Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

ALIMENTARIA et ses OFF (volet 2)

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Cette année, pour la première fois, les OFF se sont multipliés, et on battu tous les records ! Cela, nous a rendu la tâche très difficile, car ils étaient souvent bien plus attrayants que le salon en lui-même.

 1.La Música del vi 2016, 9 ème édition

Ce rendez-vous organisé depuis l’an 2000 par le célèbre distributeur de vins catalan Quim Vila (Viniteca) est devenu incontournable. D’ailleurs, ce jour là, Intervin était pratiquement vide, personne ne voulant rater La Música del vi qui pourtant, coïncidait avec l’ouverture du salon. Cet événement est exclusivement réservé aux professionnels,  qui se battent pour avoir des entrées. Ils sont tous là, des plus illustres aux plus modestes, ils y viennent de toute l’Espagne et de l’étranger, car ils peuvent y déguster tous les domaines distribués par Quim Vila : plus de 160 vins d’Espagne et une grosse vingtaine d’internationaux, parmi les plus prestigieux, avec la garantie de la présence des propriétaires.

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Peter Sisseck et Hervé Bizeul

L’endroit est somptueux, il s’agit de la Llotja de Mar de Barcelona, un bâtiment gothique, datant du XVIII ème siècle, immense, et imposant, mais il faut bien ça : plus de 4000 personnes ont sollicité et obtenu l’accréditation cette année. L’entrée est payante, elle vaut 160€, mais je ne connais pas grand monde qui s’en acquitte, pour autant sans inscription préalable, il est strictement impossible de franchir le barrage installé à l’entrée.  Et, malgré ce vaste espace, même à la première heure il est difficile de déguster tranquillement et d’échanger avec les propriétaires. Les salles se remplissent vite et les vins les plus recherchés tels Pingus, Alvaro Palacios, Benjamin Romeo,  ou Salon… se terminent rapidement ou alors s’ouvrent uniquement à une certaine heure, qu’on ne connait évidemment pas ! Sans compter que quand vous réussissez à vous approcher d’une table, aller jusqu’au crachoir placé derrière dans l’allée, peut vous faire perdre la place.

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Il est évidemment impossible de tout goûter, pour ma part, je suis à l’affût des trous, ils sont rares, aussi, je donne la priorité aux domaines espagnols que je connais peu et j’en profite pour déguster les vins étrangers moins recherchés. Ajoutez à cela, le nombre de connaissances que vous croisez, vous comprendrez facilement qu’arriver à déguster est un véritable parcours du combattant !

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J’ai opté pour ces domaines, et voici les quelques vins que que j’ai retenus :

  •   Commando G

Daniel Gómez Jiménez-Landi, Fernando García Alonso et Marc Isart, fondateurs du projet, se sont donnés pour mission de sauver les grenaches de Gredos (à moins d’une heure de Madrid). C’est très réussi : ils ont atteint leur objectif.

La Bruja Avería 2014, du fruit, de la rondeur et du plaisir : un vin direct et facile à comprendre pour 12,60€

-Rozas 1er Cru 2014, dans un style bourguignon, floral, épicé et frais. 24,90€

-Las Umbrias 2014 (disponible à partir d’octobre), entre 600 y 2.000 bouteilles selon les années. C’est une parcelle d’un demi-hectare qui était à l’abandon. Un vin à la robe d’un pinot noir, floral délicat, élégant, mais pas à la portée de toutes les bourses : 55,90€.

Tumba del Rey Moro 2014, sur le marché à partir d’octobre, 100%  grenache issu d’une vigne franc de pied à 1.100 mètres d’altitude, et des pentes à 50%.  Ici la couleur est intense, le nez offre à la fois des notes de fruits noirs murs, et des arômes floraux, la rose est très présente. La bouche est ample, savoureuse, on y retrouve les mêmes sensations fruitées et florales du nez. Très belle finale sur les fruits, tanins juteux et harmonieux. 46€ en primeur

-Rumbo al Norte 2013, le joyau du domaine, parcelle à 1200m d’altitude, 741 bouteilles, qui se vendent à plus de 90€ chacune. Un vin qui à première vue parait léger, mais qui a du poids. Très fin et élégant, rappelant presque un grand cru de Bourgogne, c’est un vin émouvant. Finale un peu saline : grand !

Dommage que la production de ces vins soit si faible et les prix si élevés car tout le monde devrait pouvoir les gouter.

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Fernando Garcia Alonso et Daniel Gomez Gimenez Landi

  • Familia Nin Ortiz

Ester Nin est un des grands vinificateurs du Priorat, elle élabore avec Daphné Glorian, le fameux Clos Erasmus mais aussi, avec beaucoup de sincérité et de discrétion, ses propres vins.

