Les 5 du Vin

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Grüner Veltliner, reine d’Autriche

18 Commentaires

Qui parlait du Grüner Veltliner il y a 20 ans ? Pierre Galet, dans son Dictionnaire Encylopédique des Cépages (édition 2000, chez Hachette) ne le mentionne même pas sous son vrai nom, mais le place sous un nom francisé, Veltliner Vert (alors qu’il est inconnu en France !), en lui accordant royalement une colonne. Pourtant, il occupe près d’un tiers du vignoble autrichien, soit quelques 17.000 hectares dans ce pays, sans compter une présence significative en Hongrie et en République Tchèque, plus la Bulgarie, et, depuis peu, aussi, quelques plantations aux USA, Australie et Nouvelle Zélande.

Wine Grapes, de Harding, Robinson et Vouillamoz, un autre livre de référence, mais plus récent puisqu’il date de 2012, lui donne une place plus en phase avec les qualités multiples de ce cultivar qui est un des nombreux descendants du traminer (savagnin en France), et  possède donc un lien de parenté avec la famille des pinots. La presse, dans beaucoup de pays (sauf en France), lui accorde de nos jours une place très significative parmi les grands cépages blancs du monde. Cette ascension a été fulgurante et coïncide avec la montée en qualité des vins autrichiens depuis 1985.

Grüner_Veltliner

Une récente dégustation à Vienne, à laquelle j’ai fait allusion il y a deux semaines, m’a permis de déguster 74 vins de Grüner Veltliner sur la centaine présentée à cette occasion. Et ainsi de me faire une idée plus précise aussi bien de ses qualités que de sa plasticité, car à certains égards il a des points en commun avec le chardonnay, la variété la plus adaptable de la planète.

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service pendant ma dégustation de plus de 70 vins de grûner veltliner

La dégustation a ordonné les vins de plusieurs catégories, ainsi nommés par les organisateurs : « jeune et élégant », « vins de réserve puissants », « mature » et « innovant et sauvage » . Je reviendrai sur cette catégorisation, globalement utile pour faire son choix parmi le grand nombre de vins présentés. Les sous-régions  ou appellations d’origine étaient mixtes dans chaque catégorie, mais on trouve le grüner veltliner essentiellement dans la partie septentrionale du vignoble autrichien, appelé Niederösterreich, aussi bien dans la région élargie éponyme que dans les DAC spécifiques de Weinviertel, Kamptal, Kremstal, Wachau et Traisental. Il y en a aussi un peu à Vienne et en Burgenland. Cette dernière région élabore également des vins liquoreux avec la variété.

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les séries de vins servis allaient de 3 à 6 vins

La première catégorie de la dégustation concernait des vins jeunes : millésimes 2014 et 2013. Ces vins sont généralement plus simples aussi bien par leur origine viticole que par leur styles. Les prix, à de rares exceptions près, se situent entre  5 et 15 euros la bouteille. Si 2013 est considéré comme une très bonne année pour les vins blancs en Autriche, ce ne fut pas le cas de 2014, rendu très compliquée par des pluies abondantes (un peu comme les 2013 en Loire ou à Bordeaux).

Mes vins et producteurs préférés de ce groupe, sur les 19 dégustés, dont 7 ont obtenu une noté égale ou supérieure à 14,5/20. L’ordre est celui de la dégustation. Le nombre d’étoiles correspond aux niveau de mes notations, en les simplifiant (une, deux ou trois étoiles).

Groiss GV 2014, Weinviertel (*)

Ecker-Eckhof, Ried Steinberg GV 2014, Wagram (*)

Fritsch Weinberghof, Ried Steinberg Rupperstal 2014, Wagram (**)

Birgit Eichinger, Ried Wechselberg GV 2013, Kamptal (*)

Edlmoser, Ried Himmel GV 2013 (**)

Ligenfeld, Ried Himmelreich GV 2013 (**)

panorama_wachau_6__c__vineaWachau est une des appellations vedettes pour la production de Grüner Veltliner; pentes et terrasses font penser parfois au Douro, mais c’est bien plus vert et le fleuve s’appelle Danube

 

