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Les perles de mon dernier Millésime Bio

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D’autres l’ont dit bien avant moi, mais cette session 2015 de Millésime Bio à Montpellier, de par le nombre élevé d’exposants (près de 800) semble avoir atteint ses limites acceptables.

Certes, il y a toujours un moment où le vieux con que je suis ne peut s’empêcher de regretter l’ambiance un peu boy scout du passé, l’époque héroïque où, en dehors de quelques horreurs, il était possible de tout goûter en trois jours pour rentrer chez soi avec le sentiment d’avoir pleinement accompli sa mission. Il est vrai qu’à l’époque on ne trouvait ni salons « off » ni soirées promotions pour nous distraire… et nous épuiser. Nous avions l’esprit clair pour travailler en paix !

Une fois dépassée la nostalgie, que reste-t-il ? Un salon sur dimensionné, beaucoup de visiteurs dans deux halls principaux, même tôt le matin, et un peu moins de monde dans les travées d’un hall 4 difficile à positionner et à atteindre. Témoins de cette affluence : les toilettes, toujours aussi peu nombreuses, étaient prises d’assaut de 11 h à 17 h. Que ce soit à Angers, à Bordeaux ou Montpellier, on oublie toujours que le vin c’est aussi de l’eau et que, à force, ça fait pisser ! Et pas que les filles !

Photo©MichelSmith

La nouvelle mairie de Montpellier. Photo©MichelSmith

Comme je l’ai dit Jeudi dernier, ce sera mon ultime Millésime Bio. Je suis comme qui dirait déconfit. L’an prochain, puisque tout le monde affluera, j’irai de mon côté en fonction de mes moyens faire la tournée des popotes en visitant les « off », chose que je me refusais de faire auparavant, considérant qu’ils m’empêchaient de me concentrer sur l’essentiel, le salon. Ce n’est pas une vengeance de bas étage, juste un moyen plus pragmatique de travailler. Et ça laissera une nuit de plus en chambre d’hôtel à un(e) gentil(le) blogueur (euse) qui, je l’espère, parlera plus du salon « officiel » que des autres et trouvera en même temps des choses intelligentes à dire. Après les coups de cœur de Marc, vous trouverez donc les miens, tout comme ce fut le cas l’an dernier et les années d’avant. Il y aura tôt ou tard une revue spéciale dans ma rubrique Carignan Story consacrée au cépage désormais très tendance…

Les filles ne manquaient pas de sponsors ! Photo©MichelSmith

Ces dames ne manquaient pas de sponsors ! Photo©MichelSmith

-Cela a bien démarré pour moi : le dimanche après-midi, j’ai choisi de parcourir à pieds le petit kilomètre qui me séparait de ma nuit d’hôtel si généreusement offerte jusqu’à la nouvelle mairie, une espèce de gros machin d’acier et de verre bordant le Lez. Là, un horrible salon aux allures de salle de bal était réservé à l’association Vinifilles. En prise au « dress code » qui fait tant de ravages, ces dames avaient trouvé original de se vêtir toutes de noir et de porter autour du cou une écharpe lumineusement bleue qui leur enlevait toute forme de personnalité. Bon, tout le monde trouvant ça «génial », je me jetais littéralement sur la première venue, Françoise Antech, l’efficace patronne de la maison éponyme qui, depuis quelques années s’affirme comme une valeur sûre dans l’univers tant galvaudé des bulles. Sa Blanquette « Brut Nature » m’a fait un bien fou et je crois bien en avoir abusé plus que de raison à un tel point que je ne retrouve plus mes notes de dégustation…

-Probablement les ai-je oubliées à l’hôtel, tant j’étais sous le charme de cette soirée. Je me souviens pourtant d’un autre blanc sublime, la Petite Arvine (Vin de France) de la Suissesse Hildegard Horat, de la Grange des Quatre Sous. Ce blanc, baptisé Bu N’Daw – «la Petite», au Sénégal, car Alioune Diop, le mari d’Hildegard est d’origine casamançaise – est d’une droiture exemplaire et d’une fruit inattendu !