Selma de Nin 2012, un blanc d’élevage dont la production varie entre 300/1600 bouteilles, marsanne, roussanne, Xarel.lo et chenin blanc. Un vin magnétique qui séduit dès la première gorgée, il a tout pour plaire. 41,50€

-Planetes de Nin Garnatxes en ámfora 2014, Rouge, c’est un grenache (100%) comme son nom l’indique. Issu de jeunes vignes : fraicheur, élégance et plaisir. 21, 80€

-Planetes de Nin 2013 rouge est un assemblage de grenache/carignan. Un vin sincère, pur, complexe, élégant et équilibré. Beaucoup de caractère, certainement parmi les meilleurs du Priorat dans cette gamme de prix : 29,95€

-Planetes Blanc 2014, c’est un 100% grenache blanc élevé en amphore et sans soufre. 1400 bouteilles. 21,80€ Pour les amateurs de bons vins natures.

-Nit de Nin 2013, encore un assemblage de grenache/carignan, mais cette fois-ci de très vieilles vignes de 110 ans, un cep ne donne pas plus de 200g de raisin, vinifié avec les rafles. C’est un vin qui n’est pas très connu, qui ne fait pas beaucoup de bruit, (la production est faible) mais il a tout d’un grand vin : complexité, finesse, élégance, équilibre, harmonie. 55€

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  • Celler Còsmic, Emporda

Les yeux de Salvador Batlle brillent d’enthousiasme quand il parle de ces vins, qu’il explique ce qu’il a voulu traduire au travers d’une culture en biodynamie, d’une vinification en amphore, ce qu’il a cherché et comment il pense qu’ils vont évoluer. Le nom de chaque vin, n’est autre que les sensations que chacun d’entre eux lui a transmis pendant qu’il les élaborait, et le résultat d’échanges intimes avec eux…

Confiança, Llibertat, Valentia, Paciència et Essència sont les noms de ses vins !

Valentia  2015 : Il s’agit de vieilles vignes de carignan blanc, un vin intense et profond élevé en amphore. J’ai été sous le charme de ses arômes délicats, fruités, avec des touches très méditerranéennes de laurier… puissant, unique et authentique.  16,50€

Confiança est un vin blanc nature de « garnatxa roja », une variété  de l’Emporda.  Chaque gorgée de ce vin est rafraichissante et sincère : un vin franc, pur, intense marqué par le terroir et l’homme. Un festival d’aromes et de saveurs.  13,90€

Gratitud negre 2015, ça n’est pas celui que j’ai le plus apprécié : c’est un cabernet franc du Baix Penedès,  typé, fruité, mais trop végétal à mon gout. 14€

Passió 2015, celui-là, je ne l’ai pas aimé du tout : un marselan du Baix Penedès aussi, trop généreux et déséquilibré. 18,50€

Llibertad 2015: un mono variétal de cariñena,  frais, opulent,  et gourmand. La bouche est un festival de fruits rouges, encore très jeune, il est très prometteur.16, 50€

Paciencia Ancestral 2015, un vin effervescent naturel issu de carignan blanc, méthode ancestrale : Très belle crèmosité, acidité parfaite et bulles agréables. Les aromes de fruits blancs dominent, il ne manque pas de complexité. 20,65€

– Essència 2015 est un vin doux “bullit”, j’ai déjà évoqué cette méthode, on fait bouillir le mout pour qu’il perde une partie de son eau et se concentre en sucre. Il est d’une complexité aromatique assez exceptionnelle, long, vif et frais ! Salvador le définit comme “Excitat i excitant”. 26,95€

La production est de 982 bouteilles pour ce millésime.

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  • Je n’ai pu ensuite déguster qu’un seul vin par table :

Mais ne ratez pas les vins de Norrel Robertson, «El Escocés Volante», son dernier vin Manda Huevos 2014, de Calatayud révèle un grenache très fin, très fruité et expressif, avec une belle acidité finale.

J’ai beaucoup aimé le Gallinas y Focas 2012 (20,40€) de 4Kilos Vinícola (Mallorca), un mélange réussi et très séduisant de manto negro et de  syrah.

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J’ai ensuite quitté l’Espagne pour l’Italie, Ceretto proposait entre autres, un magnifique Barbaresco 2007, et un excellent Barolo Brunate 2011.

