Mes coups de cœur du moment en bulles

Je ne ferai pas d’apologie très argumentée pour cette sélection, qui est essentiellement de circonstance, c’est à dire basée soit sur une série de dégustations récentes, soit sur une expérience cumulée venue de nombreuses rencontres avec certains de ces vins. Une partie de cette sélection provient de notre récente Bataille des Bulles qui fut tenue, avec Hervé, Marc et plusieurs autres passionnés de la chose, à Waterloo début novembre.

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Commençons par le Champagne, car même si, comme Jim, je déplore la stupidité de l’attaque portée par le CIVC envers Champagne Jayne (surnom presque aussi stupide, faut-il le dire) en Australie, je n’y vois pas une raison valable de boycotter ces vins.

Si vous voulez un Champagne de Grande Marque, assez facilement disponible chez des cavistes ou, pour certains, dans les supermarchés (pas beaucoup dans cette liste, je pense), voici ma petite sélection. Le moins qu’on puisse dire de cette catégorie de vins de Champagne est qu’ils traînent avec eux, comme le nombre d’années de leurs existence, leur somme de préjugés: les pour ou les contre, les fervents et les détracteurs de telle ou telle marque, les rejets catégoriques pour la cause supposée noble du « small is beautiful« , ou, au contraire les acheteurs ayant les moyens et pour lesquels seule une marque connue signifie qualité et reconnaissance de statut. Je réfute tous ces extrêmes de la pensée simple. Seule la qualité du vin prime.

Dans un style riche et puissant

Charles Heidsieck. Magnifique vin qui est issu d’un long vieillissement en cave et d’une part importante de vins de réserve, ce qui lui donne beaucoup d’ampleur. Le vainqueur de notre récente Bubble Battle à Waterloo. Autour de 30 euros, c’est aussi une très bonne affaire.

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Bollinger.  Ne tombez pas dans la panneau actuel de la cuvée 007, bien trop chère. Allez juste voir le film et cela vous coûtera beaucoup moins. La Grande Cuvée de Bollinger est déjà excellente et atteint mon plafond budgétaire personnel de 50 euros (prix moyen en France, donc on peut le trouver pour moins cher). Impeccable, précis, puissant et fin.

Dans un style intermédiaire entre puissance et délicatesse

Henriot Brut Souverain. Très harmonieux et facile à aimer, on peut le trouver entre 25 et 30 euros.

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Très fiable, cette maison propose aussi un excellent blanc de blancs d’une grande finesse.

Et si vous aimez les Champagnes de chardonnay (blanc de blancs) et que vous n’avez pas de limites budgétaires, Henriot élabore aussi une toute petite quantité d’une cuvée exceptionnelle (et exceptionnellement bonne !) qui s’appelle Cuve 38 et qui utilise un peu le principe de la « Solera »,  avec un assemblage vertical de vins de chaque millésime qui vont dans la même cuve, en proportion variable, avec un tirage annuel (forcément non-millésimé) d’un vin dont les débuts remontent à 1990 et un vieillissement de cinq ans en bouteilles. C’est d’une force et d’une pureté extraordinaire.  Ce vin est vendu uniquement en magnum et pour la modeste somme de 500 euros. Pas pour tout le monde, d’accord, mais très bon.

Toute la gamme de Jacquesson est admirable et la cuvée qui porte chaque année un numéro à trois chiffres est, pour un champagne de très haute qualité, une assez bonne affaire autour de 35 euros.

Dans un style plus austère, mais d’une grande finesse

J’aime beaucoup le Roederer Brut Premier, vendu autour de 35/40 euros. Et j’ai bien goûté, récemment, Ruinart Blanc de Blancs (mais un peu cher pour moi à 55 euros).

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Les caves coopératives peuvent aussi être une source de bons Champagnes, généralement à des prix raisonnables. Ces coopératives varient beaucoup en termes de taille, et aussi, pour certains, de style, surtout quant elles sont implantées exclusivement ou majoritairement dans une seule région.

J’aime beaucoup les vins de Pannier, qui est installé à Château Thierry, dans la vallée de la Marne. Leur Brut non-millésimé peut se trouver pour 20/25 euros.

