Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Hervé, parlez-moi de votre enfance…

13 Commentaires

Un peu de psychologie de comptoir…

J’ai coutume de dire que j’ai appris mes lettres sur les étiquettes de Bourgogne, et c’est presque vrai. Mes parents étaient des grands admirateurs des Beaune, des Pommard, des Nuits Saint Georges, des Meursault, et j’ai grandi dans cette dévotion. Il y avait aussi parfois des Alsace à la maison. Et puis un peu de Moulin à Vent. Mais des grands Bordeaux, guère. Et pourtant, à l’époque, ils étaient encore payables.

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Hervé, parlez-moi de votre enfance…

Même si, à cet âge, je ne faisais guère que tremper mes lèvres dans les verres, je suis sûr que cette initiation précoce a eu son importance.

Bien sûr,  par la suite, j’ai appris à connaître et à respecter d’autres crus sur la planète vin; mais il me reste un respect particulier pour la Bourgogne, sa complexité, ses climats. Suchots, Montrevenots, Rugiens… tous ces noms, c’était autant de prénoms  pour « le » vin de la famille.

Quand je dis « respect », c’est plus dans l’esprit que dans les actes d’achat; car faute de retrouver les qualités des vins que je humais à la fin des années 60 dans leurs successeurs, ceux des années 80 et 90, j’ai un temps « décroché » du Bourgogne – au moins du Bourgogne rouge. J’y reviens doucement. J’ai l’impression de lire à vue, de réapprendre la Bourgogne. Il y a parfois des couacs – une dégustation de Clos de Vougeot désespérants de médiocrité, récemment. Mais je ne vais pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Au fond de la boîte de Côte d’Or – pardon, de Pandore, il me reste l’espoir.

Plus fondamentalement, ma manière d’aborder les vins a certainement été marquée par cet apprentissage précoce. Les souvenirs des jolis pinots de mon enfance m’incitent à demander d’un vin rouge qu’il soit flatteur, voire complexe au nez. Quitte à pardonner un petit manque de matière par la suite.

Car je suis « nasal » avant d’être « buccal ».

Bon, je vous ai dévoilé mes petits secrets. Peut-être mes complices des 5 du Vin voudront-ils bien me dévoiler les leurs?

David buvait-il la bière familiale?

Marc est-il tombé dans la gueuze quand il était petit?

Jim était-il Muscadet ou Moscatel?

Michel était-il Carignan ou Edelberry?

Quel a été leur déclic vin?

La suite à la prochaine séance, Docteur Sigmund.

Hervé LalauHerve-Aupilhac-2

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

13 réflexions sur “Hervé, parlez-moi de votre enfance…

  1. Pingback: Hervé, parlez-moi de votre enfance… | Wine Planet

  2. Chiche Hervé ! Ma suite sera pour lundi. Je dévoilerai tout, c’est promis.

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  3. Tout d’abord, pourquoi votre compteur ajoute-t-il toujours une unité (y compris quand il n’y en a pas encore) au nombre des commentaires, et ce depuis quelques semaines?
    Ensuite, ma grand-mère possédait environ la même cave que celle de tes parents, vins de la Moselle allemande en plus. Elle n’a acheté du bordeaux (minuscule par métonymie) que plus tard, pour faire plaisir à son gendre (mon père donc) et c’était souvent des « rive droite ».
    Mais il s’agissait de mises bien souvent extérieures aux domaines et je crois/pense/soupçonne que, à l’instar des Lafite « hermitagés », ces bourgognes sombres, capiteux, avec des tannins méridionaux, devaient une partie de leur charme à des jus plus sudistes. Est-ce que la « baisse » de qualité que TOUT LE MONDE a remarqué durant les décennies que tu mentionnes ne marque pas, au contraire, un retour aux vins du cru? Ensuite, et notamment grâce à une autre approche des rendements et à l’intérêt des Etatsuniens et des Japonais, beaucoup de Bourguignons « jeune génération » ont réagi et ont recommencé à élaborer des pinots splendides, ceux que toi et moi aimons.
    Pour Vougeot, ton constat corrobore ce que beaucoup disent: peut-être une trop grande facilité à vendre en est-elle la cause?

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  4. Pour le compteur, c’est parce que nous avons été référencés par un « aggrégateur » (si le mot existe) qui liste des blogs de qualité (prout ma chère), et cela ajoute un commentaire.
    Pour le reste, nous sommes sur la même longueur d’ondes.
    Et quant à la Moselle allemande, tu me donnes l’envie d’aller y trainer mes guêtres.

