Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Bordeaux est-il supérieur en rapport prix/qualité ?

15 Commentaires

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Je ne vous parle évidemment pas des crus classés et consorts, souvent hors d’atteinte pour le commun des mortels depuis bon nombre d’années. Je vais plutôt évoquer les bons vins très abordables qui se vendent en ce moment sous l’appellation Bordeaux Supérieur. Les appellations de base du Bordelais, dites génériques, constituent 55% du vignoble girondin mais on en parle si peu quand on compare cela avec la couverture presse donnée à d’autres appellations moins significatives sur l’échiquier des vins français. Snobisme inversé, Bordeaux bashing, ras-le-bol des prix trop chers des « classés », ou simple ignorance ? Je ne le sais pas. Peut-être un peu de tout cela.

En tout cas, je trouve que les bons vins de l’appellation Bordeaux Supérieur font partie des meilleurs rapports qualité/prix parmi les vins rouges de France, aujourd’hui. Ils méritent amplement qu’on s’intéresse à eux car ils n’ont jamais été aussi nombreux à être bien faits. Quelques excès d’un passé récent, du genre boisage qui écrase tout, sont en bonne voie de disparition, même s’il en reste des traces. Je suis d’avis que la mention « supérieur » est à laisser tomber de la désignation de cette appellation, car peu de gens comprennent ce qui est impliqué par ce terme. Après, faut-il établir une hiérarchie théorique parmi les quelques 300 millions de bouteilles qui sont produits chaque année sous les deux appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur ? J’en doute.

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Chaque année, l’appellation effectue, en interne, une sélection de 25 ou 26 vins du dernier millésime mis en marché des Bordeaux Supérieur rouges (il existe aussi des blancs sous cette désignation, mais je n’en ai jamais vu), puis cette série est soumise à la presse afin que nous désignons six vins qui vont jouer le rôle d’ambassadeurs pour l’appellation pendant un an, étant mis en avant lors de diverses manifestations. La semaine dernière j’ai donc participé, comme presque tous les ans, à cette dégustation à l’aveugle et voici mes vins favoris. J’ajouterai en fin d’article la liste des vins que l’ensemble de mes collègues à élu. Le millésime présenté était 2014 et l’opération s’appelle Talents de Bordeaux.

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Château Féret Lambert 2014

J’ai souvent sélectionné ce vin par le passé, et donc sa régularité est remarquable.

Le boisé est fin et bien intégré au nez. Les saveurs fruitées sont délicates et précises. Il sera encore meilleur dans 6 mois car la finale est encore un poil sèche.

Prix 11 euros

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Château Moutte Blanc 2014

Un beau nez qui révèle une assimilation réussite entre fruit et structure. Cela est confirmé en bouche. Elevage parfaitement dosé qui cadre bien une matière généreuse.

Prix 10,20 euros

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Château Lamothe-Vincent, Héritage 2014

Manifestement un vin dominé par le merlot (la fiche révèle qu’il s’agit de 80% de ce cépage). Souple, charnu et chaleureux. Un bon vin très agréable.

Prix 8,20 euros

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Château l’Insoumise, Prestige 2014

Robe dense. Nez droit, très classique, avec un boisé bien intégré. Un très bon vin qui a de la puissance par sa matière mure, mais qui reste bien bordelais.

Prix 8 euros (une des meilleures affaires de la série à mon avis)

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Château Leroy-Beauval 2014

Je ne connaissais pas ce château auparavant. Fait avec 90% de merlot et 10% de cabernet franc, son nez est classique et il y a une belle précision des saveurs, accompagné par une bonne structure. Un très joli vin.

Prix 12 euros

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Château Lacombe Cadiot 2014

Autre château que je découvrais, et qui est fait, je crois, par l’équipe d’un excellent cru bourgeois : Haut Breton Larigaudière. Le nez est très franc et semble marqué par du cabernet (en réalité 60% merlot, 30% cabernet sauvignon et 10% petit verdot). Un bon fruité émerge après un début marqué par de la réduction.  Ensuite, c’est tendre, plein et assez élégant en bouche. Une vrai délice, aussi complexe que long.

