Les OFF du Millésime BIO 2018 (volet 1): Les Affranchis

L’année 2018 commence par une série de salons qui s’enchaînent ; pour les premiers en date, je n’ai pas eu besoin d’aller très loin, puisqu’ils se tenaient à Montpellier.

Ce lundi, démarrage en douceur : c’est parti pour 2 jours non stop de dégustation de vins bio, nature… C’est mon choix, je les suis depuis 17 ans maintenant, (sans oublier les autres bien sur) et je veux voir de près leur évolution. Cette année encore, au moins six contre-manifestations sont organisées en marge du Millésime BIO. Des « off », il  y en avait un peu partout du dimanche 28 janvier jusqu’au mercredi 31 janvier. Je connais la position de beaucoup à l’égard de ces salons, ils ne les approuvent pas, voire même les trouve indécents, car ils profitent de la notoriété du salon officiel. Je ne partage pas cette position, je pense qu’ils sont complémentaires; en outre, je trouve le Millésime Bio, beaucoup trop grand, on s’y perd, plus de 800 exposants venus de 15 pays; et si l’on voulait faire du bon travail, il faudrait aller gouter à tous les stands, ce qui est absolument impossible (mais rassurez-vous, Marco y était et il vous en parlera sûrement). Tandis que les Off sont à taille humaine et plus conviviaux. Evidemment, en 2 jours, il n’est pas pensable de participer sérieusement à tous ces Off, c’est à dire d’aller gouter les vins de chaque vigneron présent ! J’essaie de les préparer en amont, en regardant la liste de tous les exposants, pour en dégager ceux chez qui j’aimerais aller gouter. Pas facile, car dans chaque salon, elle est impressionnante. Les domaines que je ne connais pas encore sont ceux que je retiens en priorité, en ayant pleinement conscience que je ne pourrais pas éviter de m’arrêter chez les vignerons amis et que donc, mon planning ne pourra pas être respecté ! Comme chaque année j’ai commencé par Les Affranchis.

Les Affranchis

Les Affranchis (de technologie), tiennent leur salon au château de Faugères. Lætitia Laure, l’organisatrice, avait réuni plus de 50 vignerons de vins nature : «C’est une réunion de vignerons qui sortent des carcans de la technologie. Ils sont  en culture bio ou en biodynamie, mais surtout ils travaillent sans technologie en vinification: le raisin devient du vin, et il n’y a rien d’autre dans la bouteille. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils s’appellent les Affranchis» !  Un salon qui a bien évolué au fil des années, on y trouve de très bons domaines bien implantés, et on continue d’y faire des découvertes. Et voilà ce que ça a donné…

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Vanessa Letort, Les Vins Pirouettes par Binner & Compagnie, Alsace

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C’est ma première halte, les Vins Pirouettes, c’est un beau projet collectif, auquel participe Binner, une jolie gamme de vins « natures » alsaciens! Pierre et Xavier, jeunes œnologues natures, travaillaient avec des vignerons en bio/ biodynamie, qui avaient un volume qui partaient en vrac, ils leur ont proposé un accompagnement pour la mise en bouteille et la commercialisation dont s’occupe Vanessa Letort. Et, les Vins Pirouettes sont apparus!Je n’ai pas gouté toute la gamme, car il ya au total 10 vignerons alsaciens et une exception à Cahors, mais j’ai aimé le Le Bildstoecklé Riesling 2014 de Stéphane et Le Brutal de Jean-Marc, qui est une cuvée de macération et d’assemblage (pinotgris, gewurztraminer et riesling) élevée 11 mois sur lies. Tous les vins sont évidemment sans soufre. C’est bien fait, avec beaucoup de caractère, des vins vivants et aromatiques! Amon goût, l’étiquette du Brutal, est vraiment « brutale », voire agressive,, et ne traduit pas les caractéristiques plutôt harmonieuses du vin, mais bon, ça n’engage que moi.

