Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Comment choisir un vin d’IGP Pays d’Oc ?

13 Commentaires

vdp-oc-logo-2

Les chiffres donnent presque le tournis : plus de 700 millions de bouteilles produits par an, près de 20% des exportations de vins français, 60% de tous les vins IGP de France, une superficie qui couvre 4 départements ainsi qu’un bout d’un cinquième (Hérault, Aude, Gard, Pyrénées-Orientales plus 6 communes de la Lozère) et une très grande diversité de cépages autorisée (57 à ce jour, je crois, mais peut-être plus). Il y a donc un choix énorme et une très grande diversité dans les styles. Se pose alors la question de comment choisir son vin dans cette vaste région de production française.

map-paysdocwines

L’axe cépage, mais pas seulement

La possibilité d’indiquer le cépage principal ou exclusif sur l’étiquette est surement une des clefs de la réussite de cette catégorie de vin dans les marchés à l’export, là ou c’est le cépage qui fournit une idée du style d’un vin, en tout cas bien plus qu’un nom d’appellation souvent obscure et à l’identité parfois fluctuante. Mais le Pays d’Oc ne se cantonne pas dans ce choix unique : des cuvées bi-cépage, multi-cépage voire sans mention du cépage sur l’étiquette faciale abondent aussi. Dans ce dernier cas, c’est la marque et le discours dessus qui prennent le rôle principale, limitant généralement de telles cuvées à des marchés de niche, mais leur permettant aussi d’échapper à la concurrence imposée par un prix moyen relativement faible, dicté par une concurrence mondiale dans le cas des cépages les plus connus.

art_et_la_maniere

Le climat méditerranéen

Le point commun entre tous les vins de cette zone étendue est le climat méditerranéen, même si des influences locales engendrent des méso-climats variables : proximité maritime ou son contraire, vents, orientations et altitudes. Cela assure une certaine régularité d’ensoleillement et une maturité du raisin qui en découle, bien que cela est à nuancer selon la localité. Le terroir, c’est surtout le climat local, même si le sol a son rôle à joueur aussi.

Les hommes et leur travail

C’est ici que se creuse les différences entre des vins d’une même région. La climat et le cépage fournissent un cadre dans lequel l’homme fait ses choix, exerce sa discrimination et utilise ses méthodes en fonction de ses capacités économiques et du type de vin visé. Deux vins issus de la même zone et du même cépage peuvent être très différents selon les choix de l’homme.

IGP Pays d’Oc Collection 2016

Tout cela ne rend pas facile le choix du consommateur, ni du prescripteur d’ailleurs. C’est certainement une des motivations principales d’une sélection qui est opérée chaque année, depuis 2007, parmi les vins de cette vaste Indication Géographique et qui s’intitule « Trophée Collection Pays d’Oc IGP ». Chaque année, un jury international de professionnels sélectionne une vingtaine de cuvées qui porteront le titre de « Pépites ». L’édition 2016 avait lieu à Nîmes au mois de juin dernier. Je n’y étais pas mais j’ai demandé et reçu l’ensemble des vins sélectionnés: 8 blancs et 12 rouges.

Cette collection comporte des choses originales sur le plan des cépages et des assemblages, et c’est là assurément un des atouts de la catégorie IGP que de donner un bien plus grand espace de créativité aux producteurs que les AOP. Je me suis aussi intéressé à quelques aspects qui ont leur importance pour le consommateur : la présentation, comprenant l’étiquette et ses mentions, mais aussi le bouchage et le prix de vente. Curieusement, seulement trois vins (un rouge et deux blancs) étaient fermés avec une capsule à vis. La fourchette de prix est assez large, allant de 5 à 21 euros la bouteille. J’ai trouvé les rouges globalement plus intéressants que les blancs. Ils sont plus chers aussi, mais le rapport qualité/prix est généralement correct.

Voici donc mes impressions plus en détail:

Les vins rouges (dans l’ordre ascendant de leur prix public)

 

wine_55639_web

Vignerons Foncalieu, Le Versant Syrah 2015 (prix public : 6 euros)

Le vin rouge le moins cher de le série. Présentation très soignée et « classe » pour un vin de ce prix. Information complète sur l’étiquette faciale.