-Retour au Millésime Bio le lendemain avec, pour démarrer, une dégustation complète des Faugères du Château des Estanilles. Épaté par le rosé 2014 et conforté par l’aisance des rouges, avec une nette préférence pour le pur Syrah Clos du Fou 2012, tout en profondeur, densité, longueur et soyeux (20 €). Julien Seydoux, le jeune propriétaire, prend de l’assurance et semble à l’aise dans ce domaine de Faugères situé dans le petit hameau de Lanthéric.

-Hasard des errances dans les travées, je me retrouvais peu de temps après au stand de mes amis Monique et Michel Louison. Les fondateurs des Estanilles sont, depuis la vente de leur cru de Faugères, confortablement installés sur le territoire de Limoux, au Domaine de La Martine où ils ont bâti un vignoble de coteaux moins important de par la taille, mais très performant dans les trois couleurs. Particulièrement en rosé (IGP Haute Vallée de l’Aude), un pur Cabernet Franc droit, épicé, sincère et vif.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

-Au Château Gaillard, j’ai pu goûter un parfait Crémant de Loire roséPureté de Silex, assemblage de Chenin et Chardonnay complété par les deux Cabernets (25 %). Un excellent rapport qualité-prix (autour de 8 €) pour un apéro décoiffant !

-Passage rapide chez mes amis Désirée et Sylvain Fadat (Domaine d’Aupilhac), de Montpeyroux, aux pieds du Larzac. Bonne humeur garantie et 2012 rouges de toute beauté, que ce soit dans la cuvée communale (tendre mais bien structurée, 15 €) ou dans la cuvée Cocalières qui ne cesse de progresser, mais aussi dans La Boda, un vin serré et massif partagé entre Syrah et Mourvèdre. Également un magnifique rosé 2014 (environ 8,50 €), probablement le plus beau du salon !

-À l’Abbaye de Valmagne, un amusant rouge 2014 (Morastel, Carignan, Grenache), IGP Colline de La Moure, est à réserver aux grillades de printemps. Vif, frais, ça ne coûte que 6 € départ cave !

-Tout aussi recommandable, le Costières de Nîmes Grimaudes 2014 (Carignan/Grenache, 7,50 €) est dans le même esprit, avec un peu plus de précision dans le fruit, tandis que Les Perrières 2013, à égalité Grenache, Syrah, Carignan, Mourvèdre, est sur un fruit encore plus précis et un très bel équilibre (9,50 €).

-Au Domaine de La Triballe (Coteaux du Languedoc), un superbe rouge 2013 à majorité Carignan fait sensation pour un prix raisonnable : 7 €.

-Comme je le disais, je reviendrai prochainement dans Carignan Story sur les Carignans du salon en général et celui de Philippe Richy en particulier, au Domaine Stella Nova. En attendant, son Pézenas 2013 Polaris, à 70% Carignan, reste Grenache, est très prometteur si j’en juge par sa grande persistance. À noter aussi une grandissime cuvée Cassiopée 2014 (Languedoc, 10 €) dédiée au Grenache.

Philippe Richy, heureux ! Photo©MichelSmith

Philippe Richy, heureux ! Photo©MichelSmith

-Toujours sur Pézenas, le Domaine Sainte-Cécile du Parc m’a étonné avec un rouge 2011 (IGP Pays de Caux) très Cabernet Franc à la fois frais, dense et riche en matière.

-Dans le secteur de Saint-Chinian, au Domaine Les Eminades, on trouve de fort beaux rouges à l’image de cette cuvée Cebenna (Syrah, Grenache, Mourvèdre) émanant d’un terroir de grès, donnant un vin délicat au nez, dense en bouche, marquée par de pures notes de petits fruits rouges.

-En Corbières, dans l’Alaric, le Château La Baronne arrive encore à surprendre le visiteur après des années au sommet. Le Cinsault 2014 Les Chemins de Traverse est à lui seul une invitation pour un voyage dans la finesse et la tendresse. Un modèle du genre pour 14 € seulement. Sans parler de la cuvée Passage 2013 (Syrah) qui impressionne par son assise de fraîcheur.