La deuxième catégorie concernait des vins dites « de réserve », ayant parfois une origine plus « noble », toujours un élevage plus long et, par conséquence, des prix plus élevés (entre 15 et 30 euros, occasionnellement plus). Les millésimes étaient des 2012, 2011 et 2010. Des bons niveaux de maturité ont règnés en 2012 et 2011, 2010 étant plus compliqué avec des rendements faibles et une belle arrière saison pour sauver la mise. 2009 est considéré comme un grand millésime. J’ai dégusté 28 vins de cette catégorie et ai donné une note de plus de 14,5/20 à 10 vins, avec deux notes au-dessus de 16/20. L’ordre est celui de la dégustation. Le nombre d’étoiles correspond aux niveau de mes notations, en les simplifiant (une, deux ou trois étoiles).

Rudi Pichler, Smaragd Ried Wösendorfer Kollmütz 2012, Wachau (*)

Domäne Wachau, Smaragd Ried Kellerberg GV 2012, Wachau (**)

Ludwig Neumayer, Reserve « Der Wein vom Stein » GV 2012, Traisental (*)

Bründlmayer, Reserve Ried Käterberg « IOTW » 2012, Kamptal (***)

Prager, Smaragd « Wachstum Bodenstein » GV 2011, Wachau (***)

Hurtzberger, Smaragd Ried Honivogl GV 2011, Wachau (**)

Johann Donabaum, Smaragd ‘Limintierte Edition » GV 2011, Wachau (*)

Forstreiter, Reserve Ried Tabor GV 2011, Kremstal (**)

Schloss Gobelsburg, Reserve Ried Grub GV 2010, Kamptal (***)

Salomon Undhof, Reserve « Von Stein » GV 2010, Kremstal (**)

Bernard Ott, Ried Rosenberg ‘IOTW » GV 2010, Wagram (*)

Willi-Bruendlmayer-im-Weingarten-3_01Willi Bründlmayer, dont je n’ai pas le souvenir d’avoir déguste un vin ordinaire. Ses vins ont encore brillé lors de cette dégustation.

 

La troisième catégorie concernait des vins plus âgés, allant de 2008 à 1998. 8 vins retenus (selon les mêmes critères) sur le 18 dégustés. Je ne suis pas convaincu que la vocation de cette variété soit une très longue garde. Il semble à son optimum, pour les vins de haut niveau, entre 3 et 8 ans.

Loimer, Reserve Ried Spiegel « IOTW » GV 2008, Kamptal (*)

Schloss Gobelsburg, Reserve Ried Lamm GV 2008, Kamptal (**)

Brundlmayer, Ried Lamm GV 2007, Kamptal (***)

Schloss Gobelsburg, « Tradition » GV 2007, Kamptal (***). NB. Bien que la plupart des bons producteurs autrichiens utilisent maintenant le bouchon en verre ou la capsule à vis, ce ne fut pas encore le cas à cette époque. La première bouteille de ce vin servi était bouchonné.

F. X. Pichler, Smaragd « M » GV 2007, Wachau (**)

Pfafl, Ried Hundersleiten GV 2000, Weinviertel (*)

Knoll, Smaragd Ried Loibenberg GV 1999 (*)

Setzer « Die Lage » GV 1995 (*)

Dernière catégorie : les vins intitulés « wild and innovative » dans le catalogue. Je serai très tenté de renommer ce groupe « horrible et régressif ». C’était un catalogue de défauts, avec des degrés d’oxydation allié parfois à des déviances bactériologiques et, parfois une acidité volatile féroce. Cela donnait souvent aux arômes des notes allant de la pomme blette à de la paille d’écurie à moitié pourrie, en passant par le cidre. J’ai retenu un seul vin sur les 9 dégustés, mais son prix délirant (plus de 30 euros) par rapport à sa qualité, ne mérite pas qu’on s’en souvienne trop longtemps.

