Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Banyuls : lyrisme et complexité dans les décrets d’une appellation, puis une dégustation, quand même.

5 Commentaires

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Je commence par la partie lyrique (tout est relatif) qui me parait aussi inattendue que sympathique dans un décret officiel d’une appellation qui est, pour le reste, d’une complexité byzantine : je vais y revenir. Je cite la partie du décret (modification du 24/11/2011 de la version initiale datant de 1936, ce qui en fait une des premières AOC historiques en France) relatif au territoire de l’appellation Banyuls.

« Le vignoble le plus méridional de France est implanté, prés de la frontière avec l’Espagne, dans un site très accidenté, sur des coteaux pentus où l’altitude passe très rapidement de 917 mètres au Pic de Sailfort, à 0 mètre en bord de mer. La zone géographique s’étend sur le territoire de 4 communes de la région du département des Pyrénées-Orientales baptisée « Côte Vermeille » et qui sont autant de ports : Banyuls-sur-Mer, Collioure, Cerbère et, Port-Vendres. Autour de ces ports, elle est limitée : – à l’est, par la Mer Méditerranée ; – au sud, par les crêtes pyrénéennes, constituant la frontière avec l’Espagne ; – au nord, par le piémont des Albères et la plaine du Roussillon ; – à l’ouest, par les sommets pyrénéens. La surrection des Pyrénées a créé un paysage très tourmenté, compartimenté en une multitude d’alvéoles, de petits amphithéâtres et de belvédères qui surplombent la mer. Le substratum géologique est homogène, constitué essentiellement de bancs de schistes bruns du Cambrien. Structurées verticalement, ces roches très fissurées, sont à l’origine de sols pauvres disposant de faibles capacités de rétention en eau et présentant, selon la situation topographique, une certaine variabilité en épaisseur. Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont cultivées en terrasses, jusqu’à 400 mètres d’altitude, très localement dans les bas de vallées constituées par les rubans alluviaux, caillouteux et filtrants des cours d’eau comme la Baillaury, le Cosprons, le Douy ou le Ravaner qui drainent la zone géographique.

La zone géographique bénéficie d’un très fort ensoleillement annuel supérieur à 2600 heures et d’un climat méditerranéen, doux en hiver, chaud et sec l’été. La température moyenne annuelle est de 15°C. Elle varie cependant avec l’altitude. Le régime thermique est marqué par des écarts de température annuels de faible amplitude mais connaît des écarts quotidiens souvent importants. La pluviométrie annuelle moyenne, inférieure à 650 millimètres, varie également selon le gradient altitudinal. Elle se caractérise par un régime trop souvent violent et irrégulier, alternant longues périodes de sécheresse estivale et courts paroxysmes pluvieux au printemps et à l’automne. Ces derniers peuvent être à l’origine de phénomène d’érosion et de ravinement des sols qui ont imposé la culture en terrasses. La particularité climatique reste cependant le vent qui souffle près de 200 jours par an : – la « Tramontane », vent dominant de nord-ouest (130 jours par an), violent et desséchant ; bénéfique pour assainir l’atmosphère des maladies cryptogamiques, elle s’avère souvent destructrice par ses effets mécaniques sur les jeunes rameaux de vignes au printemps ; elle est aussi responsable de la propagation des incendies en été ; – Le vent marin, de direction est/sud-est, favorise les entrées maritimes fraîches et humides qui viennent tempérer les ardeurs solaires estivales. Sous ce climat d’excès, la vigne compose le paysage, alternant avec de maigres espaces boisés de chênes lièges ou verts, d’oliviers, d’arbustes méditerranéens et des landes consécutives au passage répétés des incendies. Ce paysage a été façonné par la persévérance de générations d’agriculteurs qui ont su, au fil des générations, optimiser l’occupation des coteaux et des piedmonts tout en préservant une couverture végétale protectrice sur les reliefs. Pour retenir le sol et épierrer les terrains, ils ont édifié d’innombrables murets de pierres sèches, créant ainsi les terrasses caractéristiques de ce territoire. »

Pas mal !

