Les 5 du Vin

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La leçon de rosé

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À une époque, au début des années 1960, j’ai connu La Leçon de Twist par  Les Chaussettes Noires tout justes essorées du Golf Drouot. Faudra désormais compter sur La Leçon de Rosé by Bandol, grand vin de Provence !

L’été est bien rangé avec les maillots au fond du tiroir à souvenirs, l’automne aussi d’ailleurs, et pourtant… Est-ce une soudaine envie de soleil en ce jour de petit jésus apparu sur sa couche de paille dans sa crèche avec les joujoux par milliers dans les petits souliers (air aussi connu) ? À moins que ce ne soit un simple appel de notre azuréenne Méditerranée ? Tant de précautions prises pour annoncer l’impensable aux éventuels lecteurs de Noël. Oui, sans aucune raison apparente,  je souhaite revenir sur un sujet brûlant : le vin rosé. Si je ne le faisais pas maintenant, jamais je ne le ferais. Peu importe, les robes, les nez, les techniques, les sols, les dates de vendanges, les encépagements… Foin de tout ce micmac savant qui va si bien avec la science œnologique. Pas grave non plus si nous sommes en plein début de l’hiver, en un jour saint pour la chrétienté où nous sommes sensés vider des flacons de grands crus. Laissons toute cette problématique au Centre du Rosé puisque ce vin fascine tant nos nez aussi experts que nobles. Et buvons du Bandol rosé, y compris à Noël !

Photo©MichelSmith

François Pyeraud, Domaine Tempier. Photo©MichelSmith

D’ailleurs, peu importe la saison, pourvu que l’on ait l’ivresse. Car, après tout on en a un peu marre de subir les clichés, les dictats saisonniers. Descendez la cheminée si le cœur vous en dit. Déchirez vos papiers cadeaux, étrennez vos consoles, déballez tablettes et téléphones, riez, pleurez… Quoique vous fricotiez avec vos grands crus de réveillonnades, l’important pour moi, même si ce texte est antidaté, c’est de retenir votre attention ne serait-ce que pour quelques minutes, en vous faisant déguster du rosé. Et pourquoi ? Eh bien parce que je reviens d’un de mes vieux terroirs, d’un cru témoin de mes premiers émois œnophiliques (il est pas beau ce mot ?), d’un morceau de Provence où j’ai appris, il y a plus de 30 ans, grâce à des maîtres tels Henri de Saint-Victor ou Lucien Peyraud, à mettre mon nez là où il ne fallait pas, à regarder le vin dans les yeux, à le gronder, à le comprendre, à le questionner, à le suivre. Oui les amis, je vais écrire sur Bandol. Rien de plus logique puisque je reviens de Bandol. Enfin, j’y étais au début de ce mois.

Damien Roux, l'Hermitage. Photo©MichelSmith

Damien Roux, l’Hermitage. Photo©MichelSmith

Cela n’a pas faites gros titres de Var Matin, j’en conviens, mais j’étais invité à la fameuse Fête du Millésime, trente troisième du nom qui, comme chaque année, début Décembre, attire une foule de visiteurs sur les quais du port. Fort bien organisés, les responsables de l’Association des Vins de Bandol avaient pris l’initiative de me contacter quelques jours auparavant afin de savoir si j’avais un thème particulier de dégustation à (me) proposer, histoire de travailler un peu le samedi matin, la matinée suivante étant consacrée au jury réuni pour sélectionner deux vins rouges « de longue garde » comme le veut la tradition. Profitant de la perche tendue, faisant mon malin comme d’habitude, je proposais une dégustation aveugle de « vieux » blancs et de « vieux » rosés en prélude à une dégustation plus conséquente de rouges du millésime 2004. Oui, des fois il m’arrive d’avoir des fulgurances, de la curiosité pour les vieilleries en bouteilles. Que voulez-vous, à cause de l’importance accordée au Mourvèdre, depuis mes premiers pas entre La Cadière-d’Azur et Le Castellet, j’ai pris à la lettre ce que me tançaient jadis les Vignerons : « Non seulement le Bandol peut le faire, mais il doit vieillir pour être apprécié à sa juste valeur… »

L'Olivette, plus que bien noté en 2005 et remarquable en 2013 ! Photo©MichelSmith