Prix : 6,90 euros, ce qui en fait surement la meilleure affaire de cette série

 

La liste des Talents de Bordeaux 2014, élue par l’ensemble des dégustateurs.

On voit que je suis en accord parfait avec la moitié de cette liste. Je constate que mes collègues doivent aimer le boisé fort plus que moi car j’ai reproché un élevage un peu trop intrusif dans les cas de deux vins de cette sélection, et des tannins asséchants sur un autre.

Château Lajarre, Eléonore

Château Pierrail

Château Tuilerie du Puy, cuvée Grand Chêne

Château Moutte Blanc

Chaâteau l’Insoumise, Prestige

Château Lacombe Cadiot

En tout cas une belle série de vins avec des réussites pour ceux qui ont su attendre la maturité des raisins en évitant d’extraire trop fortement. Je pense que le marché devrait s’intéresser à ces Bordeaux 2014.

 

David Cobbold  bdx-sup

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

15 réflexions sur “Bordeaux est-il supérieur en rapport prix/qualité ?

  1. Le gros problème pour la promotion de tels vins qui ont, effectivement, d’excellents RQP est le fait que la restauration ne s’y intéresse plus. Or, c’est connu : les cartes des vins sont de puissants incitateurs à l’achat quand on fait de belles découvertes.
    Mais mon petit doigt me dit qu’il va y avoir une belle réaction à Bordeaux avec une reconquête de la sommellerie française avant d’attaquer les autres pays européens.

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    • Les cartes des vins des restaurants comportent une liste pléthorique de Bordeaux, en sorte que le « client moyen », peu curieux, soit effectue un choix au « petit bonheur la chance », soit est conseillé par un sommelier attentif, chose rare même dans un établissement de bon niveau. Résultat, cette clientèle s’écarte des Bordeaux et va picorer ailleurs sur la carte. Si, comme vous le suggérez, la sommellerie de notre pays est sollicitée de façon intelligente par Bordeaux, les vins tels que ceux très bien décrits et évalués par David auront une probabilité d’émerger et de satisfaire l’amateur de cette vaste AOP. A titre personnel, je ne suis pas un amateur de Bordeaux, ayant été marqué par le boisé exagéré que l’on trouvait de façon systématique, il y a peu d’années encore, dans la plupart de ces vins. Et puis la vallée du Rhône nous offre tellement de belles choses…Cela m’a rendu casanier, en quelque sorte, mais le blog des 5 aiguise en permanence une certaine soif de découvertes et je les remercie de publier de si bons papiers.

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  2. Les prix indiqués sont-ils ceux pratiqués au domaine, ou bien dans la GD?
    On rappelle que le rendement officiel tourne autour de 60 hl/ha. J’ai noté 519.000 hl sur 9.000 ha en culture (Google).
    Pour le Ch. Leroy-Beuval, petite propriété dont ce B sup couvre 2,5 ha seulement, pour 15.000 bt, cela fait du 40 hl/ha (faible pour la région, donc). On lit également que la densité de plantation n’est que de 4.500 pieds (tiens, tiens).
    Je ne connais pas ce cru, David, mais (en dépit du splendide bâtiment – une chartreuse – qui figure sur le site) il correspond assez bien à l’idée d’une PETITE propriété (en reconversion bio, d’ailleurs et déjà sans herbicide). Et puis on lit plus loin, patatras, que les propriétaires sont les mêmes que ceux qui produisent du caviar d’Aquitaine (LAC). Et c’est Derenoncourt qui consulte.
    Nous n’allons pas repartir dans une discussion marxisto-engelsienne. Mais les mêmes causes produisent les mêmes effets: probablement l’envie de faire bien (voire très bien) de la part des propriétaires (des Nordistes, à propos) et une éducation qui leur a ouvert les sens à l’esthétique. Et puis les moyens financiers et une bonne utilisation de ceux-ci. Mais surtout: ils figurent parmi la poignée de vins retenus dans la sélection qu’on vous envoie…
    Tu vas adorer, c’est sûr. Et moi je suis heureux (sincèrement) et admiratif des choix effectués. Je voudrais que TOUS les vins soient comme cela. Le seul « mais » nous ramène au contexte … camarade!