Herbert Zillinger, Reserve « Radikal » GV 2013, Weinviertel (*)

En Autriche aussi, la mode des vins dits « nature » fait des ravages. Les organisateurs se sont sentis obligés de montrer des vins de ce type car il doivent, statutairement, représenter toute la gamme de la production de leur pays. En tout cas, il ont très bien fait de les mettre dans une catégorie à part. Mais parfois, je m’interroge sur la motivation, voire la compétence, de certains (rares) collègues présents à ce type de manifestation. Par exemple, j’avais des voisines de table asiatiques qui n’ont dégusté que des vins issus de cette dernière catégorie. Je me demande alors quelle impression elles peuvent se faire des capacités considérables de ce cépage magnifique ! Ou bien ont-elles été amenées à penser que le vin doit ressembler à du cidre oxydé ? En contraste avec cette approche très peu professionnelle et qui manquait singulièrement de curiosité, j’ai constaté que Monsieur Oz Clarke, dégustateur connu et expérimenté, et qui pourtant n’a plus rien à prouver, a systématiquement noté TOUS les vins qu’il a dégustés, aussi bien lors de cette séance que lors de chacune des autres visites, repas et séances de l’ensemble du voyage. Je ne suis pas parvenu à faire autant !

Comment décrire les meilleurs vins de grüner veltliner que j’ai dégusté ?

La première catégorie, c’est à dire les vins les plus simples et les moins chers, sont souvent marqués par des odeurs et saveurs proches de fruits blancs ou verts, des agrumes, du poivre blanc, plus rarement d’asperge ou d’estragon. Leur profil est clair, net et précis, avec une bonne acidité et, parfois, une légère pointe d’amertume. Ceux issus des parcelles bien exposées ont davantage de rondeur et de plénitude de saveurs. On est un peu à mi-chemin entre un chardonnay de climats frais et un riesling.

Le deuxième catégorie, celle des vins plus complexes, est par définition plus difficile à décrire d’une manière globale, car le processus viti-vinicole, ainsi que la situation du vignoble, ont tendance à augmenter les écarts de style. Les types d’arômes fruités vont davantage vers les fruits jaunes et la gamme d’odeurs est bien plus large et complexe. On trouve des notes de chèvrefeuille, de pêche. Ces vins combinent régulièrement délicatesse et puissance d’une manière remarquable. Longueur et densité vont croissant aussi.

Les vins plus vieux étaient issus de cette dernière catégorie. Ils s’arrondissement bien et d’une manière variable selon le millésime. J’ai déjà assez parlé des vins du dernier groupe.

En résumé : une grande et belle dégustation qui a fait la preuve de la qualité croissante des Grüner Veltliner, qu’on peut bien qualifier de « Reine d’Autriche », même si ce pays, dans le seul domaine des vins blancs, produit aussi des Rieslings et des Sauvignons Blancs de classe mondiale. Je vous parlerai de quelques vins rouges la semaine prochaine.

 

David Cobbold 

 

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

18 réflexions sur “Grüner Veltliner, reine d’Autriche

  1. Pingback: Grüner Veltliner, reine d’Autriche | Wine Planet

  2. Faux,
    Moi j’en parlais déjà à mes élèves en 1991. J’ai ensuite emmené des collègues professeurs en Autriche pour découvrir les merveilles décembre pays. Avec M. Klinger, que tu connais certainement j’ai appris à les comprendre. Les terroirs apportent aussi de belles diversités qui confèrent de jolies différences.
    Bien à toi, David

    Aimé par 1 personne

  3. Je ne veut pas défendre à toute force M. Galet, ni surtout mes compatriotes nombrilistes, mais en Autriche, on parle aussi plus souvent de Weiss Burgunder que de Pinot Blanc, ou de Spätburgunder que de Pinot Noir. De plus, il existe un Roter Veltliner, ou Veltliner Rouge (qui donne du blanc), aussi n’est-il pas idiot de parler de Veltliner Vert.
    Le problème, ce sont tous ces noms locaux de cépages qui entretiennent la confusion. Tu parles du Traminer et du Savagnin; je te réponds: Heida ou Païen…
    L’erreur, bien sûr, c’est de ne pas avoir donné AUSSI le nom vernaculaire, en Allemand. Vu la notoriété croissante – et mérité – de ce cépage à l’international, je suppose que ceci a été fait dans la nouvelle édition du Galet, qui, à ce qu’on m’en a dit, est plus pointue que Wine Grapes – mais je n’ai pas pu vérifier.

