Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Domaine Augustin : la cuvée Adéodat 2015

Poster un commentaire

C’est lors du dernier VINISUD que j’ai rencontré Augustin pour la première fois et que j’ai découvert sa cuvée Adéodat : déjà, elle m’avait impressionnée.

IMG_0898

C’est Augustin qui sourit…

 

Chez les Parcé, la «saga» familiale n’a pas fini de nous réserver des surprises, et quand elles sont bonnes comme celle-là, on applaudit à deux mains. Après la Rectorie, après la Préceptorie, voici maintenant le Domaine Augustin. Augustin, c’est un autre fils de Marc Parcé; très jeune il a su qu’il serait vigneron, son père lui a transmis l’amour du métier. Il est resté trois ans à Banyuls, à la Rectorie avec Thierry Parcé, son oncle, pour apprendre tout de la vigne à la cave. Ensuite, il a éprouvé le besoin d’aller voir ailleurs, c’est ainsi qu’il a vécu quelques années de compagnonnage chez Jean Thévenet à Quintaine, puis chez Frédéric Mugnier à Chambolle, et enfin chez Pierre Borie à Boutenac. Ces expériences le renforcent dans sa volonté de poursuivre dans cette voie. Pour ça, il décide de revenir au pays et de créer son domaine: c’était en 2014. Comme il l’explique si bien lui-même, ce domaine, c’est un tout, le reflet de son son enfance, l’empreinte familiale, mais aussi les expériences retenues de ses passages chez les différents vignerons cités.

Il vinifie pour l’instant dans un petit hangar à Saint-André, mais il y est bien, puisqu’il y arrive  à exprimer son terroir.

Sa cuvée  Adéodat 2015 est un Collioure blanc, pourquoi Adéodat, la contre-étiquette nous l’explique «on ne connaît à Saint Augustin qu’un fils, Adéodat; enfant plein de talent dont le Saint nous rapporte qu’il le dépassait, lui et bien des hommes, en intelligence et en grandeur. A travers cette cuvée nous avons voulu incarner ce qu’il nous a été donné de meilleur, ce que nous avons reçu, Adéodat qui signifie «ce que Dieu donne».

IMG_1451

Je ne sais pas ci ce vin nous donne tout ce qu’Augustin a reçu de meilleur, mais dans tous les cas, on sent qu’il a voulu mettre dans cette bouteille tout «lui» avec l’amour qu’on lui a transmis. Je puis vous assurer que ce vin ne laisse pas indifférent.

J’ai eu l’occasion de le déguster à nouveau, le jour de l’Ascension, lors de la traditionnelle ASCENSION  DANS  LES  VIGNES  DU SEIGNEUR, à Banyuls, et je l’ai trouvé encore plus séduisant. Il est vrai que bu dans les vignes dont il est issu (de vieilles vignes «hors d’âge» de grenaches gris qui sont complantées), sous un ciel bleu, un soleil méditerranéen, la magie ne pouvait qu’opérer.

IMG_1408

Photo dans la parcelle le jour de l’Ascension

 

 

Sa robe est belle, jaune intense aux reflets vert doré, elle brille. Au nez, le vin s’exprime pleinement, il développe tous ses beaux arômes, très purs, subtils, de foin, de fruits murs. Encore très légèrement marqué par l’élevage, mais très élégant avec une touche anisée en finale.

En bouche, c’est un vin solide, structuré, plein, on a presque envie de parler de tanins, ces notes lui apportent onctuosité et finesse. Sa vivacité et sa fraîcheur lui procurent un très bel équilibre. J’aime sa finale saline et persistante.

Minéralité, énergie, fraicheur, caractère, un vin plein de passion sur un grand terroir, il est encore très jeune.

C’est un vin qui appelle des plats épicés, au curry par exemple ou encore une cuisine qui associe la terre et la mer.

POU SAGOLS

Parcelle Pou Sagols du domaine Augustin

 

 

Les vendanges ont lieu fin aout. Après un très long pressurage les raisins sont vinifiés et les vins élevés en fût jusqu’à la mise en bouteille au mois d’avril et il est sorti sur le marché au mois de mai.

Production totale : 3400 bouteilles

Vol : 14,5%

Prix Public: 26€

Un autre Collioure, rouge cette fois-ci, la cuvée Le Domaine, est arrivé presque en même temps que l’Adéodat blanc le 1er juin, je vous en parlerai quand sortira la «grande» cuvée Adéodat en rouge, en novembre prochain.

 

IMG_1452

Prix Public: 16€

 

En guise de conclusion

La nouvelle génération de Parcé prend la relève en douceur, Joseph à La Préceptorie, puis Jean-Emmanuel à la Rectorie, et maintenant Augustin, tous  revenus aux racines  familialles pour mettre en valeur ce magnifique vignoble et ses terroirs de schistes organisés en terrasses. Marc, Thierry et leur équipe, n’oublions pas Vincent, sont des incontournables du Roussillon.

Je les suis depuis le début et je n’ai pas peur de dire que je les aime.

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s