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    • Ou la la, tu veux notre mort, Luc? Si tous les vins deviennent bons, à quoi servirons-nous encore, nous autres journalistes du vin?
      Déjà que Mme Saporta ne nous aime pas…

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      • Très sincèrement, Hervé, il me semble que SI l’énorme majorité des producteurs de vin (une denrée NON-indispensable, on est d’accord) convertissaient leur domaine en une machine à produire du vin de qualité, et SI on diminuait la mécanisation (pour créer de l’emploi, stable et pérenne en plus), tout le monde y gagnerait. Actuellement, sorti de quelques investisseurs astucieux, l’ensemble du monde viticole, sur tous les continents, est perdant. Et le consommateur aussi. Mais cela nous ramène au problème plus général … du capitalisme en lui-même. On a montré bien mieux que moi (y compris des économistes libéraux) qu’il a besoin de (à la grosse brosse) de 10 % de progression annuelle pour « tourner ». C’est, soit une augmentation des actifs purement factice (de la spéculation ou une tendance haussière sans fondement) qui conduit forcément à des krachs réguliers, soit une réelle augmentation de la « richesse » par augmentation de la production (encore faut-il l’écouler), mais surtout un marché en augmentation (ce qui n’est plus le cas depuis longtemps), soit l’apparition de nouveaux marchés. Les trois dernières situations n’existent plus, nous sommes à saturation. Donc, badaboum.
        Par ailleurs, l’homme (et la femme) ne sont pas « heureux » dans ce système: inégalités criantes, travail harassant et parfois pénible, atteinte à l’équilibre de la planète (pollution, énergie …), dégradation de la qualité alimentaire et visuelle (paysages etc …).
        Donc, la seule solution est une DECROISSANCE, avec limitation de l’utilisation des énergies (et non pas recherche de la manière d’en domestiquer plus), et avec une dénatalité importante.
        Ou une bonne petite guerre …
        Je crois bien que Gandhi était abstinent. C’est sans doute pour cela qu’il a commis des erreurs politiques et que ses solutions faisaient un retour en arrière trop prononcé, mais sur le fond, il avait raison.

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  3. Luc, pour les prix pratiqués par ces producteurs, ce sont ceux indiqués sur les fiches fournis par eux-mêmes. J’imagine qu’il s’agit de prix au consommateur et à la propriété.

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    • Merci. Surprenant: le plus cher serait donc à 12 euros, ce qui n’est pas un scandale si c’est aussi bon que ce que tu décris (et je connais la sûreté de ton jugement), et c’est raisonnable vu les moyens mis en oeuvre aussi (rendement réduit, vinif soignée, élevage). Dans la même région et pour des rendements similaires (si, si, et même peut-être au-delà), les « 2èmes crus classés » (Las Cases, Monrose, Pichon dont j’ai été voir les tarifs p.e.) coûtent environ 10 X plus cher (entre 100 et 200 € la bout.). Bien souvent, ils font appel aux mêmes consultants, ou à leurs pairs. Et l’argument de la rareté n’intervient pas: Mouton « tire » à près de 300.000 bt (vieille source: collection Ginestet, le site ne dit pudiquement rien sur la quantité produite actuellement).
      Ici aussi, la notoriété est maintenue (car elle était établie) par « le système » beaucoup plus que par les qualités vigneronnes de l’équipe. Et pire encore, Mouton est devenu premier (comme d’autres à Saint-Emilion), jouissant même d’une promotion.

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  4. En me rasant, le matin, Luc, je ne pense pas à la présidence de la République. Mais parfois, je me demande si l’article qui est en cours sur mon ordi mérite d’être publié. Parfois, je décide que non, ce qui vous épargne quelques bêtises. La plupart du temps, quand même, je persévère, en partie parce que moi aussi, je crois qu’il faut aider ce qui font de belles choses – je travaille dans le vin, mais si j’étais dans la musique, je pense que je ferais pareil.