Pour le reste, décortiquer ces décrets, car celui de Banyuls est doublé par un autre pour Banyuls Grand Cru, est une tache assez ardue. Je vais tenter de simplifier les choses un peu (et si possible sans trahir l’essentiel) : manière d’expliquer les différents types et mentions des vins de cette appellation à la topographie si remarquable.

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Les types de vins de Banyuls

Les vins de l’appellation Collioure, dont j’ai parlé la semaine dernière, sont des vins secs qui ont leur propre appellation, même si les deux aires de production sont identiques, tandis que tous les Banyuls sont des vins mutés.  On appelle ce type « vin doux naturel » en France mais ce terme, qui a une explication historique, me semble mensonger dans sa forme car l’action de muter un vin ou un moût par l’adjonction d’alcool n’a rien de naturelle.

Ensuite il y a deux appellations : Banyuls et Banyuls Grand Cru. Cela me semble un peu inutile car on aurait pu considérer « Grand Cru » comme une mention facultative avec ses propres caractéristiques, comme « Rimage » ou « Hors d’Age », mais passons, c’est ainsi.

Pour la seule appellation Banyuls il existe pas moins de cinq sous-catégories, chacune avec son cahier de charges: Ambré, Blanc, Rosé, Rimage et Traditionnel.  Deux de ces types (Ambré et Traditionnel) peuvent aussi porter les mentions supplémentaires « Hors d’Age » ou « Rancio », à condition de respecter d’autres cahiers de charges. Ces deux mentions sont aussi accessibles aux vins de l’appellation Banyuls Grands Cru, qui doivent être rouges et faits avec au moins 75% de Grenache Noir.

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Les cépages

Parlant de cépages, la liste globale de variétés autorisées est assez longue mais avec des subdivisions et de obligations de variété(s) dominantes très compliqués et qui varient selon le type. On entre pleinement dans l’aspect byzantin de cette appellation. Banyuls Ambré et Banyuls Blanc doivent émaner de quatre cépages dites « principaux » : Grenache Blanc, Grenache Gris, Maccabeu et Tourbat. Sont aussi admis pas plus de 20% des deux muscats (Petits Grains et Alexandrie) et pas plus de 10% d’un ensemble de quatre autres variétés (Marsanne, Roussanne, Vermentino et Carignan Blanc). Les Banyuls Rimage sont des vins rouges avec le Grenache Noir pour principal composant, mais ils peuvent contenir jusqu’à 10% d’une série d’autres variétés accessoires (Carignan, Cinsaut, Counoise, Grenache Gris, Mourvèdre et Syrah). Le Banyuls Traditionnel doit se constituer d’au moins 50% des deux variétés principales : Grenache Gris et Grenache Noir. Il ne peut aussi contenir plus de 10% de ces cépages accessoires : Carignan, Cinsault, Counoise, Mourvèdre et Syrah. Je ne sais pas qui fait les additions à l’INAO mais 50 et 10 ne feront jamais 100. Passons…..

Règles de production diverses

Je ne m’étendrai pas sur les règles très complexes quant aux densités de plantation, écartement des pieds, taille, limite de manquants, etc.

Les degrés d’alcool des vins finis ne peuvent pas être inférieurs à 15%, ni les sucres résiduels (que eux sont naturels, d’ou le terme dans la catégorie) inférieurs à 45 gr/litre.

On règlemente même l’intensité colorante, catégorie par catégorie, et sans autorisation d’ajustement de celle-ci par des adjuvants.

Règles de mutage

Là cela se corse encore !

Pour les catégories Ambré, Blanc et Rosé, il fait séparer peaux des jus avant le début de fermentation.

Pour le Rimage, le mutage se fait exclusivement sur grains, ce qui veut dire sur le marc en cours de fermentation avant séparation du liquide des solides.

