Les 5 du Vin

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De culture française, ne vous en déplaise

11 Commentaires

A ceux qui veulent des commentaires de vins, cette semaine, je dis: vous pouvez sauter cette chronique. Rendez-vous mercredi prochain.

Aujourd’hui, en effet, je parlerai de la culture française. C’est Jean-Jacques Aillagon qui m’y oblige.

D’un ancien ministre français de la Culture comme lui, on aurait pu s’attendre à ce qu’il la défende – je parle de la culture française. Et bien non, pour M. Aillagon, « il n’y a pas de culture française ».

Et cet ancien commis de l’Etat de citer à la barre du tribunal de sa révolution culturelle le sieur Giovanni-Battista Lulli, «Florentin et fondateur de la musique française» (sic). 

Sauf que c’est archi-faux.

M. Aillagon doit relire ses sources ou changer de lunettes: le jeune Lully est arrivé en France à l’âge de 13 ans, comme garçon de chambre, puis aide-cuisinier dans la suite de Mme de Montpensier; il n’a reçu aucune éducation musicale en Italie.

Le violon et la composition, c’est à Paris qu’il les appris, notamment du compositeur français Nicolas Métru, né à Bar-sur-Aube.

Aussi Lully n’est-il en rien le représentant ni le vulgarisateur de la musique italienne en France. Juste, peut-être, des «moeurs italiennes», comme on appelait à l’époque l’homosexualité masculine (et elle n’avait pas attendu Lully, en France).

L’exemple est donc très mal choisi. J’observe en outre qu’il passe sous silence l’importance de musiciens comme Métru, mais aussi Gaultier, Louis Couperin ou Jean de Sainte-Colombe, sans parler, un peu plus tard, de Charpentier, François Couperin, de Forqueray, de Boismortier, Hotteterre et Rameau. Autant d’exemples du « goût français », d’abord teinté de baroque, puis de galant, et enfin, de classicisme (car aucune culture n’échappe vraiment à son temps).

century_la_musique_des_siecles_volume_13_la_musique_du_grand_compilationFrench Music? Sans doute une erreur de traduction…

Surtout, M. Aillagon, votre formule me choque profondément: qui êtes-vous donc pour dire ce qui est français ou ce qui ne l’est pas?

Ministre de la culture, ou ministre du métissage?

Je respecte tout à fait votre droit de glorifier le métissage, comme naguère on louait le Bon Dieu, toujours et en tout lieu; tiens, serait-ce un nouveau culte d’inspiration libérale, qui vise à faciliter les échanges de capitaux? Et je ne suis pas assez obtus pour ne pas reconnaître que ma culture (française, ne vous en déplaise) est la résultante de multiples apports, qu’ils soient celtes, germains, grecs, latins, italiens, espagnols, allemands, anglais, portugais, arabes, africains ou russes (la liste n’est pas limitative).  L’inverse est aussi vrai, d’ailleurs. 

Respectez aussi, s’il vous plaît, mon droit de me dire Français, de culture française, et de vouloir, modestement, la sauvegarder, voire de la transmettre. Et ne parlez pas en mon nom.

Il paraît que l’on a les ministres qu’on mérite; je ne me considère pas comme passéiste (la preuve, je bois plus souvent du Coume Majou que du Lynch-Bages), mais je n’arrive pas à imaginer André Malraux déclarant doctement que la culture du pays qu’il sert (puisque ministre, vous le savez, veut dire serviteur), n’existe pas. C’était un coup à supprimer le ministère!

Comment appelez-vous donc la culture qui s’expose à la Wallace Collection, à Londres, dont la moitié des salles sont remplies de mobilier de Versailles, de vases de Sèvres et de tableaux de peintres français? Comment traduisez-vous « French school », «  »French painting », « French music », « French furniture »?

Qu’est-ce qui vous fait tellement honte dans vos propres racines, dans votre propre héritage? Et à qui voulez-vous donner des gages d’aculturation?

ed836fdc541c00197aaf17c8b7dd3b86A la Collection Wallace, on trouve même ce French Vase.

