Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Trois Français à Toro (2ème partie)

25 Commentaires

Nous continuons notre petit périple à Toro par la visite du Dominio del Bendito…

J’ai connu Anthony Terryn à ses débuts, quand j’arpentais le vignoble de Toro, pour essayer de m’en imprégner. Il n’est pas directement issu du monde du vin, mais une fois lancé dans ce monde, il s’y est donné à fond, allant jusqu’à suivre une formation en œnologie à Mâcon. Voici comment il se présente lui-même: «Je suis un jeune Français qui a longtemps cherché une terre capable de donner des vins de caractère: J’ai pour cela visité le Chili, le Portugal, la côte pacifique des Etats-Unis et, évidemment la France. J’ai tout d´abord pensé m’installer dans l’Etat de Washington (Columbia Valley) mais j’ai finalement trouvé ce que je cherchais dans la vieille Europe, en Espagne, sur cette terre belle, aride et ancienne de Toro».

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Anthony, Vigneron en Toro

Lui aussi tombe sous le charme de l’Espagne, il découvre le potentiel du vignoble de Toro et il a le coup de foudre. Il est encouragé par Jean-François Hébrard, qui lui apporte tout son soutien: « Sans l’aide de Jean François, je n aurais certainement rien fait à Toro, ou tout aurait été plus compliqué et plus lent; il m’a reçu en visite et m’a accepté en stage de vendange en 2003. Bref, je luis dois beaucoup: il m’a mis le pied à l’étrier!». L ‘autre rencontre décisive fut une autre visite privée à Vega Sicilia , au cours de laquelle on lui a servi à l’aveugle un Tor, encore confidentiel. Sa décision était prise: il allait s’installer à Toro.

Il y a déniché de belles vignes âgées qu’il a acheté avec sa famille, des parcelles plantées en pied franc et en gobelet (entre 45 et 100ans). C’était en 2004, aujourd’hui la propriété fait 15hectares et il en gère 15 autres ; le vignoble est non irrigué et il le conduit en agriculture écologique : il a obtenu la certification en 2014.

Il est convaincu que ce vignoble situé au bord du Douro, qui bénéficie de conditions climatiques et géologiques exceptionnelles est UNIQUE et qu’il donne des vins inimitables ! Il s’est pris d’une énorme passion pour lui, il ne se lasse pas de répéter : «J’aime ces vignes, je les considère comme un héritage reçu, et je rends hommage aux courageux viticulteurs qui me les ont vendues et à leurs prédécesseurs qui en ont pris tant de soin.»

Il faut dire qu’elles se situent en partie sur le Pago de la Jara, considéré comme le meilleur cru de la zone: les pentes orientées nord et nord-est sont douces, les sols profonds, sableux avec des galets, jamais touchées par le phylloxéra.

Toutes ces conditions offrent à la vigne un excellent drainage, et l’obligent à aller chercher en profondeur les éléments nécessaires à l’expression du terroir. L’autre partie du Vignoble se situe sur les hauts de Valdefinjas, une mosaïque de vieilles parcelles magnifiques.

Les vins ont gagné en finesse et en élégance les dernières années. En ce moment, il jubile: «Mes vins ont enfin été reconnus autant et même plus que tous les vins de Toro, lors de la dernière publication de Robert  Parker, il y a quelques mois». Anthony souffrait de son manque de reconnaissance dans l’appellation, il existait peu, comparé aux grands noms présents à Toro – et il se définissait comme  » David contre les Goliaths ». Le vent a tourné pour lui, en même temps que le changement de dégustateur du Wine Advocate.

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Un homme de Terryn…

En ce qui me concerne, je n’ai pas attendu son « couronnement » par les guides pour apprécier ses vins, il a fait partie de mon référencement dès la sortie de son premier millésime. Derrière son sacré caractère, son impatience, j’ai senti sa détermination, les vins promettaient dès le début, j’étais convaincue qu’il arriverait à démontrer que les vins de Toro qui sont certes des vins puissants, peuvent aussi être frais quand ils sont bien travaillés. C’est chose faite !

 Les vins du domaine

  • El Primer Paso 2014

Issu des vignobles les plus jeunes : 60% du vignoble affiche entre 15 et 40 ans, 40% a plus de 45 ans.

Il a été vinifié dans de petits dépôts d’acier et de béton avec de l’époxy (de 2000 a 7500 litres), entre 12 a 25 jours de fermentation-macération. L’extraction est modérée. L’élevage se fait en barriques de chêne français 50% et 50% chêne américain, suivi d’un élevage de 6 à 9 mois. Après une légère filtration, la mise en bouteille se fait en une fois.

C’est un parfait exemple d’un bon vin de Toro authentique: marqué par un fruité intense, des fruits noirs.

Lorsqu’il s’oxygène, il en ressort des arômes complexes de fruits rouges et noirs, vanille, cacao, cerise et café. La bouche est marquée par ce fruité profond dans lequel prédomine des arômes de fruits rouges. La structure est dense mais sans lourdeur, le vin est équilibré, avec des tanins solides mais ronds et au final des notes de café de réglisse, mêlés à une douceur agréable, le tout reste frais.

Je le trouve délicieux, et vous ne noterez pas ses 15º si vous le consommez à une température de 16/17º

Evolution: de cinq à huit ans minimum.