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Antoine Lienhardt, Bourgogne

Son premier millésime date de 2011 : il a repris les vignes de son grand-père et, il exploite 4,5 hectares  situés à Comblanchien.  À la vigne, pas d’herbicide, des sols labourés, des travaux en vert, ébourgeonnage sévère, vendanges en vert. Les raisins ne sont pas égrappés. La gamme se concentre sur trois niveaux d’appellation : des Bourgogne génériques, des Côte de Nuits remarquables, et  Nuits Saint-Georges Village

Bourgogne Pinot Noir 2016

Un Bourgogne croquant, au joli fruité. J’ai aimé la bouche juteuse et fraiche, à la finale légèrement saline. Il est encore jeune, mais déjà si agréable.  Prix public : 15€

Côte de Nuits Villages « Les Essards » 2016

Le nez est discret, la bouche est franche, bien élégante, et gourmande, des tanins fins et soyeux. J’ai aimé la finesse de ce vin.​ Prix public : 22€

Côte de Nuits Villages « Aux Vignottes » 2016

Le nez est très fin et bien mûr, plus ouvert que le précédent. La bouche est riche, très fraiche et minérale, bien structurée et dotée d’une finale énergique.

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Côte de Nuits Villages « Les Plantes aux Bois » 2016

Le nez est mûr, des notes de cassis, de myrtilles et un léger boisé. La bouche est gourmande et veloutée, une trame fraiche donne un bel équilibre et une finale structurée, encore un peu jeune.

Côte de Nuits Villages « Emphase » 2016

« EMPHASE » une nouvelle cuvée . Elle est le résultat d’un assemblage de parcelles de Côte de Nuits Villages situées aux alentours du terroir de Comblanchien. Nez ouvert dominé par des petits fruits noirs et un joli boisé. Bouche concentrée, avec une finale structurée aux tanins enrobés.

Toues ces cuvées ont bénéficié d’un élevage  de 12 mois dans des fûts dont 10% de bois neufs bien maitrisé.

Ce qui m’a plu dans ce domaine: La richesse, la complexité qui se conjuguent à merveille, la texture soyeuse et la pureté des vins. Un domaine à suivre de très près !!

Ils présentent aussi 2 vins de négoce, des achats de raisins bios :

Le Gamay de Pierrot, « Faire chavirer son verre » 2017

Et un Grenache de Tavel, « Badiner avec l’Ivresse » 2017

Ça peut être pratique pour compléter leur gamme de Bourgogne, se sont des vins fruités, souples, et ronds. Faciles à boire et assez gourmands..

Aymeric & Jordan Amiel, Domaine des Amiel

Aymeric et Jordan sont frères, ils sont nés au cœur des vignes. En 2012, ils créent leur propre cave à  Montblanc, un petit village, entre Narbonne et Montpellier, où, ils ont repris 12 hectares de vignes de leurs parents qu’ils cultivent en BIO et biodynamie.

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La grande majorité de leurs vins sont produits sans aucun additifs « Pas de sulfites, pas d’enzymes, pas de levures, pas de quoi que ce soit sont ajoutés à nos raisins : nous faisons confiance à notre terroir pour leur fournir ce dont ils ont besoin.  Seule la dégustation nous guide pour les dizaines de décisions prises chaque jour ». Premier millésime : 2013.

Les vins du domaine se composent en 2 gammes :

La gamme familiale

Chaque cuvée porte le nom d’un aïeul, hommage à Elise (Arrière grand mère, 100% Vermentino), à Jean (Grand père, Syrah et Grenache, avec une casquette sur l’étiquette, casquette que la grand-mère de 88 ans porte toujours quand elle va vendanger), à Peissou (arrière grand père Elisée, 100% Syrah), ou rend hommage à la future génération comme Baïa le seul rosé de la gamme en Merlot et Grenache, Baïa c’est la fille de Jordan, la dernière née des Amiels. Sur chaque étiquette un objet qui leur a appartenu et auquel ils tenaient, la cuvée Elise par exemple est représentée par la machine à coudre, de l’arrière grand-mère ! C’est un vermentino marqué par un léger côté oxydatif.