Comme ancien président de l’Etablissement Public du Château de Versailles, j’aurais cru que vous auriez magnifié le goût du Grand Siècle, à l’instar de M. Wallace; vous avez préféré faire exposer dans les galeries et jardins du Roi Soleil les oeuvres absconses ou provocatrices de pseudo-artistes dont les «créations» étaient aussi à leur place en ce lieu que vous pourriez l’être au concours du plus gros mangeur de hot-dog de Coney Island (quoique, votre vie privée ne regarde que vous). Ce mélange des genres me choque. Vous parlez de fertilisation croisée; j’y vois surtout un beau foutoir. Pour moi, vous confondez beaux arts et bazar. Je n’aurais jamais cru devoir un jour me justifier d’être et de me sentir français. Comment en est-on arrivé à devoir s’excuser dans son propre pays de ne pas être métissé ou métissable, ou à tout le moins, de ne pas appartenir à une quelconque minorité ethnique, religieuse ou sexuelle? 

koons-chien-1024x685De l’art ou du cochon? Du Koons à Versailles (Photo Kazoart)

Français, donc ringard

Mon pauvre ministère, moi, je l’exerce dans le vin. Et je peux témoigner qu’il y a une culture française du vin – même si, hélas, elle est en grand danger de disparaître. Attaquée qu’elle est, non seulement par une réglementation d’inspiration hygiéniste, mais aussi par le manque de transmission des valeurs du vin. Et peut-être, qui sait, par le soupçon de ringardise que des gens comme vous faites peser sur tout ce qui est trop français – comme si terroir rimait forcément avec franchouillard. 

Au point que c’est à l’étranger, aujourd’hui, que la culture du vin semble la plus dynamique.

Cette culture là, M. Aillagon, a poussé des pays entiers à planter nos cépages français, à acheter des barriques françaises, à se payer les services d’oenologues français, et à comparer leurs meilleurs vins à nos propres crus. Quand le Jugement de Paris a été organisé, c’étaient les grands Bordeaux qui étaient les étalons de mesure, pour nos amis californiens, ce n’était ni Grange, ni Goats do Roam.

goatsTout rapport avec les Côtes du Rhône est totalement fortuit… Pourquoi un vignoble sud-africain ferait-il donc référence à une région française?

Et je lisais encore récemment un article à propos d’un grand domaine de la Rioja, qui se ventait de vinifier « comme un château du Médoc ».

Je pourrais aussi apporter à l’appui de ma thèse une pleine charretée de supertoscans – merlot, cabernet, botte di rovere francese.

Vous aurez beau jeu de me dire que même dans la viticulture française, les apports étrangers ont été importants – vous pourrez évoquer par exemple le rôle des marchands anglais, hollandais ou danois dans la naissance des grands crus du Bordelais (« Ho Brian »), ou celui des Allemands dans le développement du Champagne. Ou encore l’origine espagnole du Grenache et du Carignan. Certes. Mais nos vins sont-ils moins français pour autant? Diriez-vous de la porcelaine de Limoges qu’elle a l’accent chinois, parce qu’elle utilise du kaolin? Que faites vous du génie des peuples? De leur faculté à se réapproprier, à transformer, à rendre leur ce qui vient d’ailleurs?

Après tout, cela ne choque personne qu’on parle de chocolat belge, de café italien ou de thé anglais. Et pourtant, la matière première de ces différents produits vient d’ailleurs.