A noter, (c’est d’ailleurs la seule étiquette de la version digitale de l’Atlas mondial du vin de Jancis Robinson et Hugh Johnson)

Très bonne relation qualité/prix environ 12/13€

 

  • Perlarena Rosé 2014

Tinta de Toro (80%), Syrah (10%) et Verdejo (10%) provenant de La Jara,

La couleur plutôt pale de ses rosés n’était pas raccord avec celle foncée de ceux de la zone, mais Anthony a commencé sa carrière professionnelle en Provence, et il est marqué par les rosés de gastronomie et de garde ! Il a planté de la syrah pour arriver à ses fins. Le résultat : une réussite surprenante.

Fermenté en barriques et élevé sur lies fines, ce rosé surprend par sa fraicheur, ses arômes et son grand équilibre.

Il est riche, mais il se boit très facilement, car il est très frais et très aromatique. La bouche est grasse, ronde dominée pas les notes fruitées de mandarine, fraises, pamplemousse et anisées.

Un rosé surprenant, car on ne l’attendait pas ici, où les rosés sont pratiquement inexistants !

Parfait pour accompagner les paellas.

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  • Las Sabias 2012

Issu de vieilles vignes (las sabias, les sages…) de plus de 45 ans, plantées franc de pied.

Elaboré dans de petits dépôts de béton avec de l’époxy (de 3000 a 6400 litres), de 20 à 28 jours de fermentation-macération.

Elevage de 16 mois, exclusivement en chêne français, un quart de barriques est renouvelé chaque année.

Il reste en bouteilles 24 mois avant sa mise sur le marché.

Un vin intense, profond et élégant. Nez et bouche dominés par des fruits rouges noirs, des notes balsamiques, et d’herbes sauvages. Le tout est savoureux, riche mais harmonieux et frais.

Garde: environ 10 ans. Il vaut carafer ce vin dans sa jeunesse et le boire à une température de 15/16º

Prix public 22 € environ

  • El Titán del Bendito 2012

 100% Tinta De Toro qui provient des plus vieilles parcelles du célèbre Pago de la Jara, certaines âgées de 100ans, plantées en pied franc.

Le vin est élevé pendant 20 mois en barriques de chêne français exclusivement, et 100% neuves. Il reste en bouteilles 24 mois avant sa mise sur le marché.

C’est un vin puissant, complexe, fait pour la garde. Il est marqué par des arômes de fruits noirs, des notes vanillées, les tannins sont très civilisés, crémeux, élégants et épicés. Il reste harmonieux et équilibré.

C’est un grand vin, authentique et racé, sans doute, le résultat de ce terroir exceptionnel.

vol: 15.65%

Garde environ 15 ans, il vaut mieux le mettre en carafe dans sa jeunesse et le boire à une température de 15/16º
Prix public : 40/45 €

  • La Cuesta de las Musas 2012

Un vin que j’ai eu l’occasion de goûter lors d’un salon à Barcelone en novembre, il n’est pas encore sur le marché, et il est sans aucun doute l’aboutissement des rêves d’Anthony, il voulait faire un grand vin de garde, c’est ce qu’il cherchait dans ses terroirs, dans la qualité de ses raisins, voilà c’est fait, il a réussi, il peut en être fier et d’ailleurs, il ne s’en prive pas.

Je viens de lire que Luis Gutierrez (Wine Advocate) lui a donné 96 points (la meilleure note de tous les vins de Toro), et son commentaire est éloquent : «C’est le plus émouvant des vins que j’ai goûtés à Toro».

Vous jugerez par vous-même, mais en ce qui me concerne, je suis d’accord avec lui, c’est un vin assez exceptionnel, la démonstration que Toro peut être non seulement puissant mais extrêmement fin et élégant !!

Seule ombre au tableau, son prix: il devrait arriver en boutique aux alentours de 140/160 euros. Précisons qu’Anthony en avait déjà fixé le prix avant les fameuses notes !!! Il n y en aura pas tous les ans et les rendements feraient pâlir les meilleurs crus de Bourgogne-4 a 5 hectolitres par hectare !! Mais comme je le répète souvent aux vignerons, pour moi, le volume produit n’est pas une justification du prix, ce que beaucoup d’entre eux ne veulent pas entendre. Ceci dit, il tout vendu en primeur ! A suivre….

 

Douces folies

Et puis il y a les vins qu’Anthony appelle les « douces folies »; ils ne font pas partie de la D.O Toro.

Il s’agit de deux vins doux, très intéressants, l’un est blanc, l’autre est rouge:

  • Antojo Rubio (Fantaisie Blonde) 

C’est un vin blanc doux issu de verdejo, Malvoisie, Palomino, Albillo, Moscatel, Viura et quelques autres variétés très anciennes dont Anthony ne connait pas l´origine

Les raisins : se récoltent en septembre. Ils sont posés sur un lit de paille et se déshydratent lentement afin de concentrer au maximum leur suc.

Pressé en décembre, le vin fermente lentement dans des barriques françaises durant 18 mois.

La robe est jaune dorée, le nez très floral associé à des notes d’épices douces comme la cannelle. La bouche offre une acidité parfaite, il est onctueux et gourmand, fruité et très long. Une vraie gourmandise.

A marier avec des fromages bleus, une tarte aux poires, une île flottante…

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  • Chispa Negra (Etincelle Noire) 2009

C’est un vin de table, élaboré à partir de raisins secs de la Tinta de Toro, il a été pressée en novembre 2006, élevé en barriques de 2 ou 3  vins et mis en bouteille deux années plus tard.

