Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

L’imaginaire de la minéralité !

25 Commentaires

Nous accueillons aujourd’hui une nouvelle invitée de marque en la personne de Marie-Louise Banyols. Cette jeune retraitée (elle vient à peine de quitter Lavinia, dont elle a piloté les achats), nous parle cette fois d’un thème très à la mode: la minéralité; mais avec un sacré plus: sa grande expérience du consommateur de vin. Nous espérons qu’elle reviendra souvent mêler son grain de sel à notre tambouille…

 

Banyols

Marie-Louise Banyols (Photo (c) Michel Smith

 

Depuis peu, je prends le temps de lire certains blogs et autres réseaux sociaux des gens que j’apprécie, même si je ne suis pas toujours d’accord avec eux. Pour autant, je n’en demeure pas moins passive, ayant la « paresse » d’avoir à répondre à une polémique sans fin, et parfois sans grand intérêt !

Mais dernièrement deux des articles de Vincent Pousson, m’ont donné envie de réagir : «Think different», sujet que je traiterai un autre jour et «l’imaginaire de la minéralité», que je vais aborder aujourd’hui.

Je suis bien sûr d’accord avec lui quand il écrit: « C’est un peu le mot que l’on sort quand on a rien à dire, un bouche-trou des dégustations de comptoir, l’argument en plus du boutiquier, le remède à la panne d’inspiration. Au hit-parade du vocabulaire pinardier qui donne une contenance, la « minéralité » a largement dépassé ce « racinaire » qui avait assez d’allure pour avoir tout l’avenir devant lui, mis l’éteignoir sur cette belle « salinité »* qui pourtant promettait. Même la « buvabilité » est battue à plate couture, Le problème de cette sacro-sainte « minéralité », c’est que la plupart du temps, on ne voit pas exactement à quoi elle se réfère dans les descriptions de ceux qui l’emploient. » …

Inconsistance

Je n’ai pas souvenir que nous, sommeliers ou dégustateurs, utilisions ce terme dans mes débuts, son apparition est assez récente , aucune trace du terme «minéral» chez Max Léglise ou chez Emile Peynaud, des classiques de la dégustation et la rapidité avec laquelle tous les dégustateurs l’ont adopté, (je l’ai moi-même utilisé maintes fois), est assez inattendue et je dirai même, effrayante parce que malhonnête, la plupart d’entre eux, ne sachant pas expliquer à quoi correspond cette fichue minéralité ! Consciente de cet abus, je m’oblige à l’heure actuelle à l’employer le moins possible dans mes analyses de vin, essayant de traduire cette minéralité inconsistante par des paroles plus honnêtes, ce qui d’ailleurs m’amène à changer complètement le style de mes descriptions.

Si je l’emploie, c’est pour décrire certains types d’arômes de la famille minérale tant au nez comme en bouche: pierre à fusil, pétrole, pierre, graphite, craie, silex, huître, coquillages, et j’y ajouterai des sensations de fraîcheur, une perception d’acidité et salinité. Je pense que la minéralité est liée à plusieurs sensations dans la dégustation du vin, mais je l’associe toujours à une pureté d’expression aromatique et la réserve aux grands vins.

Par expérience, je puis vous affirmer que, le langage professionnel que nos adoptons, n’intéresse pas 90% de nos clients, qui veulent juste savoir si le vin est léger, fruité, facile à boire ou contraire plus structuré et encore, la parole qu’ils emploient est « fort »,  ou dans le meilleur des cas, « puissant » et avec quoi ils peuvent le boire et enfin le prix ! Nos commentaires les impressionnent certes, mais la plupart du temps soit les effraient, soit les laissent indifférent. Nous nous faisons plaisir, flattons les vignerons, remplissons des pages de littérature qui ne servent à rien ou presque. Il est grand temps de revoir tout ça et d’offrir du moins aux consommateurs moins éclairés, des textes simples et faciles à comprendre. Tout change autour de nous, alors nous devons nous remettre en question; certes, nous avons besoin de connaître le profil d’un vin, sa structure, son potentiel de garde, mais soyons plus ludiques, plus directs, plus pratiques!

Les mots qui font tilt

Mais, je m’égare, ce qui m’a fait réagir, surtout, c’est quand Vincent parle de «l’argument en plus du boutiquier» ! Je trouve ça très péjoratif et méprisant pour le fameux boutiquier. Je ne sais pas si Vincent a jamais été boutiquier et même sommelier, mais moi oui, et j’ai aimé ça, «boutiquier/caviste», c’est un métier noble et difficile et je l’ai exercé avec passion et sincérité. J’aspirais avant tout à vendre les vins auxquels je croyais, convaincue qu’ils pourraient plaire aux clients ! Mais, ça n’est pas toujours facile de communiquer son enthousiasme pour un vin, et pour séduire un client, il faut d’abord l’écouter afin de voir quel vin pourrait correspondre à ses gouts. Quand je croyais avoir compris, je déployais tout un discours pour essayer de le convaincre et en même temps, j’observais ses réactions pour voir quelles paroles avaient fait tilt. Certaines se révélaient magiques, et faisaient mouche très souvent, comme la minéralité, par exemple. Eh, oui, elle a été tellement galvaudée qu’elle est arrivée jusqu’au consommateur final.