Puis, je suis partie gouter les français, parmi les blancs j’ai beaucoup aimé  le grenache blanc Vieilles vignes 2014 du Clos des Fées; les riesling de Bott-Geyl, les Grands Crus Mandelberg et Schlossberg 2011; les Rosiers 2014 et les Vieilles Vignes Eparses 2013 du Domaine Bellivière, pour leur délicatesse, leur élégance et leur harmonie.

 

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Domaine de Bellivière

 

La Maison Romane, Le Chablis Grand cru Côte de Bougros 2011, pour sa richesse, sa délicieuse fraicheur et sa personnalité affirmée ; le Sancerre rosé 2014 du domaine Vacheron, pour son intensité, sa fraicheur et sa couleur.

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Jean-Laurent Vacheron

 

J’ai terminé la journée avec une coupe de champagne, bien méritée, un Delamotte blanc de blancs 2007, très gourmand, juste ce dont j’avais besoin.

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2.Les  Vins “Off the Record »

Ce style de salon, n’existait pas lors du dernier Alimentaria, il faut dire que la plupart des domaines présents sont récemment arrivés sur le marché. L’organisateur Fredi Torres, est un grand habitué de tous les OFF français, La Dive, les Affranchis, le Vin de mes Amis… Barcelona Off est un mélange de tous ces salons: le dénominateur commun étant le vigneron “artisan”.

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Avec l’aide de 3 distributeurs, il a réussi à réunir, 21 domaines venus des quatre coins de l’Espagne, tous animés par la même passion et respect du terroir, dans un lieu assez magique pour la dégustation : une lumineuse et intime Galerie de l’Eixample. Je n’ai pas eu le temps de gouter tous les domaines présents :

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 J’ai aimé:

  • La  cuvée Tradicional Extra brut composée de 55% de Xarel.lo, de 35% de Macabeu, et 10% de parellada; une belle réussite pour ce vin frais et fruité qui représente la tradition. (10,20€). Mon préféré, le Colet-Navazos Reserva extra-Brut 2008(39€) remarquable réussite du mariage du xarello et d’une sélection exclusive de soleras de Jerez.
  • L’élégance et le style très personnel de Roc 2014(25€), la mencía qu’élabore Verónica Ortega dans le Bierzo; ne la perdez pas de vue elle s’affirme de plus en plus.
  • L’audace de Mario Rovira, le catalan parti vinifier dans le Bierzo : son blanc Akilia K 2014 (18€) et ses 4 rouges de Mencia, San Lorenzo 2013 (11,90€), Chano Villar 2012(17,95€), Villarin 2013 et Lombano 2012 (25,30€) sont précis, sincères et laissent transpirer la force tranquille du Bierzo. Mais, surprise, il apparait, là où on ne l’attendait pas, à Sanlúcar de Barrameda où, il a commencé un nouveau projet personnel, un Palomino Fino en Rama élaboré dans des « botas » de manzanilla : ça donne un magnifique Fino sec, gras, riche et gourmand.800 bouteilles en 2015 pour  13€ prix public.

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  • Les irrésistibles et uniques Ardachos: 3 vins de parcelles de la Rioja “El Abundillano 2014” (31,90€), “las Guillermas 2014” (56,90€), “las Paredes 2014” (56,90€) et la simplicité de Xérico 2015 (15,40€, hommage à son grand-père), sont reflet de la personnalité de Roberto Oliván. En peu de temps, il a su convertir Tentenublo, son petit domaine familial, un des plus en vue de la Rioja moderne.
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Roberto Olivan

  • Les subtiles différences, le style élancé, atlantique des albariños de Xurxo Alba(Albamar): Albamar 2014 (13,40€), Finca O Pereiro 2014 (19,60€), Alma de Mar 2014 (19,90€) et Pepe Luis 2014 (19,90€). Sans oublier ses éditions spéciales : Moncha et Sesenta e Nove Arrobas (14,50€) et son rouge plaisir pur, Fusco 2014(10,45€), une mencía de la Ribeira Sacra. Les vins de Xurxo sont réellement savoureux, inoubliables, fruit d’un grand travail dans les vignes et de peu d’intervention dans la cave.
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Xurxo de Albamar

  • Les verdejo de Beatriz Herranz, les vins de son domaine Barco de la Corneta, sont commercialisés sous l’IGP Vinos de la Tierra de castilla y León. Cucu 2014 (8,80€), et Barco de la Corneta 2014(15,95€), à mon sens bien plus personnels et authentiques que la grande majorité des Rueda. Le dernier né Casio 2014, issu de vignes centenaires, impressionnant de volume et d’équilibre n’a pas encore de prix. Enfin, je n’ai pas été convaincu par son rouge Frapetisco 2014, un vin compliqué. Elaboré à partir de vieilles vignes de Juan Garcia.
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Beatriz Herranz

