Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

François Villard, fantasque ou …

6 Commentaires

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François, un personnage !

Mais le connaît-on vraiment ? Voilà bien longtemps que rencontre après rencontre, on se dit que derrière l’extraverti se cache une personnalité profonde, une âme attachante…
Aidé de mon complice Johan, j’ai eu l’opportunité de creuser quelque peu le personnage…

Voici comment le décrit Johan, cela ne manque pas de sel, mais correspond bien au caractère enjoué de François:

Françis Villard (2)

Aujourd’hui, quelque 12 années et 7 Découvertes en Vallée du Rhône plus tard, la chance nous a souri à nouveau. Elle a permis de rencontrer le plus extraverti, le plus hyperactif du trio Yves Cuilleron, Pierre Gaillard et François Villard. Le frétillant vigneron s’est arrêté un moment, s’est même assis, le temps de regarder en arrière et nous conter, flashback imagé, ses impétueuses péripéties vinicoles. Une bouteille de Grand Vallon 2011 en illustration, un choix certes pas sans significations…

Françis Villard (9)

Né en 1962, il est un Tigre du calendrier chinois. Mais contrairement au fauve, François aime être parmi les gens et se veut un papa attentionné, la naissance d’un enfant le transporte sur un petit nuage…
Toutefois, désireux de vivre, téméraire et rebelle, à l’opposé de son ainé studieux devenu fonctionnaire, François se sentait à l’étroit à l’école. Il devait pourtant assurer son devenir, avoir une petite maison, un coin de jardin, un poste sûr. Un emploi d’aide cuisinier à l’hôpital de Vienne aurait pu faire l’affaire. Mais, malgré les résistances de sa famille et de sa belle-famille, la passion de François pour le vin (semée par son grand-père) grandit jusqu’au non-retour. Et devient un élan irrésistible en 1985. Il entame alors une formation d’abord autodidacte, il connaît par coeur La Route des Vins de France d’Hubrecht Duijker. On le retrouve ensuite en sommellerie à Tain l’Hermitage, suivi d’une formation agronomique à Davayé et de stages chez Alain Paret et Yves Cuilleron. Le peu épargné chaque mois, il le consacre à l’achat de vin, un carton par appellation est son but ultime…, histoire de déguster la France entière. Et pour le reste, devenir papa avec les naissances d’Alexandra et Aurélie et rêver sans arrêt d’un grand terroir.

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En 1991, un garage de Chavanay voit sa première vinification, une récolte de Viognier qu’il ne vendra jamais. Le vigneron était né. Conquérant, il posait ses premiers jalons en terre promise. Terroir après terroir, chaque parcelle est explorée : Poncins, Le Grand Vallon et les Terrasses du Palat à Condrieu, Saint Joseph, Côte Rôtie et Saint Péray, tout est ausculté. Variations de blancs, enchaînements des rouges et expériences rosé, soit vingt-deux cuvées en autant d’années. C’est tout sauf de l’inertie. Et en chaque circonstance, la curiosité le mène, déguster avec franchise et honnêteté, explorer continuellement, ensemble avec d’autres. Si l’alcool rend solitaire, le vin rassemble.

Et si François Villard a atteint une certaine stature, il gagne chaque année en profondeur. Comme le vin, il est aussi exigeant. Exigence clairvoyante qui l’a libéré de la technique. Tout en restant créatif et enjoué comment pourrait-on lui résister.

La cuvée choisie par François reflète sa personnalité.

Le Grand Vallon 2011 Condrieu François Villard

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Il brille par la couleur, doré intense, étincelle, fait éclater de mille feux le cristal du verre. Le nez flatte, parle d’épices, de fleurs, aimerait se voir exubérant, exhibant richesses, montrant ses trésors, prodiguant comme un ultime roi mage ses fastueuses offrandes. En bouche, volubile, il parle de ses utopies de fruits concentrés, nous fait voir ses rêves de puissance aromatique, évoque ses envies de parfums redondants. Mais derrière cette chimère se cache une profondeur d’âme insoupçonnée si l’on ne prend pas garde à la deuxième gorgée. La garder en bouche longuement pour en toucher le minéral discret nimbé d’une onctuosité délicate. La troisième gorgée nous compose un air floral, suite de notes poétiques rythmées par la salinité, cadencées par la fraîcheur. Tout semble en place, sage, quiet, on s’en contenterait. Mais peine perdue, l’étincelle de la passion boute, silex amer, le feu aux pulsions, électrise le Grand Vallon pour affûter ses perceptions. On croit un instant au retour des mirages d’entrée, mais au contraire, la suite aromatique apparaît raffinée, pleine d’esprit, jonglant avec subtilité avec les nuances fruitées, florales, épicées et minérales, tissant en un clin d’œil une trame sans cesse défaite et renouvelée, se repliant sur elle-même pour mieux se rouvrir. Elle nous caresse comme un être cher, puis disparaît à tâtons, nous laissant bien imprimé dans nos mémoires cet instant de bonheur parfumé.
La cuvée Le Grand Vallon vient d’une parcelle appelée Grand Val et située sur les hauteurs de Saint Pierre de Bœuf. Les Viognier, exposés Est à Sud-Est, ont une vingtaine d’années et poussent dans des granits à quartz recouverts par endroit de lœss. La récolte pressée directement et non levurée fermente en barriques bourguignonnes. L’élevage de 11 mois se poursuit dans le même logement dont 30% de fûts neufs et bâtonné régulièrement pendant 6 mois.

 

François Villard http://www.domainevillard.com

Françis Villard (13)

Ciao

 

fesses
Marco (qui s’est fait bien aider par Johan De Groef)

et les fesses ne sont pas celles de François, mais celles promises à nos lectrices

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

6 réflexions sur “François Villard, fantasque ou …

  1. Pingback: François Villard, fantasque ou … | Wine Planet

  2. Il l’a fait !
    Certaines bouteilles dont le tannin s’est déposé sont dites « culottées ». Ici, c’est une paire déculottée. Note que ce pourrait être un cul de mec: le muscle fessier est plein, avec une petite dépression latérale, le sillon sous-fessier est assez marqué et la raie est allongée, s’étendant loin vers le haut. Ouaip, un cul de mec, sexy, mais de mec quand même. La seule chose qui me gêne,c’est le grain de peau, qui a l’air fin, donnant une impression de souplesse. Mais avec photoshop ….
    Oui, je sais, le sujet c’est le vin. Ceux de Villard sont excellents et tu as dit tout ce qu’il fallait en dire.
    Une rmq de la part de Christine: à votre âge (toi et moi avons sensiblement le même), ça vous travaille, les mecs ! Eh oui, je me sens, comment dirais-je, concerné!

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    • Luc, tu diras à Christine que ça nous travaille depuis l’aube de la puberté jusqu’à l’orée de notre dernière bière, c’est comme ça; et parfois, non, souvent, cela nous empêche de penser. Mais on fait avec…
      Mais ce n’est pas pour ça que j’en mis une paire à la fin de mon poste; c’est juste pour le plaisir de…
      Sinon pour en revenir au vin, ceux de Villard sont à mon humble avis bien mieux faits aujourd’hui qu’il y a quelques années, quoiqu’un vieux magnum de Condrieu de chez lui, ça vaut le détour.
      Marco

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  3. Il est vrai qu’à défaut de couilles, le vin peut avoir du cul… sous entendu des rondeurs. 😉

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