« C’est un vin exceptionnel et surprenant, produit d’un lent et laborieux processus avant la mise en bouteille: tout un beau projet devenu réalité…»

Le nez offre des arômes complexes de raisins secs, de figues, de prunes, de mûres ; les mêmes notes fruitées se retrouvent en bouche associées à des notes d’épices douces.

Et Anthony ne manque pas de faire remarquer : «Les tanins de la Tinta de Toro joints à une acidité marquée naturelle équilibrent le sucre naturel. C´est pour cette raison que je l´ai nommé « la Chispa Negra »

Je le rejoins, ça n’est en rien un doux écœurant, et il pourra même accompagner bien des pâtisseries au chocolat ou aux fruits rouges sans les surcharger.

0,50 L, 14,5%

Prix Public 33,50 €

 

Anthony, qui n’est pas un garçon facile d’accès, a réussi à s’imposer relativement vite  (même si lui a trouvé le temps long). Il a su se faire accepter et apprécier par les viticulteurs locaux, qui, au début, le prenaient un peu pour un «loco», un fou…Il n’empêche qu’avec Jean-François Hébrard, ils ont largement contribué à faire connaître le concept de «vigneron».  Il a d’ailleurs été le premier à le mettre sur ses étiquettes : Vigneron en Toro. 

Le connaissant, je suis sûre qu’il ne va pas s’endormir sur ses lauriers, son ambition est immense, il veut positionner Toro au plus haut de la pyramide des vins espagnols ! Sa nouvelle notoriété va peut-être l’y
aider. Il veut les remettre à la place qu’ils occupaient, parmi les plus grands vins de l’Empire espagnol,  les seuls, avec ceux de Galice, qui ont supporté le voyage aux Amériques avec Christophe Colomb. «Oui, j ai gardé une âme d’enfant- je rêve des choses et par la grâce de Dieu, de la vie j’y arrive: Dominio  del Bendito. J’aimerais être l’homme qui écoute les vignes susurrer, les entendre parler comme dans ce film avec Robert Redford, L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux».

A noter, qu’il a une autre passion : les vins portugais.

Marie Louise BanyolsPAGOS DE MIGUEL ( MORALES DE TORO, ZAMORA)

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

25 réflexions sur “Trois Français à Toro (2ème partie)

  1. Encore un beau papier, Mme Banyols, très documenté, c’est ce que l’on apprécie.
    Questions : sur la photo où l’on voit le vigneron dans une vigne, l’écartement des rangs et des pieds me paraît très élevé. Illusion due à la photo, ou réalité ? Connait-on la densité de plantation de cette vigne ?
    El Titan des Bendito, 20 mois d’élevage et apparemment vous ne désignez aucune trace de ce très long séjour dans des fûts neufs à 100 %. Surprenant…
    Les blancs « doux » : combien de sucre résiduel ? je suppose qu’à 14°5, il en reste pas mal (Chispa Negra). Les prix sont effectivement très élevés pour ces vins. On trouve, sur le marché, des vins aussi séduisants, dans les régions françaises qui en produisent (resterait pour moi à faire la comparaison avec ceux d’Anthony…ce ne sera pas de sitôt) pour des prix 50 % moins élevés.
    La Cuesta de Las Musas : 4-5 hl par hectare, certes, mais combien de manquants dans ces vieilles vignes ? Ce n’est pas une critique, mais il faut toujours ramener les rendements à la réalité du terrain…et on peut avoir des surprises. Prix excessif, je suis bien d’accord.
    Quoiqu’il en soit, belle découverte, merci

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    • Georges Truc:
      Pour commencer, soit vous êtes ouvert et prêt à apprendre des choses soit vous êtes un Franco-francais qui ne voit le monde viticole que par son prisme hexagonal et alors là, je perd mon temps à écrire et vous à lire – et il est très tard
      Alors ne sursautez pas, essayez de rester calme, merci de supporterz mon mauvais caractère et vous apprendrez peut être quelque chose
      – la vigne n’est pas née en France et il n y a pas que des grands terroirs et élaborateurs qu’en France! Les densités de plantation sont particulièrement adaptées au climat semi-aride, lié de plus à des sols drainants mais retenants l’eau en sous sol, en profondeur- et pour les petits malins qui veulent planter « à la française », ça fini généralement par des vignes stressées à la premiere sécheresse, qui peut être absolue, et la densité repasse naturellement de 4000-5000 pieds à 2500 en un été ! Certains ont essayé ils en sont presque tous revenus- de plus le peu de matière organique n’aide pas. Et les vignes à la française nécessitent en général plein de soins artificiels, type goutte à goutte et fertirrigation…. Bref, du pur terroir !!
      Par ailleurs, j’ai gouté des superbes merlots ou cabernets de l’Etat de Washington qui sont plantés entre 1000-1500 pieds à l’hectare… Eux aussi dans une zone semi désertique!
      Et grâce à cette expérience, j’ai compris que ce n était pas parce que j’étais Français que j’étais plus malin que les autres- la fameuse docte ignorance de Socrate!!! Donc, j’ai beaucoup appris sur la vigne et le vin aux Etats-Unis!!

