Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Rubis Velours, un champagne dédié au repas

19 Commentaires

Fin d’année, les Champagne font la loi et deviennent les incontournables festifs.
Pour changer, la Maison Pannier nous a prévu une couleur originale…
Du début à la fin, la cuvée se prête à l’analyse ou se déguste simplement. Plaisir pur qui éveille les sens, tous les sens en une stimulation qui invite aux expériences inédites d’accords savoureux…

Un peu de mystère

Il a la couleur des roses qu’on offre quand on aime.
Il a ce doux parfum, subtil et délicat, un rien fruité, légèrement musqué, il adore se faire désirer…
Avant de céder à notre désir gourmand, il s’ouvre en richesses irisées, chapelet de perles, nacres rares et rubis précieux.
Puis, enfin, nous cède et nous fait un baiser charnu qui nous laisse sur les lèvres une saveur délicieuse de fruits rouges, de baies noires, soulignés d’épices et d’un trait de réglisse.
Nous sommes conquis

Mais qui est-il ?

Rubis Velours Champagne Pannier

rubis_veloursD’un rubis sanguin soutenu, nuancé de corail, sa robe éclatante enivre l’œil.
La bulle y tisse ses cordons nacrés et gracieux. Ils viennent en rangs serrés parer de leurs colliers l’orbe cristallin.
Le nez nous demande certes patience pour déployer ses fragrances. Surgissent toutefois bien vite griotte et groseille, fraise et framboise. Mûres, elles se parent des parfums floraux de la rose et du jasmin. Affinent encore les perceptions nasales par une note d’épices de poivre et de cumin.
La bouche se dessine en relief sur la langue, arabesques fruitées au grain fin et délicat qui de leur gracile griffure libère d’emblée les arômes des baies acidulées. Leur chair ajoute du charnu, du croquant, donne du volume, de l’amplitude au transport fruité. Les épices tissent leurs filigranes épicés sur la dentelle minérale. Apportent un regain d’élégance, s’il en fallait, au caractère à la fois généreux et bien trempé du vin. Puis, en final la douce fraîcheur s’amplifie d’un subtil liseré au goût de noyau et de réglisse.

Côté technique

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La Cuvée Rubis Velours assemble 56% de Pinot Noir, 10% de Pinot Meunier et 34% de Vin rouge de Champagne.
Origines : Mailly et Verzenay pour le Pinot Noir, la Vallée de la Marne pour le Pinot Meunier.
Raisins : Majoritairement issu de Grands Crus
Minimum 4 années de vieillissement en cave
L’essence du Champagne, c’est l’élégance

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Créer une nouvelle couleur n’est pas chose aisée, surtout quand on parle de rouge, de Champagne rouge. Le ton « fort » demande beaucoup de doigté, moult précautions pour atteindre cet équilibre particulier apanage de l’effervescente boisson. L’écueil des tanins est réel, comme l’intensité de la couleur, ou encore celui la vivacité ou de son contraire. Il faut un sacré savoir-faire pour être certain que quand il coulera dans nos verres, ce Champagne rouge est assuré de nous plaire.

Challenge réussi et voilà un nouveau fleuron qui vient enrichir les Blanc de Blancs, les Millésimés, les Rosés, les Blanc de Noirs…

Il fallait y penser

Autant, la production de Champagne est réglementée, autant rien n’interdit l’élaboration d’un Champagne rouge. Aucun texte de loi ne régit vraiment la couleur du champagne. En gros, la législation délimite les zones d’appellations, stipule la méthode d’élaboration et détermine les trois principaux cépages autorisés : les Pinot Noir et Pinot Meunier pour les raisins noirs, le Chardonnay pour les blancs. Seule, l’usage omet la troisième couleur des vins pour ne garder en mémoire que blanc et rosé. La Maison Pannier s’est souvenue du rubis caché dans les oublis coutumiers et nous fait aujourd’hui bénéficier de sa naissance au sein de la grande famille champenoise.

On peut l’accorder

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Servie au cours du repas, la cuvée Rubis Velours sublime à merveille les viandes rouges. La côte de bœuf grillée semble transfigurée, sans oublier le tartare de thon qui lui offre ses accents iodés en échange de la gourmandise de son fruit.
L’oser sur le magret de canard, écrasé de pommes de terre truffé, c’est s’assurer de bluffer nos papilles par des impressions florales inattendues.