-Autre Cinsault de taille, mais en Vin de France, au Domaine Vallat d’Ezort, proche de Sommières, où la divine cuvée Allegria 2013 ne coûte guère plus de 6,50 € !

-Dans l’appellation Terrasses du Larzac, le Mas Cal Demoura est en train de nous mijoter une très prometteuse cuvée Les Combariolles 2013 qui ne manquera ni de profondeur ni de perspectives de garde !

-Au Château La Liquière (Faugères), on trouve l’un des plus beaux et des plus festifs parmi les rosés du Languedoc, pétillant de surcroît, et composé de Grenache et de Mourvèdre à égalité (9 €) !

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-Au Mas Foulaquier, en Pic Saint-Loup, j’ai retenu un joyeux Grenache, cuvée Petit Duc 2012 (21 €) qui ne manque pas de charme et encore moins de densité.

-Au Domaine Borie La Vitarèle (Saint-Chinian), c’est souvent la cuvée Terres Blanches qui retient mon attention. La matière du 2014 est irréprochable, tandis que la cuvée Midi Rouge (Roquebrun) 2012 gagne me semble-t-il en longueur et élégance.

-Indétrônable reine du rosé, Régine Sumeire nous offre toujours des Côtes de Provence tout en grâce, précision et finesse, à l’image de son Pétale de Barbeyrolles 2014. Son rouge 2012 Tour de l’Évêque, majorité Syrah avec un peu de Cabernet Sauvignon, est quant à lui remarquable de tannins et fraîcheur.

-La gamme bio de la Maison Trénel, près de Mâcon, outre une exceptionnelle crème de cassis et un beau Crémant de Bourgogne non dosé, m’a fait goûter un Mâcon Villages blanc 2010 Hommage à André Trenel à la fois crémeux, ample et magnifique de fraîcheur.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

-Passage éclair en Savoie, au Domaine Giachino, pour un Persan 2014 qui s’annonce très intéressant quoique trop jeune encore. Le Jacquère 2013 (14 €), vinifié grappes entières, donne un blanc dense et presque tannique d’une longueur insoupçonnée s’achevant sur une belle fraîcheur. Le même domaine présente une Altesse 2013 tout en éclat et fraîcheur en plus d’un pétillant Giac Bulles léger et tendre ne titrant que 7,5°. Le tout avec de fort belles étiquettes dessinées.

-Chez Adrien Berlioz, l’enfant terrible de Chignin, même enthousiasme pour le Persan, avec un 2013 cuvée Octavie dense, strict, poivré sur un superbe tapis de fruit déroulé en finale.

-Non, je n’ai pas oublié le Roussillon en passant goûter les Collioures du Domaine du Traginer où le 2011 rouge (14 €) est en pleine évolution allant vers un vin sérieux, riche en matière, étonnamment frais et long en bouche.

-Petite visite à Cahors, au Château de Chambert pour goûter le premier vin de la gamme (70 % Malbec, reste Merlot), un Fruité Gourmand 2013 qui porte parfaitement son nom tant il est facile à boire sur le fruit et le croquant.

-En Alsace, Mathieu Boesch (Domaine Léon Boesch) m’a fait goûter un joli Pinot Noir loyal, frais et franc, vinifié à partir de raisins non éraflés.

-Au Domaine des Amadieu à Cairanne, le rosé 2014 Syrah/Grenache fait en saignée est quant à lui bien charnu et dense pour un prix sage : moins de 5 € !

-Pour finir, j’aurais pu rester des heures à la table de François Chidaine et de la pétillante Manuela. Passer du sec vraiment sec au tendre légèrement sucré, finasser sur la structure du Clos du Breuil 2013 (Montlouis) ou m’attarder sur le délicieux Vouvray moelleux 2010, droit et élancé. Revenir sur la droiture des vins, comme celle des Argiles (Vouvray), puis goûter sans retenue le Montlouis Brut Nature, histoire de me refaire la bouche… J’ai hâte d’aller les revoir chez eux. François étant à mes yeux l’un de nos plus grands vignerons !