      J’ajouterai pour enfoncer le clou que de plus, le sujet des rendements est souvent utilisé par les vignerons francais pour justifier des productions trop généreuses!!! Ben oui, on récolte 50 hectos mais à 10000 pieds – pourquoi pas 100 hectos mais à 40000 pieds?
      Je ne peux trahir personne, mais certains vignerons de Condrieu , un jour ou je les titillais sur mon regret de ne plus gouter les Condrieu fluides et aromatiques des années 80, ont fini par me dire qu’ils ne produisaient peut être pas assez par plant ! A cela, rajoutez le réchauffement climatique et le débat est servi!! 👹👹
      A Toro, les densités meme dans les très vieilles vignes, plantées bien avant l’arrivée du tracteur et la mécanisation, varient selon la vigueur du terroir mais elles sont toujours entre 900 et 1200/1300 pieds hectare. Alors qu’en Ribera del Duero, on trouve des vieilles vignes à 5000 pieds hectare ou plus – là, le Français est content- il se sent à la maison!! Oui mais les sols sont différents, le climat, les périodes de vendanges….
      Bref, il faut comprendre le fameux terroir en venant le voir avant de faire le catalogue des préjugés à la française !
      Et puis la preuve est dans la bouteille !!
      Ensuite, les élevages!! Pourquoi en France on y arrive et pas en Espagne?! Alors ce serait ok pour un Bourgogne, un Bordeaux, un cru Landonne ou la Turque d’être élevé en bois neuf mais pas pour un Toro- je rigole…
      Et oui, la Tinta bien cultivée et élaborée absorbe littéralement le bois, tôt ou tard, si le tonnelier (français) ne m’a pas entubé !!
      Pour ce qui est des vins doux – je ne prétend pas rivaliser, faire mieux ou moins bien que les Français- juste faire de belles choses sans tricher (ni alcool ni édulcoration) et avec un ajout de soufre limité – même des producteurs de Porto s’y sont intéressés pour son bas niveau d’alcool et son bel équilibre!! Alors ce que pense un Français, producteur ou amateur… Je m’en b….
      Et puis avant de théoriser autant il faut gouter!! J’en ouvre souvent quelques bouteilles pour les faire découvrir ce qui explique aussi en partie son prix!! Le travail est manuel et important sans garantie de succès- j’ai fait du vinaigre, et quelques belles bouteilles les belles années! D’autres ou je n’essaye meme pas! Pour ne pas perdre mon temps et donc mon argent!!
      Pour ce qui est des manquants dans les vieilles vignes: il y en a peu- ici la vigne pousse facilement car nous avons la chance de ne pas avoir de phylloxéra et le climat est très peu propice aux maladies – d’ailleurs on ne peut en théorie plus planté franc de pied depuis quelques années, et on a donc importé des champignons et maladies de bois de France, Italie et d’autres régions d’Espagne!!
      Ma nature paranoïaque fait que je crois à un complot de Ribera, Rioja et des jaloux de l’autre coté des montagnes pour nous priver de cette bénédiction – l’administration espagnole croit bien agir en imitant la française ! Grave erreur !
      J’ai longtemps réfléchi au savoir pourquoi on marcotte beaucoup en Ribera et pas ou très peu a Toro?! Simple: pourquoi s’emmerder la vie quand on plante un sarment et que ca pousse – c’est plus rapide, et plus sûr !
      Dernier point, les rendements: 8-10 barriques sur ce terroir pour 4,5 hectares de vieilles ou très vieilles vignes….
      On y passe beaucoup de temps pendant la saison, en vendange … Au final, j’ai sélectionné 4 barriques- vous demandez avec autant de véhémence à tous les vins chers du Rhône, Bourgogne ou Bordeaux pourquoi ils sont si chers?! Ou parce qu’ils sont français et reconnus , c’est logique ?!
      Ensuite, j’ai toujours voulu faire du vin pas que pour les riches!! Mon premier vin est plutôt joli et coute 11/12 euros – et il vieillit bien en général.
      Mon Titan a gagné quelques grandes dégustations à l’aveugle en battant des bouteilles 2,3,4 fois plus chères que lui! Et bien qu’ayant eu ces succès( voir Titan 2006- dégustation Decanter) je n’ai pas augmenté franchement mes prix- je fais mes prix en fonction des rendements et ensuite de la qualité- et quand c’est pas au niveau, je déclasse ou je vends en vrac!!

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  2. Ce type d’écartement est assez classique dans les régions sèches d’Espagne, et s’explique justement par la sècheresse. Après tout, le vignoble espagnol est le plus important au monde mais il produit moins de vin que la France ou l’Italie. Il est vrai que les manquants rendent ces images encore plus frappantes. Pourquoi ne pas remplacer les manquants? J’imagine que le vigneron souhaite conserver une nature homogène à ces parcelles de vielles vignes, ou bien c’est une question d’argent (cela serait surprenant vu les les prix de vente!).
    Je connais Jean-François Hébrard et j’aime bien son style. Je n’ai pas encore dégusté les vins de ce nouveau vigneron dont les étiquettes sont, disons, étrangement clinquantes. Mais l’habit ne fait évidemment pas le moine.
    Continue à nous faire voyager, Marie-Louise !

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    • Tout d abord merci pour les explications dur les densités -ça fait du bien!

