Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Tasted (and paid)

9 Commentaires

Ceux qui me suivent sur mon blog perso se souviennent peut-être des deux billets publiés voici deux ans au sujet des méthodes de prospection de la revue Tasted, proposant et tarifant les dégustations du sommelier Andreas Larsson.

Sinon, c’est ici:

Quand Tasted fait venir Andreas Larsson en Champagne : Chroniques Vineuses
Andreas Larsson réagit : Chroniques Vineuses

Si je vous en reparle aujourd’hui, c’est que mon excellent confrère du Huffington Post, Fabrizio Bucella, vient d’effectuer une sorte de mise à jour, avec un article dont je vous donne ici LE LIEN.

Juste pour la forme, je confirme mon opposition à toute sorte de publireportage qui ne dit pas son nom. Or, comment qualifier autrement un dossier où il faut payer pour être présent, et où, surtout, tout vin enregistré a par avance la garantie d’une « reconnaissance » (recognition) par le dégustateur?

Tasted

Hervé Lalau

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

9 réflexions sur “Tasted (and paid)

  1. Toute référence à la saga No Pay No Jay serait de mauvais goût.

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Tasted (and paid) | Wine Planet

  3. Exemple parfait d’un article inutile : tout le monde s’en fout complètement de Tasted et s’il y a un ou deux zozos improbables achetant des caisses et des caisses en suivant les avis de ce support papier, tant mieux pour eux !
    Ce système d epubli-reportage est au système de Manuel Peyrondet ce que les dinausaures sont aux bonobos.

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  4. Restons calme : ce que je veux dire : si on doit commencer à passer notre temps à causer sur de tels suceurs de sang des vignerons en mal de copies papier, où va t’on ?

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    • M. Mauss, je trouve qu’il est important pour nous, journalistes, de répéter, inlassablement, que le rédactionnel (qu’il soit rédigé par un journaliste, par une sommelier ou quiconque, peu importe) doit être indépendant de tout arrangement financier. Si nous ne disons rien, alors nous pouvons laisser le doute s’immiscer.
      Dans cette optique, peu importe, en définitive, de savoir si ceux qui proposent du rédactionnel contre paiement sont lus ou pas, sont importants ou pas, c’est l’honnêteté de l’ensemble des articles sur le vin qui peut être mise en doute par la faute de comportements déviants.
      Je n’aimerais pas qu’un jour où je m’intéresse à un vin lors d’une dégustation, et demande quelques renseignements pour écrire à son sujet, le producteur me demande: « Et ça coûte combien? ».

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  5. Hervé, malgré ce que prétend Larsson dans sa réponse d’il y a deux ans, la pratique continue et au même tarif de 199 euros par vin dégusté Je viens de recommander à des producteurs dans un pays d’Europe orientale de refuser cette arnaque. Il est très difficile de croire qu’il ne soit pas au courant de cette affaire et qu’il n’en profite pas.

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  6. Oui, nous lavons notre linge sale en famille. Oui, il nous faut une fois de plus dénoncer ces arnaques. Oui, il faut dire aux attachées (és) de presse de ne pas inviter les individus qui ne font pas de journalisme leur réel métier. Oui, il faut dire et redire au vigneron souvent naïf qu’un article de presse n’est pas obligé et surtout qu’il ne se fait pas en échange d’une rémunération. Oui, il faut dire au vigneron qu’il n’est pas nécessaire de se ruiner pour participer à des salons organisés par des éditeurs de guides qui se disent aussi journalistes, même si on lui fait croire que c’est une chance pour lui d’être sur le guide l’an prochain.
    C’est triste, c’en est même désespérant, mais hélas, les trois-quarts des gens côtoyés dans les voyages de presse ne sont que des pique assiettes qui cherchent aussi à profiter de l’argent du vigneron. Hélas, il faut croire que la politique du remplissage, la politique du nombre, ça marche mieux que celle du pur professionnalisme et de l’efficacité. En recevant en un même troupeau bariolé composé de piqueurs de pub, de blogueurs de chemins vicinaux, de sommeliers, de cavistes et accessoirement de journalistes, on cherche à impressionner le client, on lui joue le coup du nombre, de la masse, de la frime, et certainement pas le jeu de la qualité ni de l’écoute.
    C’est encore et toujours mon vieux sujet du mélange des genres..
    Pardon, mais je suis comme l’ami Mauss : tout ça m’échauffe !

    Aimé par 1 personne

  7. Le problème, à mon avis, est la confusion de genres et de rôles. Tout le monde doit gagner sa vie. Que quelqu’un vend du vin qu’il a sélectionné pour ses qualités et sa position commerciale, c’est tout à fait honorable et même nécessaire. Un journaliste doit parler des vins, librement et donnant de l’information et, éventuellement, son avis sur les vins dégustés. S’il est payé pour cela (ce qui est de moins en moins le cas), cela doit être par son éditeur ou les ressources générées par son support. Ou il le fait gratuitement comme nous, les imbéciles du blog. Mais en aucun cas il ne doit être payé par les producteurs. Qu’un meilleur ceci ou cela prête son nom à des publicités ou, d’une manière plus ambigüe, à des publi-reportage, c’est son choix mais l’affaire doit être évidente pour le lecteur ou auditeur. L’approche de Tasted est totalement inacceptable et que Larsson joue les vierges effarées, faisant semblant de découvrir la démarche, prête franchement à sourire.

    Je suis d’accord aussi avec les remarques de Michel quant à la pollution de tant de dégustations et voyages de presse soi-disant « réservés aux professionnels » par la présence de pique-assiettes. On le voit presque à chaque occasion et les agences de presse semblent s’en moquer, du moment ou il y a « du monde »

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