Chez les femmes, minéralité et puissance faisaient briller leur regard, mon imaginaire à moi s’évadait alors et je me disais que peut-être elles percevaient le scintillement de brillants sur un tapis de joailler, ou la puissance des bras d’un homme, en aucun cas, je ne les imaginais suçant des cailloux, ou pensant à des molécules, ou à de l’acidité. Chez les hommes, aussitôt le mot prononcé, je les sentais plus attentifs, plus à l’écoute, dans leur esprit, on était sur du sérieux, ça «sonnait» bien, ils en avaient déjà entendu parler. Dans tous les cas, la minéralité permettait d’élargir le dialogue, de «décoincer» le client, de pénétrer dans son intimité vinique ! C’est que, pour lui comme pour le dégustateur la minéralité est perçue comme une notion positive qui sous-entend une certaine complexité, et qui donne un certain plus au vin.

Attention, je suis entrain de parler de clients aimant le vin, mais peu connaisseurs et c’est la majorité quand même.

Alors, mon cher Vincent, quel mal y a –t-il pour un « boutiquier », à employer le mot minéralité ? C’est du marketing, peut-être, mais son but est quand même de vendre du vin, et comme il est boutiquier et non vendeur en GD, il est censé n’avoir que des vins très bien sélectionnés. On est bien d’accord, qu’il faut qu’il s’y rattache notamment une idée de « terroir », quelque chose de qualitatif. Sans que l’on puisse définir exactement quoi , si il est sérieux, il aura écouté son client et lui aura vendu un vin intéressant, qui correspondra à ses gouts, et si la minéralité l’y a aidé tant mieux, l’essentiel étant que ce dernier aime le vin, il saura bien y trouver sa définition de la minéralité.

Oui, laissez-le y croire  et vive la minéralité!

Marie-Louise Banyols

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

25 réflexions sur “L’imaginaire de la minéralité !

  1. Ah, Marie-Louise…
    Le problème n’est pas tant d’être boutiquier, ou sommelier, mais de faire partager des concepts qui ne relèvent pas que du vent. Apprenons l’alphabet de la dégustation à ceux que les mots et cet acte intéressent. Si c’est acide, disons acide. Si c’est sucré, disons sucré, si c’est amer, disons amer. Loin de moi l’idée de nous interdire la digression, tu me connais, plus le vin sera poétique et plus nous l’aimerons. Je n’ai rien non plus contre le commerce ni même contre le marketing. À condition que ce ne soit pas de l’enfumage.
    Je t’embrasse. Et viens manger à la maison, à Barcelone.

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    • Je suis d’accord avec toi, il ne faut pas que se soit de l’enfumage!
      Je viendrai avec plaisir manger á Barcelone, il suffit juste de fixer une date.
      Merci pour tes chroniques qui nous Font réagir!

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  2. Posez la question à quelques professionnels : quel est, dans nos 5 sens, celui qui est le plus commun pour l’appréciation d’un vin : la réponse est nette et sans bavure : la vue.

    D’où l’extrême difficulté, avec les niveaux de perception de chacun en matière de goût, de se faire bien comprendre par autrui. En ce sens, je ne vois pas pourquoi le mot minéralité, certes employé souvent pour montrer une acidité/fraîcheur bien notable, pourquoi devrait-on condamner ses utilisateurs ?

    Quand comprendra t’on que l’amateur de base – comme le dit si bien Marie-Louise – veut qu’on lui parle plaisir et émotion, loin des ph et autres notions « techniques » qui nous éloignent de la fonction première du vin : créer une convivialité entre personnes de bonne compagnie ?

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    • Dans ce cas-là, mon cher François, plutôt que de partir dans une espèce de bric-à-brac de la dégustation, un truc qui tourne aux commentaires à la Diafoirus, pourquoi ne pas bifurquer vers des notions bien moins techniques mais éminemment hédonistes. Marie-Louise avait, dans Terre de Vins, évoqué le souvenir d’une sommelière qui nous est chère à tous les deux (elle et moi) et qui, bien avant que ce ne soit la mode, avait quitté l’univers du salé, amer, sucré, etc… pour « l’orgasmique ».

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    • Se faire bien comprendre de l’amateur de base, sans jamais chercher à le tromper, tu as raison François, c’est la clef! Ça a toujours été mon objectif et ma recherche, avec l’aide d’un vocabulaire adapté à chaque consommateur. L’essentiel étant de créer un lien qui nous fasse comprendre ce qu’il cherche.