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    • Tu n’es pas une vieille barbe, Hervé et j’ai lu trois fois ta parabole, sous forme d’allégorie. Je ne me demande jamais si un commentaire mérite d’être publié (un article si, par contre, et souvent je m’abstiens, devant la violence de ce que j’ai envie d’expliquer): il reflète toujours une réaction sincère, parfois d’enthousiasme (rarement), souvent d’irritation. Je pense que c’est la fonction de le section « commentaires »: ou bien on apporte une information supplémentaire (ça m’arrive quelquefois), ou bien au contraire on établit une polémique. Les béni-oui-oui qui « likent » bêtement, c’est pour FB.
      Ton exemple de la musique est parfaitement choisi aussi. J’ai suivi d’assez près la scène jazz en Belgique entre 1996 et mon arrivée ici (10 ans donc). Il y avait aussi les « musiciens de cour », soutenus par les 2 ministères de la culture (matière communautarisée), par leurs conservatoires, par les journalistes, par les maisons de disque. Je ne dis pas qu’ils n’avaient pas de talent (je ne suis qu’un simple mélomane amateur), je dis simplement que leur succès était dû à des qualités extra-musicales. J’aime l’artiste maudit qui crève dans son coin, ou en tout cas qui vivote. C’est bon pour la créativité, coco!

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  5. Luc, je ne sais pas trop ce que tu suggères quand tu dis ceci: « Mais surtout: ils figurent parmi la poignée de vins retenus dans la sélection qu’on vous envoie… » Est-ce que tu insinues que la sélection opérée par l’interprofession concernée serait biaisée en faveur des propriétaires aisés ? Si oui, je crains que cela relève d’une forme de paranoïa. Je n’ai aucune raison de croire cela. Il y avait 26 vins dans la sélection qui nous a été soumise et leur profils sont très variés. Très peu d’entre eux ont des consultants célèbres. Et puis notre dégustation s’est passée dans des conditions impeccables, au calme et à l’aveugle. Je ne suis pas naïf, mais je n’aime pas les procès d’intention sans fondement.

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    • Non, tu sais que quand j’ai ce genre de suspicion, je n’hésite pas à le dire, calmement. J’ai lu que 519.000 hl étaient produits. Tu parles de 3 millions de cols, ce qui est du même ordre de grandeur (rapport 2 : 1) car il y a le vrac. Et 26 domaines finissent par retenir l’attention, dont 6 terminent dans le palmarès. Les mécanismes qui mènent à être retenu sont les mêmes que ceux qui contribuent à un certain succès qualitatif ou en tout cas de réputation, voire de prestige (parfois). Ils sont loin des qualités « de base » du paysan bucolique, du « propriétaire » comme on l’entendait jadis. Et cela passe, ça oui, je ne fais pas que l’insinuer, tout le monde le constate, par des consultants connus, par l’entregent, par le carnet d’adresses et, in fine, par le financement de base qui seul permet de se faire connaître.
      Il n’y a là aucun procès d’intention. Tu sais que, comme les dieux grecs qui n’amaient pas l’ubris, moi c’est le « succès » éclatant qui m’indispose. Je ne l’ai jamais caché et, ni Michel (Smith) ni toi ne sont d’accord avec moi sur ce point. C’est votre droit et cela ne me fâche pas.
      Trace le parallèle avec le Mireval (Miraval?, je ne sais plus): un acteur et une actrice célèbre font appel à une des familles les plus habiles, on ne le conteste pas, pour élaborer le genre de rosé contre lequel tu t’élevais (pa