J’ai visité, il y a un an environ, une petite coopérative qui utilise des raisins issus de l’extrême nord-ouest de la Champagne, et essentiellement du massif de Saint Thierry. Le nom donné aux vins, « Prestige des Sacres » n’est pas très facile ni très vendeur à mon avis, mais les vins sont excellents et on peut trouver leur brut autour de 20 euros et des cuvées millésimés entre 25 et 30 euros

En France, on a la chance de pouvoir accéder à une très large éventail de champagnes de vignerons. Il y en a tellement que le choix est difficile. Chaque année, le Syndicat des Vignerons propose une dégustation d’une partie de ces vins à la presse et voici quelques uns, que j’ai sélectionnés cet automne.

Pierre_Trichet

D’abord un immense coup de cœur pour un vigneron dans le petit village de Trois Puits, près de Ludes sur la partie nord de la Montagne de Reims.  Il s’appelle Pierre Trichet (voir ci-dessus dans ses vignes) et j’ai dégusté 3 de ses cuvées qui m’ont tellement emballé que j’en ai commandé 2 pour ma propre consommation. La première est un blanc de blancs, appelé l’Héritage. C’est un vin avec beaucoup de caractère, riche, bien arrondi par le temps en cave et très savoureux. Et son blanc de noirs, appelé La Puissance, est encore meilleure, juteux mais fin, plein de saveur et d’une grande longueur. Très bon rosé aussi. Et la très bonne nouvelle est que ces deux vins valent un peu moins de 20 euros ! La marque de la maison mère est Trichet-Didier, ce qui peut prêter un peu à la confusion. Ils proposent aussi des chambres d’hôte si vous visitez la région, mais je ne les ai pas encore essayées.

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J’ai aussi beaucoup aimé deux vins de la Côte des Blancs du Domaine Collet, appelé (aussi) Héritage pour le blanc et Anthime pour le rosé.

Autre champagne de vigneron que j’aime beaucoup pour sa précision, sa fraîcheur et sa constance à travers les années: Serge Mathieu. Situé à Avirey-Lingey, dans l’Aube, près des Riceys, toute leur gamme et recommandable, mais j’aime particulièrement la cuvée entrée de gamme nommé Brut Tradition (comme des centaines d’autres sans doute !). C’est un blanc de noirs, issus du seul pinot noir et on peut le trouver à bien moins de 20 euros. Curieusement leurs vins sont peu connus en France car ils exportent au moins 80% de leur production à partir de leur domaine. Ils sont justement mais faiblement dosés, grâce à une maîtrise de la qualité des raisins (agriculture plus que raisonnée, mais pas de bio inutile) et un long vieillissement sur lies.

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On va finir sur un autre rosé que j’ai adoré et qui vient d’une structure particulière: le Lycée Viticole d’Avize, dans la Côte des Blancs. Ici, sous la direction d’un chef de cave, les élèves élaborent le vin qui porte la marque Sanger. Ce rosé s’appelle Tango Paradoxe et il est très intéressant car il est fait avec du pur chardonnay auquel on a ajouté 10% de vin de pinot noir vinifié à la bourguignonne et donc assez coloré. Cela fait un rosé ayant une très belle couleur profonde (c’est ce que je préfère dans les vins rosés en générale, car je trouve que cela va presque toujours avec davantage de saveurs que tous ces trucs palots à la mode) et beaucoup de caractère en bouche. Cela ne vaut qu’autour de 20 euros et c’est une excellent affaire.

 

Maintenant les autres vin effervescents, car il ne faut pas se limiter à la Champagne tant la qualité des autres bulles a fait des bonds spectaculaires depuis quelques années.

Pour jouer les aventuriers sans grands risques, quelques bonnes bulles anglaises, révélées lors de notre récente bataille de bulles à Waterloo :

Nyetimber cuvée classic 2010. Ce vin d’une très grande finesse, délicat mais savoureux, parfaitement équilibré, est arrivé 4ème dans notre finale à Waterloo. On peut en trouver en France, même si son prix n’est pas des plus doux (autour de 45 euros): ce qui est rare est souvent un peu cher !

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Gusbourne ou Denbies Cubitt Reserve sont des alternatives valables parmi un nombre croissant de très bonnes bulles anglaises.

Les bulles allemandes, bien plus nombreuses, ne sont pas à négliger si vous pouvez en trouver ce côté-ci du Rhin. Le Bardong Chardonnay, de la région du Palatinat, nous avait beaucoup plu lors de la Bataille.

