Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Bienvenue, Marie-Louise!

9 Commentaires

Puisque Marie-Louise Banyols nous rejoint demain jeudi comme membre à part entière de notre coopérative d’écriture, il m’a semblé important de vous la présenter (au moins pour ceux qui n’ont jamais lu ses chroniques du dimanche, ou qui ne connaissent pas son parcours).

Et qui de mieux qu’elle même pour le faire ?

Je lui cède donc la place…

Banyuls

Banyols? Non, Banyuls (Photo (c) H. Lalau)

« Ma rencontre, en 1970, avec le Dr Parcé, membre de l’Institut des Appellation d’Origine Contrôlées auprès du Baron Le Roy, et grand amoureux de la cuisine de ma mère, m’a donné envie de “rentrer à fond dans le vin”.

J’ai passé des concours, pour me rassurer sur mes compétences; et en 1990, j’ai décroché le titre de meilleur sommelier du Languedoc-Roussillon; et j’ai donc participé à la finale du concours meilleur sommelier de France aux côtés de Beaumard et Poussier.

Puis j’ai intégré le Comité de dégustation de la R.V.F.,  où j’ai beaucoup appris. J’ai continué à participer à quelques dégustations et à y écrire quelques articles, principalement sur l’Espagne, jusqu’en 2010.

En 1992, j’ai reçu le titre de Maître Sommelier des mains de l’Union de la Sommellerie Française.

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Marie-Louise Banyols (Photo (c) Michel Smith)

En 1997, récompense suprême: Les Feuillants, au travers de mon mari, Didier Banyols, se voient attribuer deux étoiles au Michelin.

C’est sans doute le plus grand moment de ma vie professionnelle, je ne l’oublierai jamais.

En 2001, j’ai voulu donner un tournant à ma vie professionnelle, et me consacrer entièrement au vin. C’est Jean-Luc Colombo, vedette du Rhône Nord qui m’en a donné l’opportunité en m’offrant la Direction commerciale de son domaine. Mais je voulais quitter la France, des problèmes personnels me poussaient vers cette solution et quand la possibilité de rentrer à LAVINIA s’est présentée, je ne l’ai pas laissée passer.

En novembre 2001, j’ai ouvert le magasin LAVINIA de Barcelone, que j’ai dirigé pendant 4 ans.

Ce fut une autre expérience professionnelle intense et passionnante. Nouveau pays, nouveaux vignerons, nouveaux journalistes, nouvelle cuisine, tout était à recommencer.

Puis après l’ouverture de LAVINIA Paris, j’ai peu à peu quitté LAVINIA Barcelone, pour me consacrer à la recherche de vins pour tout le groupe.

Je suis devenue alors Directrice de produit pour tout le Groupe LAVINIA (Espagne, France et Suisse), tâche que je partageais avec Marc Sibard.

Dégustations, visites de vignobles européens, salons, relation avec les domaines, négociations, formation des équipes ont fait partie de mon quotidien.

A partir de 2010, j’ai cumulé cette fonction avec celle de Directrice de produits pour une autre société du Groupe: Vins du Monde, spécialisée dans l’importation et la distribution des vins étrangers.

Depuis le 30 juin 2015, je suis retraitée active ». 

A peine quelques semaines plus tard, l’ami Michel Smith nous proposait d’accueillir Marie-Louise sur ce blog le dimanche, en remplacement de sa chronique carignanesque. Nous avons accepté avec joie – nous n’avions que de bon échos à son sujet. Quant à moi, je l’avais croisée à Séville il y a quelques années, mon impression était des plus favorables. Après tout, pour cohabiter dans un blog commun, c’est un peu comme dans un appartement, il faut un minimum d’atomes crochus. Pas qu’il faille que tout le monde pense et écrive la même chose – ça, je peux le faire tout seul; mais ressentir au moins la même passion – celle du vin de partage.

Et puisque Marie-Louise est Roussillonnaise, et que je parle de partage, j’ai envie de lever un verre de vin de sa région d’origine à sa santé. Non, pas un Banyuls, mais un Côtes de Roussillon. Et comme il n’y a pas plus sympathique que de faire se rencontrer des amis communs, j’ai choisi le vin d’un autre habitué de ce blog – plutôt dans la catégorie commentateurs, celui-là : j’ai nommé Luc «Léon» Charlier.

