Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Comment renforcer l’âme d’un terroir?

17 Commentaires

La réponse, c’est la Bodega Valtravieso qui nous l’apporte, et je ne résiste pas à l’envie de la partager avec vous.

Comme je ne suis pas journaliste, je peux me permettre un billet d’humeur, et exprimer mon GRAND désaccord avec ce type de communication.

16114104_1691554444470117_5198933375501693567_n

Je vous traduis mot à mot la Newsletter que j’ai reçue de la Bodega Valtravieso (DO Ribera del Duero) :

« Environ 200 personnes ont mis leurs souhaits dans la vigne de Valtravieso

Grâce à la campagne #TuAlmaEnMiVino (Ton AmeDansMonVin), les suiveurs des réseaux sociaux du domaine ont écrit leurs souhaits pour 2017 sur des étiquettes, qui ont été placées  dans le vignoble de Valtravieso. La campagne #TuAlmaEnMiVino, qui s’est tenue dans les réseaux sociaux des Bodegas Valtravieso (Facebook, Twitter et Instagram) au cours  du mois de décembre et début janvier, s’est terminée avec l’écriture des souhaits d’environ 200 personnes qui ont participé à partir de différents points de l’Espagne. Chacun des souhaits a été écrit à la main et tous ont été placés dans l’une des plus vieilles vignes de Valtravieso, de laquelle sortiront les raisins pour produire les vins haut de gamme du domaine. Ainsi, tous les participants ont mis un peu de leur  «âme» dans le vignoble Valtravieso, et l’ont rempli d’énergie. Cette «âme» de chacun fera partie des vins de ce millésime 2017″.

Les responsables du domaine signalent que : «Lire et placer  un à un tous les souhaits de tous nos fans sur nos ceps  récemment taillés s’est révélé être un exercice  très beau et très émouvant ».

« La bodega de la Ribera del Duero, termine ainsi une des plus intéressantes activités promotionnelles dans le secteur du vin connue à ce jour, en combinant la partie « on line » avec celle « off line » grâce à  cette action émotionnelle et réelle, avec des résultats très positifs car elle a suscité 3000 publications sur Internet, y compris les communiqués de presse et post sur différents réseaux.
Cette campagne, ajoutée à  d’autres actions de marketing, ont positionné  Valtravieso comme l’un des domaines des plus actifs de la DO Ribera del Duero. »

 

Quelques mots sur le domaine

Les premières vignes ont été plantées à La Finca « La Revilla » en 1985, dans une enclave «unique» de la Ribera del Duero ; la particularité de ce domaine, c’est l’altitude de ses vignobles, supérieure à la moyenne de la zone, certaines parcelles pouvant atteindre les 1050m au dessus du niveau de la mer. C’est en 1996 que le premier millésime est arrivé sur le marché. En 2002, la bodega a changé de mains, Cette année-là, la famille Gonzalez Beteré a acquis la propriété et mis en place un projet novateur, le « New Valtravieso » et une nouvelle philosophie: « Exploiter les ressources que la nature nous offre pour obtenir de grands vins dans la Ribera del Duero ». Pour atteindre cet objectif, une nouvelle cave a été construite et inaugurée en 2007, avec plus de capacité ; Valtravieso dispose actuellement de plus de 4.500 m2 d’installations modernes.

988906_1451073931851504_4908971082473830019_n

Le vignoble de 73 hectares est réparti en 4 parcelles: « La Revilla », « Santa Maria », « El Buey » et « L’Obispo ». Trois cépages ont été plantés : la Tinta Fina, variété locale, majoritaire, mais aussi quelques hectares de cabernet sauvignon et de merlot. L’arrivée de Pabló Gonzélez Beteré, homme d’affaires, mais aussi ingénieur agronome et dit-on, «visionnaire aux idées très claires» a changé la donne; son objectif: produire des vins dotés d’une forte personnalité, d’excellente qualité et de prestige. Pour ça,  il s’est attaché les services de l’œnologue Ricardo Velasco;  ensemble, ils forment un binôme qui semble parfait.

Mais j’ai failli oublier le Service Marketing!

Je tiens à préciser que je ne les connais pas, je ne suis allée au domaine qu’une seule fois et la visite a été très rapide (certains vins étaient présents à LAVINIA). Mais Ricardo s’est déjà taillé une bonne réputation, il a travaillé en France, à Bordeaux, et on lui reconnaît non seulement une grande expérience, mais aussi une passion pour le vignoble, à tel point qu’il est connu comme «L’homme qui susurre aux vignes». On peut le lire sur le site du domaine, et de nombreuses coupures de presse reprennent la formule.