En France, il y a bon nombre d’alternatives aussi en matière de vins effervescents. J’en signale deux que j’ai dégusté avec grand plaisir et à plusieurs reprises, mais il y en a bien d’autres.

Pour les budgets modestes (vendu à moins de 10 euros chez Monoprix), la cuvée Langlois, Crémant de Loire, est irréprochable, surtout à ce prix. J’ai aussi très bien dégusté une cuvée de Crémant de Bourgogne, appelée Vive-La-Joie, dans un flacon un peu ventru et élaborée par Bailly Lapierre. Prix autour de 14/15 euros.

vive-la-joie-blanc

Tout cela est cantonné à une petite partie de notre vieille Europe (lisez aussi les conseils avisés de Marie-Louise Banyols ces deux derniers dimanches, sur les cavas) et bien trop court pour refléter le très grand éventail d’excellents vins dans cette catégorie croissante de vins mousseux.

Si vous n’arrivez pas à trouver certains de ces vins, essayez via Wine Searcher

Voilà et bonne fêtes.

 

David

15 réflexions sur “Mes coups de cœur du moment en bulles

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  2. David, une fois encore le passé vous rattrape. Tu sais que je t’apprécie beaucoup et tu me reçois toujours comme un prince. Nous sommes d’accord sur de nombreux points. Par hasard, nous nous sommes accrochés ce WE, et je dois recommencer aujourd’hui. Nothing personal, tu le sais: simplement de l’honnêteté intellectuelle.
    Tu es tjs très attentif au prix des vins tranquilles, à juste titre. A Cahors (rendement autour de 40 hl/ha pour les bons), tu trouves 15 € déjà cher.
    Ici, pour la daube de R… à 100 hl/ha, tu acceptes 40 € (name withheld car leurs avocats sont actifs).
    Moi pas comprendre.
    Et tu me fais remarquer que « mes » rendements, je veux dire ceux des vignobles un peu trop secs du sud, le public s’en moque. J’accepte ton argument, mais alors le prix TOTALEMENT SURFAIT du kg de raisin champenois, on s’en fout aussi. Il est maintenu par le corporatisme (organisé par la fnsea) des producteurs de raisin et pas du tout par un prix de revient effectif.
    Je critiqe très fort le champ’ et la champagne, un effervescent comme les autres, et souvent bien moins bon que les concurrents dans une gamme de prix dix fois inférieure, dans la France de Mme Lepen ou en dehors de ses frontières, chez les sangs impurs (même dans le Hampshire!).
    Après les « marques » (des complexzes agro-industriels en fait), tu admets que: « En France, on a la chance de pouvoir accéder à un très large éventail de champagnes de vignerons. » Mais:  » Il y en a tellement que le choix est difficile. ». C’est un peu comme si on disait, à Bordeaux: « Il y a tellement de crus classés que le choix est difficile » et qu’on recommandait la coop de Saint-Julien, Mouton-Cadet, le tout venant d’Eschenauer (je ne sais pas si cela existe tjs) ou le 4 étoiles de Barton et Guestier … to just name a few.
    Et bien non, les « pyrex », les « dom quelque chose », les « grande décennie » etc, cela ne vaut pas grand chose, même si cela coûte cher.
    A tout hasard, un ami – qui intervient sur votre blog au départ d’un clavier querty et sans les accents – nous a filé une liste de « petits producteurs » que son club oenophile connaît bien. Nous en avons testé quelques-uns et même acheté des flacons: Pierson-Cuvelier (autour de 15 € TTC pour les particuliers, plutôt des blancs de noir, à Louvois) et Moncuit, surtout des chardonnays bien sûr, à Mesnil (un peu plus cher, « Côtes des Blancs oblige »). Et puis, mais le prix monte, je l’admets, les splendides vins de Selosse.
    Certains lecteurts disent que mes interventions ne sont « pas constructives ». Ils entendent par là que je ne pratique jamais le « positive thinking », le « I like ». C’est vrai, et cela m’honore. Emettre des réserves sur un état de faits, et puis proposer des alternatives, je trouve cela très constructif, au contraire.
    Bon, on termine en douceur: la manière dont tu construis tes articles de dégustation est impeccable et informative, même si je me permets parfois de contrer leur biais inhérents. La veuve t’habite toujours!
    Ne cherchez pa

