Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Who is David Cobbold? Qui est David Cobbold ?

9 Commentaires

A la requête d’un lecteur, Hervé Lalau a demandé à chacun des 5 du Vin de se présenter. Demande légitime, donc exécution. J’étais réticent au début, mais je m’y suis résigné. Je vais le faire en deux langues, chacune correspondant à la période de ma vie passée soit en Angleterre, mon pays d’origine, soit en France où je réside maintenant. Mon passeport actuel, ci-dessus, devant prochainement être changé pour un passeport français, du moins je l’espère. Je ne sais pas quelle est la manière la plus appropriée pour cet exercice un peu bizarre, mais je vais vous livrer une version historique simplifiée de ma vie, en deux langues donc. Je ne parlerai pas de mes goûts ou dégoûts en matière de vin: mes articles sur ce blog devraient suffire pour cela.

Chapter One

One of my schools. Since then I have generally avoided uniforms!

I was born quite a long time ago, in 1946, near Oxford in England. My father was a wine-merchant all his working life, apart from the war years spent in the army. My mother was active in local politics. My school education took place in boarding schools as from the age of 8, following family habits. My extra-curricular interests at school gradually shifted from sports (cricket, rugby, fives, rackets, squash and boxing) to painting, but both interests and pleasures have remained with me, together with some others, accumulated like corals on a reef. I was scheduled to go to Cambridge University but chose instead Sussex University for what seemed a more modern approach to teaching. I studied English literature and philosophy there for a short while before leaving to go to Art School which is what I had wanted to do all along. I worked at various odd jobs to pay my way there, like digging tunnels for the London Underground and selling ice-creams from a van. As good a school of life as what I had known previously! I managed three years of Art School in London (Central, then Chelsea) before starting to work as a photographer, having stupidly given up painting. Motorcycles had become my preferred means of transport by then, including a bit of track racing and some trials riding in the winter.

After a few years working on and off as a free-lance photographer, rebuilding a house and doing carpentry jobs in between to make ends meet, I decided, with my wife at that time, to move to France.

Deuxième chapitre

Le Biot, 74, entre Thonon et Morzine

Je suis arrivé en France en 1973, en Haute-Savoie. Je raconte parfois que je voulais aller en Italie mais que le vieux camion que je conduisais, avec nos quelques biens dedans, est tombé en panne devant les Alpes. Ce n’est pas totalement vrai. Nous sommes resté 18 mois en Haute-Savoie avant de changer pour un climat plus clément : l’Aquitaine, et plus précisément le Lot-et-Garonne. En Haute Savoie, devant la difficulté de gagner ma vie en tant que photographe-reporteur je suis devenu apprenti dans un atelier de menuiserie. Arrivé dans le Sud-Ouest je me suis mis à mon compte comme menuisier et j’ai commencé à restaurer une ruine.

Et le vin dans tout ça ? Pas grande chose. C’était le métier de mon père et, lorsque j’étais adolescent, je m’occupais de sa cave, parfois du service des vins et je connaissais presque par cœur les noms des domaines ou d’appellations que je voyais sur les étiquettes, essentiellement des crus classés de Bordeaux, des Bourgognes, des vins allemands et des portos, plus quelques autres. Mais je voulais faire autre chose à l’époque et je l’ai fait. Arrivé en France, et pendant quelques années, n’ayant pas les moyens de faire autrement, je buvais du vin en litres consignés : du 10° ou du 11° en semaine, et du 12° le weekend.

Arrivant à Paris en 1978 sur une Moto Guzzi Le Mans, suite à un divorce qui a entraîné un changement assez radical de vie, j’ai commencé progressivement à m’intéresser au vin, à acheter mes premiers flacons de vin « de garde », puis à m’inscrire à des cours à l’Académie du Vin, école fondée à Paris par Steven Spurrier. Je travaillais encore comme menuisier-ébéniste, chez des patrons qui ne me payaient pas bien et qui ne me déclaraient pas non plus. Je vendais alors des appartements le weekend pour fonctionner un peu mieux financièrement.

J’ai alors décidé de travailler dans le vin car le sujet et les gens de ce métier m’intéressaient fortement. En 1983, après avoir frappé à quelques portes et en insistant, j’ai été embauché comme caviste au Repaire de Bacchus, petite boutique de vins dans la rue des Acacias, dans le 17ème arrondissement de Paris. C’est devenu une chaîne plus tard, en changeant de propriétaire, mais sans moi car au bout d’un an je suis parti travailler aux Caves de la Madeleine, la boutique de Steven Spurrier. Pendant deux ans, je me suis occupé, avec l’équipe, de cette boutique et un peu aussi d’une autre affaire qu’il avait acheté, tout en donnant des cours de temps en temps (en anglais) à l’Académie du Vin. Par ce biais, j’ai connu Michel Dovaz, Michel Bettane et Georges Lepré, tous professeurs à l’époque dans cette école ouverte au public, et pas mal de vignerons aussi.