Intense aussi bien au nez qu’en bouche. Le fruité est dense autour de tannins de moyenne intensité. Ce vin semble encore très jeune et aura besoin d’un an de plus en bouteille. Excellent rapport qualité/prix.

Domaine de La Baume, La Jeunesse Syrah 2015 (prix public : 6,50 euros)

Très accessible par son prix, ce vin dit tout sur son étiquette très classique. Bouchon en matière synthétique.

Le nez souffre de réduction au début puis laisse se développer des arômes de fruits noirs frais. Sa jeunesse se manifeste par une certaine raideur en bouche. C’est peu complexe mais franc et d’une qualité correcte pour son prix.

 

calmel-joseph-villa-blanche-marselan-igp-pays-d-oc-france-10735310

Villa Blanche, Calmel & Joseph, Marselan 2014 (prix public : 7 euros)

Le seul vin rouge de cette série fermé par une capsule à vis, et aussi un des moins chers, ce qui n’est pas, pour moi, une association bien logique. Présentation moderne avec une touche de classicisme. Le cépage est une introduction relativement récente, issue d’un croisement entre Grenache et Cabernet Sauvignon.

Robe dense, nez sombre et terreux avec des traces de boisé. Ce boisé a bien arrondi les angles en bouche et donne une note un peu sucrée en finale. Vin expressif, relativement intense et qui donne du plaisir dans un style accessible.

entre-nous

Valensac, Entre Nous, Petit Verdot 2014 (prix public 7,50 euros)

Le cépage n’apparaît pas sur l’étiquette faciale dont le graphisme est moderne. Peut-être que la rareté de ce cépage explique cela? Bouchon synthétique.

Nez assez intense avec un caractère intéressant qui se situe sur le versant animal et sous-bois avec un fond de fruits sauvages. Vin juteux dont le fruit est bien mur. De la matière et de la fraîcheur. Bon vin à un bon prix.

Domaine du Grand Chemin, cuvée JMF 2014 (prix public : 9,20)

Ce vin cache son jeu d’assemblage sur une contre-étiquette. Dommage car il est très singulier, associant Cabernet Sauvignon et Pinot Noir. Curieusement, la fiche produit fournie avec les vins substitue Cinsault au Cabernet, mais aussi bien la contre-étiquette que le site du producteur disent le contraire. Habillage sobre, classique et élégant.

La partie Cabernet domine au nez, mais le vin gagne en allégresse en bouche avec un aspect fluide qui est bien agréable et qui permet au fruité du Pinot Noir de prendre son envol. Bel équilibre d’ensemble dans un vin très gourmand. Prix raisonnable pour cette qualité.

 

elixir-rouge

 

Domaine Condamine Bertrand, Elixir 2014 (prix public : 12 euros ttc)

Bonne présentation, assez sobre; moderne. Les cépages apparaissent sur la contre-étiquette : Syrah, Grenache et Cabernet Sauvignon.

Le nez est marqué par la Syrah, avec des notes de fruits rouges et noirs, ainsi que des épices. En bouche le vin est très juteux, axé autour des fruits noirs avec une jolie sensation de vivacité. Une pointe d’amertume relève la finale. Bon vin.

domaine-aigues-belles_rouge-cuvee-nicole-2006

Domaine d’Aigues Belles, Cuvée Nicole 2013 (prix public : 12,80 euros)

Belle étiquette, dépouillée, presque minimaliste mais très élégante. Indication des cépages sur la contre-étiquette : Syrah, Cabernet-Sauvignon, Merlot.

Nez fin marqué par le Cabernet Sauvignon. Le boisé est assez perceptible mais il rajoute un degré de complexité intéressant en allongeant aussi les saveurs. Très belle matière pour ce vin qui a du caractère et de la classe pour un prix raisonnable.

Alma Cersius, Terra Patres 2012 (prix public : 15 euros)

Un vin pour les latinistes (combien de divisions ?). La bouteille est terriblement lourde et la contre-étiquette très difficile à lire à cause d’un fond gris. On y décèle péniblement un assemblage entre Syrah, Merlot et Cabernet Sauvignon.

Nez fin avec un joli boisé. La densité sur le palais est un peu épaisse, ce qui signe une certaine ambition mais, avec 4 ans depuis la date de vendange, cela me semble un peu « too much » et la finale est asséchante.

