfums se reconnaissent en bouche, avec un rien de douceur qui enjolive leur tournure, un trait de fraîcheur qui en précise le caractère, l’exotique suit avec ses arômes de lychee et de mangue, contrebalancé par la subtile mélisse et le miel d’acacia, un relief minéral au goût d’amande amère souligne la structure et perdure sur toute la longueur. 

 

Subtilement, il emplit la bouche et trace son épure aromatique faite du tressage intime des arômes des deux partenaires. La note coco se laisse entrainer dans des volutes anisées. La douceur ambiante assourdit le léger piquant. Le grillé du curry booste les fruits.

 

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Filet de Porc Vindaloo

Le nom de ce curry trouve son origine dans les colonies portugaises de Goa, vinha d’alho signifie vin et ail. Dès le 16es, les colons portugais importaient en Inde du porc saumuré et conservé dans du vinaigre de vin et de l’ail. Le filet de porc mariné au curry, senteurs aillées et sauce tomate en est une interprétation. Avec la viande relevée…

 

Rasteau 2007 Domaine Gourt de Mautens

Grenat, le nez encore bien rouge malgré l’âge, chair de cerise parfumée de cannelle et de poivre. La fraîcheur buccale laisse pantois, délicate, dessinée en fin liséré acidulé, elle sert de fil d’Ariane aux papilles qui en explorent les méandres aromatiques. Chaque recoin dissimule tantôt baies croquantes, tantôt épices et réglisse. Le serpolet, la sauge, le laurier tracent leur chemin de garrigues au milieu des fruits. Mûrs, les tanins finement tissés enserrent le volume buccal que la langue déchire en un mouvement sensuel.

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Tomate et ail disparaissent, remplacés par une série d’agrumes rafraîchissants, certes encouragés par la cardamome et l’amchoor, poudre de mangue verte, présentes dans le curry. Le suave curcuma s’occupe lui des fruits rouges qu’il semble relever d’un pointe de sel.

 

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Dés de Poulet au Curry Vert Thaï

Ce mélange typique Thaïlandais doit son parfum et sa couleur aux herbes qui le composent. La coriandre, la ciboule et le corrête asiatique sont ses principaux ingrédients. Il est parfait sur les viandes blanches, le poisson ou les légumes. Les dés de poulet sur lit de poireau se rafraîchissent de curry vert…

St Jo humoristes 2013 097 

Viognier Les Contours de Deponcins 2010 François Villard

Le Condrieu exacerbe le goût du légume et ce dernier reconnaissant lui renvoie l’ascenseur capiteux. Le vin, minéral, floral, au goût subtil d’abricot et de pêche de vigne, trouve auprès de la coriandre une alliée de taille. L’association se fait sur les goûts sucrés, amplifié par la ciboule et rafraîchit par le lemon grass. Le gingembre recherche activement tous les pétales disponibles pour offrir à la viande un bouquet mignon. Le Condrieu trouve dans le plat un ressort inattendu qu’il exploite jusqu’à la dernière goutte.

 

 

Ciao

souper habib..nepal nov 09 n°1 267 

Marc

 

 

 

 

 

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