Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Coravin ou tester avant d’ouvrir

30 Commentaires

Le marché des accessoires bachiques est florissant. Il ne se passe pas un mois de l’année sans que ne fleurisse un nouveau tirebouchon, un verre incontournable, une carafe prodigieuse, … Nous en sommes submergés.
Et puis, de temps en temps, voire rarement, surgit d’on sait où, une idée… géniale. Le truc qui au départ vous laisse froid. On vous l’explique, vous vous dites, encore un ustensile inutile. Puis, le fonctionnement dudit instrument vous accroche. Vous vous faites plus attentif et l’idée que c’est l’invention de l’année fait son chemin. Rapidement, vous vous demandez pourquoi il n’a pas été inventé plus tôt. Que de bouteilles bouchonnées nous auraient été épargnées, que de flacons trop tôt débouchés auraient pu être bus à leur apogée, que de vins daubés se seraient vus subrepticement refilés …
Ce bidule extra, c’est CORAVIN !

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Comment ça marche ?

L’appareil s’enfonce à travers le bouchon (de liège, synthétique s’abstenir) grâce à une grosse aiguille qui rappelle les hypodermiques. Un mécanisme libère du gaz argon qui remplace au sein de la bouteille le volume de vin qui s’est écoulé par l’aiguille. Dès que le volume de liquide requis est prélevé, on retire l’aiguille et l’élasticité du liège permet une obturation optimale du bouchon. On peut recommencer le processus plusieurs fois, l’argon étant inerte, il protège le vin. Et tant qu’il en reste dans la bouteille, aucun souci, il évolue au même rythme qu’une bouteille pleine. On peut donc tester l’évolution d’un même flacon au fil du temps.
Mais c’est là l’application certes la plus ludique.

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Caller sa dégustation !

Coravin est bien plus utile dans un cas de figure bien précis, caler sa dégustation ! Que ce soit pour être certain d’emporter une bouteille en pleine explosion de saveurs et sans défaut chez des amis ou pour la servir chez soi.
L’appareillage rend également service au restaurateur qui voudrait servir des vins prestigieux au verre. Un sixième de Pétrus, voire de la Romanée Conti, offert à l’unité, quelle opportunité.

L’inventeur

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Greg Lambert a découvert le vin en Italie. Son enthousiasme pour la production italienne lui donnait l’envie de tout déguster. Du coup, il s’est monté une cave chez lui en Amérique. Mais comment faire pour goûter à tout, sans tout ouvrir ?
Petit à petit l’idée du Coravin a germé dans l’esprit du physicien. Son esprit pratique mâtiné d’un respect profond pour le nectar a conçu l’outil « magique » qui allait lui permettre de déguster n’importe quelle bouteille sans l’altérer. Brevet déposé, il nous en fait aujourd’hui profiter.

Spécifications

Coravin coûte selon les revendeurs +/-299,00€, aiguille standard incluse (il en existe deux autres, une plus épaisse pour les bars à vins et une plus fine pour les vieux millésimes). Le coffret contient encore 2 capsules d’argon (les remplacer coûte 29,95€ le lot de trois pour une quinzaine d’utilisation chacune), une tige de nettoyage et le guide pratique.

http://www.coravin.fr http://www.coravin.com

Ciao

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Marco

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

30 réflexions sur “Coravin ou tester avant d’ouvrir

  1. C’est un bon truc à ajouter au bouchon Anti-ox, à la clef du vin et à la petite cuillère dans le goulot du champagne.

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    • Non André, c’est pas aussi nul que ces bidules qui ne servent à rien, ça fonctionne et ça peut t’éviter d’acheter un vin daubé si le caviste accepte sue tu transperce ses bouteilles
      Marco