      Il y a peu de manquants – voir ci-dessus mes explications- mais comme beaucoup de vignerons le savent , les « grands-mères » n’aiment pas les nouveaux venus et ceux-ci ont souvent du mal à dépasser le stade bonsai! Même à 1.000 pieds/hectare, il y a de la concurrence!
      Les étiquettes clinquantes viennent détre assagies… Mais oui, je n’ai pas un nom connu , je ne suis pas d une vieille famille de vignerons connus alors au début mes étiquettes étaient clinquantes- une tentative, un cri pour dire « David existe, vous devriez essayer pour voir si c’est prétentieux »!

      Cordial saludo

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  3. David a raison, ce type d’écartement est classique en Espagne dans les régions sèches, c’est une réalité.
    Je ne parle pas de trace de l’élevage pour le Titan, sans doute parce que mon palais s’est habitué, accomodé aux élevages espagnols, ceci dit il a une structure énorme qui lui permet de supporter l’élevage, mais je ne dis pas qu’il ne presente pas des notes toastées, vous avez raison. Mais elles sont bien intégrés. Je vais me renseigner pour le sucre résiduel, mais oui, il en reste. Les vins doux sont chers, mais la production est faible et il les vend. Mais, il faut le voir comme une curiosité qui intéresse les importateurs!

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    • Pour ce qui est des sucres résiduels… Je fais tout pour qu il y en ait le moins possible …. Ils sont dangereux pour la stabilité micro biologique du vin !!! Il faut savoir que au plus le degré alcoolique est élevé est au plus le niveau de sucres sans fermenter est élevé- c est une loi oenologique !!! Pas un caprice de l élaborateur!!
      Ensuite même si le vin est presque sec, le niveau d alcool lui donne un pouvoir édulcorant –
      Si vous goutez de l’ alcool dans un vers d eau vous noterez tot ou tard une douceur….. C est le pouvoir édulcorant naturel de l alcool ,,,
      Le vin est plus stable a 2 grammes par litre qu avec 4,5 ou plus

      Cordial saludo

      Antony Terryn
      Dominio del Bendito
      Toro- Zamora- España

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  4. Un peu cher au regard de ce qui se fait dans le coin… Il faut rentabiliser j’imagine, les « conseils » et la terre.

    Si c’est bon et si Parker aime tant mieux… Pas ma conception/mon souhait de développement, personnellement.

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    • Je n ai pas de conseiller pour le moment- et j ai pas fais un sou pendant 10 ans… Et on roule toujours pas sur l’or !! je dépense surtout des sous en personnel pour bichonner mes vignes, (et même ici ca coûte cher). De belles barriques, des clios toutes vieilles et une C15 de 20 ans!! Alors en Espagne on dit: « No hay mas atrevido que la ignorancia ». Traduit: « il n’y a pas plus audacieux que l’ignorance »
      Mais venez voir du beau terroir – à Toro, et dans les 3/4 de l’Espagne- les viticulteurs français hallucinent quand ils veulent bien faire le déplacement! Alors souvenez vous que la péninsule Ibérique regorge de trésors et que la révolution est en marche… Vous le constaterez bientôt sur les marchés internationaux. Viva España y viva Portugal !!

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    • Pourquoi un peu cher  » aux regards de ce qui se fait dans le coin »?!
      Pour commencer, mon  » Primer Paso » est le vin le plus coté en vin au verre ou a la bouteille dans sa zone de production ! Et les gens ne sont pas riches dans le secteur! Ensuite, vous me comparez à des vins certes respecta les mais qui ne soutiennent pas la comparaison avec les miens! C est pas encore un hasard que ca soit la seule étiquette de Toro dans l’ Atlas mondial des vins de Hugh Johnson et Jancis Robinson!! Je pense qu il est inutile de les présenter!
      Mais je serai ravi de vous envoyer quelques flacons et ainsi vous pourrez enfin connaitre et juger par vous même , avec fondement- pour comparer prix et qualité il faut les avoir gouté !? Non?
      Donc n hésitez pas à me demander des bouteilles! Je vous les dnverrai avec grand plaisir!

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      • Il faut avoir gouté, en effet…
        je vous ai envoyé un mail ce matin à 9h10. Cheers !

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  5. On trouve tous les prix dans le coin, mais oui, les vins sont bons; le fait que Parker les aime, c’est anecdotique. Comme je l’explique, c’est un domaine que je suis depuis le départ et je n’ai jamais été du genre à me laisser influencer par des notes. Mais, je comprends que ce ne soit pas votre conception. Ceci dit, il y a de la place pour tout le monde et en tant qu’acheteur, j’étais obligée de couvrir des concepts différents et d’offrir à mes clients une amplitude de gamme.

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  6. C’est tout à votre honneur, Marie-Louise. Je trouve vos articles toujours intéressants sur le fond et de belle forme. Celui-ci y compris, tout y est. Merci.

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  7. Comme quoi on peut avoir l’ambition de faire du haut de gamme est rester vulgaire…

    (enfin, les marchés internationaux n’en ont rien à faire)

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    • Tout d’abord, ce n’est pas une ambition mais une réalité! Et que vous ne les trouviez pas à votre convenance si vous les goutez un jour, je peux le comprendre ! Nous vendons la plus grande partie en Espagne et pas sur les fameux et répugnants marchés internationaux !!
      Vous n’avancez aucune réponse ni argument – juste un commentaire diffamant!!
      C est votre attitude qui est vulgaire – votre condescendance à l’égard des vins de Toro et les miens en particulier…
      Mais comme je ne suis pas rancunier, je vous invite au Domaine pour visiter des vignobles de Toro incroyables et goûter les vins-
      Je serai également sur Haut Les vins à Montpellier le 14/15 février-
      J’amènerai mes vins, jeunes ou plus anciens pour essayer de convaincre même les palais les plus aristocratiques!!
      Cordial saludo

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      • C’est vous qui parlez de « marchés internationaux », pas moi. Quant à la condescendance (si française, hein ?) vous l’avez bien étalée sur ce blog et je vous cite simplement ici « Alors ce que pense un Francais, producteur ou amateur … Je m en b…. »

        Ah. Ben voilà. Je n’ai plus envie d’apporter des arguments, vous voyez.