« A Peïssou » 2015

Une belle cuvée  100% Syrah, en hommage à leur arrière grand-­père Elisée, surnommé Peïssou (le petit poisson). La clarinette, dont il aimait beaucoup jouer, figure sur l’étiquette; « c’était un grand défenseur de la langue et de la culture Occitanes et il serait sans doute fier de voir aujourd’hui le fruit de ses vignes vendu un peu partout en France, en Europe, aux États-Unis et en Asie « . Le vin passe 9 mois en barriques avant la mise en bouteille, sans sulfitage, collage ou filtration.

Un fruit rouge mûr et des notes fleuries délicates, marquent le nez, tandis que la bouche est tout en finesse, savoureuse et offre  une belle longueur. Un vin harmonieux et équilibré. Prix public: 14,80€

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La gamme Familiale

La gamme d’Aymeric et Jordan

C’est le lieu de tous les possibles: dans cette gamme, les 2 frères laissent aller leur imaginaire. C’est la gamme qui utilise le plus de cépages autochtones voir oubliés. L’Occitan, leur langue originelle et culturelle est largement utilisée le Vermentino reprend son nom d’antan le Rolle et se joue même « un premier rolle « puisque ce fût leur premier vin blanc. Clap !

Premier Rolle 2016

Un 100% vermentino, en cuve: un vin qui claque , d’où l’étiquette, vibrant, fin et aromatique.

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«Mounto Daballo» 2015 AOC Languedoc

Un assemblage de Cinsault et Alicante Bouschet. La petite histoire : En Occitan, « Mounto Daballo » signifie « monte puis descend ». Nous pensons en effet que ce vin descend plus vite dans notre gosier que ce qu’il monte à notre bouche ! D’où l’allusion à un certain cowboy qui tire plus vite que son ombre…  Bon, si, ça les amuse pourquoi pas, il n’empêche, que, le nez est aromatique, avec des notes de petits fruits des bois , et légèrement poivré grâce à l’Alicante. En bouche, beaucoup de finesse et de gourmandise. Un vin nature qui s’avère fin et croquant, juteux et gourmand ! Prix public: 10,40€

A l’Ouest 2016

Une cuvée faite d’assemblage de merlot et cabernet sauvignon, pas si bizarre que ça, les coopérateurs en ont  planté pas mal dans cette zone, il y a déjà quelques années, les raisins étaient mieux payés que les grenaches et carignans, à une époque où les cuvées de cépages étaient à la mode. C’est bien fait, plutôt puissant, mais bien équilibré. Prix public: 13,50€

Ce qui m’a plu : Leur imagination, leur amour pour les ancêtres, et  l’Occitanie,  leur sens de la famille son histoire, sa culture et sa langue, ça se sent dans leurs vins. Le moins, la gamme des vins est très vaste, trop même on s’y perd un peu.

Frédéric Agneray 

Frédéric Agneray s’est installé près de Bagnols sur Cèze pour enfin faire ses propres vins, il travaille seul une surface de 3 ha. Côté culture, c’est en Biodynamie, et,   il s’occupe de ses Cinsault, Grenache et autres Syrah depuis 2014. La cave est située au rez de chaussée de la maison familiale, il y travaille le plus naturellement possible, avec des vinifications sans sulfites ajoutés et non interventionnistes.

Premier millésime en 2014 : 3 vins.

Kalamite Vin de France – 2016

Kalamite est principalement issu de jeunes vignes à dominante grenache avec une pointe de cinsault. Un mélange de vinification traditionnelle, de macération carbonique et de pressurage direct ! Elevages court et  mise en bouteille précoce. Frédéric recherche cette acidité et cette fraicheur qu’il a trouvé dans la Loire.

Le nez offre des notes d’épices et de  garrigue. La bouche se montre charnue et dense,.  L’équilibre avec l’acidité qui donne cette fraicheur et cette grande  » buvabilité » est remarquable.  C’est facile d’accès, c’est gourmand et rond. Prix public: 14,50 €

Les Larrons Vin de France – 2016

50% de  Syrah et grenache.  Cette cuvée est vinifiée de manière traditionnelle, avec une macération courte, sans recherche d’extraction. Un élevage lui aussi court en barriques. J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce vin que j’ai trouvé racé et élégant , tout en finesse. Prix public :17,20 €

Mitans Vin de France – 2016

Il se compose de 30% de la cuvée Larrons,  le reste étant du grenache; c’est droit, franc, sérieux et ça se déguste bien.