Michel Smith

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

15 réflexions sur “Les perles de mon dernier Millésime Bio

  1. Pingback: Les perles de mon dernier Millésime Bio | Wine Planet

  2. Eh ben dis donc tu vieillis mal Michel ! Je ne te connaissais pas ce caractère élitiste, aller fréquenter ces salons mondains où on vient parasiter, squatter, profiter d’un salon accessible à tous, simple, pas cher, pas ostentatoire, et de plus organisé par une association. Tu nous fais payer la double peine : non seulement tu n’es pas venus déguster notre Carignan cette année mais en plus on aura plus le plaisir de te voir au moins une fois dans l’année. Allez, un petit effort et oublie les soirées « off » toutes plus bio, décalées, friendly, bref trop bobo et surtout qui puent le fric à bout de nez : Verchant pour des vignerons bio, tu passeras le cliché. Moi et mes 7 hectares acquis à la force du poignet et sans héritage, j’en ai pas les moyens mais surtout pas l’envie, et que vive Millésime Bio et merci à ses organisateurs à la limite du bénévolat (les 2 super techniciens de Sudvinbio ont trimé comme personne pendant ce salon pour que l’organisation soit top et je les en remercie). Michel reviens…

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  3. C’est vrai que je vieillis, Stéphane, comme toi, comme nous tous. Je pourrais effectivement revenir au Salon Millésime Bio, que je n’aurais pas le temps d’y trouver tous mes amis tant ils sont dispersés de part et d’autre. Et puis, on ne fait pas un salon pour ne voir QUE ses amis…. ce ne serait pas assez productif pour moi, pas assez logique,ni même déontologique. J’aime aller à la pêche, dénicher de nouveaux talents comme je l’ai fait encore cette année. Quant aux bénévoles, je te rassure : j’ai beaucoup de respect pour eux. Au point de ne plus vouloir les enquiquiner avec mes états d’âme et mes soucis d’organisation. Je n’irai peut-être pas à Verchant (les tables y sont bien trop serrées), mais j’irai certainement titiller les autres ! Pour ce qui est de ton nouveau Carignan, j’irai le déguster chez toi et tu ne le regretteras pas !

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  4. Vu qu’il s’agit de salons professionnels, je ne suis pas sûr que le mode d’organisation, la taille, la qualité de l’accueil ou le succès de Millésime Bio, du Salon des Vins de Loire, de Vinisud, Vinexpo et consorts passionne nos lecteurs.

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    • Oui,je partage entièrement ce point vue Hervé .
      Lecture en diagonale sachant que je ne retiendrai ni les noms des producteurs ni le descriptif de leurs vins .
      j ai confiance dans les options de mon caviste et nos relations sont inter actives
      si je trouve un flacon( chez le producteur ) qui me plait on déguste ensemble (un samedi matin à plusieurs ) et parfois il passe commande pour le mettre en rayon
      Sinon je me ballade dans les salons comme tout un chacun et visite in situ en touriste anonyme
      L accueil du vigneron au cellier est déterminant , certains ne font aucun effort* d autres vous accueillent pareillement pour 3 bouteilles ou 36.
      * rares mais j ai les noms !

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  5. Il est vrai que nous sommes trois à en avoir parlé. C’est beaucoup. Mais comme j’ai pris sur moi d’y aller, il est normal que je partage mes découvertes. Et il y en aura d’autres !

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  6. Je précise ma pensée. Je trouve intéressant qu’on puisse commenter ce qu’on a dégusté, être les antennes de nos lecteurs sur un lieu qui n’est pas conçu pour les accueillir; je suis moins emballé par la description du salon en lui-même, puisque les buveurs de base ne peuvent s’y rendre et ne sont donc pas confrontés avec nos problèmes logistiques, ou ceux des vignerons. Mais c’est juste mon ressenti, chacun voit la chose à sa façon.

