Les 5 du Vin

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Moi Président…, au Concours des vins IGP de France

2 Commentaires

Ce vendredi, j’ai eu la chance de participer au Concours National des vins IGP de France, organisé cette année au Château de Mons – non pas en Belgique, mais au cœur de la Gascogne, à Caussens.

Pour le compte d’Interigp, l’équipe des Côtes de Gascogne, Alain Desprats en tête, avait pris les choses en mains, avec l’aide de la Chambre d’Agriculture du Gers. Ce qui n’était pas une sinécure, car pour cette 7ème édition du concours, pas moins de 747 vins étaient en lice, représentant plus de 500 producteurs – coopératives, négociants et caves particulières.

Tout s’est passé sans anicroche, dans le sérieux et la bonne humeur. Outre les sessions de dégustation, ce fut pour moi l’occasion de rencontrer des vignerons méritants des quatre coins de la France. Des gens qui ne le cèdent en rien à leurs homologues des AOP en matière d’exigence de qualité – d’ailleurs, ce sont souvent les mêmes, certains produisent aussi bien des AOP et des IGP. À force de toujours mettre en avant le sol, les délimitations administratives, la technostructure, on finirait par en oublier la valeur humaine.

Rappelons par ailleurs qu’aujourd’hui, une bouteille de vin sur trois consommées en France est un vin IGP.

A mon jury, se trouvaient des vignerons venus de Vendée, d’Ardèche, du Languedoc et de Gascogne, ainsi qu’un représentant de France Agrimer.

J’étais le président de table – une responsabilité qui ne m’a pas trop pesé, car j’avais affaire à des dégustateurs précis et attentifs. Donc, « Moi Président », nous avons remis 10 médailles, réparties assez équitablement (mais c’était le hasard) entre Chardonnays du Val de Loire, Côtes de Gascogne rosés,  Merlots et Vermentinos de différentes IGP du Midi de la France – côté Languedoc et côté Sud-Est.

Mon jury: de gauche à droite, Michel Servage, Denis Roume, Jean Pierre Drieux, votre serviteur, Pierre Labruyère et Philippe Orion

Les résultats complets seront connus au courant de la semaine prochaine. Je vous donnerai le lien.

En attendant, et pour ce qui est de ma table, je dois souligner le niveau plus qu’honorable des vins en compétition, tout à fait comparable à celui des concours de vins AOC/AOP auxquels j’ai déjà pu participer.

Une fois les feuilles de notation rendues, est venu le temps de déguster pour le plaisir quelques uns des vins présentés, sur la terrasse du château, en apéritif. J’ai ainsi pu découvrir une IGP que je ne connaissais pas, les Côtes du Tarn, dont j’ai dégusté une demi-douzaine de vins.

Avec une prédilection pour deux d’entre eux: Le Terrane Prunelard 2016 de la Cave de Labastide, pour son superbe nez de violette et de quetsch, et sa bouche réglissée, franche et fraîche – un cépage bien intéressant, qui aurait sa place dans l’appellation Gaillac, à mon sens; j’ai aussi aimé la cuvée Les Granitiers (Vinovalie), un assemblage Duras-Fer-Gamay plein de peps, et jusque ce qu’il faut de rusticité; sans oublier, issu de la même équipe, Le Démon Noir rosé – une version très originale du malbec, robuste mais gourmande.

Autre coup de cœur: le Chardonnay Héritage Bio de Claude Vialade, à l’équilibre subtil entre floral et fruité, gras et acidité.

Je ne saurais vous quitter sans vous parler de quelques Côtes de Gascogne qui m’ont particulièrement séduit, comme la Cuvée Harmonie 2016 du Domaine de Pellehaut (une symphonie de 7 cépages, illustration tangible et liquide de la liberté des IGP), la Cuvée Pierres Blanches 2016 du Domaine Guillaman, ou encore le Grand Vin 2014 du Domaine de Cassaigne. Ce n’est là qu’un aperçu, j’aurai l’occasion de vous en dire plus après le Manseng Tour 2017, à là mi-mai.

Dominique Ferret, de l’excellent Domaine Guillaman

D’ici là, adious!

Hervé

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

2 réflexions sur “Moi Président…, au Concours des vins IGP de France

  1. Petite précision concernant le cépage prunelard à Gaillac, accepté en AOC quand il est assemblé (depuis 2008) mais IGP en monocépage. Rendons hommage à celui qui l’a fait revivre, replanté et vinifié en premier: Plageoles une fois de plus; et les vignerons/domaines qui y ont cru (Issaly, Carcenac, Bois Moisset…) et qui en font une vinif « personnelle »…
    Les caves coop’ font un peu figure de « suivistes » mais montrent aussi que ce cépage se répand sur l’appellation… et remplacera peut-être à moyen terme les ennuyeux cabernets et merlot…

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  2. Merci pour ces précisions. Quant à moi, je n’ai pu en déguster qu’un seul échantillon, de la Cave de Labastide, et qui, comme je l’ai dit, m’a beaucoup plu.

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