        Si on veut faire du haut de gamme (c’est une réalité, pardon) : quand on fait du haut de gamme, on évite ce genre de propos, à mon humble avis. Les critiques ou interrogations se discutent, vous êtes là pour expliquer votre job et vos choix. Pas pour insulter, même ceux qui ne partagent pas ces choix.

        Sinon, non, je bois du Toro et autres Rioja, Bierzo et Yecla. Sans problème. Mais je n’habite pas en France et j’en trouve facilement (super RQP !!).

        Cheers !

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  8. Je pense que la France, notamment au Sud, possède aussi quelques beaux terroirs arides plantés à faible densité – n’est-ce pas Georges? J’ai pu moi-même en voir sur Plan de Dieu, récemment. Il y a même des vignerons qui irriguent (pas tous, heureusement).
    Plus globalement, M. Terryn, en réaction à quelques échanges que je trouve un peu vifs, je veux souligner qu’il n’y a aucune condescendance de notre part, ni de nos commentateurs, vis-à-vis de Toro ni des terroirs étrangers. Je pense même qu’avec deux Anglais, un Belge, un expat et un Perpignanais qui voyage pas mal, sans oublier Marie-Louise qui vit en Espagne, ou notre ami suisse Alexandre, nous comptons parmi les blogs francophones qui en parlent le plus. Et je pense que c’est aussi ce qui nous vaut ces commentaires, de la part de gens qui ont plutôt l’esprit ouvert.
    Maintenant, pour revenir au prix des vins de Toro, il y a la réalité des marchés. En Belgique, d’où je vous écris, et où l’on trouve facilement des vins espagnols, et même quelques Toros, l’Elias Mora (joven) se vend à 9,69 euros, le Flor de Vetus à 11,3 euros, le Celsus à 37,2 euros – et pas si facilement que ça, à ces prix. C’est peut-être injuste, mais c’est ainsi: les vins espagnols (sauf exception) ont une notoriété plus récente, et le consommateur étranger moyen, même oenophile, a plus de mal à débourser de l’argent pour une bonne bouteille. Ca changera sans doute, mais c’est un processus assez lent.
    Enfin, c’est clair, la France n’a pas le monopole des grands vins. Ni de la connerie humaine. Je rencontre personnellement régulièrement des idiots en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Suisse, en Angleterre, au Canada, au Chili et même en Espagne, quand j’y vais.

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    • Merci – j adhere a beaucoup de vos propos! Je n accuse pas l ensemble des intervenants du blog, juste ceux a qui j ai répondu aprement! J aimerai avoir plus de temps pour vous expliquer le pourquoi de mes réactions un peu vives! Oui j ai  » mala leche » comme on dit en Espagne. Née en France au pays de la biére, élevé en Afrique, étudié aux Etats Unis, travaillé dans le Rhone , en Provence, …et désormais installé à Toro, je suis  » anti état nation » et j essaie de ne pas être nationaliste- je défend bec et ongles les vins francais quand on les attaque sans critére et je fais la même chose avec les vins espagnols quand les critiques me semblemt injustes! Pas toujours facile d être un oiseau migrateur!
      Alors venez découvrir Toro, Las Arribes , Valdeorras, Ribera Sacra, Bierzo, Arlanza….. Et le Portugal: autre joyau !! Il y a des terroirs extraordinaires- el il faut gouter les vins et se rendre sur place!! Vous en reviendrez changé si vous faites la rencontre de vignerons passionés !

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  9. J’ai attendu que la tempête passe… Peut être trop longtemps, et cela n’aura plus aucun intérêt, mais c’est ainsi.

    Jeune homme, vous vous emportez un peu trop vite. Avoir du caractère et du « tempérament », pas de pb, je suis capable d’apprécier. Et Mme Banyuls nous avait prévenu à la fin de son article…Mais cela n’empêche pas de rester agréable et de ne pas traiter les autres de demeurés.

    J’ai posé quatre questions et osé deux opinions.

    La première concernait la densité de plantation de la vigne qui était sur la photo ; cela m’intéressait et je me doutais un tout petit peu que les conditions climatiques et de sols étaient responsables de ce que l’on voyait. Faut pas être sorti de Polytechnique pour l’imaginer. Je souhaitais simplement avoir un chiffre, car ayant bourlingué dans pas mal de pays autour de la Méditerranée, j’ai eu l’occasion de voir des choses intéressantes et singulières. Et j’obtiens une bourrasque…