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  2. Deux remarques (matinales). Ce qu’il y a de bien, avec ce blog, c’est sa diversité. Imaginez ce « machin » enfoncé dans le goulot d’une bouteille de vin « nature ». Le « top » dans la contradiction, non?
    Ensuite, cela va booster les ventes des fournisseurs d’argon, je suppose. Tu ne serais pas sponsorisé par l’AFGC, Marc? Si tu as tes entrées chez eux, demande-leur pourquoi un petit domaine comme le mien, qui utilise une bouteille (petit format, mais on dit bien un « tube » dans le milieu) de CO2 tous les 2 ans, et plus d’azote maintenant que c’est l’unité de mise qui dégaze pour moi, doit contracter un « abonnement » pour se fournir, alors que jadis je prenais le nécessaire à l’unité, au gré de mes besoins?
    Heureusement, pour le méthane, je suis auto-suffisant!

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  3. Bon, je vais me convertir dans l’exploitation de l’argon !

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  4. Etant très peu scientifique, j’ai couru voir sur Wikipedia comment et de quoi on produit de l’argon. Il fait partie de l’air que nous respirons à la hauteur d’environ 1%. Il n’est pas dangereux sauf si on décide de l’aspirer au lieu du vin car « une inhalation d’une grande quantité comporte des risques d’asphyxie par privation d’oxygène ». Ne pas le sniffer alors !
    Autrement je décèle dans cette invention une initiative habile alimentée par les bouchonniers car sans liège cela ne peut pas marcher.

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  5. C’est vrai que c’est un truc génial. J’ai la mienne depuis deux ans maintenant et c’est bien sympa toujours d’avoir 6-8 vins différents vins « servi en verre » chez moi. Le truc permet aussi de tester une bouteille avant de l’amener dans un resto ou à une dégustation.

    Par contre, il ne faut pas croire qu’on peut écouler quelques verres et remettre la bouteille dans la cave pour encore des années. Ce n’est pas mon expérience que le vin « évolue au même rythme qu’une bouteille pleine ». J’ai fait beaucoup d’essais, la plus longue depuis maintenant 651 jours, et même si les résultats sont souvent très impressionnants il y a toujours eu des différences entre les bouteilles « coravinées » et les bouteilles fraichement ouvertes (bien évidemment testé à l’aveugle).

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  6. Vu mon tube digestif, les gaz m’ont toujours intéressé, David. Et les gaz de combat ont été utilisés pour la première fois près du lieu de naissance de ma mère, non loin d’Ypres (Ieper), d’où le nom d’ypérite. C’était déjà Bayer, comme avec le Zyklon B ! Pour l’argon, c’est l’Allemagne le premier producteur européen. La France vient en deuxième position, avec un volume similaire à celui de la Belgique (qui ne manque donc pas d’air). On peut considérer que c’est un « by-product » de la production d’oxygène liquide, entre autres.
    Une incidente futile: comme la Belgique, minuscule pays par la taille, contribue fortement à la production d’argon, tu as raison de dire que « sans Liège, cela ne peut pas marcher ».

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  7. Pingback: Le vin au verre: déguster sans faire d'impair ! - Blog Vin | Wineandco.com | Le Blog des Amateurs de Vin

  8. En tout cas , ça fait jaser les argonautes…

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  9. « ça peut t’éviter d’acheter un vin daubé si le caviste accepte sue tu transperce ses bouteilles » : ça, j’attends de voir ! Il faudra nous donner l’adresse de ce caviste pas trop touché du goulot !!

    Cet outil restera pour moi (j’en ai un depuis sa sortie aux USA que j’avais acheté pour test) une preuve de gens « petits bras ». Je veux dire par là que si on a un tel besoin de contrôler le contenu d’une bouteille, être du style ceinture + bretelles, c’est antinomique avec l’esprit de partage, de générosité et la part de risque aussi qu’il est nécessaire d’avoir dans la vie. Si c’est fait parce qu’il s’agit d’un cru de grande valeur, et donc qu’on est sensible à cette éventuelle « perte » financière, c’est simple : qu’on se contente de boire des vins financièrement à notre portée ce qui nous évitera par ailleurs quelques crises d’urticaire.
    Soyons sérieux : les armoires style enomatic dans les restaurants, voilà l’outil qui est vraiment intéressant. Et quid du gars qui aurait mal nettoyé l’aiguille et vous balance dans le vin quelques bactéries néfastes ?
    Non, décidemment non : intérêt nul sauf pour esprit mesquin, petits bras, coeur étroit et définition ambulante de tout ce que je rejette chez certains amateurs.