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      • Zut, encore un parution trop rapide, je continue: … pas totalement identique, c’est vrai). Il se vendait à certains endroits (Knokke notamment) au-delà de 30 euros la bt. Il suffit que le couple se sépare pour que le prix retombe (je l’ai vu proposé à 23 euros) et pour que, gageons-le, il retombe bientôt dans l’oubli. Combien d’autres rosés semblables, voire identiques, n’ont pas eu ce podium?
        Ce sont ces mécanismes-là, ce MONDE-là en fait que je déplore. Et il envahit tout.
        Ce n’est pas parce que je vois la combine des possédants partout (elle est partout d’ailleurs) qu’il faut la lire dans chacun de mes propos, David.
        Pour rendre mon ressenti encore plus clair, j’ai été amené à écouter trois fois un instant de radio aujourd’hui (France Bleu Roussillon France Info et Sud Radio), par hasard. Les trois fois, j’ai eu droit à une chanson (pas la même) vieille et éculée d’Aznavour. Il est vieux, il n’a jamais eu de voix, il se plaint tout le temps, il est aussi moche que Claude Brasseur ou Richard Boringer réunis, il est encore toujours subsidié par le ministère de la culture et pourtant, il continue à passer sur les ondes. Pourquoi? Parce que justement il a su s’intéger à ce monde-là, le même en fait Et oui, ça m’agace!
        Evidemment, je laisse tout le monde libre d’instruire contre moi un procès en jalousie, en amertume, en rancoeur suite à mon insuccès personnel. Je ne pense réellement pas que c’est de cela qu’il s’agit. Je n’échangerais pas les rôles, pas pour « tout l’or du monde » (c’est le cas de le dire).

        Pour le volume, comme je n’ai pas eu l’occasion de relire avant mon « clic » malheureux, le compte ne tombe pas juste. Tu parles de 300 millions de cols (Bordeaux et Bordeaux Sup), c’est donc encore bcp plus que les 519.000 hl en question (69 millions de col, approx) et renforce encore ma démonstration.

        Tiens, pour achever de te convaincre: j’ai une connaissance qui est introduite dans le commerce du caviar, justement. Il n’est pas producteur. Par contre, il devient trufficulteur. Il ne vendra pas sa production localement. Elle passera par les mêmes filières que … le caviar. Bien sûr qu’il y a une logique (de clientèle notamment), et sans doute un savoir-faire commercial commun. Mais on est loin du marché de Mornas-les-Adrets, de Grignan, de Sarlat, de Brive-la-Gaillarde, d’Alba. Le paysan-producteur prend à nouveau du plomb dans l’aile. C’est ça ma tristesse. Et je suis d’autant plus facilement dédouané que je ne suis pas moi-même fils d’agriculteur. L’image dont j’ai la nostalgie, et dont j’appelle le retour, n’est pas ma chapelle. On ne peut m’accuser de faire un pro domo. J’espère que mon propos est plus clair ainsi. Il est tout autant à contre-courant du mainstream ( je n’ose pas dire révolutionnaire, ce serait risible) et refuse bien évidemment le système en place, mais pas sur le plan du cas particulier. C’est plus global que cela.

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  6. Je rebondis sur ton idée, David, oui, on pourrait très bien se passer de la mention « supérieur ». Après tout, on est déjà en AOP, ce qui est censé être le sommet de la pyramide de la production, et Bordeaux est la région viticole du monde qui bénéficie (à tort ou à raison) de la plus belle notoriété; alors Appellation Bordeaux Protégée devrait suffire.
    Quoique – mais c’est du wishful thinking, on pourrait aussi imaginer que Bordeaux passe en IGP. Ce serait beaucoup plus en ligne avec la diversité des terroirs de cet immense ensemble (où est le fameux LIEN AU TERROIR (sans S)? Après tout, les Côtes de Gascogne sont des IGP et leur production n’a rien de ridicule, qualitativement, face à des Bordeaux ou Bordeaux Supérieurs.

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  7. Peut-être qu’une AOP « Bordeaux Inférieur » serait plus logique pour expliquer l’AOP « Bordeaux Supérieur »…

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  8. Une précision pour Luc sur le plan des chiffres de production. Le plus gros chiffre concerne Bordeaux + Bordeaux Supérieur. Le plus petit ne concerne que Bordeaux Supérieur. Cette dernière appellation exige des vignes ayant au moins 21 ans, un rendement un peu inférieur et un vieillissement en bois pendant 12 mois, avant une commission de dégustation. L quantité revendiqué et obtenu est donc bien moindre. On dit que cela ne concerne que 9,000 hectares environ.

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