    Deuxième question, les traces d’un long élevage (20 mois) en barriques. Mon étonnement est légitime ; 20 mois, ce n’est pas rien. Là encore, je prends un boulet. Ces questions d’élevage sont agaçantes. Pourquoi passe-t-on certains vins dans le bois ? Question idiote, non ? Pour effectuer une intervention modificatrice et déformante ou par nécessité ? Ce sont deux notions très différentes. D’ailleurs, je relève que que Mme Banyols elle-même, dans l’une de ses réponses (31/01/16 11 h 29) écrit : « ceci dit il a une structure énorme qui lui permet de supporter l’élevage ». Le verbe supporter implique que l’on impose au vin une contrainte qu’il parvient à accepter…Cela me gêne quelque peu. Vos vins nécessitent-ils un passage en bois pour devenir civilisés ou bien souhaitez vous, ce faisant, leur donner un certain style, comme dans beaucoup de régions françaises et du Monde ? Voila, c’est direct. Et pas méchant…

    Troisième question, le sucre résiduel ; je vis dans une région où on élabore des VDN de Muscat et de Grenache et la chose est loin de m’être étrangère. Si vous réussissez de jolis vins dans cette catégorie, bravo ! Félicitations. Mais pourquoi écrire : « faire de belles choses sans tricher (ni alcool ni édulcoration) » ? Pour autant que je sache, la méthode du mutage est classique et remonterait au XIIIème s (Arnaud de Villeneuve). Ce n’est pas tricher. Sinon, je pourrais écrire : 20 mois de barriques, c’est tricher… Je ne le fais pas. Je respecte votre démarche. Vous êtes le seul juge de vos décisions. Si vous obtenez des vins doux sans mutage et sans SO2, c’est parfait, on en connaît un paquet, en France et dans le Monde, qui font ainsi.

    Quatrième question : un aussi faible rendement m’interpelle. Donc je demande pourquoi et je suis prêt à chanter alleluia si la vigne qui produit si peu est un petit bijou enjolivé de très vieux ceps qui donnent chichement 800 grammes de raisin et encore pas tout le temps. C’est de la curiosité. Et lorsque je dis que l’on peut être surpris, c’est dans les deux sens (trop de manquants qui faussent le résultat ou, au contraire, une merveille). J’ai donc su que c’était la deuxième option qui était la bonne et je m’en réjouis pour vous et pour ceux qui ont l’occasion de déguster vos vins, mais j’ai entendu siffler les balles …

    J’aurai du m’abstenir de parler prix. Le bât blesse toujours sur ce sujet. J’ai été « encouragé », en quelque sorte, par Mme Banyols qui l’a écrit dans son article à propos de certains de vos vins en affirmant :  » Mais comme je le répète souvent aux vignerons, pour moi, le volume produit n’est pas une justification du prix, ce que beaucoup d’entre eux ne veulent pas entendre ». Bon, là, vous n’avez rien relevé…étrange…

    Enfin, je terminerai par la curiosité que vous m’appelez à mettre en œuvre. Sachez que j’ai exercé un métier, celui de géologue, qui réclame une curiosité de tous les instants, comme tous les métiers de naturalistes (zoologistes, botanistes…). On ne me servira pas cette leçon-là. Et que le travail de la vigne, ainsi que celui de la vinification, me sont d’autant plus familiers que mon père et mon grand-père exerçaient le métier de vinificateurs dans leur petite cave du Nord du Vaucluse, à une époque (fin de la deuxième guerre mondiale et années d’après guerre – j’ai 74 ans) pendant laquelle ce travail était fort peu rémunérateur. Voire désespérant. Ma famille a connu et « supporté » ces mauvais moments. La plus grande fierté de ces chers disparus consistait chaque année à avoir « bien travaillé », fait du « bon vin », apprécié des acheteurs négociants, qui payaient peu le travail effectué. Alors, je vous le dis, certains de vos propos, surtout les derniers :  » Je n’accuse pas l’ensemble des intervenants du blog, juste ceux a qui j’ai répondu âprement » sont indignes d’un vigneron. Accuser ? mais de quoi, grands dieux !!

    La première phrase de ma réponse était pour remercier Mme Banyols de nous avoir fait découvrir des beaux vins du Toro et un mec du tonnerre…Je suis d’un naturel prudent, mais sans doute émoussé par les ans, et je me suis laissé avoir.

    Travaillez vos vignes, faites du vin, humblement, sans éclat, et la reconnaissance viendra naturellement. Peut-être aurais-je l’occasion de déguster vos vins à Vinisud, qui sait ? Je n’ai aucune sorte de rancune (à mon âge, c’est un luxe que je ne peux plus m’offrir) et de la curiosité à revendre…

    J’ai dit.

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    • Tout d abord j aime le débat et je préfere des gens qui ne partagent pas mon point de vue que les politiquements corrects qui n expriment rien par peur ou par manque d idées- je ne sais pas comment fonctionne le blog- il y a une bonne part des questions que vous évoquez auxquelles j ai déjà répondu-
      Je vais essayer de répondre calmement dés que j aurais un moment. Y oui je crois que Toro est un vignoble exceptionnel mais les vins sont compliqués à civiliser!! Les barriques par exemple sont là non pour aromatiser, je suis en constante recherche de bois qui ne marquents pas, mais pour affiner les tanins et développer le bouquet.
      J ai envoyé des bouteilles à un des intervenants- je ne peux malheuresememt pas en envoyer à tous. Je serai par contre ravi de vous les faire déguster si l occasion se présente et respecterai votre gout! C est surtout qu il y a toujours une certaine attitude quelque peu condescendante à l égart des vins étrangers notamment espagnols/ qu il y ait peu de beaux ou grands vins en Espagne c est surement vrai mais le potentiiel est énorme que celà soit en blanc, rouge…. Et encore plus au Portugal. J espere pouvoir vous répondre plus tranquilement , car je vois bien que mon message perd de sa force- et je ne vous adresse pas le reproche car je ne sais plus qui la formulé, mais qu on je lis que les prix sont dus aux  » conseils », c est plus qu injuste- je n ai pour l heure aucun consultant! J ai beaucoup travaillé et soufert pour faire de mon rêve une réalité- et les viticulteurs, amis, famille le savent parfaitement/ c est en partie grace a celà que j ai gagné l admiration de beaucoup!
      Je dois vous laisser- a bientot j éspere.
      Antony Terryn