Domaine de Brau, Pinot Noir 2015 (prix public : entre 15 et 20 euros)

La cépage apparait en très grand sur l’étiquette, ce qui est rare, voire unique dans cette série. On capitalise certainement sur le réussite actuelle de ce cépage. L’habillage est moderne dans un style sobre et élégant.

Le vin met en avant sa qualité de fruit, de type cerise amer avec un peu de pruneau. Aussi bien doté en fruit en bouche avec une touche d’amertume en finale qui donne du relief à l’ensemble. Vin très plaisant, un peu cher peut-être.

Mas de Salagou, Cinérite 2013 (prix public : 20 euros)

Même la contre-étiquette ne fournit aucune information au consommateur quant à la composition de ce vin. La fiche produit indique Syrah/Merlot/Carignan, mais le producteur doit estimer que cette information n’est pas utile, alors qu’il inclut un long discours peu factuel. Etiquette un peu vieillotte. Prix assez élevé.

Nez discret de petits fruits rouges avec une touche de fumée. En bouche, texture fine, fruité discret et tannins présents mais peu massifs. Bonne persistance et bon vin.

gaida-chemin-de-moscou

Domaine Gayda, Chemin de Moscou 2013 (prix public : 21 euros)

Etiquette moderne, dépouillée et créative par son graphisme. Le nom intrigue, aussi. La contre-étiquette nous informe sur la composition de ce vin : Syrah, Grenache et Cinsault. Prix élevé mais justifié.

Le nez déjà modifie la dimension de ce vin quant à sa complexité par rapport aux autres de la série : puissant, mûr mais équilibré dans l’ensemble, au nez comme en bouche, avec une excellente intégration des tannins. La finale démontre aussi une finesse intéressante. Très bon vin.

 

Les vins blancs (dans l’ordre ascendant de leur prix public)

0611417_beauvignac_chardonnay

Les Costières de Pomerols, Beauvignac Chardonnay 2015 (prix public : 5 euros)

Etiquette classique mais claire, avec le cépage sur une bande à part. Le prix  le plus bas de la série. Le flacon que j’ai reçu n’avait pas de capsule à vis. Pourquoi ? Ah oui, les Français n’aiment pas cela, paraît-il.

Bon vin très bien fait avec un joli fruité qui s’exprime avec gourmandise et fraîcheur. Une bonne affaire pour un vin difficile à critiquer tant il est facile d’accès dans tous les sens du terme !

Domaine La Provenquière, Sémillon Vermentino (prix public : 5,70 euros)

Capsule à vis et assemblage original pour ce vin au prix modeste, presenté avec une étiquette claire et informative.

Joli vin assez parfumé et correctement équilibré. Une légère pointe d’amertume vers le milieu et la fin de bouche donne du relief à l’ensemble et rajoute de la longueur. Très bien à ce prix.

Domaine Mas de Madame, Muscat Sec 2015 (prix public : 7 euros)

Bonne idée d’inclure un Muscat sec dans la sélection. Présentation sobre et élégante, mais il ne faudrait pas mettre cette bouteille claire à la lumière sous peine de voir le vin s’altérer définitivement.

Bien typé muscat au nez. Texture suave en bouche, avec des saveurs de rose et de lychee persistantes. Un vin agréable à petite dose, par son caractère très aromatique.

les-hauts-de-janeil-grenache-viognier-igp-pays-d-o

Les Hauts de Janiel, Grenache Viognier 2015 (prix public : 8 euros)

Un vin de l’écurie François Lurton qui est le seul de cette série à être obturé par une capsule à vis. Jolie étiquette faciale qui donne toute l’information.

La partie Grenache semble dominer ce vin dont la fraîcheur surprend, vu les cépages. Belle qualité de fruit. Vin très agréable.

Domaines Paul Mas, Mas des Tannes Réserve 2015 (prix public : 11,50 euros)

Le cépage (Grenache blanc) n’apparaît même pas sur l’étiquette. En a-t-on honte ?

Ce vin m’a déçu car il semble pesant, avec une finale liégeuse. Peut-être un problème de bouchon. Mettez des capsules à vis !