Brève histoire de la Maison Pannier

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Louis Eugène Pannier crée la Maison PANNIER en 1899 à Dizy près d’Epernay. En 1937, son fils achète de magnifiques carrières médiévales à Château-Thierry en Vallée de la Marne, et y installe sa maison de négoce. En 1974, un groupe de viticulteurs acquiert la maison pour faire de la marque PANNIER leur porte drapeau.
C’est en 1999, qu’une mission archéologique découvre une fresque du XIVème siècle, dans les caves, représentant un archer médiéval qui devient l’emblème de la marque.
La Maison PANNIER adopte alors la devise des archers : Ad perfectionem intendere qui veut dire Tendre à la perfection.
Ce logo symbolise aujourd’hui le style de la maison et de ses vins : élégance, droiture et équilibre.
http://www.champagnepannier.com

Ciao

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Marco

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

19 réflexions sur “Rubis Velours, un champagne dédié au repas

  1. Ca c’est un beau communique de presse.

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  2. C’est absolument extraordinaire ; tu as dépassé l’art de la poésie ; les mots s’enchaînent et forment des rubans et volutes virevoltantes, dont la lecture, miracle digne de l’incarnation, réussit à nous enivrer avant même que nous ne puissions consommer le vin que tu décris…Quel talent !! Je lance un appel à tous les amoureux de ce blog, et au delà, afin de créer un prix spécial de « poétologie vinologique » que tu remporterais, cela va sans dire, haut la main…

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  3. Quel beau publi-reportage!!!
    Thierry

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  4. ciao Marco, ou peut-on en trouver a Paris ?!
    merci

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  5. Ce soir à Waterloo, chez Carrefour, un couple qui faisait ses achats pour les fêtes est passé avec quatre bouteilles de Prosecco, pas de Champagne. On n’aurait jamais vu ça il y a dix ans.

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    • Eh oui, c’est la crise: quatre bouteilles seulement pour un couple, c’est la disette. Il faut bien dire qu’on doit aussi garder du flouze pour acheter la beu.

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  6. ça ressemble trop aux info de presse qu’on trouve sur le site de la maison de champagne… et décrédibilise en effet le propos.

    Dommage, les rouges effervescents sont rares, on aurait voulu savoir ce que ça donne vraiment à la dégust’ !
    Et c’est quoi le « vin rouge »? la pression ? etc …

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    • Tout est écrit, le commentaire de dégustation et les origines des différents cépages qui entrent dans la cuvée. De plus comme le souligne mon camarade de blog, nous ne gagnons rien, sauf l’estime de quelques-uns de nos lecteurs. Le souci, c’est qu’écrire d’une façon positive sur un produit, qu’il soit champagne, vin ou tout autre, rend les aficionados de blogs suspicieux. On préfère l’éructation, la mise au pilori, la critique sévère, qui semble plus crédible. Mais on peut comprendre que dans un monde où la vitrine importe le plus, celui qui se sent ou se croit plus intègre grince des dents.
      Marco

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  7. Monsieur Heydon, je suis attristé – non, indigné – que vous puissiez qualifier le travail de Marc de publireportage. Aucun des auteurs de ce blog ne touche aucun argent d’aucun des producteurs dont il commente les vins. C’est notre règle depuis le début.
    Vous pouvez nous trouver trop complaisants, ou trop critiques selon les cas, voire ne pas aimer du tout ce que l’on fait, mais je vous saurais gré de ne pas laisser soupçonner des intérêts mercantiles.