Entre cette campagne TuAlmaEnMiVino, et l’œnologue qui susurre aux vignes, la philosophie de Pablo, pour aussi sincère soit-elle (et je ne me permettrai pas d’en douter), me semble bien mise à mal. La boucle est bouclée, on tombe dans le RIDICULE.

15823349_1685203325105229_2139411502956410152_n

Personnellement, je reste admirative devant une telle action marketing, car il fallait l’oser! Admirative, mais aussi incrédule ! Je salue la personne qui a imaginé cette opération et la «pardonne» car elle n’est certainement du monde du vin et donc, ne connaît pas la réelle valeur des mots. Mais, je lui en veux aussi, car quelque part, c’est se foutre du monde; et qu’il y ait des gens assez stupides pour écrire leur souhait sur une étiquette et aller la placer sur un cep de vigne dans un vignoble, ça me stupéfait et me navre. Ça me rappelle les cadenas que les amoureux placent sur les ponts, encore qu’eux ont une excuse: ils s’aiment.

Je ne peux pas croire qu’il y ait 200 personnes qui aient participé à cette mascarade, ou alors se sont des amis du domaine et c’est une opération montée de toutes pièces. Quoi qu’il en soit, ça m’a fait rire à la première lecture, mais ensuite j’étais furieuse, à mes yeux ça décrédibilise complètement le domaine, comment un homme qui se dit passionné peut-il accepter de son équipe de marketing une telle approche du terroir? S’il compte ajouter de l’âme à son terroir de cette façon, ça ne me donne pas du tout envie d’aller goûter ses vins.

Suis-je  la seule à voir les choses de cette façon? Vu l’impact de l’opération sur les réseaux sociaux, plus de 3000 réactions, sans doute;  j’en ai lu quelques unes, c’est à pleurer de rire ou de honte ! Mon Dieu que c’est triste d’en arriver à de telles méthodes, d’impliquer les consommateurs naïfs (ou pas, d’ailleurs), dans le seul but de les fidéliser!

Il est bien évident que tous ceux qui ont placé une étiquette vont vouloir acheter une bouteille, puisqu’il y a « un peu de leur âme » à l’intérieur, laquelle bouteille, bien entendu, sera du haut de gamme, et donc pas donnée. Et avec un peu de chance, l’an prochain, l’opération se renouvellera; cette fois-ci sur deux parcelles, vu que le nombre de suiveurs aura doublé et ainsi de suite d’année en année ! Voilà qui aidera à écouler une production d’un million de bouteilles à un bon prix! Il faut ajouter que cela permettra aux acheteurs d’expliquer une petite histoire chaque fois qu’ils déboucheront une bouteille. Bien vu!

Bravo, mais se servir de l’âme des profanes pour vendre l’Ame d’un Terroir, c’est tomber bien bas, c’est reconnaître que ce terroir « unique » de Ribera del Duero n’a pas vraiment la qualité nécessaire à l’élaboration d’un GRAND VIN !  Franchement, Valtravieso n’avait pas besoin de cette béquille!

 Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

15941217_1688936238065271_4774423462822536419_n

 

 

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

17 réflexions sur “Comment renforcer l’âme d’un terroir?

  1. Il fallait le dire, et c’est bien dit.
    Une suggestion pour Valtravieso, pour prolonger l’opération en février: leurs followers peuvent envoyer des petits coeurs à coller sur les barriques, pour la Saint Valentin.

    PS. A Paris, les cadenas du Pont des Arts ont été enlevés, il menaçaient de faire s’effondrer la passerelle. Chez Valtravieso, c’est le ridicule, comme tu l’as dit. Il ne tue pas, certes, mais il peut ruiner une réputation…

    J'aime

  2. En tant qu’ancien professionnel du marketing et de la communication, l’opération fusion des âmes de Bodega Valtravieso me parait formidable et on rêverait tous d’un tel résultat. Pourtant je me pose quelques questions.
    1 Je reviens au texte d’origine que je suis incapable de comprendre. MLB, est-ce que le mot français « âme » traduit exactement le terme espagnol correspondant, est-ce le même univers, le même contenu ?
    2 Rassembler, prendre possession des âmes, n’est-ce pas l’objectif des sectes ? Tout ça sent la manipulation.
    3 Enfin, quand on est réduit à monter de telles opérations extrémistes, je doute sérieusement de la santé financière de l’entreprise.
    Pour finir, la photo illustrant l’article montre des ceps taillés, soi-disant les meilleures vignes du domaine, donc des vignes avec de petits rendements. Que pensez-vous du mode de taille ? Chez moi, au pied des Alpes provençales, les entre-noeuds sont deux fois plus courts ! Encore de la manipulation ?