  • L’étonnant Ribera del Duero, Finca El Peruco 2011 (33,50€) de Goyo García Viadero;
  • La vision particulière Alvar de Dios sur les vins de Toro, la fraicheur de ses vins “décalés”, une nouvelle dimension de la Tinta de Toro: Tio de Uco 2015, juteux et gourmand, Aciano 2014 (17,90€) du nom de son grand-père, frais, tannique et nerveux : un vin à suivre, Camino de los Arrieros 2014, est un vin de Las Arribes del Duero (Zamora), une vieille vigne plantée de Juan García, accompagné d’autres cépages autochtones de la zone, comme le Rufete, le Mandón, le Puesta en Cruz, le Verdejo Negro, le Bastardillo Chico… Et cerise sur le gâteau, Vagüera el Maderal 2014, un vin de table blanc issu de 15 cépages, Albillo Real, Albillo Castellano, Albillo Negro, Albillo Rojo, Moscatel de Grano Menudo, Moscatel de Alejandría, Moscatel Rojo, Palomino, Pedro Ximénez, Jerez, Godello, Verdejo y Malvasía. Il m’a semblé que l’albillo dominait, mais le vin a beaucoup de caractère, il est riche, ample et à la fois frais. Le profil aromatique est complexe : fleurs blanches, agrumes, fruits secs, il n’ya que 300 bouteilles à 15€.
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Alvar de Dios

  • La folie contagieuse de Julia Casado œnologue et violoncelliste qui après un millésime à Jumilla a décidé d’émigrer à Bullas où le terroir l’appelait; son in La del Terreno 2015 est sincère, pas compliqué, un peu canaille. La del Terreno signifie monastrell, c’est comme ça que l’appelaient les anciens.
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Julia Casado

 

  • La nouvelle démarche et l’évolution vers la pureté et la simplicité de la nouvelle gamme de vins naturels de Sota Els Angels, sous les conseils de Fredi Torres, Flow blanc 2015, un blanc de noirs de cariñena, assez exubérant, très séducteur et séduisant. (10,50€) un Flow Rosé 2015 très rafraichissant ; Flow Negre 2015 68% Cariñena, 18% Merlot y 14% Picapoll, un rouge au profil jeune, rond, frais et fruité (10,50€).

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  • La nouvelle vision du Priorat et de Montsant de Fredi Torres et l’élégance de ses vins de Galice. Sa nouvelle aventure, maintenant en nom propre est très réussie : son Priorat Classic 2013,  75% garnacha, 20% cariñena, 3% syrah,et 2% Macabeu, ets fin , élégant, garde une très bonne typicité et surprend par son onctuosité, (13€). Montsant 2013 – Antoine Touton & Fredi Torres, composé de 85% de Grenache, 12% de Carignan et 3% de Macabeu. Un vin frais, souple avec une belle présence, très prometteur pour un premier millésime, avec un excellent rapport qualité/prix. (9,30€).

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  • Son Rias Baixas 2014 qu’il élabore chez Xurxo est déjà épuisé, son vin sans DO de la Ribeira Sacra, Silice 2014, issu de vignes complantées 80% Mencía, 20% Albarello, Merenzao, Garnacha Tintorera, et quelques cépages blancs étonne pas sa grande finesse et je l’ai trouvé très typé (13,80€). Dans ce projet, il est associé avec les frères Carlos y Juan M. Rodríguez.
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Fredi Torres

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  •  L’inquiétude d’Olivier Rivière, sa transparence, son honnêteté, sa façon à lui d’appréhender les vignobles espagnols, le résultat : des vins loin des archétypes locaux. En Rioja : Rayos Uvas 2015, se boit facilement, du fruit, de la fraicheur : on ne s’en fatigue pas. (13,50€), Gabaxo 2014, fruité et floral à la fois, mais aussi épicé, long et harmonieux, la bouteille qu’il faudrait toujours avoir à portée de mains (14,40€) ; Jequitibá blanc 2014, un mélange réussi de tradition et modernité(18,60€), Mirando al Sur 2012, son grand Rioja Blanc, fermenté dans des « botas » de Jerez, que l’on retrouve au nez et en bouche(59,95€) Ganko 2013, soyeux, racé(30€),Las Viñas de Eusebio 2013, avec seulement 400 bouteilles, toute la production reste en Espagne (47,25€), Losares 2013, sérieux et complexe, dans un style moderne (105€), ses derniers vins à Arlanza La Vallada 2013 (12€), El Cadastro 2012 (26,95€), El Quemado 2011, (45€), Basquevanas 2010(50€) sont des grands vins purs, dotés d’un fruit mur et d’une belle acidité, pas des vins de comptoir, les quantités sont faibles.