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  8. Je comprends que, lu au second degré, (comme le souligne un lecteur: « les mots s’enchaînent et forment des rubans et volutes virevoltantes, dont la lecture, miracle digne de l’incarnation réussit à nous enivrer avant même que nous ne puissions consommer le vin que tu décris… ») on puisse se laisser entraîner dans l’image dithyrambique qu’on a parfois à la lecture d’un dossier de presse, mais de là à penser que ce pourrait en être, voire même être un publi reportage…
    Quand on connaît les écrits de Marc, on le retrouve là dans ce qu’il est réellement : un hédoniste qui décrit avec emphase ce qu’il aime, ce qu’il découvre. Tel qu’il m’est arrivé de le faire moi-même plus d’une fois lorsque je suis tombé sur un vin exceptionnel.
    La seule chose que je regrette c’est que – sauf la photo avec la viande – il ne décline pas les possibilités de mariages mets et vins qu’un tel type de Champagne offre. Et puis, quant à faire l’éloge d’un vin, j’aimerais bien avoir une idée de son prix public.
    Finalement, je trouve que Marc fait un vrai travail de journaliste en nous proposant une découverte. Personnellement j’ignorais qu’un Champagne élaboré de cette manière existait sur le marché des vins. Merci de l’info !

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  9. Marco ne no do le pub…!

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  10. Cher Monsieur Lalau, , quand on lit dans  » on peut l’accorder » quelque chose qui se rapproche assez fortement du site de la maison Pannier (je cite: La cuvée Rubis velours ose et sublime des associations inédites de viandes rouges comme le magret de canard grillé ou la côte de boeuf accompagneé d’un écrasé de pommes de terre aux truffes) on ne peut en effet qu’être subjugué par la concordance fusionnelle entre les accords emis par l’auteur et ceux de la maison Pannier.
    Ceci dit le terme de publi-reportage était un clin d’oeil, certes un peu ironique , mais sans arrière pensée mercantile.
    Je regrette essentiellement la forme, avec des photos sans copyrigth que je vois très bien sortir directement de la maison Pannier et la similitude des accords gastronomiques.
    Mais continuez, je lis souvent ce blog avec intérêt et m’etonne de vous voire demarrer au quart de tour sur un commentaire ironique étant donné que vous n’en manquez pas habituellement.
    Je vous prie de recevoir mes meilleures salutations et sincères regrets de vous avoir « indigné ».
    Thierry

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  11. @ Herve et Marc: Je tiens a souligner mon plein accord avec Thierry Heydon. C’est pas parcequ’on critique ce papier qu’on accuse son auteur de mercantilisme.
    Faut bien avouer que ce post ne donne pas plus d’info qu’un dossier de presse.
    Un blog tel que celui-ci permet plus de recul: profitez-en!

    @ Georges Truc: votre commentaire, c’est du second degre ou vous appreciez vraiment ce style?

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    • Les capacités de Marc à décrire un vin sont assez exceptionnelles ; d’une part, il possède l’art d’analyser un vin qui se déploie sur un registre olfactif et gustatif très étendu et, d’autre part, il sait comme personne organiser la description des sensations qu’il a éprouvées ; l’extrême précision de l’analyse, combinée à l’utilisation d’un vocabulaire délicat et d’une construction syntaxique proche de la poésie, cela donne le « style Marc », inimitable, que je lis avec toujours autant de plaisir au fil des blogs. Mon commentaire ne relève pas du second degré. Le vin est poésie, rêve, émotion…que je souhaite à toutes et à tous d’éprouver en ces fêtes de fin d’année.

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  12. A Denis. Critiquez autant que vous voulez, le style, la forme, le fond, mais svp choisissez un autre terme que publireportage (alias papier vendu, donc, mercantilisme et tromperie sur la marchandise). Je suis journaliste, et à ce titre je m’interdis d’en faire; c’est un point qui, effectivement, me fait démarrer au quart de tour. Vous n’aimez pas le mélange des genres, moi non plus.

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  13. Georges, là il me semble que c’est vous qui faîtes un vrai (quoique court) publi reportage pour Marc 😉

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  14. Moi pour le style je suis plutot fan de Michel. Pour le fond aussi.
    Mais il en faut pour tous les gouts. Quoiqu’extremement surpris, je suis finalement content de decouvrir que certains aiment le style de Marc.

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    • Eh ben voilà ! J’ai au moins UN fan ! Et Vendéen de surcroît, non ?
      Comme tu dis Denis, tous les goûts sont dans la nature. Les miens changent tout le temps. En ce moment, c’est plutôt Riesling et Clairette pour les blancs. Sangiovese et Morvèdre pour les rouges.
      Allez, bonnes fêtes à tous !

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