Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

11 Commentaires

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré (les meilleures pages, en plus! 😉), ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold, Sébastien Durand Viel, Marc Vanhellemont, notamment)? Je n’essaierai même pas…

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Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.

Hervé

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

11 réflexions sur “Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

  1. Ne perds pas l’espoir, ami, même si le grand Alighieri a souvent eu raison. En entrant dans ce Larousse, tu n’es guère différent des 160 collaborateurs de Diderot et de d’Alembert. Parmi eux, pourtant passés à la postérité, combien n’ont en fait rédigé guère plus de 20 pages de l’Encyclopédie ?
    Et sous la plume de l’ami se cache parfois la vilenie, soeur du correcteur : il s’agit de Quinta DO Noval pour être précis.
    Parmi mes nombreux détracteurs, que je salue pour les remercier de maintenir mon sens critique en éveil, il y en a sûrement pour penser : « Qu’est-ce que c’est que ce détail, un simple petit … truc qui ne va pas ? ». Je leur réponds : « Vous penseriez quoi d’un Domaine DA la Romanée Conti ? ». L’approximation est pourtant pareille. Smile.

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    • Obrigado Senhor Luque – j’ai corrigé. Juist is juist.

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      • Plus que du poil de cultage de ma part, Hervé, c’est la preuve de l’attention avec laquelle je te parcours! A dire vrai, je flippe énormément. Nous avons des soucis domestiques (pas nous directement, je te rassure) qui nous prennent énormément de temps et … je commence à vendanger lundi, sans l’aide de Christine, indispensable ailleurs. Et nous sommes à peine 6 à cueillir, dont moi qui fais les aller-retour et décharge à la cave, tout seul. En outre, je n’ai toujours pas déterminé par où on attaque. Les raisins sont SI PETITS et pourtant il me faut du rosé, impérativement! C’est la première fois de ma vie que la période des vendanges me cause du déplaisir plutôt qu’une jubilation intense. Heureusement, dès que le jus fermente … mon sourire réapparaît. Enfin, d’habitude …

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  2. Ça me parait être un excellent cadeau pour Noël.

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  3. Je dois dire que réviser cet ouvrage (un travail que j’ai partagé avec Sébastien Durand-Viel, qui en a fait la plus grande partie) a nécessité beaucoup de travail, car l’édition précédente n’était pas seulement datée, mais était, par endroits, tellement truffée d’erreurs ou d’imprécisions factuelles qu’il a fallu récrire des chapitres entiers. La formation de journaliste du vin laisse un peu à désirer, bien France, il me semble!

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    • Attention, David, tu risques d’attendre longtemps ta naturalisation! Pas de critique intempestive, STP. En même temps, relire est une tâche capitale, que beaucoup méprisent, à tort. Dans tous les domaines, et je crois que c’est lié au dogme du « journaliste généraliste », les papiers sont soit mal torchés, soit truffés d’erreur. Sous prétexte de « vulgarisation » vers un public large, on se permet parfois des simplifications effrayantes. Et comme souvent l’édition x + 1 n’est qu’une resucée inattentive de la précédente … Je reste quant à moi un fervent des chroniqueurs spécialisés, qui connaissent le sujet dont ils parlent. Encore faut-il qu’ils sachent écrire! Et dans la gastronomie (plus large que le vin), beaucoup placent leur compétence dans le nombre d ‘heures qu’ils passent à table, ou à flagorner les gens qu’ils visitent. Je ne dis pas qu’il faut être systématiquement désagréable avec les gens qui vous ouvrent la porte de leur chai ou de leur cuisine, mais poser les bonnes questions et garder son esprit critique n’empêche pas de demeurer courtois. Ne pas avaler n’importe quel bobard, et le reproduire ensuite, en somme.
      C’est pas tout ça: le piano m’attend, pour un … nocturne. Ce soir: antipasti (houmous, piquillos dans l’huile, tapenade, jambon « blanc » au torchon du boucher de Pézilla et comme un taboulé de courgettes du bord de la Têt), puis risotto aux crevettes et champignons. J’ai 45 minutes pour tout préparer (2 couverts). Je pense que c’est M. Plageoles qui va arroser cela (en blanc).

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      • Une règle générale, en matière de publication scientifique (plus spécialement dans le domaine des sciences de la Nature où j’ai passé 45 ans de ma vie), consiste à soumettre à l’avis d’un collègue de la même discipline un projet de note, de monographie…afin de recueillir son avis et ses critiques ; deuxième étape, le même projet de publication est confié à une personne totalement étrangère au sujet, dont l’objectif va consister à détecter toutes les fautes et à conseiller l’auteur dès lors que la fluidité de la lecture paraît altérée. Enfin, la revue chargée de publier ladite note est dotée d’un comité de lecture qui, à son tour, est amené à formuler des remarques, voire des critiques. Le texte (et ses illustrations) passe entre les mains du rédac. chef de la revue qui va mettre en forme le tout selon les normes de la revue (typographie, mode de références, bibliographie… etc.). Ce que souligne Luc est une triste réalité : des textes dont la consistance est médiocre, la rédaction bâclée, des références fantaisistes, des effets de copié-collé redoutables…

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    • Bravo pour votre investissement, au service des lecteurs d’un ouvrage qui possède une ambition de type « encyclopédique » !!

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  4. Oui, chapeau à tous les deux, David.

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  5. Luc, je pense que ton repas a fait le bonheur des convives.
    Sur le reste tu as raison

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