Ce qui m’a plu : l’équilibre et la fraicheur des deux premières cuvées. C’est excellent et c’est une belle découverte!

Antoine & Laurence Joly, La Roche Buissière

Situé au nord-est de Vaison-La-Romaine, leur vignoble de 18 hectares est planté de grenache, syrah, cinsault, mourvèdre. Les vignes, travaillées selon les principes de l’Agriculture Biologique depuis 1980, se trouvent entre 300 et 450 mètres d’altitude. Les sols de nature argilo-calcaire sont de texture très variée : marnes, sables ou limons.

Vin de France Petit Jo 

70% Grenache, 30% Syrah. Macérations courtes pour conserver du fruit et de la fraîcheur. Vinification et élevage sans ajout de soufre, levures indigènes. Ce vin n’est ni collé ni filtré, légèrement sulfité à la mise en bouteille. Un vin, frais, facile et doté d’un fruit explosif. Parfait! Prix public: 9,50€

Côtes du Rhône Prémices 2016

90% grenache, 10% syrah, macération courte, vinification et élevage sans ajout de soufre, levures indigènes. Le premier nez étair très réduit, puis peu à peu, il s’est ouvert. Belle attaque, structurée, ample et gourmande. C’est un vin  croquant élevé en cuve, ni collé ni filtré, légèrement sulfité à la mise en bouteille.  peix public: 11,60€

Côtes du Rhône Flonflons 2016

Un assemblage de  70% grenache et  30% syrah,  J’ai aimé son nez franc et épicé assez sudiste, et le côté séveux , à la fois puissant et  croquant de la bouche. Prix public: 12 €

AOP Côtes du Rhône Le Claux 2015

Le Claux est une splendide cuvée de grenache à 90%, associée à 10% Syrah. Deux ans d’élevage barriques. Vinification sans soufre, levures indigènes. Non collé non filtré    C’est fin, élégant, droit, parfaitement équilibré. Délicieux! Prix public: 15,50€

AOP Côtes du Rhône Gaia 2014

.Majorité de Syrah (90 %), assemblée avec du grenache. Une cuvée plus complexe et plus sérieuse, très réussie.

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Robin Althoff & Imogen Berry, le Quai à raisins

Robin Althoff et Imogen Berry, tous les deux vignerons/œnologues se présentent comme des négociants-vinificateurs à la recherche de raisins pour confectionner des vins uniques: « De la vallée du Rhône jusqu’aux montagnes du Roussillon, en empruntant les chemins du Languedoc, nous avons rencontré les viticulteurs passionnés avec qui nous pouvions créer l’histoire d’un vin. Chaque micro-cuvée est l’expression d’une région, de son terroir et de ses cépages, lui donnant son caractère remarquable. »

Les raisins sont issus de vignes certifiées en agriculture biologique, sont vendangés manuellement et vinifiés dans leur cave à Montpellier  sans ajout de sulfites et mis en bouteille avec le minimum d’intrants. Leur objectif étant de valoriser le travail du viticulteur  » par une vinification minimaliste et précise afin obtenir un vin pur et qualitatif. » Un très beau discours et, une gamme de vins  constituée de vins parcellaires où chaque micro-cuvée représente un terroir, ses cépages et la philosophie d’un viticulteur-artisan. Robin Althoff a grandi au domaine familial Costes-Cirgues où il y pratique la viticulture biologique et biodynamique ainsi que la vinification et l’élevage sans soufre depuis plus de 10 ans. Imogen Berry, elle, a vu sa passion pour le vin s’affirmer lors de ses premières vinifications en Argentine et au Chili, il y a maintenant presque 10 ans. Son passage en Val de Loire, en Californie et en Afrique du Sud lui permet aujourd’hui d’apporter sa vision des blancs dans les terroirs méditerranéens.

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Ma Rousse 2016

Avec aussi un jeu de mot, car c’est un assemblage de MArsanne et ROUSSanne. Après débourbage, les vins sont fermentés en fût à basse température. La fermentation alcoolique se déroule sans aucun sulfitage mais le choix a été fait de bloquer la fermentation malolactique afin d’avoir une acidité « citrique » qui apporte fraîcheur et tension. L’élevage dure 15 mois en fût de chêne de forme allongée (cigares), pour favoriser le contact avec les lies.