    PS. Fritsch, Ott et Neumayer, j’ai pu goûter sur place. Très beaux GV de terroir (ooooops!)

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  4. M. Cobbold, la qualification de « Reine d’Autriche » pour les Grüner Veltliner est un peu ambigüe….
    L’Autriche ne fut pas un Royaume, mais un Duché puis un Empire; il conviendrait de l’appeler plutôt l’Archiduchesse d’Autriche, voire l’Impératrice comme le fut Sissi.
    Peut-être faites vous allusion à celle qui fut appelée la « Reine d’Autriche », au sens de la Reine de France venue d’Autriche.
    Il s’agit d’Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII et mère du futur Roi Soleil.
    Après, la querelle sémantique sur les noms de cépage me dépasse. Reste que votre compte-rendu de dégustation est comme à votre habitude, éclairant et documenté. Merci.

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  5. 100% d’accord avec ton penchant pour le GV, David. La dernière fois que nous avons fait un – excellent – repas chez Lionel Giraud (en face de la piscine où tu manges si bien, hihi), son sommelier nous a servi un GV parfait, que je n’ai pas identifié alors qu’il était un exemple d’école, simplement car mon esprit n’était pas programmé pour l’éventualité que ce cépage fût proposé à Narbonne. Quant aux altesses (confusion possible), un citoyen du Royaume de Flupke te rappelle que David Bowie présentait le regretté Lou Reed comme le « King of New York » quand il chantait en duo avec lui! Voilà encore une étoile de plus pour le « Confederates’ Flag » qui suscite tant de controverse pour le moment.

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  6. Mon très cher David, il n’y en a plus que pour le Grüner Veltliner, du coup on en oublie le Roter Veltliner. Qui parlait du Roter Veltliner il y a … personne, j’en parlerai bientôt.
    Et puis, pour en revenir à qui parlait du Grüner Veltliner il y a 1 ou 2 décennies, tout simplement cette excellente revue qui s’appelle In Vino Veritas, la nique à ta revue anglaise préférée.
    Marco

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  7. Goûté récemment : Grüner Veltliner Bründlmayer Ried Lam (Kamptal) 2006
    Un très bon vin, tout en opulence, baroque, surprenant (je me croyais à Châteauneuf, chez Beaucastel)

    Le choix est vaste sur ce cépage.
    Je pense aussi à Nigl et Schmelz, très bien goûtés dans une série de vins autrichiens (Grüner vs Riesling, les 2 cépages n’étant pas faciles à différencier)

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  8. Il y a encore quelques décennies (2 grand maximum) le vin n’était, comme quasiment tout le reste, pas « mondialisé ».
    Questions de proportion … et de perspective !

    Rien de plus normal qu’on ne parlait pas en France d’un vin qui n’existait pas en France.
    (la France est un grand- par la taille au moins- pays producteur, pas comparable à un pays qui doit importer TOUS ses vins…)

    C’est pas du nombrilisme, c’est la structure et le fonctionnement du marché.

    Aucune mention du bouchage à vis ?… non, je rigole.

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  9. à Pierre : Je ne comprends pas bien le sens de vos commentaires, mais le second degré est certainement difficile à saisir sur ce type de support/
    Oubliez-vous la dégustation de 1976 à Paris entre vins de France et vins de Californie et qui a vu la victoire de ces derniers, malgré des dégustateurs à 95% français ? Puis la « mondialisation » (terme ambigu par ses sous-entendus et ne signifiant pas grande chose) ne date pas d’hier : les portugais, les espagnols et les hollandais, sans parler des chinois ou des anglais en savent quelque chose.
    L’Autriche n’importe que peu des vins consommés sur son territoire, à la différence de son voisin Suisse.

    à Marc : je sais que l’excellente revue IVV est en avance sur pleine de choses. ET aussi que la Belgique est un grand petit marché ouvert, à peine moins grand et à peine moins ouvert que celui de mon pays natal où je ne vis plus depuis 1973.

    à Luc : cher Luc, comme d’hab, j’ai parfois du mal à suivre les sauts de cabri de ton esprit agile et cultivé.