L’Olivette, plus que bien noté en 2005 et superbe en 2013 ! Photo©MichelSmith

Promis, on reparlera des rouges la semaine prochaine, car ils restent pour moi une vraie spécificité de Bandol, même si cette couleur est aujourd’hui largement dépassée par le rosé. Je reviendrai aussi sur les blancs qui ne représentent que 2 à 4 % des ventes, car avant d’aller plus loin, je souhaite vous faire part de mon scepticisme affiché lors du premier contact. En réclamant des millésimes « anciens », blancs et rosés à goûter à l’aveugle, je provoquais sciemment les vignerons. Je les mettais au défi de me présenter des vins dignes d’intérêt et je ne pensais pas obtenir plus de 4 ou 5 échantillons par couleur avec la plupart des vins sur le déclin. Quant aux rouges 2004, je pensais aller jusqu’à 12 bouteilles au plus, soupçonnant au passage les vignerons d’un manque d’esprit de garde pour un millésime, certes de belle tenue en Provence, mais suscitant moins d’enthousiasme et de réputation ailleurs. Force est de constater que je m’étais trompé sur toute la ligne ce qui n’est pas nouveau chez moi.

Salettes absent à la dégustation, mais remarquable en 2013 ! Photo©MichelSmith

Salettes absent à la dégustation, mais remarquable en 2013 ! Photo©MichelSmith

Le rosé, donc. Pourquoi lui ? Depuis la fin des années 1980 où je notais sur mes calepins qu’aux dires des vignerons, il grimpait en flèche sur le tableau des ventes, j’avais conscience que Bandol me faisait goûter des vins exceptionnels dans cette appellation et dans cette couleur, bien plus intéressants que ceux des Côtes de Provence qui, depuis, c’est vrai, ont nettement progressé de leur côté. En m’installant en ce samedi de Décembre, à proximité du village du Castellet au dessus des restanques (terrasses) de vignes dans une pièce isolée au sein de la Maison des Vins de Bandol (ne pas confondre avec celle située face au casino de Bandol…) , on m’informe qu’ils représentent désormais 70 % de la production, jusqu’à 80 % dans certains domaines. Quand je pense qu’il y a une vingtaine d’années, malgré la qualité, je m’inquiétais dans je ne sais plus quel article de les voir frôler la barre des 50 %… au risque de détrôner les rouges ! Pour cette dégustation, après les blancs dont je vous entretiendrai la semaine prochaine, je me retrouve donc avec 12 rosés masqués que je vais goûter à ma demande en compagnie de deux vignerons désignés par leurs pairs, François Peyraud (Tempier) et Damien Roux (L’Hermitage), tandis que deux autres confrères de la RVF et une consœur d’IVV (In Vino Vertitas, dont notre Hervé Lalau est le rédacteur-en-chef) goûtent des millésimes plus récents dans une autre salle avec d’autres vignerons pour les chaperonner.

Damien Roux et François Peyraud au boulot ! Photo©MichelSmith

Damien Roux et François Peyraud au boulot ! Photo©MichelSmith

L’avantage de ce système réside dans le fait que chacun de nous peut déguster en paix, à son rythme en compagnie d’interlocuteurs valables et bénévoles en cas de questionnements. Damien et François ont respecté la règle de silence exigée en début de session. Ils sont intervenus pour changer une ou deux bouteilles défectueuses (satanés lièges !), puis pour échanger et confronter nos notes entre chaque séance. L’entente et l’organisation étaient parfaites, y compris la température de la pièce et celle des vins (tous à 13°, quelque soit la couleur), je me dois de le préciser car cet aspect des choses est tellement rare et si souvent mal compris par ceux qui pourtant dépensent de l’argent pour nous inviter.

Sur les douze rosés présentés, millésimes 2010 à 1996, un seul, dont je tairai le nom par charité chrétienne, n’eut pas l’heur de me plaire. Je l’ai trouvé trop simple, trop souple, trop creux et il s’agissait d’un 2009 d’un domaine connu. Onze vins furent bien notés et la moitié furent plus que bien notés, entre 3 et 4 étoiles, alors que les autres obtinrent 2 étoiles. Commençons par le plus ancien, le 1996 de La Tour du Bon. Avec sa robe de vieux cognac et son attaque sans grande conviction, il avait du fruit, une bonne longueur et de la fraîcheur en embuscade. La Bégude 2010, le plus jeune du lot, affichait une robe plus soutenue que les autres et bien éloignée de la mode des rosés pâlichons. Dense, structuré, acidulé, il avait lui aussi une belle longueur en bouche.

À ce stade de la relecture de mes notes, un constat s’impose : ce furent les vins dont l’âge ne dépassait guère 10 ans (2008, 2007, 2005, 2004) qui s’en sortaient le mieux. Hormis deux exceptions, le 2002 de Souviou, solide de robe en dépit d’un disque orangé, rond, floral, riche en matière; et le 2001 de Sainte-Anne à la robe légèrement jaunie, très frais en bouche, profond, intense, poivré, limite tannique, deux vins que je verrais bien l’un sur un saint-pierre au four, l’autre sur une faisane au chou.

