Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Chardonnay week (4): les Chardonnays d’Espagne

5 Commentaires

Dans les années 80 et 90, l’Espagne ne s’est pas singularisée par rapport à la tendance mondiale, elle a introduit de manière significative le chardonnay et le cabernet sauvignon dans ses vignobles. Cette invasion s’est d’ailleurs faite bien souvent au détriment de cépages autochtones, qui ont été arrachés, et a beaucoup favorisé une certaine uniformité du vin. La Catalogne (Costers del Segre, Conca de Barbera, mais surtout Penedès), a été pionnière, dans cette implantation, à tel point que le chardonnay est maintenant considéré comme autochtone dans cette zone; la Navarre et le Somontano ont suivi. Ce furent les régions qui en plantèrent le plus, pensant que cela favoriserait une meilleure commercialisation internationale. Je pense que certains doivent le regretter à ce jour.  Mais on retrouve aussi le chardonnay en Castille, notamment dans la Mancha avec des rapports qualité/prix incroyables, à partir de 3€ la bouteille. Il n’en reste pas moins que la liste des DO espagnoles qui autorisent le chardonnay est énorme. En 2009, il y avait 6.542ha de Chardonnay en Espagne (contre 649 en 1990), 48% se trouvant en Catalogne, 21% en Castille la Mancha, et 13% en Aragon.

Tout comme dans le Nouveau Monde, les idées reçues sur les chardonnays espagnols sont tenaces chez la plupart des amateurs qui les considèrent comme des vins sans beaucoup de personnalité, ou excessivement riches et boisés. A vrai dire, bien souvent, ils n’ont pas tort.

Mais ici aussi, les choses ont évolué :

  • du coté du grand public d’abord, qui après avoir encensé ces vins, les rejette maintenant au profit de cépages autochtones comme le verdejo, l’albariño ou le godello.
  • du coté des domaines qui ont allégé leurs vins et maîtrisent beaucoup mieux le boisé.

Je vous parlerai des chardonnays qui ont le plus de succès auprès du public.

-Enate Chardonnay Fermentado en Barrica 2014 Somontano

Domaine créé en 1991, Enate (500ha) fait figure de référence pour l’appellation Somontano . Ses étiquettes reproduisent des œuvres de grands maitres de la peinture, comme celles de jeunes artistes.

Ce vin a été élevé 6 mois en barriques de chêne français, puis 6 mois en bouteille. Un grand classique, un vin très apprécié et recherché, le style est celui de la plupart des chardonnays espagnols dans cette gamme de prix. Un nez très exubérant de fruits tropicaux comme l’ananas, le pamplemousse, associé à des notes toastées, fumées apportées par l’élevage. La bouche est dense, grasse et crémeuse, avec une acidité finale bien présente et toujours la touche de boisée. Le vin est équilibré malgré sa finale doucereuse.

Vol.: 14,5º

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Un vin technologique bien fait, le cépage disparait derrière les notes boisées, c’est certain, mais la tendance à confondre la typicité du chardonnay avec cette expression donnée par la barrique est très répandue. C’est un vin qui plaît à un large public, il est donc respectable.

PVP 15,50€

-Chivite Colección 125 Blanco 2012 Navarre

Si la fondation de la Maison Chivite remonte à 1647, la gamme Colección 125 a été commercialisée en 1985 en commémoration des 125 ans de la première exportation, en 1860. Ce sont des vins dont la production est limitée, issus des meilleurs vignobles. Le Chivite Colección 125 Blanc est considéré comme un  des meilleurs vins blancs d’Espagne. Je me rappelle encore de ma surprise, quand je suis arrivée à Barcelone, devant le succès de ce vin. C’était en 2001; le vin, sous allocation, était très attendu par les clients qui ne pouvaient disposer que de quelques bouteilles. Les choses ont bien changé aujourd’hui; s’il fait toujours partie des meilleurs blancs espagnols, il n’est plus aussi recherché. Beaucoup de concurrents sont arrivés sur le marché !