Le nez riche et expressif offre des arômes d’agrumes confits, de pèche, et de noisette grillée. La bouche est tendue, avec une fine et persistante finale savoureuse où les notes de citron vert aopportent une fraicheur désaltérante. La matière est mûre, gourmande, tonique. Prix public: 22€

« Le Syrault » Vin de France 2016

Syrah, Cinsault, Argilo calcaire – Gard. Macération de 8 jours entre 20 et 22°C. Élevage de 8 mois en cuves en acier inoxydable. Sans sulfites ajoutés

Premier nez de réduction, puis apparaissent des notes de fruits noirs, associées à des touches d’épices et de  réglisse. C’est un rouge vif et juteux aux tanins fins est relevé par sa finale épicée.

J’ai terminé ma visite par un domaine que j’apprécie énormément :

Julien Guillot, Les Vignes du Maynes

Des chardonnays et des gamays incontournables du Mâconnais. Julien a rejoint le domaine en 1998 qu’il a fait passé en agriculture biodynamique. Depuis 2001 c’est lui qui est en charge et qui a encore améliorer la qualité des vins. Les 7 ha du domaine sont parmi les plus beaux terroirs du Sud de la Bourgogne. Julien vinifie le plus naturellement possible et sans intrants mis à part très peu de souffre. Tout est bon en blanc comme en rouge,   les cuvées dévoilent vitalité, fraîcheur, rondeur et élégance, et expriment avec force la minéralité du terroir .

Mâcon Villages – 2016

A noter qu’il est composé de 50% de Viré Clessé!  La minéralité soutient une matière à la fois fraiche et charnue. Un vin ample, rond, précis et délicieux. 19 €

Bourgogne blanc en Rimont 2015

Bouche: tendue, équilibrée, finale très minérale…Très belle tenue en bouche, Superbe, UN GRAND BOURGOGNE BLANC!

Mâcon Chardonnay Clos Fourneau 2016

Le clos du Fourneau, c’est 40 ares et 1200 bouteoilles. Un vin qui claque, qui est droit, pur…une belle persistance de fruit et de fraicheur.

Mâcon rouge 2016

Nez franc et pur. Bouche délicate, se montrant fraîche, soyeuse, la finale offre des arômes d’épices et de petits fruits rouges.

Beaujolais Leynes Haut de Balmont

Superbe: charnu, juteux, droit, complexe et fin! Prix public 19,00 €

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Chénas Ultimatum Climat 2016

« Ultimatum Climat” est un vin issu de l’activité de négoce de Julien Guillot,  C’est un 100% Gamay issu de l’agriculture biologique, vendangé manuellement et ensuite vinifié par Julien . Un vin séveux, pur,  aux notes de griottes,  croquant , plein de fraicheuret très gourmand. !Prix public 18€

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Tous les vins de Julien sont élégants, tendus et plein de caractère, et là je n’ai gouté que les cuvées d’entrée de gamme. Un domaine à suivre les yeux fermés.

Je n’ai pu éviter de faire une halte chez Goyo Garcia Viadero, ses vins de Ribera del Duero sont authentiques,  avec beaucoup de personnalité et, progressent de millésime en millésime

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Il a l’air bien loin, et il y est bien, à qui ou à quoi pense-t-il?

 

Bon, bilan plutôt positif; j’aurais aimé consacrer du temps aux domaines avec lesquels j’avais l’habitude de travailler, comme Hervé Villemade, Fond Cyprès, Mathieu Barret, Chateau Meylet, champagne Boulard, les cognac Grosperrin, Manel Avino, Emile Hérédia, mais je voulais aller aux Vins de mes Amis pour d’autres découvertes que je vous livrerai la semaine prochaine.