Pradeaux, excellent en 2013, ne participait pas à ma dégustation. Photo©MichelSmith

Pradeaux, excellent en 2011, ne participait pas à ma dégustation. Photo©MichelSmith

Passons à quatre beaux vins qui n’ont pourtant pas atteints les sommets de ma notation. La Laidière 2008, belle robe pâle, souplesse en attaque, courageux sursaut de fraîcheur en milieu de bouche, finale pamplemousse, offrait une longueur un peu timide. La Bastide 2005, robe très légèrement ambrée, tendre nez de grenade, gourmand et frais, manquait juste un peu de finesse mais ne faiblissait guère en longueur. L’Olivette 2005, robe tirant un peu sur l’ambre, affichait une matière dense, large et fruitée, un bel éclat, de la longueur, avec une acidité assez forte en finale. Au passage, la version 2013 de ce rosé goûté la veille au soir, était insolente d’éclat, de vivacité et de longueur, tout comme Les Salettes 2013 dont j’ai regretté l’absence d’échantillons dans cette dégustation. Tempier 2006, même type de robe, bien sec en bouche, petit fruit subtil en finale et bonne longueur, aurait pu quant à lui faire mieux avec un surcroît d’intensité.

Un autre bon rosé en 2013 et pourtant absent à ma dégustation. Photo©MichelSmith

Un autre bon rosé en 2013 et pourtant absent à ma dégustation. Photo©MichelSmith

Deux vins exceptionnels pour finir. Pibarnon 2004, avec sa robe corail, était à l’apogée de sa forme, parfaitement net, alerte, doté d’une matière superbe, probablement le plus persistant en bouche, tandis que que le même, version 2009, probablement victime de son millésime chaud, avait la couleur d’un vin gris, une matière bien présente, certes, une finale poivre-épices et une longueur de moindre durée. Puis Terrebrune 2007, robe teintée de reflets d’or, nez fin, texture soyeuse, impeccable, délicatement agrumes, qui brillait par son aspect sec et sa grande longueur.

Conclusion : Mesdames et Messieurs les Vignerons de Bandol, gardez vos rosés quelques années (certains le font déjà) et revendez-les nous une fois transformés en oeuvres d’art ! Parmi les crus manquants, j’aurais bien aimé avoir ceux de La Salette, de Pradeaux, de Lafran-Vayrolles… Suite au prochain numéro avec les blancs et surtout les rouges 2004.

 

Michel Smith

 

 

 

 

 

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

14 réflexions sur “La leçon de rosé

  1. Bravo, heureusement encore un article qui donne la preuve , que les rosés sont aussi là , pour laisser dans nos caves.

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  2. Michel, si j’avais été plus riche – sujet bien traité par Roger Whittaker en son temps – vraiment beaucoup plus riche, ce serait à Bandol que j’aurais essayé de m’installer. Pourtant, tout en me réjouissant que mes petits camarades de là-bas puissent enfin en vivre, je suis triste de voir la part prise par le rosé. Attention, ce n’est pas que je déconsidère cette couleur (quand il en a!) , mais l’adaptation des vieux grenaches ET du mourvèdre – jadis les carignans étaient magnifiques aussi – à ces différents terroirs (le Bandol n’est pas UN) font du Bandol rouge un vin unique au monde, par sa finesse, sa longévité, la souplesse de ses tannins. I love it. Le seul clou de mon cercueil (on me brûlera) sera de ne pas avoir vinifié de mourvèdre. Mais peut-être la messe n’est-elle pas dite?
    A propos, hier soir: La Vivonne (du temps de Walter Gilpin) 1982 ==> à l’évier car bouchonné mais j’en ai quand même bu un verre, pour le plaisir tactile, en me bouchant le nez, puis le même en 1993, très soyeux mais pas encore « à point ».
    S’il te lit, ce qui est probable: un énorme bonjour à François Peyraud. Mes deux rencontres avec son père, et aussi le « grand aïoli » dans la véranda de la Tourtine resteront à jamais des moments de bonheur dans ma mémoire.
    PS: on ne se battra pas pour boire des « vieux » rosés. Ils sont meileurs … la veille de leur mise en bouteille.