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Le Casot de Coume Majou (Photo  L. Charlier)

Le clocher de Corneilla La Rivière a fêté voici peu ses 200 ans ; il est l’œuvre de Laurent Bancal – joli nom pour un maçon! Du haut de sa tour carrée, deux siècles nous contemplent, et avec nous, le village et la rue de L’Eglise, sans oublier la cave de Coume Majou. Le drôle de paroissien qui crèche là a donné à sa cuvée d’entrée de gamme le nom d’«Eglise de Coume Majou». C’est vrai qu’avec elle, il se hisse déjà sacrément près du Ciel des dégustateurs… Mais gravissons ce «Stairway to Heaven»… Le nez, relativement discret au départ, se révèle à l’agitation – framboise-cassis-mûre, c’est l’explosion. En bouche, il est très Roussillon par son fruit craquant. Plus gouleyant que massif, cristallin,  il a l’onction d’un prélat mais la vivacité d’un enfant de chœur ;  ce vin, c’est un petit avant-goût de là-haut. Et plus haut, chez Luc, on trouve deux cuvées – La Loute, et le Casot, dans des styles un peu plus concentrés, certes, mais jamais introvertis.

Je ne doute pas que Marie-Louise apprécierait – si elle ne les connaît pas déjà.

Alors; bienvenue, Marie-Louise, et à demain, déjà!

Hervé

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

9 réflexions sur “Bienvenue, Marie-Louise!

  1. Bonne chance Marie-Louise… Tu verras, mes copains sont sympas et je viendrais vous rendre visite de temps en temps le Dimanche.

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  2. Hello Marie Louise
    Je me réjouis d’accueillir une plume féminine dans mon blog quotidien. D’une façon générale, j’estime que les femmes laissent beaucoup trop de place aux hommes dans les places les plus voyantes. Et les femmes ne voient pas les choses exactement comme les hommes, elles enrichissent notre réflexion, en ce qui nous concerne ici, notre dégustation…
    J’appréciais beaucoup, et c’est peu dire, la finesse et l’éclat de la plume de Michel. Il me manquera.
    Ayant déjà pu lire avec grand plaisir vos commentaires, je ne doute pas que vous serez à la hauteur de nos attentes.
    Juste un mot pour finir, à 62 ans, je suis un tout jeune winemaker comptant seulement deux campagnes de vinification. Je suis en Drôme provençale avec un nice bed and breakfast. Vous êtes cordialement invitée à venir déguster si vous passez dans le coin ou qui sait à profiter d’une de nos chambres d’hôtes. Qui sait ? Il faut bien renvoyer la balle de temps en temps…
    Bon courage et merci pour cet exercice hebdomadaire. Il faut de la constance et les femmes n’en manquent pas.

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  3. Bienvenue Marie-Louise. Sur le principe je rejoins @Thouroude et sa réplique sur les « femmes qui laissent trop de place aux hommes » mais le goût n’a pas de genre quand il est juste. Quant au sexe dans le vin, c’est une autre histoire qui anime plus souvent les hommes que les femmes avec un bel exemple chez Vincent Pousson.
    Bienvenue chère Marie-Louise, donc, femme, experte et un peu catalane, dans l’exercice du goût partagé. Au plaisir de vous suivre.

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    • Certes le goût n’a probablement pas de genre mais la sensibilité et les mots pour l’exprimer….

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    • Femme très catalane c’est certain, et doublement, car je me suis beaucoup attachée à la Catalunya… Experte, peut-être, passionnée et proche du terrain, voilà qui est plus sûr.
      Merci pour vos encouragements, Nadine, j’avoue que succéder à Michel que j’admire tant n’est pas évident.
      A suivre donc!

      Marie-Louise

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  4. Mon frère fêtait ses 58 ans avec moi ce jour-là, Hervé et « Madame Mère » (86 ans) avait fait le déplacement avec lui. D’où mon absence de la toile. J’attends évidemment la « Marilou à Michel » ici pour une petite dégustation, elle qui m’avait « servi » (je n’aime pas ce mot) aux Feuillants à deux reprises.
    Et à propos de « servir », les agapes en l’honneur de mon frère eurent lieu à l’Hostellerie de la Pomarède, fleuron du Lauragais. Cette illustre maison, qui nous honore de sa chalandise depuis près de dix ans, a évidemment pour chef (et propriétaire) le créatif Gérald Garcia. Il vient d’être papa pour la première fois, à l’âge de 43 ans et nous avons découvert, en rencontrant sa maman, que son grand-père, Lucien Garcia, dit « Chichien », était également le … GRAND-PERE de Christine, ma compagne (après remariage). Elle n’avait pas connu son grand-père génétique, décédé peu après ’40-45. Coïncidence inouîe!
    Longue vie à la chronique de Mme Banyols, qui succède ainsi à Berthomeau et Smith.

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    • Je m’aperçois, après relecture, que le billet que j’ai posté peut prêter à confusion dans sa formulation. C’est « après remariage » (le sien à lui) que Lucien Garcia est devenu le grand-père de Christine. Sorry.

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