Pourquoi n’y a-t-il que la France qui doive renier sa culture, M. Aillagon? Pourquoi, quand un Suisse met un drapeau près de sa maison, ou quand un Anglais porte un bonnet aux couleurs de l’Union Jack, on trouve ça naturel, alors que quand un Français fait la même chose, on parle de chauvinisme. Et au nom de quoi l’affirmation d’une nation catalane, écossaise, corse ou polynésienne serait-il plus acceptable que celle de la nation française? Mais qu’avons-nous donc encore à expier? Depuis que je suis né – en 1962 – je ne crois pas que nous ayons envahi quelque pays que ce soit. Je pense même que notre sphère d’influence n’a fait que reculer. Et je ne suis pas sûr que ce soit forcément toujours pour un mieux.

made-for-sharing

Notre plus grand tort, pour moi, serait d’oublier qui nous sommes, comme vous le faites; pas de nous en rappeler.

Qu’en pense M. Pinault, votre ancien employeur, grand collectionneur d’art éclectique, mais aussi propriétaire de Château Latour et de Château-Grillet? Dois-je m’attendre à ce qu’il y plante du Zinfandel, du Furmint, ou plus rigolo… du Pinotage? A quand son coming-out à lui, du genre: «Le vin français n’existe pas»?

par-12601-05032016lHervé Lalau

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

11 réflexions sur “De culture française, ne vous en déplaise

  1. Hola, Maître Lalau, quel coup de sang ! Mais oui, il existe une culture française tout comme il existe un goût français ainsi qu’un repas gastronomique français reconnu par l’Unesco. Autrement, que viendraient donc faire tous ces touristes en France ?
    Poser cette question me parait aussi stupide que d’affirmer que la France a été gouvernée ces dernières années par un premier ministre catalan. Ce serait intéressant d’ailleurs de lui poser la question et de voir ses réactions.
    Quant au sieur Aillagon, méritait-il une telle publicité ? Je ne vois pas bien ce que l’histoire de France retiendra de ce commis de l’état.
    Enfin, pour terminer sur une note prétentieuse bien adaptée au contexte, j’aime bien rappeler à tous ces donneurs de leçons cet antanaclase (rassurez-vous, ce n’est pas contagieux, je viens de découvrir ce que c’est !) : « la culture, c’est comme la confiture, moins on en a et plus on l’étale ».
    Alors en ces temps de campagne électorale, vive la France et j’ajoute volontiers vive les français.

    Aimé par 1 personne

  2. Vive le français M.Lalau, je vote pour lui comme conseiller au ministère de la culture.
    A un détail près, peut-on avoir une explication sur le « Coume Majou plutôt que Lynch-Bage » comme preuve du non passéisme?

    Aimé par 1 personne

  3. J’aime le verve d’Hervé et je n’ai que peu d’estime pour M. Aillagon et les horreurs qu’il a collé à Versailles. Ce culte de la laideur et de la vulgarité, si possible due à une production industrielle et à condition que cela soit vendu très cher, est aussi absurde que révoltant.

    Mais (il fallait bien que cela arrive !) je ne partage pas son élan de fierté d’une culture spécifique à une pays en particulier, qu’elle soit française, britannique, japonaise ou d’ailleurs. L’esprit humain, ses inventions et ses énergies nous donnent souvent le meilleur, et parfois le pire aussi. Mais je n’aime pas l’idée de lier cela à une nation. Cette notion de « nation » est un accident de parcours de l’histoire. Elle a quelques avantages, mais aussi beaucoup d’inconvénients. Je préfère croire à ce qui nous réunit qu’à ce qui nous sépare, et le nationalisme, dont l’origine est une forme d’unification d’un certain groupe, à, pour finir, engendré des séparations, voir bien pire. La culture, sous ses différentes formes, doit être vu comme un bien humain, à partager par tous. Je ne veux pas y voir des drapeaux (on garde cela pour le rugby, qui n’est qu’un jeu).

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    • La diversité est source de richesse. L’uniformisation d’appauvrissement.
      Les frontières ont toujours été séparation mais aussi sources de création d’échanges divers (culturels, linguistiques,…). C’est bien l’équilibre qui est la frontière qui est intéressant et difficile.