    J'aime

    • Vous dites que vous rêveriez d’un tel résultat, je comprends bien, mais je doute fort que vous soyez prêt à recourir à un tel procédé!
      Oui, il me semble que le mot alma a la même signification qu’âme en français, c’est le même univers.
      Pour moi, c’est de la manipulation et c’est ce que je n’ai pas aimé; cependant, nous sommes loin d’une secte.
      Je pense au contraire que c’est parce que la santé financière de l’entreprise est bonne, qu’ils peuvent se permettre une telle campagne de marketing.
      Vous avez l’oeil perçant, effectivement je n’avais pas remarqué le mode de la taille des vignes; encore une preuve que l’équipe de marketing, ne connaît pas le monde du vin et n’y comprend rien.
      Mais dans le fond, ça ne semble pas beaucoup importer, les résultats sont là, pour démontrer que sur le coup, ils ont été efficaces.

      Bonne journée

      J'aime

      • Alma mater ! Terre nourricière.
        De l’habileté et de la dextérité, un petit peu de spectacle en attendant les beaux jours puis d’aller à la provende. La manipulation reste bénigne et ne présage pas d’abus ni de pression.
        Ce qui « surgit des choses communes lie et relie », était-ce René Char ou Jean Starobinski ?, « allume tout ce qui doit être allumé ».
        Belle et bonne journée

        J'aime

    • Juste un commentaire sur la taille :
      Il me semble que c’est taillé à 2 yeux francs…rien de choquant.
      Sur ce cépage, le mérithalle est visiblement plus important que la moyenne et on peut avoir l’impression d’une longue taille… ça doit plutôt être ça !
      Il y a certes une baguette « très longue » sur la photo de droite, mais c’est en vue de reformer le cep l’année suivante.

      J'aime

  3. La lénifiante et mercantile mièvrerie des réseaux dits sociaux …

    J'aime

  4. MLB: en vitesse (1300 km à parcourir demain, dans un 4 x 4 poussif). Billet d’humeur = chronique et moi j’aime. Il n’y a que TRES peu de journalistes de formation dans le monde du vin (worldwide) et souvent ils n’y connaissent rien. Et quand en plus ils sont MW, alors c’est la cata totale. Il y a pire, ceux qui ont fait Suze la Rousse ou HEC. Nous vivons, en Occident, dans un monde qui confond diplômes et compétence. C’est rarement juxtaposable. Et je parle en connaissance de cause.
    Arrivez à cumuler plus de provoc’ en quelques lignes et je vous bénis, fois de Fillon.
    Allez, un petit café et puis … la sieste!

    Aimé par 1 personne

  5. Toute idéologie religieuse mise à part, cela ressemble aux petits billets que l’on glisse entre les pierres du mur des lamentations…Et il y a de quoi se lamenter, effectivement.
    Luc, pédale douce à propos de Suze-la-Rousse, qui représente un excellent centre d’enseignement. J’en parle car j’estime bien le connaitre et non pas sur la base de ragots et de propos qui frisent la diffamation.
    Bonne route !

    J'aime

    • Ce n’est pas la première fois que nous avons cette discussion. Je m’en suis déjà expliqué et le terme de « diffamation » est gros. Il ne s’agit pas tant de l’institution (si diverse) elle-même que de la morgue des gens qui s’en revendiquent alors que tout ce qu’ils ont fait est de payer pour s’asseoir dans un auditorium. (HEC aussi), idem pour les MW. Il va de soi que, comme dans toute provocation (et je l’ai bien indiqué ainsi) il y a simplification et amalgame. Enfin – mais je ne l’ai pas mentionné ici, pour éviter les susceptiilités – le terme d’Université peut se discuter.
      A titre de comparaison, beaucoup de citoyens critiquent vertement l’ENA – j’en fais partie – et on ne crie pas au scandale.
      Je pars très bientôt pour une tournée promotionnelle – enfin, pour autant que j’en sois capable – vers l’Europe des Bataves et des Celtes et ne peux m’étendre.
      Ma seule affirmation (un peu tapageuse) concernait en fait le hiatus qu’il y a entre un titre ou une profession et la qualification qu’elle recouvre. C’est une opinion. Il n’y a aucune attaque directe contre une personne ou une branche en particulier. Quand on dit que les sportifs professionnels de haut niveau ne se prennent pas pour rien et n’ont souvent pas trop d’autres choses à faire valoir, cela ne signifie pas que tous répondent à ce cliché. Ou quand on sous-entend que, souvent (parfois?; régulièrement?), ils font appel à des substances illicites et dangereuses, c’est la même chose. Et je pense que la liberté consiste à pouvoir émettre une opinion, même générale, même parfois peu étayée., quitte à passer pour un con. mais, ça, j’assume. C’est une affaire de conception: le « politiquement correct » ou pas.