Elevé 10 mois sur lies en barriques de chêne français, il offre lui aussi le style très classique des chardonnays espagnols, mais avec plus d’intensité et de profondeur.

Le nez est très expressif et assez complexe, il développe un mélange de notes florales, de plantes comme l’acacia, la verveine, de notes citriques, de fruits tropicaux subtils, comme la mangue, et de fruits secs, noisettes, associées aux inévitables notes boisées, mais cette fois-ci bien intégrées. La bouche est riche, savoureuse et persistante, la finale est fraiche.

Vol.: 13,5º.

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Un vin élégant, harmonieux, vibrant, qui peut satisfaire bien des palais.

PVP : 49,90€

-Jean Leon Vinya Gigi 2014 Penedès

Domaine créé en 1964, Jean Léon,  appartient aujourd’hui à la Maison Torres qui respecte l’esprit et la philosophie de son créateur Jean Léon, un personnage très “glamour” rattaché au monde d’Hollywood des années 50 et 60. Au moment de sa création, le domaine était planté de cépages locaux qui furent remplacés par des variétés internationales, Jean Léon a été pionnier dans l’implantation de Cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et chardonnay dans le Penedes.

Les pieds de chardonnay de Vinya Gigi, ainsi appelée en l’honneur de sa fille, sont originaires de Corton Charlemagne, et ils donnent naissance à un des vins les plus fameux de la bodega.

Vinya Gigi est décrit comme: « un blanc d’élaboration classique, c’est à dire de style bourguignon, mais avec un accent méditerranéen ». Pour une fois, je suis assez d’accord avec cette définition.

80% du vin fermente et vieillit en barriques de chêne français, 20% est élevé dans des œufs de béton, pendant 6 mois et toujours sur lies. Le vin reste ensuite 6 mois en bouteilles avant d’être commercialisé.

Vol : 13,5º

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Le résultat est abouti. L’intensité du nez est nez est attractive : belle présence de fruits jaunes comme la pêche, l’ananas, l’abricot, plus des touches florales, l’acacia, qui s’harmonisent bien avec un fond boisé bien dominé ; la bouche est puissante mais fraiche et savoureuse.

J’aime son équilibre, j’apprécie son acidité présente  du début à la fin, et enfin, qu’il soit sec.

Un vin « tendance », élégant.

PVP: 19,80 

MIGUEL TORRES SA – Milmanda 2014 Barrica  Conca de Barberà

Milmanda est le vin icone des Bodegas Torres, le 2012 a gagné la médaille d’Or au Concours des Chardonnay du Monde, il est issu des vignes que la famille Torres possède dans la DO Conca de Barberà, au pied du château du même nom. Milmanda est apparu pour la première fois sur le marché avec le millésime 1985, la Famille Torres le considère comme le petit bijou blanc de la Conca de Barbera.

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31 ans plus tard, il continue de figurer parmi les meilleurs chardonnays du monde, c’est dans tous les cas, l’emblème du chardonnay en Espagne et la grande référence, même s’il est vrai qu’il souffre lui aussi de la concurrence des blancs de Rueda et de Galice. Il est élevé 12 mois en barriques neuves de chêne français, dans le style des grands vins bourguignons.

Sa couleur or est profonde et brillante. Le nez est complexe, intense et harmonieux : arômes de fruits blancs et jaunes, notes de noisettes, élégante touches vanillées. La bouche grasse, ample, dégage une sensation de fraicheur accompagnée de saveurs fruitées qui rappellent celles du nez. La finale est marquée par des épices douces et développe une bonne longueur.

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Un vin complexe et élégant, d’une grande franchise, qui évoluera très bien en bouteille. A mon sens une belle réussite et un bel exemple de  l’adaptabilité du chardonnay en Catalogne.