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  3. -Pas d’accord – cela ne te surprendra pas – sur la chute de ton message, Léon. C’est d’ailleurs tout l’objet de mon papier : prouver que l’on peut boire un rosé « mûr » prêt à affronter les meilleurs produits de la table préparés avec finesse.
    -Moi aussi, à une époque (et je le dis dans mon texte), j’ai regretté l’emprise du rosé sur le rouge, mais que veux tu nous ne dictons pas les modes.
    -Le Carignan, hélas, a presque disparu des restanques.
    -La Vivonne, qui n’était pas dans mes rosés, mais que j’ai connu à ses débuts, sera bien présente la semaine prochaine.

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    • Jean-Daniel m’avait fait goûter, in illo tempore, des « Ch. Romassan » des années ’60 encore parfaits 30 ans plus tard. Or, la mémoire des habitants du Plan et du Castellet sait que le carignan régnait en maître sur cette zone.
      En fait, en dépit des apparences, il n’y a pas de désaccord entre ton papier et mes préférences. Le rosé PEUT tenir et il n’est pas nécessaire qu’il se fâne, se flétrisse au bout de 3-4 ans. Nous en sommes d’accord. Mais ce que j’y trouve de meilleur tient dans sa fraîcheur, sa vivacité, la légère amertume saline du mourvèdre jeune et, pourquoi pas, le côté un peu « fermentaire ». Mais ça, c’est affaire de goût.
      Last but not least: le sulfitage et l’obturation. Ils détermineront dans une large mesure le type d’évolution, et sa vitesse.
      Bon Nadal !

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  4. Je suis d’accord Michel sur la capacité de (moyenne) garde des meilleurs rosés de Bandol, qui gagnent ainsi en complexité, surtout lorsque la part de mourvèdre y est significative. J’ai pu, il y a deux ou trois ans, vérifier cela en dégustant, à La Bégude, une verticale de leur Bandol rosé sur 10 ans. Très concluant pour moi. A propos de la Bégude, châpeau à eux de ne pas céder à la dictature par l’absence de couleur qui a gagné tout le reste de la Provence pur ses vins rosés. Non seulement ils pillent les rouges, mais ils étripent ainsi leur rosés qui ressemblent de plus en plus à des blancs tachés.

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  5. J’aime beaucoup les rosés qui ont quelques années…
    Mon premier article sur eux remonte à 2002 et j’ai récidivé à la demande du CIVP une décennie plus tard.
    L’un des vins phares fut le Clos Cibonne cuvée spéciale des Vignettes 1978, soit 34 ans lors de son ouverture.
    En voici le commentaire:
    Coloré d’ambre brunissant, il se poudre le nez de poivre blanc. Très iodé avec des notes d’algues, de bouton de rose, d’amande, de nougat, de café, un rien de champignons secs, du camphre, une note touche balsamique, les perceptions nasales n’en finissent pas. Vient encore le caramel au beurre salé, puis le salpêtre qui rappelle les longs moments passés en cave, la réglisse, l’orangette, … j’arrête.
    La bouche égale le nez en complexité. La puissance du caramel salé aux algues se teinte de cuir, de suc de viande, de bois de cèdre, de tabac brun, de sauce soja, de morille et de cèpe séchés, tout en traits déliés, en notes graciles, sans jamais s’imposer. L’élégance reste de mise. Bien installée sur une assise large dotée d’une grande profondeur, ce vin ne laisse guère indifférent et plaît aux plus exigeants, certes par ses multiples nuances, mais surtout par son superbe volume tonifié par le duo sucré salé omniprésent.
    À la déguster, on l’aimera seul, juste pour lui, ou en accord avec une épure japonaise, picturale ou gastronomique.
    Marco

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  6. Le poète a encore frappé

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  7. Quel dommage de faire des roses, meme bons pour la plupart, alors que les memes vignes de Bandol devraient faire des rouges exceptionnels!
    Une question pour les journalistes: est-ce que vous pourriez mettre dans vos degustations ceux qui ne donnent pas d’echantillons aux organisations collectives? Par exemple j’aimerai bien savoir ce que donnerait Les Luquettes au milieu des domaines habituels des degustations de presse.
    Une question a Luc: La Vivonne – epoque Gilpin, faut attendre combien de temps? 40 ans? 100 ans? Je n’ai jamais reussi a en boire dont les tannins soient simplement acceptables.