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    • Poyr ce qui est du mutage- je trouve relativement facile le mutage ou l’édulcorarion- c est à dire qu on peut se contenter de moins de sucres naturels et compenser avec un ajout d alcool – en plus ca aide à stabiliser le vin! De tir, deus oiseaux morts comme on dit en espagnol!!
      Moi mon professeur d arts martiaux m a inculqué la idée de Budha » si tu rencontres deux chemins( dilemma) choisis le plus dur »- c est ce que je fais !! Ce n est pas ma faute si d autres choisissent la face sud et moi la face nord!! D’ ou un prix relativement élevé!!

      Ensuite je vous remercie du  » jeune homme »- à mes 40 je trouve celà delicieux! Je rencontre beaucoup de « paternalistes » qui essayent de m expliquer que  » quand tu auras passé 15 ans dans ce monde du vin »- pas de chance pour eux , je suis lá dedans depuis plus longtemps qu’ eux- sans que celà signifie quoi que ca soit- de même que la tradition, pour moi n a que du sens si je la trouve valide!! Il y en a qui n aprennent jamais!
      Ensuite sachez que si je devais revivre ma vie, ou une suivante, j essaierai d étudier pour être bioligiste ou géologue!! On a au moins ca en commun- je suis impertinent, insolent ou pénible…. Certainement- je viens d un pays de bière, patates et mines de charbon!! C est peut être pour celà que je n ai pas le poids des traditions, du pére, ou du grand pére vigneron…,
      Ca a été ma force: je doute de presque tout, sauf d un joli raisin !!
      Il est tard- j ai bu trop de Toro a 15-16% de alcool, alors je dois vous laisser- a bientôt-

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  10. Antony, voici des propos beaucoup plus sages, adoucis par une pose et une réflexion ; vous aborder en vous « traitant » de jeune homme est un compliment : vous en avez la fougue, la passion, la détermination. c’est quelques chose de rare, qu’il faut conserver, mais sans aller dans les excès verbaux qui, de façon systématique, sont mal reçus ou devenir blessants.
    Au sujet du mutage, certes cela peut compenser une faible quantité de sucre et faciliter la stabilisation du vin. Fort heureusement, ce n’est pas le cas général. Le grenache de Rasteau destiné à faire du VDN est ramassé fréquemment avec 16,5° de potentiel alcool (évaluation mustimétrique). Donc, le mutage n’est pas destiné à compenser un faible taux de sucre, mais à stopper définitivement l’activité des levures à un stade donné.

    Déguster vos vins ? Vous êtes présent à Vinisud, me semble-t-il, mais à l’aéroport. C’est bien cela ? Si tel est le cas, rendez-vous Lundi ou mardi.

    Portez vous bien (c’est une expression que j’emprunte à Marco).

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    • Bonjour,

      J’aime beaucoup un bon Rasteau ou un Maury. 16,5°, c’est bien et ils en sortent quelque chose….
      Moi, j’ai obtenu de manière « naturelle » (ni alcool ni mutage) des vins doux de 13,5° d’alcool, avec entre 120 et 140 grammes de sucres résiduels. Et j’ai même eu des lots avec 10% d’alcool et 330 grammes de sucres – des données oenologiques simplement hors normes et délirantes mais je ne pouvais pas mettre en marché un mouton à 17 pattes !! Mais c’était vraiment incroyable, le goût de ce moût-
      Je me dis parfois que je devrais essayer aussi du mutage – mais comme utiliser de l’alcool viniques est compliqué et dangereux avec les douanes et en terme d’image, je n’ai jamais franchi le pas.
      Je serai à Haut les Vins, au Château de Flaugergue le dimanche et le lundi- mardi, j’irai faire un tour au salon Vinisud où je partage un stand avec d’autres jolis vins d’Espagne.
      A bientôt

      Antony

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      • Ce serait très intéressant de faire analyser les populations de levures qui se trouvent dans ces moûts ayant la capacité de conserver du sucre résiduel alors que, normalement, il y a de la marge pour encore transformer du sucre en alcool lorsque le titre de 13,5° est atteint. Encore plus avec seulement 10°… C’est stupéfiant et passionnant.
        Votre stand à vinisud, quelle référence ? Mon n° : 06 07 65 52 04. mais vous êtes peut-être déjà sur place pour ce dimanche soir (château de Flaugergue) où je ne peux pas venir.
        à Lundi ou mardi.
        Mme Banyols : quelle référence de stand ?
        De toute manière j’irai dans le hall A3, où se trouvent les Roussillon.

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      • Oui, c’est le Hall A3, juste en face de Chapoutier

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  11. Tout est bien qui finit bien, j’avoue que j’en suis heureuse.
    On se voit tous à VINISUD, je serai sur le stand des Caves du Roussillon.
    Hasta pronto

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