Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Quand l’Alsace brûle et pique

5 Commentaires

Quand on pense Alsace, on voit tout de go la vallée du Rhin, ses plaines et ses collines couvertes de vignes. Mais il y a aussi une multitude de fruitiers, des arbustes aux arbres couverts de baies et charnus qui offrent aux distillateurs la délicatesse de leurs jus.

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D’autre part, il existe une production unique en France, la pâte de raifort qui offre un piquant délicieux tout en dégageant les narines.

raifort-fe

L’esprit

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Arrivés à la nuit déjà bien tombée, on se serait cru destiné à une soirée tristounette dans un village paumé du nord alsacien à l’ouest de Haguenau. Les premières odeurs de mirabelle et de quetsche nous ont fait rapidement changer d’avis. Le sourire engageant des distillateurs, père et fils, a fait le reste. C’était à Uberach en décembre de l’année dernière à la distillerie Hepp. La visite des installations a éprouvé notre impatience. Nous avons toutefois pu goûter quelques gouttes du frais distillat de mirabelle, un nectar qui vous réveille. Mon acolyte de périple, Jean Michel d’origine alsacienne était hilare, un peu plus à chaque doigt trempé…

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La dégustation nous a définitivement conquis.

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Mirabelle, abricot, poire William, quetsche, framboise, le whisky maison, on aurait pu tout déguster. Mais la raison nous a dicté d’aller manger quelques flammekueche avec nos hôtes.
http://www.distillerie-hepp.com

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Les yeux qui piquent

Le lendemain nous sommes allés bon chemin jusqu’à une entreprise particulière, une fabrique de raifort râpé, de sauce raifort, de moutarde et autres préparations qui vous dégagent le nez en moins de deux.

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Le raifort d’Alsace, plante herbacée de la famille des crucifères dont on transforme la racine, est un agrément culinaire à la personnalité forte et prononcée. Il permet selon son dosage de valoriser les mets et révéler leurs saveurs. Cette plante, est une source d’inspiration pour bon nombre de cuisiniers et gourmets. Grâce à ses caractéristiques, alliant piquant, force et arôme, il peut apparaître tout au long du repas en complétant les recettes traditionnelles ou insolites.

Voilà ce qu’en dit le site et je confirme, à peine entré dans les locaux de Raifalsa, nos nez se sont mis à piquer et nos yeux à pleurer, pire que l’action pernicieuse des oignons coupés. D’ailleurs la personne qui s’occupe de l’épluchage porte un masque comme dans les tranchées de 14.

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Le raifort pour qui ne connait pas se rapproche du japonais wasabi, c’est la même famille de plante et le même type de préparation, c à d que si on force la dose, on s’arrache la gueule.
Il en pousse dans mon jardin, mais de la grosseur d’un pousse au maximum. En Alsace les plus minces ont le calibre d’un bras, alors quand on les épluche avant de les réduire en pâte, tout le monde a les larmes aux yeux. Une expérience !

Expérience prolongée au resto avec une choucroute alsacienne of course avec un gros pot de moutarde et une autre aussi gros de raifort râpé, de quoi tremper sa saucisse et d’atteindre à table l’extase, faut essayer, un mouchoir à portée de nez.

http://www.raifalsa.fr

Wédersah

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Marco

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

5 réflexions sur “Quand l’Alsace brûle et pique

  1. Je suis mort de rire: tu « présupposes » (on dit comme cela maintenant) qu’on ne connaît pas le raifort, mais bien le wasabi ! Worldfood.
    Et puis: vous avez tout le temps été à table. En somme, les pique-assiettes chez les pique-au-nez !

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  2. Je témoigne que chez les djeuns, on connaît mieux le wasabi (qui se vend dans tous les supermarchés au rayon asiatique) que le raifort, qui ne figure pas souvent sur les tables françaises hors Alsace – moi, la première fois que j’en ai goûté, c’était lors d’un diner romain, une reconstitution de ce que mangeaient nos ancêtres gallo-romains, au collège, en classe de latin. C’était il y a 40 ans, j’ai un peu oublié le goût…

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  3. Tu vois Luc, quand j’affirme qu’on ne connait pas le raifort, c’est vrai, mais je ne pensais pas à toi en écrivant cette affirmation, mais à la plupart des Français hors Alsace et à une bonne partie des Belges. Le wasabi par contre est connu depuis la mode des sushis.
    Marc

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    • Oui Marc et Hervé, je n’ai pas dit que vous aviez tort dans votre postulat. Je pense même que vous aviez totalement raison. Le raifort fait partie intégrante (expression curieuse, comme « à part entière ») des condiments dans les îles britanniques et les pays germanophones et d’Europe centrale. Mais il avait disparu de nos tables avant que les Tortues Ninja et leurs modèles gastronomiques (sorti des pizzas) ne l’eussent réintroduit dans sa forme bridée. D’ailleurs, plus personne ne met du citron sur ses huîtres. C’est du yuzu à prézent. Et on ne fait plus de tequila boum-boum, mais du saké banzai !

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