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  3. Luc, je ne sais pas si tu as lu mon papier jusqu’au bout mais j’en doute un peu. Certes je commence par citer 6 marques de négoce, dont la fourchette de prix va de 25 à 55 euros et je dis bien que je trouve le dernier trop cher. Puis la plupart de ces marques sont très loin de provenir de « complexes agro-industriels », pour utiliser ton expression : Charles Heidsieck, Bollinger, Henriot, Jacquesson, Roederer sont tous issues de sociétés familiales. Ensuite je mentionne autant de champagnes de caves coopératives et de vignerons, et dont les prix vont de 15 à 25 euros. Tu mentionnes Sélosse en disant que ses vins sont « un peu plus chers ». Sais-tu en trouver à moins de 100 euros aujourd’hui ? Donc je te trouve légèrement contradictoire et de mauvaise foi !
    Puis je parle aussi d’autres bulles dont les prix vont de 9,50 à 14 euros. Autrement dit, je donne du choix au lecteur, selon ses goûts et ses idées. Je ne juge que la qualité dans le flacon. Maintes fois j’ai dégusté des cuvées de grandes marques à l’aveugle avec des champagnes de vignerons et les bons vins tiennent toujours leur rang. Certaines non, mais tu ne les trouveras pas dans ma petite liste, comme je vous ai épargné les très nombreux champagnes de vignerons sans grand intérêt dégusté cette année.

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  4. Merci David. J’aimerais ajouter à ta liste une origine modeste par la taille, mais tout à fait remarquable en termes de qualité: le Luxembourg.
    Un voyage récent, avec l’ONTL, m’a fait renouer avec les bons Crémants de ce petit mais valeureux pays viticole, et notamment une cuvée de coopérative (Poll Fabaire Brut Gold Medal, de Vinsmoselle (Stadtbredimus), un beau rapport qualité prix à 56 euros les 6 bouteilles), et deux cuvées de propriétaires: Alice Hartmann, à Wormeldange (16,5 euros la bouteille) et Schumacher-Lethal Cuvée Pierre (10 euros la bouteille), à Wormeldange également.
    Les Belges sont nombreux à se rendre sur la Moselle luxembourgeoise, ils pourront donc vérifier par eux-mêmes. Quant aux Français de l’Est, je leur souhaite de profiter de cette Europe-là, celle qui nous permet la libre circulation des marchandises, et donc, de la curiosité. De plus, c’est tout à côté…

    Plus d’info: http://www.visitluxembourg.com/en

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  5. Bien sûr que j’ai lu jusqu’au bout (toujours), et ai noté tes recommandations. La phrase que j »extrais est celle qui apporte de l’eau au moulin de nos « biais ». Et voilà bien mon « irritation » constante envers la Champagne. La seule chose qu’on expose sont les grosses structures, en faisant presque toujours un vignoble à part, alors qu’il y a une foule de vignerons « normaux » (un peu plus capitalisés que la moyenne quand même car leur foncier est très cher et le stock doit dormir en cave assez longtemps).
    Pour Selosse, qui ne figurait PAS dans la liste de mon ami mais que l’excellent Jean Gardiés à la générosité de déboucher quand il me convie chez lui, j’avoue que ma formulation a été maladroite. Je voulais simplement montrer que je ne faisais pas forcément dans le misérabilisme. Et ses bouteilles ne coûtent PAS 100 € (sauf à la Madeleine ou au faubourg Saint-Honoré).
    Roederer, une « petite entreprise familiale’ qui s’est offerte mon ami Jean-Daniel Ott et toute sa famille, ainsi que Joa Almeida et son neveu Jorge. Au départ, l’empire Gallo était aussi familial. Ensuite, le slogan d’Ernest devint: « I don’t want part of the business. I want all of it »! Les capitalistes ne veulent qu’une chose: tout. Ils sont les adversaires naturels de la diversité, en tout.
    Pour les contradictions, je te donne raison. Quelle personnalité en est-elle exempte? Mais de mauvaise fois, nenni.
    Et merci de ta réponse.

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    1. PS: beaucoup de typos, je m’en excuse. Les caractères sont petits sur votre écran de capture, ma vue ne s’améliore pas, et il n’y a pas moyen d’éditer une fois qu’on a mis en ligne. Le « cut & paste » ne marche pas bien avec mon ordinateur (seulement 750 de RAM, un vieux machin).