Mas La Chevalière, Peyroli, Chardonnay 2013 (prix public : 13,50)

Domaine fondé par Laroche et maintenant dans le large giron d’Advini. Etiquette classique qui indique l’essentiel, bouchon liège.

Assez puissant et gras, le vin est juste tenu en équilibre autour d’une matière mûre mais ferme. Un bon vin commercial, bien fait mais sans éclat et qui vaut plus que le double du Bauvignac.

Collines du Bourdic, Le Prestige 2015 (prix public : entre 8 et 15 euros !)

La fourchette indiquée pour le prix sur la fiche produit me semble très large ! La cépage (Chardonnay) n’apparaît que sur la contre-étiquette.

C’est très parfumé et très boisé dans un registre noix de coco (bois US ?). Cela semble acidifié et il y a aussi de l’amertume présente dans la courte finale. Ce vin ne mérite pas de faire partie de cette sélection, à mon avis.

figure_libre_freestyle_blanc_2014_0

Domaine Gayda, Figure Libre, Chenin Blanc 2014 (prix public : 16 euros)

Comme pour son rouge, ce domaine vise clairement un autre marché que celui de masse avec ce vin qui est encore une fois le plus cher de la série. Cette fois-ci on trouve le cépage (une variété peu habituelle dans la région) sur l’étiquette faciale qui joue aussi la créativité par son graphisme.

Peu expressif au nez mais donnant une impression de finesse, ce vin me plait par sa texture suave, son équilibre et sa longueur en bouche. C’est le vin le plus raffiné de la série, mais aussi le plus cher.

 

Maintenant, à vous de choisir…

 

David

PS. Petite victoire du XV de la rose avant-hier soir contre une équipe de France qui méritait de gagner sur l’ensemble de son match, sauf la fin. Mais un match de rugby dure 80 minutes et les anglais on su être patients et appuyer quand les erreurs commençaient à coûter plus cher.

_93936947_england_getty

 

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

13 réflexions sur “Comment choisir un vin d’IGP Pays d’Oc ?

  1. Il faudrait qu’on m’explique pourquoi, si le Français est si traditionaliste en matière de bouchage, il achète majoritairement ses Portos et ses Pineaux des Charentes sous capsule à vis; et aussi, pourquoi il se tourne de plus en plus vers le BIB?
    Au fait, qui décide pour lui de ce qu’il aime et de ce qu’il n’aime pas? Le producteur, le sommelier, le caviste, le distributeur? Et qu’a-t-il de si différent de son voisin Suisse, qui produit et qui boit très majoritairement des vins sous capsules depuis plus de 30 ans?

    J'aime

  2. Bonne question Hervé. Je crois bien que le distributeur est souvent très conservateur (et ignorant). Mais je constate aussi en parlant avec mes élèves et autres lors de séances de dégustation que la plupart des consommateurs considèrent que la capsule à vis est réservée aux vins bon marché et ne permet pas une évolution du vin en bouteille, pour résumer. Il y a donc un gros travail collectif d’information à mener.

    J'aime

    • Rien à voir avec ce qui précède, David, mais puisque tu parlais rugby à la fin de ton papier, tu as sans doute appris la nouvelle de la mort de Joost van der Westhuisen (45 ans). Et à tort ou à raison, je ne peux m’empêcher de me poser la question du dopage.
      J’aimerais tant que certaines choses soient vraiment propres – le sport, le journalisme, le vin…
      Indécrottable gogo que je suis.

      J'aime

  3. Ce n’est pas une question de ce que le consommateur aime ou pas. Pour cela, les chiffres parlent tous seuls.
    Par contre, il y a le vin dont on aime parler…. ou pas..
    Dans la catégorie, j’aime en boire mais pas en parler, le Winner is? Le vin en BIB
    De manière générale, c’est beaucoup plus facile de décrire un vin complexe qu’un vin simple. D’ailleurs messieurs les dégustateurs patentés, c’est bien ce que vous faites.
    Choisir le meilleur vin de sa gamme pour faire son marketing, c’est basic, non? C’est l’effet « premiumisation » comme dit en se moment le CIVL (Languedoc) et comme ont toujours fait la Bourgogne et le Bordeaux, les modèles absolus de la réussite marketing à la française.
    Le « consommateur de vin » qui occupe la plupart des articles sur le marché du vin, c’est le frère de « la ménagère de plus de 50 ans de la TV » et le lointain cousin du « jeune de la génération Y ».
    Avec un peu d’exercice, on doit pouvoir écrire un article de toutes pièces en enfilant les lieux communs de la consommation du Vin.