Pour le Traditionnel, le mutage a aussi lieu pendant la macération.

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Elevage

A chaque catégorie sa règle, encore une fois.

Les Banyuls Blancs et les Banyuls Rimage sont élevés en milieu réducteur et doivent être mis en bouteille entre le moi de mai suivant le récolte et le 30 juin de la deuxième année.

Les Ambrés et Traditionnels sont élevés en milieu oxydatif jusqu’au moins le 1er mars de la troisième année.

Les Hors d’Age (mention facultative) constituent une autre sous-catégorie réductive mais ne peuvent être mis en bouteille avant le 1er septembre de leur 5ème année

Enfin les Rancio (autre mention facultative), sont ceux qui auront acquis un goût de…rancio ! On ne dit pas qui décide de cette acquisition !

Tout le monde à suivi ou je dois recommencer ?

Je ne vais pas refaire tout cela pour l’appellation Banyuls Grand Cru dont je n’ai pas vraiment saisi la distinction hormis le fait que les vins doivent être faits avec au moins 75% de Grenache Noir, totalement égrappé, muté sur moût et vieilli au moins 5 ans.

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Mais l’essentiel est quand même dans le verre, et là on trouve de vrais merveilles !

J’ai dégusté, le 7 octobre, des vins issus de trois catégories de Banyuls : Rimage, Traditionnel et Grand Cru.

Ma sélection de Banyuls Rimage (18 vins dégustés)

Parcé Frères 2015 (Grenache Noir 100%, cuve, mise mars 2016)

Prix public : 14 euros

Robe pourpre, intense. Beaucoup d’intensité au palais et des tannins fins pour soutenir cette belle matière. Bon équilibre avec le sucre, donc mutage bien dosé. Une bonne affaire.

Domaine du Traginer 2015 (Grenache Noir 90%, Carignan 10%, macération 21 jours après mutage, ouillée et mise 8 mois après vendange)

Prix public : 16 euros

Très juteux avec des notes discrètes qui semblent indiquer un passage en bois. Très belle intensité et excellente longueur. Beau vin soigné.

Terre des Templiers, Premium 2015 (Grenache Noir 100%, macération 20 jours après mutage, 10 mois en fûts de chêne neufs et d’un vin, travail des lies)

Prix public : 39 euros

On change de gamme de prix avec ce vin dont le nez m’a laisse un peu perplexe, mais qui révèle un fruité magnifique en bouche, bien soutenue par une impressionnante structure tannique. Aussi complexe que long, c’est clairement un vin qui peut se conserver des années en cave.

Coume del Mas, Quintessence 2014 (Grenache Noir 100%, 12 mois en barriques)

Prix public 26 euros (50cl)

Le boisage est marqué par un nez fumé. Très juteux mais dans un style un peu plus évolué qui évoque la prune et le pruneau. Les tannins dominent encore un peu ce beau vin qui mérite un peu de garde.

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Domaine de la Casa Blanca, Roudoulère 2014 (Grenache Noir 100%, élevage en fûts de 400 et 600 litres)

Prix public : 15 euros

Les nez intense allie arômes de prune, de pruneau et de cerise. Une petite dose oxydative apporte un peu de souplesse supplémentaire à un bel ensemble. On sent un peu l’alcool mais c’est un beau vin à un prix très raisonnable.

Terre des Templiers, Rimage Mise Tardive 2014 (Grenache Noir 100%, macération 20 jours, 10 mois en barriques avec ouillage)

Prix public : 25,50 euros

La robe est effectivement plus claire que les autres vins de cette série, illustrant l’effet d’une mise retardée, suivant l’approche d’un Porto LBV. Mais il ne s’agit nullement d’un vin plus léger : intense, juteux et tannique, tous les ingrédients d’un excellent rouge muté sont là. Très bon.