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    • Même si je suis d’accord que c’est un peu absurde de s’imaginer qu’on peut venir chez un caviste, Coravin sous le bras, et transpercer toutes ses bouteilles avant d’acheter, je trouve cette réponse assez élitiste. Il y a plein de gens qui n’ont pas les moyens d’acheter des bouteilles entières de grands vins. Pour eux l’intérêt du Coravin n’est pas nul s’ils peuvent aller déguster un verre dans un bar à vin qui l’utilise (et d’ailleurs, le Coravin est nettement supérieur aux armoires style Enomatic). Ici au Danemark on le trouve déjà chez pas mal de bars à vin et restaurants, mais bon, nous sommes peut-être des gens « petits bras » et pas des vrais amateurs.

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  10. Vous m’avez bien cerné, c’est mon portrait craché
    Marc

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  11. « le Coravin est nettement supérieur aux armoires style Enomatic) »

    Non. C’est exactement l’inverse.

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    • Le Coravin conserve beaucoup mieux le vin au-delà de 3-4 semaines. Désolé, mais pour moi c’est indiscutable. Même après une semaine d’ouverture je trouve souvent les bouteilles dans un Enomatic un peu fatigué. Juste le fait qu’il faut ouvrir les bouteille avant de les mettre dans l’armoire va affecter le vin. Par contre, l’Enomatic est beaucoup plus pratique, rapide et plus joli que le Coravin, mais le système date des années 1980s et ce n’est plus la meilleure technologie.
      On aime ou on n’aime pas, mais si vous avez un Coravin depuis la sortie il y a plus de deux ans, et vous avez fait des tests, je suis franchement surpris que vous pensez que l’Enomatic reste supérieur.

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  12. Interrogez le ** de Pierre Carrier à Chamonix ou le Montrachet* à Puligny qui ont les dernières versions de l’enomatic (faut-il préciser que je n’ai strictement ni de près ni de loin un quelconque rapport avec cette compagnie) : ils vous diront qu’avec un bon sommelier, ils n’ont jamais de vins qui durent plus de quelques jours, jamais une semaine. Surtout depuis que les gens, particulièrement à midi, demandent des vins au verre.
    Vous avez raison : je n’aime pas le Coravin non pas pour ce qu’il est, ses performances, sa beauté technologique, son design, mais parce que pour moi il est hélas synonyme de pingrerie, de petitesse et surtout de gens ayant trop en tête la valeur financière du vin. Si on n’est pas capable d’ouvrir un Margaux 83 ou autre, et bien, il ne fallait pas en acheter. Point ! La notion de risque, tellement bafouée de nos jours par cet horrible principe de précaution qui est si dommageable en toutes choses, cette notion de risque, a un certain panache lorsque devant des amis, on n’hésite pas à ouvrir une belle bouteille, sachant que s’il y a problème, on en a deux ou trois de côté pour subvenir à la soirée.

    Mais bon, vous avez le droit de me dire que je suis de la vieille école 🙂

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    • « … avec un bon sommelier, ils n’ont jamais de vins qui durent plus de quelques jours, jamais une semaine »

      L’idée de l’Enomatic et le Coravin est d’abord de pouvoir servir les vins en verre en conservant ce qu’il reste dans la bouteille le mieux possible et le plus longtemps possible si nécessaire. Le Montrachet à Puligny, pour prendre l’un de vos exemples, sert que de vins de bourgognes pas trop chers en verre (si ma mémoire est bonne), donc c’est évident qu’ils ne vont pas durer une semaine. L’Enomatic est très bien pour cela et beaucoup plus pratique et rapide que le Coravin, mais aussi beaucoup plus cher au niveau d’investissement. Pour les restaurants étoilés que vous fréquentés ce n’est pas un problème, mais c’est hors de question pour un petit bar à vin. Pourquoi est-ce une mauvaise chose s’ils peuvent utiliser le Coravin pour servir un blanc de Slovénie ou un Carignan de Roussillon en verre ?