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  7. @ Herve: ce blog me semble lu pour l’essentiel par des pros ou equivalents. Donc les remarques sur le manque de pissotieres et autres details techniques sont pertinentes. Et puis ce n’est pas l’essentiel du billet de Michel: le vrai travail c’est sa selection.

    Continue Michel, au salon « In » ou dans les Offs.

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  8. @ Denis. Si je me fie à la liste des nos abonnés, il y a de tout: des pros, mais aussi énormément de consommateurs, d’oenophiles de base. Ils sont souvent moins enclins à commenter (timidité?), mais ils méritent toute notre attention.

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  9. Intéressant que nous ayons tous deux passé autant d’heures sur un même salon et que nous ayons visité des stands tout à fait différents 🙂 Sauf Chidaine, que j’ai bien apprécié aussi. Mais je vais chercher quelques unes de vos recommandations c’est sûr. Merci Michel.

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  10. Pour avoir pratiqué cette année Verchant ET Millesime bio, je dois dire que je ne comprends pas trop les bisbilles. Chacun a ses qualités et certes, c’est plus pro et moins pince fesses à Millesime bio qu’au Vin de mes amis. Mais au Vin de mes amis, il y a quand même de chouettes vignerons (Catherine Bernard, Mas des Caprices, Jean-Baptiste Sénat, Gilles Azam, etc.) qui ne viennent pas à Millesime bio.
    Quant au problème de Michel, il me semble que ce n’est pas tant les salons qui sont en cause que l’état du journalisme français. Les organes de presse n’arrivent plus à financer les reportages comme ils devraient l’être et c’est encore plus vrai dans le domaine de la presse littéraire que je connais bien. Si les organes de presse ne peuvent plus payer un voyage, un hébergement, on se tourne vers les partenaires (salons, festivals) mais ceux-ci réduisent leur budget com’ vis à vis des journalistes car la presse n’a plus trop de poids. Si elle en avait, les organes de presse auraient les moyens de payer les reportages, c’est un cercle vicieux. Mais Michel, l’an prochain on met en place un hébergement pour les 5 du vin pendant Millesime bio, une façon de contribuer à votre travail dont a besoin.

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  11. C’est vrai, Thierry, que tout a changé du côté de la Presse, que ce soit en France, en Angleterre ou en Allemagne. Pour 90 % des rédacs chef, il est hors de question de parler frais. C’est pourquoi je travaille de moins en moins pour eux car ils ramènent tout vers le bas. Sans argent pour assurer le minimum logistique on obtient rien d’intéressant sur le plan du travail. Certains blogueurs s’en accommodent car ils ne font que recopier les dossiers de presse, pas moi. C’est aussi la raison de ce blog commun où des idées parfois très divergentes mais non dénuées de sens s’expriment dans la plus totale liberté. Long et récurant débat en perspective…

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  12. Viens de rentrer d’une autre « sortie » professionnelle, vu que suis allé tenter de VENDRE du vin « on the road » pdt une semaine. Suis assez d’accord avec Denis B qui suppose que beaucoup de « pro » ou assimilés (entre QUI VEUT dans n’importe quel salon si très motivé, ai jamais eu de carte de presse pdt 30 ans) lisent votre blog. Avais bien aimé la petite touche « jungienne » du billet d’Hervé de la semaine dernière, et aime aussi bcp le côté « ambiance » de Michel cette fois-ci. Bon, j’aime les anecdotes et suis très « hunting stories » moi-même. Continue, mon Michel, exprime-toi, tant qu’on en a encore le droit (un tout petit peu).
    Et puis vos gueules, les autres, on est en démocratie en France. La preuve: 30.000 € d’amende pour un humoriste qui dérape, vu qu’il est en disgrâce, a une sale gueule et ne plaît ni à la clique aux socialos, ni à celle à Sarko.
    Pour être franc, je pense qu’il ne plaît plus à personne, mais ce n’est pas une raison pour le mettre à l’amende. Cécile Duflot non plus ne plaît à personne, mais on ne lui fait pas payer une taxe pour « délit d’expression ».

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  13. Pingback: Millésime Bio 2016 (2ème volet) : Au top ! | Les 5 du Vin

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