Domaine Madeloc, Cirera 2013 (Grenache Noir 100%, cuve inox avec pré-fermentation à froid, levures indigènes, puis cuves tronconiques en bois pendant 18 mois)

Prix public : 19,00 euros

Très intense et riche, et le vieillissement plus étendu que la moyenne n’a pas fait baissé cette belle intensité. Cela vaudrait la peine d’attendre encore quelques années de très beau vin au prix très raisonnable pour cette qualité.

 

Ma sélection de Banyuls Traditionnel (8 vins dégustés) : pas grande chose à rejeter dans cette très belle série car j’en ai retenu 6 !

Clos Castell, Traditionnel (Grenache 95%, Carignan 5%, macération pre-fermentaire, élevage en bois neuf et oxydatif)

Prix public : 18 euros

Robe intense. Nez splendide e cacao et de café. Aussi complexe en bouche avec un bel arrondi des saveurs, ce qui n’empêche pas une très belle tenue aussi. Un de mes vins préférés de cette série et un prix très raisonnable.

Domaine du Mas Blanc (Grenache Noir 100%, Vinif traditionnelle avec pigeage, élevage en foudres de chêne)

Prix public : 31,50

Robe brune, oxydation prononcée. Bien évolué aussi au nez avec des arômes de figues sèches. Salivant et long en bouche, ce vin d’un  style très traditionnel est parfaitement réussi. C’est aussi le plus cher de la série.

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Domaine Madeloc, Robert Pagès (Grenache Noir 90%, Grenache Gris 10%, Cuve inox, mutage sur jus, levures indigènes, en foudre pendant 5 ans et I an en bonbonnes en verre avant assemblage)

Prix public : 18 euros

Vin de belle intensité, juteux et encore fruité (de type pruneaux, donc fruits cuits). C’est aussi long que frais. Très bonne affaire.

Domaine Tambour, Hors d’Age (Foulé et éraflé, muté sur grains, macération 21 jours puis 40 mois en fûts de chêne au soleil, un seul ouillage par an, puis 14 mois en barrique à l’intérieur)

Prix public : 25,50 euros

Les bords sont pâles, et ce vin me fait un peu penser à un Xérès Palo Cortado, en moins sec. C’est beau, dans un style plus austère que les autres, avec un travail très intéressant sur l’oxydation. On sent un peu l’alcool en finale.

Clos Saint Sébastien, Inspiration Ardente (Grenache Noir 80%, Grenache Gris 10%, Grenache Blanc 10%, muté sur grains, macération 21 jours, puis entre 15 et 20 ans et fûts.

Prix public : 18 euros (50cl)

Le caractère fruité a évidemment évolué vers du fruit sec et cuit (pruneaux par exemple) mais ce vin reste succulent. Finit relativement sec, pas d’une grande longueur mais très bien équilibré.

Domaine Vial Magneres, Al Tragou (Grenache Noir 95%, Carignan 5%, mutage sur moût, vieilli au moins 20 ans en demi-muids, mise en 2012)

Prix public : 49 euros

Un des mes vins préférés de cette très belle série. Robe entre orange et brun. Beau style oxydatif, intense et puissant autour d’une masse de fruits secs. Impression presque sec en finale, en partie par l’alcool qui ressort à ce moment-là. Grand vin dans son type.

 

 Banyuls Grand Cru (8 vins dégustés) : et 6 vins retenus, c’est dire le niveau qualitatif des ces vins !

Terres des Templiers, La Serra (Grenache Noir 90%, Grenache Gris 10% ; mutage sur grains, macération 4 jours, maturation en foudres pendant 6 ans minimum)

Prix public : 20 euros

Nez intense aux arômes de chocolat et de café. Grande finesse en bouche. Un vin qui allie finesse avec force. C’est long, frais et stylé. Prix très abordable aussi.

Domaine du Traginer (Grenache Noir 80%, Grenache Gris 10%, Carignan 10% ; mutage sur grains, macération 21 jours, puis 6 and en fûts de chêne. Ni collage, ni filtration)

Prix public : 22 euros

Plus marqué par l’oxydation que le précédent, aux notes prononcées de cuir et de tabac. La magnifique fraîcheur de ce vin peut sembler paradoxale, mais c’est une réalité qui donne tout le raffinement à la texture. Long et chaleureux.