Hasta pronto,

MarieLouise Banyols

 

9 réflexions sur “Les OFF du Millésime BIO 2018 (volet 1): Les Affranchis

  1. Ces postures « sans technologie » sont réellement absurdes. Dès qu’on coupe du raisin, on fait intervenir un outil, donc de la technologie. Une cuve, qu’il soit en acier, en fibro-ciment, en béton en bois, en terre ou en peau de bête, c’est aussi de la technologie. Où se situe la limite, alors ? Et est-ce que des techniques plus avancés sont nécessairement mauvaises pour le vin, à condition que le résultat soit sain et bon de goût ? Tout ces trucs de « vignerons libres » et « sans machin » n’est que positionnement marketing, et pourquoi pas, mais je ne vais pas le gober ni me sentir « affranchi » parce que j’y suis allé ! De plus, j’estime qu’ils agissent souvent en profiteurs non-payeurs d’un système.
    Je ne vais jamais aux salons bio car je n’aime pas le sectarisme. Tout le monde fait du vin. Le jour ou les bios se mêleront au non-bios, j’irai.
    Et si un salon est trop grand, Marie-Louise, je pense qu’il faut juste décider d’une stratégie de dégustation : une région, un pays ou autre chose encore.

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    1. David, quand tu parles de cuve en peau de bête, je suis outré.
      Pour le reste, je ne serai pas aussi catégorique que toi: il y a des chaînes de magasins bio, leurs acheteurs peuvent avoir envie de ne visiter que des vignerons bio, et c’est plus facile pour eux d’aller dans une manifestation uniquement bio.
      C’est un peu comme visiter un salon avec un thème régional, pourvu que l’on sache qui est qui, on peut se déterminer à l’avance, tout est clair. Je ne trouve pas spécialement plus sectaire pour des bios d’exposer ensemble que pour des Alsaciens ou des Bordelais d’exposer ensemble.
      L’important, c’est que nous puissions rendre compte intelligemment.
      Par ailleurs – et je pense que Marie-Louise est comme moi, tout au long de l’année, je visite indistinctement les bio, les biodynamiques, les naturistes et les conventionnels, et je les juge pour le vin, pas pour les moyens mis en oeuvre, même si je peux les mentionner en passant, pour expliquer la démarche.

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    2. Ta réponse David est déjà un peu sectaire, non? Mais j’entends tes arguments et les comprends, quant à la stratégie de dégustation, je la décide dans les OFF aussi. J’assume mon choix de sillonner les OFF, par curiosité et parce que je suis ce mouvement depuis plus de 17 ans. Mais rassure-toi, je fréquente assidument les Salons traditionnels aussi. Et je trouve des bons vins et des vins imbuvables partout, chez les natures, mais chez les traditionnels aussi MLB

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  2. Oui, mais je n’aime pas cette multiplication de catégories qui complexifient de plus en plus l’offre du vin (qui l’est déjà bien trop) sans vraiment aider à l’expliquer pour un néophyte. Pour identifier un vin bio, il suffit de regarder son étiquette ou contre-étiquette, non ? Après, si on veut aller plus loin, on parle avec le producteur, on visite etc. Je n’ai jamais trouvé que, statistiquement les vins bios sont meilleurs ou moins bons que d’autres. Comme toi, je les déguste tous bien entendu. Mais je ne veux pas savoir quelle est l’approche culturelle, ou philosophique, du producteur avant de déguster son vin. Les « naturistes » je m’en méfie davantage car même s’il y a des très bons (et j’en ai dégusté), la plupart ne tiennent pas dans le temps et certains sont mêmes impropres à la consommation, en tout cas assez repoussants et on ne sait même pas d’ou ils viennent tellement ils sont bourrés de défauts. Puis le concept même ne veut rien dire.

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    1. Tu as parfaitement raison Hervé, je suis comme toi, je visite tous les Salons et, je les juge pour les vins. MLB
      Il me faut être moins fatiguée pour te répondre, j’essaie demain, si la journée chargée qui m’attend me le permet, mais là le marchand de sable est passé. Bonne nuit MLB

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  3. Désolée les amis, j’ai été toute la journée sur la route (Barcelone/Angers) plus de 12h, je n’ai pas pu répondre à vos commentaires, et là j’avoue que je viens juste de me glisser dans mon lit et je suis KO. Ne m’en veuillez pas. MLB

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