Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Et vous, vous êtes plutôt Bettane ou Feiring?

19 Commentaires

Il est peut-être temps de choisir, de peur de se voir traiter en ennemi du peuple…

Feiring

D’autant qu’à lire certains commentaires  d’Alice Feiring et de ses supporteurs sur son compte Instagram (au moins ceux qui ne se contentent pas de publier des grossièretés), la querelle du vin naturel semble étroitement liée à la politique.

D’après elle, les anti-naturistes sont des partisans du Brexit, des Lepénistes et des Trumpistes.

Drôle d’attelage: je ne pensais pas que 52% des Britanniques étaient lepénistes.

Ni qu’ils aient voté pour de plus mauvaises raisons que d’habitude – à moins que Madame Feiring ne milite pour une forme de despotisme éclairé par le sans-soufre.

J’aimerais pouvoir en rire. Mais ces querelles de chapelle m’escagassent.

Tous les vins ont droit de cité dans ma conception du vin, qui est celle du partage.

Les amalgames, les noms d’oiseau, tout cela me gave. Les insultes ne sont pas des argumentaires.

Quant au retrait de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, ne confondons pas, de grâce, les institutions européennes – perfectibles – et l’Europe des Peuples, de laquelle Anglais, Gallois, Ecossais et Irlandais, du Nord comme du Sud, font naturellement partie. Tous comme les Suisses, les Islandais et les Norvégiens, d’ailleurs…

 

Hervé Lalau

PS. Et à ceux qui se demandent qui sont Michel Bettane et Alice Feiring, je dis: ce n’est pas grave, on peut très bien vivre – et boire – sans le savoir.

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

19 réflexions sur “Et vous, vous êtes plutôt Bettane ou Feiring?

  1. Tous les vins ont droit de cité dans ma conception du vin, qui est celle du partage.
    Je partage totalement ta conception, bravo pour ce papier.

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  2. Là où commence le dogme, la culture s’éteint.

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  3. Il eût été plus juste de citer la totalité de l’éditorial de Michel Bettane dans cette revue TWFW. Je sais, je sais : la place…
    Mais l’internet permet toute la place et ceux qui ont lu son édito en entier ont parfaitement compris la position de Michel Bettane qui explique bien l’historique de son analyse.
    Voilà bien un exemple d’extrait particulièrement biaisé.

    Pas grave comme dit ici : on peut parfaitement vivre bien sans la connaissance de ces deux noms.

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  4. Je pense que Mme Feiring a choisi sciemment de ne citer que cet extrait.
    Merci de nous avoir donné le contexte.

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  5. Evidemment que je suis du côté de Michel Bettane. Mme Feiring n’est pas à une imbécilité près dans ses dires. J’ai même lu que, selon elle, les amateurs de vins « nature » font mieux l’amour que les autres. Le soufre serait-il donc un inhibiteur sexuel ? Mieux vaut en rire de ce genre de connerie.

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    • T’as déjà baisé avec une naturiste? Si oui, OK tu peux comparer, si non, tu ne peux rien en dire, seulement supputer… Ou as-tu une copine qui a fait l’expérience du buveur de vin avec soufre et de celui qui ne boit que du sans soufre. Si le soufre inhibe les précurseurs d’arômes, peut-être inhibe-t-il aussi la libido.
      Marco

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  6. A propos de la dernière phrase de Michel Bettane, qui pense que les vins dits naturels n’ont pas leur place sous la mention AOC, je suis partagé.
    Ceux parmi les Naturistes qui revendiquent haut et fort leur différence en déblatérant sur les collègues de leur AOC, feraient effectivement mieux d’aller voir du côté du vin de France (le vin de table n’est plus une mention officielle). On ne peut pas profiter d’une mention qui est un patrimoine commun et ne pas jouer le jeu du collectif.
    Mais pour les autres producteurs de vins sans soufre, qui font leur vin à leur façon, avec leur engagement – respectable jusqu’à preuve du contraire – et ne produisent pas forcément des vins plus mauvais que la moyenne de ceux qui travaillent dans leur appellation, et ne déblatèrent pas, je ne serai pas aussi péremptoire.
    Il devrait y avoir la place dans une appellation (qui est d’abord une provenance) pour toutes sortes de philosophies de production.
    Quant à la fameuse typicité, si difficile à valider, dont parle Michel Bettane, je ne suis pas sûr que les vins nature la respectent forcément moins que les autres (sauf déviances dues à une protection insuffisante du vin, bien sûr). En dégustation à l’aveugle, combien de vins (qu’ils soient conventionnels, bio, bio-dynamiques et/ou naturels) arrivons-nous à placer dans leur appellation?