      « Si on n’est pas capable d’ouvrir un Margaux 83 ou autre, et bien, il ne fallait pas en acheter. Point ! »

      Et si on n’a pas les moyens d’acheter une bouteille de Margaux ’83, on n’a pas le droit de le déguster ? Pourquoi est-ce une mauvaise chose de pouvoir aller dans un bar à vin et acheter un verre de Margaux ’83 ? Avec le Coravin c’est possible. Si j’ai envie d’un verre de Chambolle suivi par un verre de Châteauneuf avec mon repas à la maison et ma copine veut un seul verre de Riesling allemand, pourquoi est-ce une mauvaise chose d’avoir cette possibilité ? Bien sûr on pourrait ouvrir trois bouteilles, mais avec le Coravin ce n’est pas nécessaire. En plus on évite le gaspillage ce qui, pour moi, est logique et pas « synonyme de pingrerie, de petitesse… ».

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  13. To serve and protect
    «Ils ignorent la loi de physique qui dit que lorsque vous avez un liquide et un espace de gaz (ou vide), le liquide perdra toujours des composants volatils dans cet espace.» (Huon Hooke, To serve and protect)
    http://www.executivestyle.com.au/to-serve-and-protect-1n0o0

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    • En fait, je suis complètement d’accord avec cet article. J’ai testé presque tous les systèmes de conservation et j’ai écrit plusieurs articles là-dessus, toujours avec la même conclusion : rien ne marche vraiment. Mais l’article date de 2011 avant la sortie du Coravin qui, contrairement à tous les autres trucs, marche sans que le vin soit en contact avec l’oxygène (on n’ouvre pas la bouteille). Et même si j’ai été très sceptique au début il n’y a pas photo. Depuis deux ans j’ai fait un très grands nombres d’essais, la plupart avec une réussite surprenante. Ceci-dit ce n’est pas un truc magique. J’ai eu un bourgogne blanc jeune qui était oxydé après deux semaines et un vieux Côte-Rôtie complètement déroutant après quelques jours. J’ai aussi un vin espagnol qui n’a presque pas bougé deux ans après le premier prélèvement. Les résultats dépendent surtout du bouchon, c’est-à-dire qu’il faut faire attention avec les vieux vins (disons > 30-40 ans d’âge). Aussi, si on va prélever des bouteilles pendant plusieurs mois c’est obligatoire de bien nettoyer l’aiguille sous de l’eau chaude juste avant le prélèvement et ensuite mettre la bouteille en position couchée assez vite.

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  14. J’avoue être dubitatif.

    Au delà des avis précédents (je pensse en particulier à celui de F Mauss), un doute affreux me tenaille. D’un point de vue technique, ok : le bouchon est élastique.
    C’est d’ailleurs l’une des propriétés physiques que tout vigneron devrait faire vérifier avant d’agréer un lot de bouchons.
    Pour autant, « être élastique » ne veut pas dire « être capable de se régénérer » !
    Car il me semble évident et inévitable que l’utilisation, à plus forte raison l’utilisation répétée qui est évoquée dans le billet, de cet outil crée des lésions dans le bouchon.
    Dès lors :
    – quid de la capacité du bouchon à garder de réelles capacités d’obturation ?
    – quid, également, de l’espace de tête et de sa pression, en particulier quand la chaine d’embouteillage travaille de façon à avoir un espace de tête dont la pression est différente de celle de la pression atmosphérique ?
    – quid, enfin, des inévitables souillures du bouchon quand on remonte l’aiguille et qu’on y laisse donc du vin, même en faibles quantités ? Car ce vin pourra entrer en contact avec tel ou tel micro organisme du milieu extérieur …