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    • @Denis : dans ce cas précis, si tu lis bien, et si tu sais compter ce dont je ne doute pas, tu relèveras les noms de 11 domaines cités sur 12 échantillons présentés. Pour une fois, je ne citerai pas « l’éliminé » car ce n’est pas vraiment le but que je me suis fixé. Tout ce que je dis, c’est que c’est un domaine connu, qu’il était correct, mais juste pas à la hauteur des 11 autres. Pour avoir la liste des domaines n’ayant pas livré d’échantillons, il te suffit donc de soustraire les noms de « mes » vins dégustés à la liste (importante) des déclarants en Bandol. Je dis par ailleurs que je regrettais l’absence de certains noms mais que veux-tu ils n’avaient peut-être pas de « vieux » rosés en stock… En ce qui concerne Les Luquettes, que je t’avoue ne pas avoir croisé en plus de 30 ans de dégustations, il ne doit simplement pas répondre aux invitations de son syndicat. Peut-être refuse-t-il même de payer ses cotisations auquel cas il n’est pas informé des visites des journalistes – et de leurs demandes – sur son territoire. Il te faudrait donc lui demander directement, il a probablement ses raisons.
      Enfin, pour en revenir au début, tu veux nous tuer à la tâche ou quoi ? Déjà que ce n’est pas tous les jours facile d’écrire nos articles ! Est-ce que tu nous lirais si tu devais te noyer dans une liste de domaines n’ayant pas donné d’échantillons ? Je te rappelle que rien qu’en Bordeaux tout court, il y en aurait probablement des milliers ! Ceux qui ne donnent pas d’échantillons sont soit radins, soit anarchistes, soit anti journalistes. Chacun a sa raison et ça ne me regarde pas. Certains sont peut-être simplement heureux en vivant cachés, loin de la foule médiatique !
      Quant à La Vivonne, avant que Léon ne te réponde, je t’engage à lire mon second volet sur Bandol (blancs et rouges) Jeudi prochain.

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    • Denis, je ne suis pas aussi mauvais camarade que ce que les 5 du vins laissent entendre. J’attendrai que Michel te réponde. L’époque « Gilpin » – ce sera un de mes blogs du jour car je ne sais pas où Walter se trouve – m’a permis de déguster (avec lui, sans lui, avec son « commercial » qui a tenu 6 mois, avec sa seconde femme …) 1978,1979, 1982 et puis tous les millésimes jusqu’en 1998. Il a vécu longtemps sur son bateau à l’anneau dans la marina de Bandol – d’après ses hagiographes – et c’est sans doute pour cela que ses vins étaient robustes. Ils les assouplissaient façon « retour de Bendor ».

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  8. @ Luc: j’ai bien lu sur ton blog les commentaires sur le vieillissement de La Vivonne. J’ai pas du attendre assez; J’en ai achete pendant 2 ou 3 millesimes, puis j’ai arrete en desesperant de l’evolution. Je les ai bus entre 10 et 15 ans et je n’ai jamais pu trouver ca bon. Trop de tannins de bois sans doute.

    @ Michel: ma requete n’etait pas ma demande habituelle de citer la liste de tous les degustes (vaste debat auquel Herve repond toujours sans se lasser), mais en l’occurence plutot une autre question: comparer ceux qui ne donnent jamais d’echantillons a ceux qui sont toujours presents dans les collectes des instances officielles.

    Comme tu le dit si bien il y a plein de raisons – bonnes ou mauvaises – pour lesquelles certains ne sont jamais dans les echantillonnages des syndicats d’appellation. Ces raisons les regardent.
    Mais pour le grand specialiste que tu es et pour le modeste consommateur que je suis il est assez interessant, de temps en temps, de les comparer aux autres.
    Sur une appellation comme Bandol ca ne devrait pas etre trop difficile: il ne sont probablement guere plus d’une douzaine a vivre caches.

    Plus generalement je crois que les critiques du vin ne devraient pas se limiter a parler seulement des domaines qui font partie d’organisations collectives. On peut aussi faire du bon vin en restant libre de toute attache syndicale.

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    • Tu dis vrai, Denis. Reste que l’orque l’on est invité par une association qui regroupe une grosse majorité de vignerons d’une même appellation qui, en plus, font l’affront de t’organiser une dégustation selon tes souhaits, il me paraît difficile, voire impoli, d’aller par derrière solliciter ceux qui ne veulent pas participer au travail collectif. Il est évident que l’on peut faire du bon vin en dehors des attaches syndicales, mais il me semble plus important de se regrouper pour mettre en commun des moyens que seul l’on n’a pas. De mon côté, je me vois mal passer plusieurs jours à contacter un à un les non syndiqués pour les supplier de me livrer leurs échantillons. D’autant que la plupart n’ont pas de « vieux » échantillons de rosés sous la main. Et puis, s’ils choisissent de vivre cachés, c’est un peu leur affaire, non ? S’ils veulent sortir de leur cachette, ils n’ont qu’à se manifester, non ?

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