Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

#Carignan Story # 237 : Notre tonneau

2 Commentaires

C’est un bonhomme fort sympathique qui m’a gentiment abordé l’autre jour alors que nous étions en train de célébrer la fin du deuxième mandat de notre ami, l’ancien maire de Calce, Paul Schramm, lors d’un pince-fesse tout ce qu’il y a de plus républicain. Raymond Manchon, qui travaille plus de 20 ha en bio, dont quelques hectares de Carignan pour le compte de la cave des Côtes d’Agly, à Estagel, m’est d’emblée apparu comme un parfait défenseur de ce cépage. « En plus de ce que je porte à la coopérative, me dit-il, j’ai sauvegardé deux parcelles soit 32 ares de vieux Carignans pour un vin que je baptise sous le nom de Bota Nostra, notre tonneau si vous préférez. Si vous voulez, je vous fais livrer deux bouteilles. Et vous me direz ce que vous en pensez » !

C'est dans ce décor féérique que Raymond s'attache au Carignan. Photo©MichelSmith

C’est dans ce décor féérique que Raymond s’attache au Carignan. Comme on le comprend ! Photo©MichelSmith

Sitôt dit sitôt fait, j’ai reçu les bouteilles – deux millésimes – il y a plusieurs mois. Et j’ai attendu, attendu que ma liste d’attente, justement, se libère. Chose faite aujourd’hui. J’ai donc pu enfin goûter ces vins avec bonheur et sur trois jours. Le premier est un formidable 2010 non filtré provenant d’une vigne plus que centenaire de 10 ares sur une parcelle argilo calcaire parsemée de grosses pierres de dolomie comme on peut le voir sur la photo. Tiré à moins de 400 bouteilles, c’est pour moi le plus complet : épais, dense, cassis, il a tendance à « pinoter » dans le verre après aération au bout de 48 heures.

La vigne et ses grosses dolomies. Photo©Raymond Manchon

La vigne et ses grosses dolomies. Photo©Raymond Manchon

Ce Vin de France, dont il reste encore quelques exemplaires, est vendu directement « au garage », autour de 10 €, chez Raymond Manchon qui habite du côté de Tautavel. L’autre vin, un 2011, provient d’une parcelle de 20 ares où les vieux Carignans se sont enracinés sur un sol de schiste recouvert de graves sur lequel Raymond a aussi planté 50 chênes truffiers. Toujours non filtré, je l’ai au départ trouvé un peu dur. Mais la fermeté de ses tannins s’est assouplie au bout de deux jours et, en dehors d’une très légère amertume, il a accompagné avec fierté la côte de porc fermier à la sauge que j’avais préparé à son intention.

 Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Les coordonnées de Raymond : 06 30 42 23 48… Ou par courriel : bota.nostra@orange.fr 

Michel Smith

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

2 réflexions sur “#Carignan Story # 237 : Notre tonneau

  1. J’ai aussi constaté cette tendance à pinoter de certains carignans; et ce n’est pas désagréable!

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  2. Certes, mais il ne faut pas généraliser… Ce n’est qu’une tendance imputable à certains carignans, goûtés dans certaines circonstances, issus de certains terroirs, vinifiés d’une certaine manière. Et puis, j’ai ressenti cela dans certains vieux grenaches ou syrahs… contenant peut-être du Carignan… ou du Pinot ! 😉

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