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  5. Voilà le grand danger d’animer un blog à 10 mains sans modération, Monsieur Lalau. Si vos collègues avaient relu votre papier avant publication, ils vous auraient probablement déconseillé de le publier.
    Votre enfance, on s’en fout, Monsieur Lalau; ce qu’on apprécie chez vous, c’est votre talent de dégustateur et votre connaissance des vins.
    Pourquoi ce nombrilisme démesuré qui ne fait rire que vous et peut-être quelques proches ?
    Pourquoi cet étalage d’états d’âme sans quasiment aucune information viti-vinicole.
    Et en plus vous demandez à vos collègues de se coucher sur le divan !
    J’espère que le bon sens réuni de David, Jim, Michel et Marc l’emportera et évitera au blog Les 5 du Vin une grosse hémorragie de lecteurs.

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  6. Habituellement, j’ai pas mal de plaisir à poster des billets sur ce blog et à dialoguer avec les commentateurs, à argumenter, à défendre des opinions. Mais là, je ne sais pas quoi vous dire. Sauter le mercredi, peut-être?

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  7. Hervé, bien que beaucoup plus jeune 🙂 j’ai vécu un peu la même « initiation » Bourgogne dans ma jeunesse (point de Bordeaux), avec en plus, tout comme Luc Charlier les blancs de la Moselle…

    Etonnant dès lors qu’après autant de milliers de bouteilles dégustées du monde entier nous ayons toujours ces arômes en tête – et qu’ils soient si difficile à « retrouver ». Peu importe qu’il s’agisse d’une question de clônes, de viticulture, de vinification (sélection ou pas des grappes, tris, fermentations, chaptalisation…)!

    Comme s’ils étaient ineffaçables de notre mémoire, ayant créé une émotion olfactive particulière étant à l’origine de notre passion!

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  8. Hervé, je ne sais qui est JP Raffard. Personne ne le sait d’ailleurs. Par contre, il doit occuper un certain volume pour croire que sa désaffection, suivie de sa défection, causera une « grosse hémorragie ». La lecture de votre blog est facultative et gratuite. Il peut zapper. En même temps, j’aime les attaques ad hominem et il a eu le bon goût de ne pas prendre de pseudo. C’est son droit d’écrire ce qu’il dit. Moi, je trouve que ton éclairage perso est utile pour apprécier la suite. Ne change rien. Et vous, les quatre minables qui avez laissé passer ce billet du mercredi nul, nombriliste et incapable de coaguler, soyez plus vigilants à l’avenir.
    Tiens, on va se la jouer classe : plutôt qu’une hémorragie, ce serait-y pas plutôt une crise d’hémorroïdes qui le rend si hargneux ? Ça peut faire très mal.

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  9. Pour votre génération (limite basse vers 35 ans), ce que vous « buviez » était lié à votre région de résidence, d’origine.
    Avec l’idée vérifiée que « le vin ne descend pas », c’est à dire qu’un « Français du Sud » ne buvait jamais de Bourgogne, Alsace,…
    Les Bordeaux, par contre, se retrouvant régulièrement au « Nord » (au-dessus de Lyon…).

    Mais tout ça a déjà et est en train de changer.

    @JP Raffard : Détendez-vous.

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  10. Vous allez voir lundi que c’est très différent pour un pays encore plus au nord.
    Mais quelle mouche (de vinaigre) a piqué ce Monsieur Raffard, J-P ?

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  11. Je persiste et signe, Messieurs. Il ne s’agit en aucun cas d’une attaque ad hominen contre Hervé Lalau dont je respecte la plume dès lors qu’il s’agit de journalisme. Le papier intitulé « Hervé, parlez-moi de votre enfance… » n’est pas un papier de presse, au sens journalistique du terme, mais un billet d’humeur.
    Hervé parle à la première personne une quinzaine de fois, nous livre ses sensations personnelles et sollicite ses collègues pour qu’ils en fassent de même….J’espère sincèrement qu’ils refuseront.
    J’ai une haute estime pour le blog Les 5 du Vin- pour moi le meilleur blog oenologique – grâce à sa rigueur journalistique et son ouverture internationale. Cela n’empêche pas ses auteurs d’avoir des opinions personnelles et de les exprimer avec force, n’est ce pas David ?N’est ce pas Michel ?
    Je ne souhaite faire de peine à personne, simplement exprimer honnêtement ce que je ressens et je ne pense pas être le seul parmi vos lecteurs à ressentir cela. Cordiales salutations.

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  12. Pingback: Confessions vineuses | Les 5 du Vin

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