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  6. On lit souvent (sur FB notamment), sous la plume des « likers », des béni-oui-oui (mot invariable), que certains parcourent un texte non pas pour le comprendre, mais pour le contredire. Je revendique absolument cette attitude, qui est la base de tout effort intellectuel. A ceci près qu’on ne peut critiquer QU’APRES qu’on ait compris (ou mal compris, je l’admets). Echanger avec des gens du même avis que vous n’a strictement AUCUN intérêt, ou alors dans le cadre réconfortant d’un cocooning, quand on a des bleus à l’âme (Narbonne 41 – USAP 8, par exemple !).
    Le succès d’un blog – le mien est nul alors que je le remplis de provoc’– se mesure au nombre d’intervenants dans les commentaires. Plus il y a contradiction, plus on apprend. L’inconfort moral et intellectuel est le « sine qua non » du progrès moral. C’est pour cela que les religions le détestent. Dormez, braves gens, vous avez raison et votre grand dieu veille sur vous.
    D’où cette anecdote.
    J’ai rendu visite – pour le convaincre – à un caviste nouvellement installé en plein coeur de l’île St Géry (BXL). Il est originaire d’Arcachon, fut le sommelier en vue d’un étoilé de la capitale belge et connaît très bien le vin. J’ai passé un excellent moment.
    Entre une quidam, avec un léger accent « étranger » (anglo-saxon ou slave, je ne peux être sûr). Elle veut des bulles, pour un budget raisonnable (pas plus de 20 euros) et bon. Le patron lui propose « de tutto un po’ », Cava, Prosecco, Crémant de Loire, Limoux. Elle est ressortie avec … le moins cher des champagnes (à 29 € si mon souvenir est bon).
    Ite missa est.

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    1. A ton anecdote de Saint Géry, Luc, j’opposerai la mienne, au Delhaize de Waterloo: des jeunes filles qui cherchent des bulles pour une soirée, larguées devant le rayon et rebutées par les prix du Champagne. J’offre mes conseils (toujours serviable, le bonhomme), leur montre des alternatives sympas, crémants, cava de qualité… Puis je les retrouve à la caisse avec trois bouteilles de Martini Spumante – pas trop cher, mais surtout, signé d’une marque qui fait plein de pub… de quoi les rassurer, je suppose, bien plus que l’avis d’un pékin comme moi.

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      1. Intéressant, Hervé. Ne s’oppose pas à l’autre, la complète. Même si les demoiselles ne sont pas au courant de ton expertise, et même si elles n’ont pas succombé immédiatement à ton charme, le fait que tu les conseilles aurait dû être déterminant. Eh bien nan: c’est Martini. Le Prince Laurent ne doit pas se faire de souci pour son avenir.
        Ou alors elles sont en pleine crise d’adolescence et de refus de l’autorité …

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  7. Luc, j’ai tendance à me fier à Wine Searcher pour les prix. Le premier prix mentionné pour un vin de Selosse est à 95 euros, et la moyenne est largement au-dessus. Il ne s’agit donc pas de « La Madeleine » comme source car toute la France est impliqué dans leur base.

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    1. Dont acte. Je ne pourrai pas rendre la pareille au vigneron le plus fin de tout notre département.
      Et ma mère ne fréquente plus Fauchon ni Hédiard depuis au moins 20 ans … car tu avais compris que ma taquinerie ne visait pas spécifiquement l’établissement situé au fond de la petite impasse, qui a formé tant de collaborateurs sérieux. A propos, quand on « google » ce site, c’est une page … NIKE qui apparaît, again and again (?!). Voilà qui est … spurious.

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  8. @Hervé : je procrastine un peu ce matin (DRM à finir d’urgence) et me suis donné 10 minutes de récréation (quête sur le net). A propos de Pékin, je voulais trouver une citation de l’homme né dans un Chu qui pût convenir à ton histoire. Je ne suis pas un habitué de la sagesse de Confucius ni de son détracteur préféré, Paulo Coelho me suffit dans le genre. Mais voilà ce que le grand Lao Tseu aurait prétendu : « Les vraies paroles ne sont point belles. Les belles paroles ne sont point vraies. » Tes clientes de la GD étaient sans doute des taoistes, qui ont étendu leur savoir à ton conseil. Dans notre génération, il y avait plutôt des maoistes, qu’il ne fallait pas croire non plus. Je les ai toujours trouvés très collet monté, quant à moi.

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