Joseph Henriot au Château de Beaune

En 1986 je fus embauché par un importateur et distributeur national pour monter une gamme de vins, m’occuper aussi de Champagne Pol Roger et de quelques produits AOC ou assimilés, tout en formant les vendeurs qui ne vendaient que des spiritueux à l’époque. C’était sportif ! Deux ans plus tard cette structure, qui appartenaient à Guinness, s’est trouvé fondue dans un joint-venture entre Guinness et LVMH et on m’a proposé de choisir entre un poste chez Moët & Chandon et un autre chez Veuve Clicquot. J’ai immédiatement opté pour la deuxième marque et j’ai en le bonheur de travailler pendant quelques année sous les ordres de Joseph Henriot. Quand il est parti, les choses n’étaient plus pareil chez la Veuve et les manœuvres de politique interne propre aux grands groupes n’étaient pas franchement ma tasse de thé !

Notre dernier livré publié (deux autres sont à venir prochainement)

Je suis donc devenu indépendant en 1995 et je ne l’ai jamais regretté, bien que mes revenus en aient pris une claque. Depuis, je fais tout ce que j’aime : je déguste, je rencontre des producteurs, je voyage, j’écris, je fais de la radio, j’enseigne et j’anime, le tout autour du vin (et parfois un peu d’eau aussi !). J’ai en plus le plaisir de travailler avec mon beau-fils, Sébastien Durand-Viel, et ma fille Mélissa travaille aussi dans le vin, mais à Bordeaux, au Château Marquis d’Alesme. Avec 4 collègues, dont un Master of Wine, j’ai fondé une école qui s’appelle l‘Académie du Vin de Paris où nous dispensons les programmes du Wine & Spirits Education Trust. Depuis 2004 je contribue chaque semaine aux émissions de radio In Vino (longtemps sur BFM, maintenant sur Sud Radio). J’anime des soirées ou des cours pour plusieurs groupes oenophiles, j’ai écrit ou co-écrit (avec Sébastien Durand-Viel) plus de 20 livres sur le vin et je contribue quelques articles à des magazines, en France et ailleurs.

Sur une Ducati 998 au circuit du Vigeant (n’est pas Dovisioso qui veut !)

Par ailleurs je garde intacte mes passions pour le rugby (le cricket, c’est devenu plus difficile vivant en France), pour la moto (piste, route et tout-terrain), pour la littérature et pour la peinture, vers laquelle je suis revenu en tant que praticien occasionnel.

Quelques tableaux plus ou moins récents sont visibles sur ma page Facebook, comme celui-ci. L’activité physique est essentielle à mon équilibre : course à pied, marche, gym et travaux de bâtiment quand j’en ai l’occasion. En termes de plaisirs esthétiques, mes goûts musicaux sont assez diversifiés mais avec un fort axe rock, blues et jazz, puis musiques du monde et classiques par moments aussi. Je ne vais plus au théâtre (trop cher) mais parfois au cinéma. J’ai beaucoup aimé la récente exposition de David Hockney et mes goûts en matière de peinture sont larges, bien que j’ai quelques réserves par rapport ce ce qui se dit « art contemporain », ses excès et son mauvais goût généralisé. Je lis en ce moment, en alternance, la correspondance entre Albert Camus et Maria Casarès et la collection des reportages à l’étranger d’Albert Londres : deux collections aussi épaisses qu’admirables.

Je ne sais pas si tout cela aide à répondre à la question posée, mais voilà….

David Cobbold

(en rose, je suppose parce que je supporte le Stade Français Paris, bon an mal an, et aussi parce que je suis de nature optimiste, globalement)

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

9 réflexions sur “Who is David Cobbold? Qui est David Cobbold ?

  1. OK, David. In 1983 I also studied at the Académie du Vin in Paris. I recall and evening, where we were able to taste all the big Bordeaux wines from 1982, from 2nd to 5th cru. Great. Later on I worked for Beaucastel and Repaire de Bacchus was certainly an important outlet in Paris. Later on, Steven and Repaire split up for tricky reasons as I understand. My site winesafari.net
    Gr Mike

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  2. J’ai une très bonne proposition à vous soumettre : ayant constaté que vous aviez acquis des talents dans le monde du bricolage et de la rénovation des demeures, j’offre : de vous loger, nourrir et abreuver pendant quelques jours afin de m’aider à refaire une montée d’escaliers délabrée contre une formation à la signification des terroirs dans la vallée du Rhône méridionale. Cela me paraît équilibré et n’exige aucune forme de salaire, puisque tout sera fondé sur des échanges…bonne journée. Quel baroudeur ce David !

    Aimé par 1 personne

  3. Bien vu, pour le rose de la signature.

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  4. I’ve been going through withdrawal, David, since you last published anything on your ‘More than just wine’ blog in 2014. Your thoughts about your interests in rugby, art, motos, literature were some of the best writing to be found on the world wide web. So, I’m happy to read here about these varied interests of yours. Not that I’m unhappy with your and your colleagues’ musings about wine on ‘Les 5 du Vin’. Keep up the good work, and as my late uncle liked to tell me about my motorcycling–‘Keep the shiny side up and the greasy side down’!
    Let me know when you’re next in the southwest. I’ll take a ride up to see you.

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  5. Tom; good to hear from you again. I was there late October and will be there again over the New Year. A bit cold for a ride up? Have been thinking about kick-starting the « More than just wine » blog again. Your encouragements mean a lot. I like the wise words of your uncle, although with the lean angles that modern bike tyres permit….

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    • I’ll see if I can find where I put my Damart, David. Yes, yes, anything that you write, in either French or English, is worth reading. I say that even having allowed my wine blog to lie fallow for almost two years… This blogging, as you know, is not easy.
      A bientôt j’espère.

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