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  3. La « minéralité » (quel minéral : calcaire, schiste, quartz, etc.?) fait partie des notions à la mode censées renouveler l’expression des dégustateurs, toujours plombée par la répétition, et séduire le chaland. C’est n’importe quoi. Parmi les notions à la dernière mode, il y a la « buvabilité » (?) sans doute opposable à une possible « imbuvabilité » (on comprend mieux, le champ est vaste, quoiqu’ imprécis). Il y a aussi, la croustillante et comique « digestibilité », chère, notamment, à Michel Bettane, à distinguer, sans doute, d’une « indigestibilité » propre à renvoyer un vin dans les ténèbres extérieures, mais difficile à apprécier sur le moment. L’intestin, fidèle compagnon de dégustation, on n’arrête pas le progrès.

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  4. Quand je demandais à Michel Bettane pourquoi, entre de multiples raisons, les vins de Bordeaux avaient un tel succès, un mot qu’il me répétait alors : sapidité.
    De nos jours, ce n’est pas un mot usuel et on peut comprendre que lorsqu’on dit « digestibilité », tout le monde comprend ce que cela veut sire.
    Certes, très cher Monsieur Pousson, il faut éviter de « tirer vers le bas » mais reconnaissons que les mots français existant pour exprimer les 4 sens hors celui de la vue, ce sont essentiellement des mots venus d’ailleurs. Rouge, vert, bleu : tout le monde comprend. Acide, amer, sucré, salé : on tombe déjà dans un degré de sensation qui n’est pas forcément le même pour tout le monde.
    Tiens : un exemple qui me vient : la cuvée Silex de Dagueneau : ce mot a été choisi à bon escient, non ? Et de facto, les commentaires sur ce cru tournent généralement sur la pierre à fusil et autres similitudes pas évidentes car qui de nos jours, a sucé, comme dans notre enfance des années 50 et 60, des pierres à fusil (et qui sait de nos jours ce que cela veut dire ?).
    Finalement, tout cela est bien sympa car on garde alors dans le monde du vin, une belle dose de romantisme, ce qu’on peut considérer comme quelque chose de sympa dans ce monde de brutes 🙂

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    • Que voilà une belle conclusion, merci François.
      Et, je voudrais rappeler comme l’a fait Vincent que dans mon équipe de sommeliers à Barcelona, les meilleures vendeuses étaient, Isabelle, Nuria, Delia, Elisabeth, Chiara, toutes passionnées de vin, rarement je les ai entendu pour convaincre un client, prononcer tous les mots que vous venez de citer! Leur relation avec le client était plus, si j’emploie le mot « intime », vous allez mal penser, je veux dire plus appropriée à chaque client. oui, elles avaient sans aucun doute « une belle dose de romantisisme »

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      • Romantique ! Voilà un nouveau mot à ajouter à mon vocabulaire d’amateur de vins…
        Merci Marie-Louise… et bravo pour ce premier essai joliment transformé !

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    • Le goût d’un minéral, sa sensation, le graphite, la craie, la pierre à fusil, on peut les décrire précisément. La « minéralité », comme décrite par les chercheurs bourguignon (lien dans ma chronique) est en revanche un concept abstrait, souvent proche de l’acidité.

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    • « Sapide : qui a un goût, une saveur » (Petit Robert). « Digestible : qui contribue à la digestion » (Petit Robert). Rien à voir.

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  5. Pingback: L’imaginaire de la minéralité ! | Wine Planet

  6. C’est vrai, Vincent, que lorsque tout à coup on sort les mots « mine de crayon » et que les autres acquiescent, on est tout fier d’avoir trouver le mot juste correspondant à la chose.
    Restons modeste par rapport aux zeus qui trouvent « la sueur du cheval sentant son retour à l’écurie ». C’est-y signe de bon vin ? va savoir, Charles !

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  7. Visiblement, le sujet fait débat.
    Il y a différentes façons de parler du vin.
    Est-il pour autant nécessaire de déployer toute une artillerie plus ou moins poétique, plus ou moins artificielle, pour présenter et apprécier une bouteille ?
    Pour notre part, comme de nombreux vignerons, nous nous contentons d’une présentation factuelle et tous les clients du caveau repartent avec du vin. Pet-être qu’autrement ces derniers en auraient pris davantage mais nous n’en sommes pas persuadés.

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    • Vous avez raison, il y a différentes façons de parler du vin, dans votre caveau vous remplacez « l’artillereie » plus ou moins poétique, plus ou moins artificielle comme vous dîtes, par de l’humain. Le client qui est arrivé jusqu’à vous est déjà très motivé, si le vin que vous lui présentez « goute » bien, et si vous savez faire passer des messages positifs et chaleureux, avec une histoire, c’est largement suffisant. Le journaliste devant son papier, ou l’acheteur doit se défendre autrement, c’est à dire avec les mots en usage dans la profession.