    J'aime

  4. Chère Nadine, si l’offre de vins en capsule n’existe pas, ou presque, les chiffres ne peuvent que montrer une « préférence » pour le bouchon de liège, au moins pour les volumes inférieurs à un litre.
    Et si l’offre de BIB est aujourd’hui mieux représentée, c’est parce qu’elle offre une avantage au plan du prix, et de la praticité – au moins pour ceux qui sont près à boire le même vin assez longtemps – 3 ou 5 litres, chez moi, cela me ferait au moins 2 semaines.
    Je ne me prends pas pour le consommateur moyen, mais je pense que la plupart des amateurs de vins (ceux qui l’aiment d’amour, pas comme une simple boisson, mais pour l’histoire liquide qu’il raconte à nos papilles, si tu me permets ce raccourci poétique), aiment changer de vin plus d’une fois toutes les semaines. Il y a bien sûr les banquets, ou les très gros consommateurs, mais cela laisse à mon sens une belle place pour une alternative plus pratique et moins risquée aux vins vendus sous liège et en bouteille de 75cl. Pour moi, que ce soit pour les vins bon marché ou pour les vins chers (a fortiori pour les vins chers, puisque le risque est plus grand), cette alternative est la capsule.
    Mais le mieux, ce serait encore que ces différentes solutions cohabitent, pour que chacun puisse choisir – comme cohabitent au rayon lait des bouteilles et des briques, par exemple…

    J'aime

  5. D’accord avec Hervé. L’offre en capsules à vis est pathétiquement faible et inexistante pour les vins de qualité. Si je pouvais acheter tous mes vins fermés ainsi (ou par Vinoloc) je le ferai. Le BiB c’est bien et cela tient mais, comme Hervé, je n’ai pas envie de boire la même chose tous les jours.

    J'aime

  6. Vous avez raison de mettre l’accent sur le plaisir de la diversité pour la consommation des vins. On peut même parler de la diversité de goûts. Mais il faut reconnaître aussi que certains consommateurs, (dont on a déterminé le profil), n’aiment pas la diversité. De même que certaines personnes ont horreur des surprises. Le profil des « découvreurs », (ceux qui vont choisir une bouteille non connue), compte le plus petit nombre. Je connais des amateurs qui sont contents d’avoir trouvé leur « vin préféré » qu’ils pourront acheté tranquillement pour tous les jours et tout le temps. Je ne connais pas d’analyse sur le sujet mais je suis prête à parier que les consommateurs de BIB ont ce profil-là : Le consommateur fidèle tant qu’on ne lui change pas l’étiquette ou le prix.
    Pour ce qui est de la capsule à vis, les à priori sont encore très forts, le rapport au bouchon est sensuel, culturel et fétichiste. Tant qu’on aura pas trouvé la capsule à vis qui fait « Pop » à l’ouverture, elle restera, globalement, le bouchage des vins pas chers.
    Même si de grands vignerons l’ont – un peu – adoptée, comme Laroche à Chablis et puis???? et puis qui?

    J'aime

  7. Oui, et puis qui, on se le demande …

    J'aime

  8. Oui, les vins de Luc (et merci à lui) mais aussi la plupart des Autrichiens, des NZ, des Australiens, des Sud Af, et beaucoup d’Allemands. Les pays Latins ont du retard. Wake up !

    J'aime

  9. En fait, David, tu veux dire que le bouchon de liège est une sorte de marqueur de civilisation; les barbares germains et assimilés ne l’emploient pas, les héritiers de la culture latine, si.
    C’est bien vu, car le bouchon a une qualité des plus aléatoires. Du mot latin alea, le dé. Alea jacta est…

    J'aime

  10. Un grand merci de nous faire partager ces sélections d’IGP du pays d’Oc !! je n’achète pas mes vins en GD mais je jette un oeil dans le rayon.. j’aimerai bien voir de bon vins d’Oc car marre de voir du castel…. 😦 Et merci pour vos articles que j’ai plaisir à lire !!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s