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Domaine Vial Magnères, André Magnéres ( Grenache Noir 100% ; mutage sur grains, 15 jours de macération, vieilli en vieux foudres pendant 10 ans)

Prix public : 32 euros

Arômes bien torréfiés, puis de chocolat noir. Une superbe densité de matière au palais. Grande longueur et grand vin !

Terre des Templiers, Amiral François Vilarem (Grenache Noir 100%, mutage sur grains et macéré 20 jours puis 30 mois en barriques et affinage en bouteilles pendant au moins 6 ans en cave souterraine)

Prix public : 32 euros

Robe très sombre, nez de pruneau confit. Semble plus aérien que d’autres par un surcroit de fraîcheur, mais aussi juteux et avec une présence tannique notable. Un style tout en élégance.

L’Etoile, Cuvée Réservée (Grenache Noir 100%, mutage sur grains, macération 3 semaines, élevage oxydatif pendant 20 ans et vieux foudres)

Prix Public : 40 euros

La robe est bien évoluée mais reste très dense. Intense au nez, avec des notes fumées et de fruits confits. La douceur est importante dans ce vin complexe, long et très séduisant.

Clos Saint Sébastien, Le Coeur (Grenache Noir 90%, Grenache Gris 10%, mutage sur grains, macération 3 semaines, 25 ans en fûts)

Prix public : 85 euros

Le nez est plus discret que d’autres vins de cette série. En bouche c’est long et succulent, très caramel et sirop de figues. C’est très bon dans un style plus doux que la plupart. Le prix peut probablement se justifier mais il semble relativement élevé. En tout cas on peut trouver au moins aussi bon pour bien mois cher.

 

Petite conclusion

J’adore ces vins, mêle si les appellations sont trop complexes. Il n’y avait pas de mauvais vins dans ces séries, j’ai juste eu a sélectionner mes préférés. Il sont trop méconnus partout, voire bêtement méprisés en France, mais il représentent souvent des rapports qualité/plaisir/prix exceptionnels.

A l’heure ou vous lirez peut-être ces lignes, je serai en Australie. Je vous parlerai peut-être de la grande tradition des vins mutés de ce pays des antipodes une autre fois

David

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

5 réflexions sur “Banyuls : lyrisme et complexité dans les décrets d’une appellation, puis une dégustation, quand même.

  1. BRAVO, ça n’est pas un dossier facile. Mais les vins sont tellement beaux! Tout comme le paysage qui les voit naitre d’ailleurs.

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  2. Les vins sont dits « doux naturels » car obtenus sans adjonction de SUCRE. C’est le doux qui est « naturel ». Ok, c’est le propre de quasiment tous les vins mutés, à l’inverse d’une GRANDE quantité de moelleux qui ont été chaptalisés, ce qui est pour moi une aberration. Après, le terme anglais de « fortified » n’est pas bon non plus. Le but de l’adjonction d’alcool n’est certainement PAS de corser encore le degré alcoolique. Au contraire, si on laissait la fermentation aller au bout – ce qui est une vue de l’esprit , car les levures rendent l’âme avant – on ateindrait des degrés supérieurs à ceux du VDN considéré.

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  3. Oui Luc, je sais bien cela mais le terme est trompeur quand-même.

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    • En Espagne (à Malaga, notamment), on fait la distinction entre vino naturalmente dulce et vino dulce natural. Le second est muté (comme un Maury), pas le premier (comme une quart de chaume).

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  4. Le terme de « vin naturellement doux » s’utilise dans le métier aussi. Il s’agit souvent de zones qui élaborent couramment du VDN mais où parfois le vigneron décide de laisser finir le moût tout seul, sans mutage et avec le sucre résiduel qu’il veut.

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