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  7. C’est aussi une caricature de dire que les vins sans soufre ne sont pas reconnus dans les AOC. Mise à part la non-préparation de l’échantillon qui peut présenter le vin sous un mauvais jour, les vins travaillés sans intrants sont, le plus souvent, respectueux de leur terroir. Il est temps de mettre de l’ordre dans la non-appellation « vin nature » pour revenir au sujet principal qui est celui de la qualité du vin. Avec des arguments culturels et organoleptiques. Hauts les coeurs, amis du vin!! Il faut raison garder.

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  8. Bien d’accord avec Nadine. La difficulté reste toutefois de se mettre d’accord sur ce qu’on entend par le mot « qualité ». J’ai dégusté avec des fervents de cette mauvaise nomenclature « nature » et certains semblent aimer des vins qui, pour moi, présentent des déviances déplaisants : oxydation, acidité volatile forte, présence marquée de brettanomyces…. Le goût étant culturel et largement influencé par des habitudes etc, je crains qu’il sera difficile de mettre tout le monde d’accord sur le jalon de la qualité d’un vin.

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  9. Nature, pas nature … Guéguerre. Thierry Allemand: extra-slurp, extra-Cornas, extra-délicieux et depuis longtemps. Et bonne garde.
    Rectif: on vit BEAUCOUP MIEUX sans connaître ni Feiring ni Bettane.
    Et, OUI: tous les vins ont le « droit d’être cités ».
    De la glotte à la glose, le chemin est court.

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  10. Le droit de cité, c’était le droit pour certains régiments de défiler en ville; par extension, cela s’applique non pas à ce qu’on veut citer, mais à ce qu’on veut montrer avec fierté, ce qui n’est pas tout à fait la même chose

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    • Merci de cette précision très valorisante, Hervé. Je suis très fier de la haute idée que tu te fais de l’étendue de ma connaissance des expressions françaises ET de ma capacité à transformer en humour personnel ce qu’on appellera un « glissement » (sémantique ou autre). Le maniement d’une « approximation » est décidément affaire délicate.
      Cela étant, tu m’as appris – et mes détracteurs te confirmeront que mon ego n’accorde pas souvent cette reconnaissance à autrui – l’acception militaire de l’expression. Dans mon esprit, il s’agissait de l’autorisation faite à certaines classes de la population ou à certains groupes ethniques de s’installer à l’intérieur des murs d’enceinte d’une ville ou place forte. Les exemples classiques en sont les ghettos juifs et, a contrario, les lépreux.

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      • Après relecture (avec l’appoint d’une loupe), je m’aperçois que je laisse des coquilles de plus en plus nombreuses et je prie les lecteurs de m’en excuser. Il ne s’agit pas de négligence mais des effets d’une affection de la cornée dont je suis atteint, répondant au joli nom de dystrophie endothéliale de Fuchs. Elle entraîne un oedème du stroma cornéen et donc un « flou » qui s’améliore en cours de journée. Une correction (lunettes) est impossible. Il faut … prendre patience et laisser les heures défiler.
        J’espère avoir acquis ainsi à vos … yeux un certain « droit de cécité »!

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  11. Je ne te visais par particulièrement, Luc. Bon nombre de Français pensent à tort qu’il y a un rapport avec le verbe citer et d’aucuns l’écrivent même « droit de citer ».

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    • Evidemment « Droit de centre-ville », ça le fait moins!!

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      • Surtout si on possède une voiture de plus de 19 ans, donc polluante! On a beau être écolo, cette nouvelle discrimination en faveur des riches et de la production automobile passe mal.
        Hihi.

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    • Je sais, Hervé, et ne t’en voudrai jamais. Je suis un peu borné mais guère susceptible et totalement INVEXABLE, avec l’âge. Ce n’est pas de la force de caractère, c’est l’indifférence des vieux cons. Les British on fait leur Brexit, moi je suis en plein Luxit: je me retranche du monde et de ses vicissitudes (pas facile à épeler, celui-ci). En outre, on doit toujours boire un Le Gay 1985 ensemble …

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