      J'aime

      • Luc, je voulais indiquer que certaines personnes en étaient presque arrivés à la diffamation, car je l’ai entendu ; je sais que vous n’en êtes pas du tout à ce stade, malgré votre opinion plutôt défavorable. Les étudiants, certes , payent, comme tous les étudiants de France et de Navarre, pour bénéficier d’enseignement théoriques et pratiques, dont la plupart sont donnés par des professionnels et des enseignants universitaires. L’orientation générale est très professionnalisante. Faudrait-il s’abstenir d’apprendre pour devenir un bon professionnel ? C’est la somme, la synthèse, de l’appris et du vécu qui forge une personnalité.
        Je n’ai jamais rencontré de jeunes qui ont eu la morgue de se prétendre « bons » sur l’unique base de leur passage à Suze. Cela peut exister, bien entendu, mais il s’agit d’une attitude qui concerne toutes les formations et tous les milieux, comme de prétendre savoir faire du vin lorsqu’on est un puissant winemaker/homme d’affaire qui ne pose jamais un pied dans une vigne ou dans une cave et qui serait bien incapable de tailler ou de vinifier. C’est-à-dire quelque chose général et non pas de spécifique.
        Bien sur qu’il existe un hiatus entre un titre et la qualification qu’elle recouvre ; avec la vigne et le vin, nous sommes inévitablement dans le domaine des Sciences de la Nature qui exige de très nombreuses années d’apprentissage (ce mot me plait ; il est empreint d’une certaine humilité). Certains peuvent « zapper » cet apprentissage, mais ils ne font pas long feu dans le milieu ; à titre de comparaison, un pilote d’hélicoptère me disait : « il n’y pas de mauvais pilotes d’hélicoptère, parce qu’ils sont tous déjà morts « …

        Luc, une chose au moins est claire : on ne peut pas discuter si l’on est pas devant une belle bouteille en train de boire un bon vin.
        Bonne chance chez les gens du Nord !

        J'aime

  6. J’ai visité deux fois l’Université du Vin, à quelques années d’intervalles (dont la dernière fois, en décembre), et j’ai plutôt eu une bonne impression, notamment en ce qui concerne les enseignements professionnalisants et l’analyse sensorielle, mais aussi pour les formations pour oenophiles. Je connais d’ailleurs des gens qui y sont passés, comme Milena Pepe, que j’apprécie.

    J'aime

  7. Franchement c’est un peu cu-cu mais ça n’a rien de choquant. On est dans le neo-marketing, c’est juste un petit geste rigolo, s’ils ne se prennent pas trop au sérieux – et c’est un peu ça le curseur pour juger le choix de la forme de com.

    Rien avoir avec les cadenas sur les ponts parisiens qui ne sont certainement pas réclamés par la ville de Paris (contrairement aux billets sur les vignes du domaine) mais qui ne sont que l’oeuvre (pardon) d’idiots ego-centriques (on est con quand on est amoureux…) qui polluent visuellement et durablement le paysage et l’environnement (métaux lourds à recycler) pour assouvir leur petite vision égoiste, mais 100% conforme aux souhaits collectifs de milliers de simili-égoistes, du « Paris ville de l’amour », si américaine et totalement étrangère aux Français, provinciaux ou Parisiens soit dit en passant. Les cadenas sont un insupportable mélange de mièvrerie-égoisme, les billets sur les vignes c’est juste un moyen de partager gentiment avec ses consommateurs un moment, d’offrir un lien vers la vigne, dans un but purement commercial certes, mais je ne connais aucun domaine qui fait du vin pour autre chose que pour le vendre…
    Et il y a tant de publicité autrement plus agressive et intrusive qui nous claudiaschiffer et nous paullousullitzer tous les jours. Là, c’est du volontariat.
    Et puis Français, habitant à l’étranger, quand je vois (depuis l’extérieur, la vision est forcément plus accrue sur les défauts) la façon de communiquer des Français (vin et pas vin), leur stratégie en matière de prix (vin et pas vin, en France c’est culturel de prendre les consommateurs pour des #!4$X&!…) … mouais, on peut pas vraiment critiquer celui qui tente et crée du lien avec ses consommateurs (autrement que par une allocation,… oui, je suis très cynique aujourd’hui, pardon), je comprends que c’est pas demain la veille qu’une telle opération sera mise en place par un domaine de Bourgogne (ah le terroir, il est beau et point barre !).
    C’est pas si scandaleux, soyons capables de l’accepter tout en reconnaissant que c’est pas notre truc et travaillons à créer nos propres façons de se vendre, nos propres outils, tout en essayant d’arrêter de prendre les consommateurs pour des #!4$X&! (sur le dernier point, il y a du taf, et pas qu’un peu…).

    J'aime

  8. Je ne sais si cette chanson magnifique apportera quelque chose à ce débat : https://www.youtube.com/watch?v=8ubv5-kjIbM

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s