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  15. Tous ces points ont été très largement commentés sur le site de Parker dont l’enthousiasme qu’il a eu pour ce produit a déclenché aux USA une belle vague d’achats.
    Il y a eu, bien sûr, les pros et les contres et chacun avec des expériences solides.
    Je comprends les remarques de Monsieur Devald, mais prenons l’exemple d’un bar à vin qu’il cite comme utilisateur potentiel du Coravin. Si le gérant connaît son métier, – et j’ai vu cela à plusieurs reprises dans des entrées de restaurants – il annonce simplement que tel jour, il ouvrira un Latour 57 ou un Rugiens 61 avec une proposition de prix pour 1/12 ou 1/8ème au verre. L’enomatic – tout dépend de la taille – n’est pas excessivement cher pour une maison qui tourne bien.

    Ce qui me déplaît dans le Coravin, c’est le côté aiguille qui transperce : au bout de 5 ou 6 fois, on a quoi au bouchon ? Et surtout, j’insiste, qui me prouve que l’hygiène est respectée totalement les soirs de grande affluence avec cette aiguille qui peut passer d’un cru à un autre, d’un employé à un autre ? Franchement, ces côtés pratiques dont j’exagère certainement les aspects négatifs, cela ne me va pas.

    Bien sûr qu’il faut proposer des soirées informelles ou type Club pour partager les frais d’une grande bouteille qu’on ne peut pas se payer soi-même. C’est là quelque chose qu’on a mille fois recommandé au GJE et ailleurs, et pratiqué ! C’est tellement plus sympa que de dire au barman : faites moi une piqûre de Mouton 45. Et n’allons pas dire qu’entre la première piqûre dans cette bouteille et la sixième, il n’y aura pas de différence de goût ! C’est bien là un des reproches lus sur le site de Parker !

    Je n’y peux mais… ce Coravin, ça fait vraiment chichiteux et cheap. Ça manque d’élégance, de générosité, et – je me répète – de convivialité !

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    • Assez d’accord avec toi François : une bonne bouteille entamée avec des amis se doit d’être partagée jusqu’au bout. Commencée en solitaire, je préfère la reboucher avec son liège et la terminer le lendemain. Et puis ce système me paraît être assez ruineux… déjà que le bon vin n’est pas donné ! 😉

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      • C’est vrai que c’est assez ruineux, d’abord le prix de l’appareil, mais surtout les capsules d’argon. Bien évidemment c’est idiot de l’utiliser sur un petit vin, mais une fois acheté je n’y pense plus. Je m’en sert quand j’ai envie de déguster/boire quelque chose, mais je n’ai pas envie de boire que cela ou finir la bouteille dans un ou deux jours.

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    • « Et n’allons pas dire qu’entre la première piqûre dans cette bouteille et la sixième, il n’y aura pas de différence de goût ! »

      Même si beaucoup de gens disent qu’il n’y a pas de différence du tout, ce n’est pas mon expérience. Toutefois, même après un mois « d’ouverture » les différences sont rarement importantes, beaucoup moins qu’avec une bouteille rebouchée et repris le lendemain. De temps en temps les différences sont plus flagrants. Ce n’est pas noir et blanc. Tout dépend du type de vin, son âge, le bouchon, le temps depuis la première piqûre et le nombre de piqûres. Après la troisième ou quatrième piqûre de la bouteille, je ne sais pas, parce que je l’ouvre toujours quand il reste environ la moitié.

      « Ça manque d’élégance, de générosité, et – je me répète – de convivialité ! »

      Alors là, on est d’accord. Mais d’avoir un Coravin ne m’empêche pas d’ouvrir une bouteille « à l’ancienne », ce que je fais, d’ailleurs, la plupart du temps et non seulement avec des copains. Le Coravin reste un truc supplémentaire, mais c’est génial si on, comme moi, bois du vin tous les jours et aime la diversité.