.PVP: 49€

– Castell de Raimat Chardonnay 2015 Costers del Segre

L’histoire de la création Raimat remonte à 1914, la bodega appartient au Groupe Codorníu. Raimat est aujourd’hui le plus grand vignoble d’Europe, propriété d’une même famille, les 2.245 hectares sont divisés en parcelles individuelles ayant chacune un traitement adapté. Le domaine a été pionnier dans l’introduction des cépages internationaux comme le chardonnay, le merlot et le cabernet sauvignon.

Pour ce vin, les raisins sont récoltés la nuit en trois phases : la première on cherche un alcool potentiel de 12%, pour obtenir les saveurs citriques, la deuxième on grimpe de 1º, pour arriver à un 13% ce qui apportera les notes tropicales, et enfin, la troisième on atteindra un alcool potentiel de 14% pour des saveurs de fruits jaunes mûrs.

Le vin est conservé en cuves inox jusqu’à la mise en bouteille protégé de toute oxydation. Pas d’élevage barriques.

Le nez est très expressif, dominé par une palette variée de notes fruitées : fruits blancs, jaunes, mais surtout tropicaux avec les litchis. La bouche est ronde, franche, directe marquées par les mêmes notes fruitées tropicales et très citriques. Le tout est équilibré, gourmand et frais.

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Chardonnay es-tu-là ? C’est un autre style, une autre  expression, un vin sans beaucoup, même pas de personnalité du tout, mais facile à comprendre pour des palais débutants, en tout cas on ne lui enlever un bon rapport qualité/prix.

13º

PVP: 6,50€

-MARTÚE CHARDONNAY 2014 CAMPO DE LA GUARDIA

Ce Martue est un vin blanc élaboré sous l’appellation Pago Campo de la Guardia (Castilla La mancha). 79% du vin a fermenté dans des cuves d’acier inoxydable, le reste 21% a fermenté et a été élevé pendant 2 mois et demi dans des barriques neuves de chêne français, avec un batonnage quotidien. Les deux vins sont ensuite assemblés.

Il offre une bonne intensité aromatique dominée par les notes de fruits exotiques, surtout d’ananas, des notes de carmel et de pâtisserie, la bouche est crémeuse, fruitée et fraiche.

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Un vin bien élaboré, facile à boire, sans beaucoup de personnalité ; la même question se pose comme pour le précédent : Chardonnay es-tu là ?

Saluons le bon rapport qualité/prix

Vol : 14º

PVP: 9,90 €

-Clot de les Soleres Chardonnay 2013, Penedes

Et pour terminer, un vin naturel, qui mieux que lui pourrait exprimer le cépage ? un terroir qui semble adapté, pas de levures, pas d’enzymes artificiels, aucune substance qui puisse modifier les propriétés organoleptiques de ce vin ne sont ajoutées ; ni filtré ni clarifié, non boisé. Pourtant, je retrouve au nez les arômes, de fruits exotiques murs, de litchis et de miel.

La bouche rappelle le nez, elle est riche, savoureuse et persistante. La finale est à la fois citrique et doucereuse.

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J’ai pourtant été séduite par ce vin, je dirai même que je l’ai aimé. Quelle mauvaise foi, allez-vous penser, rassurez-vous, à la question Chardonnay es-tu là, je crois que je répondrai non.

PVP: 10,40€

En guise de conclusion

Il existe bien deux styles de chardonnay sur le marché espagnol:

 