    à J-F Raffard ! je ne sais plus trop à quoi je faisais allusion avec mon titre mais cela sonnait bien ! J’ai peu dormi ces temps-ci et il était tard hier soir. Mais une reine reste une reine.

    à Gérard Devos : bien entendu, il y a toujours des esprits curieux et ouverts et merci de le rappeler. Willi Klinger fait, depuis 8 ans, un travail formidable pour les vins de son pays, à la suite des ses prédécesseurs

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    • David: approchant de la 60aine (1956), je crains que bientôt je ne doive constater que « les sauts de cabri, c’est fini … etc ». Par contre, je signale que Werco wines, qui m’importe à Ostende, est également l’agent du Domaine Gobelsburg, qui élabore des GV réellement excellents. De manière anecdotique, c’est dans cette propriété qu’a eu lieu le mariage de Dirk vd Niepoort avec Dorli Mühr (et hop, encore une pirouette!).

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    • M’enfin, la mondialisation des échanges matériels (entre autres) dans ces proportions (!) est un fait récent et difficilement contestable. Certes, la Hanse ou la Renaissance… et les colonies, si vous voulez… on a toujours échangé. Mais pas dans ces proportions !
      Sous-entendus ? Non, je pense plutôt qu’il (nous) est difficile d’analyser le présent (ça fait peur à certains, peut-être…). On pourrait parler d’uniformisation et de concentration mais qu’importe ce n’est pas le sujet : On n’a jamais trouvé autant de vins étrangers en France qu’actuellement ! Et ce n’est pas fini, je pense.

      Bouchon à vis, oui c’était du 2nd degrés. C’est le sujet redondant dès qu’il y a discussion sur vins autrichiens ou allemands. Un clin d’œil en quelque sorte 😉

      C’est bien de noter les différences entre Autriche et Suisse car à mon sens ces 2 pays ont en matière de vins (mais pas que) plus de différences que de points communs. Et puis les Autrichiens sont, eux, accueillants et adorables…

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  10. David, moi je ne parlais de Willy mais bien de Thomas Klinger qui travaillait à la sein marketing et qui travaille chez Brundelmeyer depuis.

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  11. Tu verras dans mon article que les vins de Gobelsburg sortent avec excellence, et ce n’est pas la première fois que je l’ai constaté.
    Dorli Mühr, a fait un de ces vins « sauvages » que j’ai dégusté dans la dernière série. Il était fait en amphore et était totalement imbuvable. Voici mes notes : « orange colour. Smells like straw in a stable, damp with horse urine. Tastes horrible, harsh and acidic, no fruit at all, with a bitter and rough finish. » Earlier that same day I has tasted two superb reds from the same lady at Carnuntum. Just did not understand why she showed this wine.

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  12. Pour info : dans son dernier opus, « Dictionnaire Encyclopédique des Cépages » (Éditions Libre & Solidaire), Pierre Galet consacre toujours une colonne au GV, sous le nom de Velteliner Vert. Beaucoup plus (plus d’une page) en ajoutant le Velteliner Précoce (rouge) et le Velteliner Rouge pourtant moins cultivés.

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  13. @David: les temps du discours. Ce n’est pas « tu verras dans mon article », mais bien « comme tu as vu dans mon article », d’où cette intervention. J’en ai en fait dégusté beaucoupà Ostende, en compagnie du père de la propriétaire qui avait fait le déplacement. Quant au vin orange de Dorli, il y a probablement 2 explications. Tout d’abord, les gens qui se lancent dans ce type d’aventure – courageusement – ont également à l’esprit le côté promotionnel du récipient (comme les fameux « oeufs » en béton). Ensuite, je connais Dorli depuis très longtemps (plus de 15 ans) et son charme tient en partie dans son extravagance. Elle est très professionnelle par moments (côté agence de com) et très « viennoise » à d’autres (côté petite fille rieuse).
    Tout à l’opposé, Elisabetta Foradori (et Agnès Henry dans son sillage à Bandol) ont presque tenu secrètes les vasques de terre cuite à leurs débuts.

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  14. Oui, Galet semble être un spécialiste des cépages peu ou pas cultivés et néglige ceux avec lesquels on fait réellement du vin. Pas très utile comme ouvrage !

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