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  4. Hervé, j’éprouve une réelle émotion à la lecture de ton billet. Bravo, ces choses-là doivent être dites, portées comme un flambeau, brandies à la face du monde… Si encore M. Aillagon était le seul à se comporter de cette façon inadmissible…D’autres personnages, appelés à tort « grands commis de l’état » alors qu’ils sont au service de leur unique carrière, ont jalonné la vie de notre pays, s’efforçant de stigmatiser sa culture si brillamment exprimée à travers tous les arts décoratifs, la musique, l’art de vivre…Tu as illustré ton propos d’un somptueux vase de Sévres ; avant l’emploi du kaolin, que la Chine et le Japon savaient utiliser, nos manufactures (Saint-Cloud, Chantilly, Vincennes, Sèvres) ont su fabriquer des porcelaines tendres remarquables, fruit de l’intelligence et du goût très sûr des céramistes de cette époque.
    Une anecdote amusante qui relève -marginalement, certes- du sujet : il y a de cela plusieurs décennies, le conservateur du Palais des Papes, M. Sylvain Gagnière, homme d’une immense culture et amoureux de l’édifice dont il avait la charge, se voit imposer l’exposition d’œuvres tardives de Picasso, certaines dépourvues de signatures, dans la Grande Chapelle. Pas le meilleur de la production de ce célèbre peintre, loin de là. De plus, toiles mal accrochées, mal mises en valeur ; bref, dans mon Midi, on appelle cela : une « cagade ». Ni le lieu, ni le peintre, n’étaient mis en valeur, bien au contraire. Une trahison. Grand mécontentement de M. Gagnière…De passage avec un ami, il nous montre le sujet de son irritation et ledit ami lui affirme : « M. Gagnière, aucun problème, cette nuit, nous viendrons débarrasser la Grande Chapelle de toutes ces toiles ». Et le lendemain, appels téléphoniques angoissés de ce dernier nous disant : « mais vous n’avez quand même pas mis votre projet à exécution !! » Toutes les toiles avaient été dérobées…Elles ont été retrouvées quelques mois plus tard…et n’ont pas regagné les murs de la Grande Chapelle.

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  5. Bien.
    Aillagon a une vision perverse. Il oublie la moitié du raisonnement, il oublie de dire que c’est par des apports divers que la culture française s’est AUSSI (et pas uniquement!) construite. Il y a bien un « produit » final identifié comme français ; lui ne préfère voir que les apports étrangers, en niant l’identité du produit final, et politiser la culture.

    Donc 2 problèmes bien français :
    Primo : on politise tout et à outrance (et accessoirement on « élitise » tout – ça marche aussi pour le vin), et s’il y a bien quelque chose qui à mon sens devrait échapper à la politisation, c’est la culture (culture populaire vs muséification).

    Deuxio : Il n’y a qu’à France qu’on se méprise à ce point. C’est pathologique et le résultat de plusieurs décennies de lavage de cerveau (ah c’est devenu aussi une culture!).
    On a laissé le patriotisme (plutôt la connaissance et l’amour de sa culture, qui n’en est qu’une forme inoffensive) à l’extrême droite, comme d’autres valeurs et leur défense (il y aurait beaucoup à dire).
    La mondialisation est aussi l’hyper-individualisation qui forcément détruit les cultures (culture = communauté). On a relativisé toutes les cultures au point de penser qu’il n’y a simplement aujourd’hui pas de culture française et de la mépriser car elle doit être plurielle (en se croyant universelle) tout en ayant extrêmement peur de toute autre forme qu’elle pourrait prendre. Pourtant de manière schizophrénique on considère bien qu’il y a des cultures étrangères monolithiques qu’il ne faut surtout pas critiquer (le terme est fort). On fait la même chose avec l’Histoire de France que l’on révise, « acculturalise », et « universalise » ad nauseam.