  • Des blancs jeunes à boire rapidement, mais qui peuvent se garder très bien jusqu’à 3 ans, des vins technologiques, ceci dit sans mépris, c’est juste que la notion de terroir est absente, et qu’il faut considérer dans ces cas là, la technologie comme un gage de qualité, même si des levures sont peut-être présentes pour donner certains arômes (pamplemousse, ananas, litchis, melon…). Ces vins qui sont fruités et séducteurs, présentent une relative complexité par rapport à leur prix,  plaisent aux jeunes consommateurs et s’adaptent bien à la consommation alimentaire quotidienne (poulet, pizzas…). Ils se voient cependant détrônés par les Rueda, et son cépage le Verdejo, devenu incontournable. A mon sens, pour la majorité, ils sont surtout technologiques, mais leurs prix de vente sont très compétitifs et convaincants. A la question « chardonnay est-tu là? », que posait David, pour ces vins là, je répondrai non, ce sont des vins de cépage, certes, mais dépourvus de personnalité et bien souvent, du caractère du chardonnay tel que nous l’entendons.
  • Des blancs de garde, dans un style plus bourguignon, la Catalogne en est un bon exemple, le chardonnay y révèle un excellent potentiel. Le bois est bien mieux dominé, les vins ont acquis de la finesse et de l’élégance, mais là aussi, ils sont maintenant boudés par les consommateurs qui leur préfèrent des blancs de Galice, les rares Verdejo qualitatifs qui existent sur le marché comme Belondrade ou Ossian, Barco del Corneta… ou encore les Priorat blancs ou les Rioja blancs qui deviennent très recherchés après avoir été ignorés. Dommage que les consommateurs se détournent des chardonnays, car maintenant quelques uns méritent le détour. Enfin, à la question Chardonnay es-tu là?, dans bien des cas, pour ce style de vins là, je n’hésiterai pas à répondre oui.

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

 

 

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

5 réflexions sur “Chardonnay week (4): les Chardonnays d’Espagne

  1. Je trouve que Torres illustre très bien le changement de mentalités intervenu en 30 ans: en Espagne, puis au Chili, ils ont bâti leur succès sur les cépages internationaux, puis ils se sont mis en tête de faire revivre leur patrimoine de cépages locaux, notamment catalans, mais aussi le Pais, à Curico. Ils n’en laissent pas tomber le Chardonnay ou le Cabernet de Milmanda et de Mas La Plana pour autant – d’ailleurs, après 40 ans, les cépages français y sont devenus quasiment autochtones.
    Il en faut pour tous les goûts, et puis le cépages n’ont pas arrêté de voyager au fil des siècles, ce n’est que très récemment – à l’échelle historique – qu’on s’est mis à les réglementer.Si l’on avait appliqué au 18 et au 19ème siècle les règles de l’encépagement censées protéger les tradition locales, nous n’aurions ni le Grenache, ni le Carignan, ni le Mourvèdre. Et si l’on remonte encore plus loin, peut-être pas le merlot, le cabernet, le malbec, qui nous viennent probablement… des Pyrénées espagnoles!

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  2. Enate, Chivite, Torres, Raimat … l’Espagne des vieux Rioja (et de quelques autres) – rouges – et des fantastiques blancs oxydatifs de la région de Jérèz ou de Cordoba a bien évolué. Mais, comme dans le reste du monde, ce sont de GRANDES wineries (pardon « bodegas) qui ont envahi le marché. Le blog des 5 n’y trouve rien à redire, Léon bien. Personne n’a « raison », ce sont deux visions respectables du monde, enfin surtout l’une (hihi). Un petit commentaire sur les 50 euros demandés pour les plus connus?
    D’un point de vue gourmand, le chardonnay m’irrite, comme tout le monde, par son omniprésence … mais il peut être formidable partout dès qu’on allie sa caractéristique majeure – le gras ! – à de la fraîcheur (lisez acidité, c’est identiquement la même chose). Et les « Espingouins », comme on dit avec une condescendance hautaine et imbécile dans les P.O., savent le faire. Enfin, même pour votre serviteur pour qui le bois ne va pas de soi, j’admets que le chardonnay concentré digère bien le bois neuf. C’est sans doute un des rares cépages blancs (le seul?) où un élevage dans le merrain me plaît.

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  3. Ce sont ces bodegas qui ont fait connaitre le chardonnay en Espagne, le marché est ce qu’il est et non pas ce que l’on voudrait qu’il soit. Pour ma part, j’ai toujours respecté le travail de Torres et les enfants Mireia et Miguel, sont très impliqués dans des projets qui ne peuvent pas laisse indifférents.
    Luc, je parle quand même d’un petit domaine du Penedes, Clot de les Soleres.