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  • Et pour finir, je vous parlerai de 4 amis, 4 Monos c’est le nom du domaine, et de leur attachement à la zone de Gredos qui est devenue en peu de temps, un des vignobles les plus convoités de l’Espagne. Leur blanc 4 Monos Albillo 2014 est fruité, frais et élégant et d’un bon rapport qualité/prix pour la zone. (15,50€); les rouges 4 Monos Tinto 2014, La Danza del viento 2013 (24,90€) sont plein de franchise, complexes et aériens, des grenaches tels qu’on les aime, du fruit pur, une belle suavité, une bonne fraicheur, une belle precisión.

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La nouveauté dans ce salon, ce qui m’a frappé, c’est la présence de l’esprit vigneron, qui se développe de plus en plus en Espagne, mais aussi et surtout, la tendance à vinifier sans soufre et en amphores, la volonté de présenter des vins différents et personnels, et la référence au terroir. Ça bouge, c’est sur, mais tous ces domaines n’offrent que des productions très faibles, souvent moins de 500 bouteilles, elles trouvent forcément preneur car ils surfent sur une tendance très bien installée en Espagne, surtout en Catalogne, oú les vins naturels occupent chaque jour davantage un « grand » espace.

3.« Del Terroir a la Copa », mardi 26 abril

La deuxième édition de Magnificat, à Espiells a réuni de grands noms du monde du vin et des Spiritueux. Un évènement organisé par Juve & Camps et le distributeur Primeras Marcas : un showroom permanent avec la présence des propriétaires et des distilleries nationales et internationales, dont une grande sélection de vins de châteaux bordelais.

Ce fut un grand succès, plus de 1000 personnes y ont participé.

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Chais de Juve & Camps

Le plus de ce salon : les 7 dégustations organisées tout au long de la journée

– Les 50 ans de Pinot Gris dirigée par Marc Beyer.

– Les grands parcellaires en Espagne dirigée par Sara Perez, propriétaire et œnologue du Mas Martinet, (DOQ Priorat); Miquel Àngel Cerdà, propriétaire et œnologue de Ànima Negra (VT Mallorca); Carlos San Pedro, propriétaire et œnologue de Bodegas Pujanza (DOCa Rioja); Edith Soler, œnologue de Terra Remota (DO Empordà) y Jesús Sastre, propriétaire et œnologue (DO Ribera del Duero).

– Jean-Baptiste Lécaillon, Chef de Cave de la Maison Louis Roederer, a animé la master class « Louis Roederer.

– La dégustation de Juvé & Camps en association avec un chef étoilé Fernando del Cerro, Casa José (Aranjuez), faisait découvrir le mariage des cava et des légumes.

– Giovanni Manetti, propriétaire de Fontodi, a présenté et approfondi  les « Quatre  décades du Super toscan Flaccianello della Pieve. La Grandeur du  Sangiovese

– « Del mito a la copa ». Verticale de Château d’Yquem », par Sandrine Garbay, Chef de Cave de Château d’Yquem.

– Et, pour terminer, Julian Talaveron, commercial de Primeras Marcas et diplômé WSET, nous a expliqué ¿Qué hace grande a un vino blanco? » vins à l’appui.

  • Menade V3 Viejas Viñas 2013 et 2006
  • JermannTunina Venezia Giulia 2013 et 2005
  • Domaine de Chevalier 2012 et 2008
  • Ladoucette Baron de L 2010 et 2000
  • Régnard Grand Régnard chablis 2014 et 2000
  • Louis Latour Corton Charlemagne 2012 et 2006.

Bien sur, il s’agissait de vins distribués par Primeras Marcas, mais j’ai redécouvert certains vins que je n’avais pas dégusté depuis longtemps, ma préférence est allée au Domaine de Chevalier, sans aucun doute.

Conclusion:

J’aurais pu vous parler aussi  de la Garnatxa Night,

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Garnatxa Night

de Vinorum Think, de Jamón, vino y Rioja ’n’ Roll,

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de las Mujeres del vino…

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De très belles journées, chargées certes mais rassurantes : les choses bougent en Espagne, les petits domaines explosent, les grands sont toujours là et évoluent eux aussi, la présence des vins français se porte bien, le secteur semble repartir à la hausse, la morosité n’était pas de mise, du moins pendant ce salon.

 

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols

 

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

Une réflexion sur “ALIMENTARIA et ses OFF (volet 2)

  1. Mais quel parcours du combattant !!! 😉

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