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  8. Connaissez-vous les travaux et publications de David Lefebvre au sujet de la minéralité ? Personne, parmi les intervenants, ne les cite. Je ne saurais trop leur recommander de s’y reporter. Vous lirez quelque chose de sérieux qui évitera de tomber dans l’imaginaire, la supposition et que sais-je encore.
    Le goût des minéraux et des roches représente un vaste sujet. Mon métier m’a conduit à humer et à goûter toutes sortes de matériaux, depuis les minéraux sensu stricto jusqu’aux roches complexes ; beaucoup ne possèdent strictement aucun goût. La pierre à fusil, autrement dit du silex, constitué d’opale, de calcédoine ou de quartz, n’a aucun goût. Vous pouvez sucer du silex jusqu’à épuiser le contenu de vos glandes salivaires, il ne se passera rien…En revanche, deux silex frappés l’un contre l’autre vont produire une poussière qu’une élévation de température ponctuelle corrélative au choc va conduire à dégager une odeur et à procurer une sensation. Qui sera éventuellement accrochée, « mentalement », à d’autres caractéristiques susceptibles de marquer certains vins blancs. On le constate, il y a là un processus complexe d’agrégation des sens.
    De même, dans la vaste famille des argiles, les sensations en bouches sont différentes d’une famille à l’autre (ce sont des minéraux dont le degré de complexité est très variable). Un minéral calcique, magnésien, sodique ou potassique, aura un goût marqué, alors que d’autres resteront insipides.
    La notion de « minéralité » a subi les mêmes traumatismes que celle de « terroir », toutes deux malmenées par des utilisations inappropriées, tapageuses et commerciales. Mais ce n’est pas pour autant que l’on doit se draper dans une posture de puriste et les ostraciser. Les utiliser à bon escient serait tout simplement profitable…
    Au passage, un cordial salut à Dominique Thouroude (domaine Provensol, un site magnifique, un accueil et des vins pleins de charme).

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    • Bonjour Monsieur « Georgestruc »
      Pourriez vous me communiquer votre email (en message prive) ?
      J’aimerai m’entretenir avec vous sur un sujet précis.
      Avec mes remerciements.
      J Prévost

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  9. Merci pour votre commentaire si intéressant, en effet, je ne connais pas les travaux et publications de David Lefebvre au sujet de la minéralité. Je vais y remédier le plus tôt posible.
    J’adhère à votre conclusion, essayons d’utiliser ces mots à bon escient, il ya du travail!

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  10. En tout cas bravo Marie-Louise pour le premier de ce que nous espérons être une longue série d’articles de toi sur ce blog. Pas d’autre commentaires, mais, à titre personnel, ce mot que tu évoques ne fait pas partie de mon vocabulaire trop limlité sur le vin

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  11. On pourra entre autres lire ceci :
    http://www.vin-terre-net.com/humeurs/vins-et-mineralite

    et aussi :
    http://www.vitisphere.com/actualite-77834-thomas-cabrol-il-ny-a-pas-de-mineralite-en-soi-sa-perception-resulte-de-linteraction-des-gouts-du-vin-entre-eux-.htm

    Sapidité, salinité et une impression de vins plus ou moins enracinés (comme un Barolo Brunate de Giuseppe Rinaldi par exemple) …

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  12. On pourra lire ceci :
    http://www.vitisphere.com/actualite-77834-thomas-cabrol-il-ny-a-pas-de-mineralite-en-soi-sa-perception-resulte-de-linteraction-des-gouts-du-vin-entre-eux-.htm

    et aussi ceci :
    http://www.vin-terre-net.com/humeurs/vins-et-mineralite

    Restent la sapidité, la salinité (terme plus consensuel), l’impression de vins plus ou moins enracinés (tel le Barolo Brunate de Giuseppe Rinaldi).
    Selon les repères physiologiques et cognitifs de chaque dégustateur (je vois moi plus de « minéralité » dans un Culs de Beaujeu de François Cotat).

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  13. Amener son grain de sel pour parler de minéralité (sapidité, salinité) est donc bien trouvé …

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  14. Pingback: Novembre, un mois pour se régaler ! | Les 5 du Vin

  15. Bonjour, la minéralité en chimie fondamentale correspond à la composition en oligoéléments, en cations et en anions simples d’un liquide. Notion utilisée en particulier pour définir la composition des eaux minérales ou des eaux d’adduction. La somme des éléments minéraux est équivalente pour les eaux minérales (en absence de tout composé organique) au résidu sec.
    Je ne comprends pas pourquoi la filière vin s’escrime à vouloir associer la minéralité à des composés organiques. Et redéfinir ainsi une notion qui est entendue au plan chimique.

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