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  4. Continues Marie-Louise, ton article est formidable est c’est la réalité, pas le rêve (même si certains de ces vins peuvent faire rêver). Les lendemains qui chantent, on en a soupé. Puis les vins sont bons, dans leur grande majorité. Alors où est le problème ?

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    • De problèmes, il n’y en a pas: « Ce sont deux versions repectables du monde », on ne peut pas être plus clair, David. Mais il n’est pas inintéressant de le noter. Le monde des consommateurs de vin, de bon vin, est un monde de gens aisés – ce n’est pas une découverte. Parmi eux, il y a beaucoup de libéraux (au sens anglo-saxon du mot) et aussi beaucoup de gens encore beaucoup plus axés « finances avant tout » que cela. C’est normal. Seul les gauchistes de salon deviennent riches, très riches. Je vis dans un paradoxe constant: je tente d’élaborer des vins pour un public qui réprouve ma manière de penser (pas de vivre, je crois que je suis assez clean à ce sujet) et qui vivent eux, parfois, d’une manière tellement opulente qu’elle me dérange. Je trouve indécent d’aller bouffer en hélicoptère, indécent.
      A l’inverse, ces vins continuent de m’intéresser, David, et je vous lis avec attention … et discrimination. Parfois mes commentaires sont purement « techniques » – ils vont souvent dans le même sens que les tiens. Parfois, il sont plus … politiques.
      Moi je n’ai pas à conseiller à l’un de vous de continuer ou d’arrêter (de quoi est-ce que je me mêlerais?) et mon intervention prouve mon INTERÊT.
      La différence entre la presse d’hier et la cyber-presse est que, maintenant, c’st interactif. Simplement « liker » ne fait rien avancer.
      Si je dois être encore plus clair, mon souhait d’un monde plus égalitaire va croissant à mesure que je vieillis, et il fait partie de mon quotidien, alors que la société mondialisée est de plus en plus injuste. Je suis déçu que, toi aussi, tu tombes dans la caricature qui classe les gens soit dans les défenseurs des vieilles utopies – je n’en suis pas – soit dans les disciples de Macron (pour faire simple). J’exècre ce dernier, je l’abhorre au dernier degré. Et pourtant (willing to bet?) , il sera le prochain premier ministre de la France quand Juppé deviendra président.
      Comme toi, avec moins de dons et moins de pratique, j’aime les jolies choses, le beau, le luxe même. Ils vont souvent de pair avec la « qualité ». Mais je souhaiterais que tout le monde, ou presque, puisse y accéder. Il ne s’agit pas de « lendemains qu chantent », il s’agit simplement du souhait que le succès (matériel, financier) cesse de se multiplier en spirale et que, dès qu’une entreprise prospère, son but principal glisse doucement (mais inexorablement) vers une rentabilité maximale. Tu ne peux pas nier que c’est ce qui se passe.
      Enfin, j’ai perdu il y a 3 mois un de mes trois vrais amis. Et il s’est occupé longtemps de l’importation de Torrès en Belgique, ayant de très nombreux contacts avec la famille. Idem pour G. Bertrand, dont sa boîte était l’agent. Je suis même allé le chercher à la Clape. Il n’y a pas d’ostracisme (de moi vers eux) mais … ce n’est pas mon monde. Quand je rencontrais Didier Dagueneau, un vrai courant passait. A Ladoucette: bof bof! J’étais très copain du chocolatier Pierre Marcolini (un fondu de chocolat avec un coeur gros comme cela) et puis … Nestlé est arrivé.
      On arrête en mentionnant que le corps de mon intervention (7 lignes) concernait la qualité du chardonnay, et que ma seule petite réprobation tient en 2 mots: Léon bien. CQFD.

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