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  16. Vite, la journée n’est pas finie et demain je suis près de Valence (en FR). Marc, je te remercie de me remettre dans le droit chemin avec un paternalisme bienveillant. L’argon n’est qu’un détail, en effet. C’est toute l’idée qui est saugrenue et tellement LOIN de l’image du vin-plaisir ou du vin-pureté, notamment défendu par les « naturistes » (et sur ce point je les rejoins). C’est cela que j’espérais souligner. La suite ne me donna pas tort. Tant de fadaises à propos d’un bidule – son producteur doit s’en mettre plein les fouilles – qui n’a qu’un seul but: permettre qu’on ne torche pas la bouteile entamée. Comme producteur bien sûr, mais aussi comme épicurien, cela me prend à rebrousse-poil. Cul sec, Nom de Dieu, à fond, ad fundum!
    Et évidemment qu’un bouchon de liège ne « cicatrise » pas après la piqûre, et ses rappels éventuels.
    Ce soir, un ami turc (laïc, ayant fait son cursus chez De Duve et puis le prof. Van Ypersele, donc UCL) vient manger du faisan (shot within Corneilla’s boundaries by a local hunter) chez moi avant de repartir vers Valence (ESP!). Nous boirons du Cornas de Thierry Allemand (1994) et la Loute 2013, de bons petits vins. La seule aiguille que nous craindrons est celle de l’horloge. Elle marque le temps qui passe et nous rapproche davantage de l’heure de se séparer … snif
    Arguons (warf, warf, warf) que ce sera une bonne soirée.

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  17. @ Devald : heureux de voir qu’on peut trouver un certain consensus.

    Toute bonne soirée, et que la vie vous soit douce !

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  18. Juste pour la petite anecdote… je viens de tester quatre vins qui ont tous été percé pour la première fois il y a 24 jours et depuis une fois par semaine. C’est-à-dire que c’était la quatrième prélèvement et il reste maintenant environ la moitié dans chaque bouteille. Ces quatre vins, que je connais très, très bien depuis la mise, ont été choisi pour voir si le nettoyage de l’aiguille est important (ce que j’ai déjà souligné en haut, surtout si on va garder les bouteilles percées plusieurs mois). Donc, chaque semaine je n’ai pas nettoyé le Coravin entre les prélèvements des quatre bouteilles. Résultat ? Trois des vins n’ont pas encore changé : un Pic-Saint-Loup Le Roc des Mates 1998 de Cazeneuve, un Cairanne L’Ebrescade 1998 de Richaud (grand, d’ailleurs !) et un Saint-Joseph 2000 de Gonon. Le quatrième, un Bourgogne rouge 2005 de Jadot a maintenant un côté caramélisé au nez qu’il n’avait pas avant, mais la fraicheur et l’équilibre est toujours là. Bref, le résultat n’est pas parfait, mais c’est quand mème pas mal du tout.

    Désolé, si vous pensez que ce genre d’essai n’est pas très convivial. Vous avez raison. Je l’ai fait – encore une fois – pour tester les limites du Coravin. Et en buvant des vins sympa en même temps ce n’était pas si déplaisant que cela…

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  19. Bravo, et merci Monsieur Devald de partager vos expériences, vos tests sur ce produit.

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  20. Disons que c’est là une approche qui ne suscite pas chez bibi un énorme intérêt. Understatement 🙂

    Mais toujours du respect pour les testeurs comme vous.

    Il faudra que vous testiez un de ces jours une carafe électronique inventé par un chinois, dont le but est d’améliorer les vins en leur donnant quelques bulles de O2 selon un processus que je n’ai pas compris vraiment. Son nom : Ifavine.

    http://www.ifavine.com/

    Mais j’abuse de ce blog , très probablement. Sorry les 5 !

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