    La France s’est construite sur l’uniformisation et la destruction de cultures (identités) locales. Par la violence. N’oublions pas que c’est un Etat artificiel. Une colonisation de l’intérieur. La transformation se poursuit même s’il n’y a plus de territoires à gagner. La transformation et la colonisation de la pensée se fait maintenant de l’intérieur. Et la mondialisation, qui est l’uniformisation, accentue le phénomène. Aillagon ou Macron (qui a dit la même chose) sont les défenseurs d’un élitisme mondialisé plein de mépris pour les peuples (gros mot!). Et dans cette transformation de la culture, le pire est à venir (je ne ferai pas de politique, il suffit d’observer l’évolution démographique, et donc culturelle, de la France ainsi que la façon dont des élites déconnectées de toute réalités, politisant (donc manipulant) et se reniant culturellement, pour comprendre vers quoi on va).
    Je me suis posé la question pourquoi tous nos candidats en campagne vont au Liban ? Peut-être parce que c’est notre modèle d’avenir.

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  6. J’aime bien la dernière interrogation de Pierre! Mais cela fait froid dans le dos aussi

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  7. Hervé, une curieuse réaction au poignet gauche (tendinite ex nihilo) accompagne pour le moment des polyarthralgies qui déclenchent parfois un petit cri de douleur. Outre l’inquiétude que cela fait naître en moi, c’es très invalidant et m’empêche même quasiment de me servir d’un clavier. Je vais quand même me fondre d’un petit commentaire. Tu sais que Léon est plutôt internationaliste et je ne suis pas le dernier à me moquer des nombreux travers français. Mais les critiquer revient, ipso facto, à reconnaître leur spécificité. Il y a EVIDEMMENT une culture française. Et elle est riche, de qualités, de bonheur et aussi de défauts. Bien sûr qu’elle est le résultat d’assimilations, d’absorptions … Comment pourrait-il en être autrement?
    Je (re)lis pour le moment le volumineux ouvrage de Pierre Milza chez Fayard, qui retrace l’histoire de l’Italie « Des origines à nos jours ». Les 148 premières pages sont nécessaires pour arriver au IVème siècle et aux royaumes barbares. Depuis les Etrusques, et même avant, ce qu’on appelle l’Empire romain n’a cessé d’engloutir et de se nourrir des influences extérieures, parfois en détruisant leur berceau même (Carthago delenda). Qui niera, même si le pays n’existe que depuis peu (la Savoie était française ou presque il y a 150 ans) qu’il existe une culture italienne?
    Que penser du « French disease », des « French leathers » et de l’affirmation, mille fois vérifiée, que « la cuisine française est la meilleure au monde, quand ce sont des Belges qui la font »? Et que dire de ces Belges qui font honneur au vignoble qui les a accueillis: Verhaeghe en Quercy, Thienpont en Libournais, Rijckaert dans l’ancienne possession des ducs à la Toison d’Or. J’ai choisi ces trois-là à cause de leur patronyme, à la sonorité bien française!

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    • Luc, les devenus vignerons que vous citez n’ont pas apporté avec eux les terroirs, les climats, les cépages, des méthodes de culture de la vigne et de vinification caractéristiques de leur pays d’origine. Ce sont des hommes, vous en êtes un exemple très significatif, venus avec du courage et de l’intelligence, et peut-être un soupçon de rêve, afin de se mouler dans des espaces et des sites français. Une forme d’assimilation comme une autre…et l’adoption, de leur part, d’une culture « française ».

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      • Vous avez bien lu ce que mon texte voulait dire, nous ne sommes nullement en opposition sur ce point. L’internationalisme, c’est croire (espérer, rêver?) que la terre appartient à ceux qui y travaillent, qui la travaillent, dans le respect de ce qu’elle est, de ses particularités et de son universalisme aussi. La consonnance plus « gothique » des patronymes, qui m’a fait choisir ceux-là parmi la centaine d’autres possibles, s’inscrit dans ce sens. Un caviste banyulenque, aujourd’hui disparu, a trouvé au début de mon installation ici que mes vins « faisaient trop Roussillon ». Il m’a rendu, sans le savoir, le plus bel hommage possible.

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