Châteauneuf-du-Pape, en blanc

Le blanc, à Châteauneuf-du-Pape, c’est à peine 3% de la production. Mais la valeur n’attend pas le nombre des bouteilles! Surtout pas au Clos du Mont-Olivet, dont je viens de déguster le 2011, en blanc.

Quelle symphonie que ce vin! Vous aimez les épices, le laurier, le romarin, le fénugrec, le curry? Il y en a. Vous aimez les fruits secs, l’amande, la noix, la noisette? Il y en a aussi! Mais pas bêtement superposés, non, fondus dans une matière bien grasse, avec en plus la pointe d’amertume, le grain de sel qui vous donne envie du deuxième verre. Et pas mal de fraîcheur pour un vin de 7 ans.

Pas de chance, je n’avais qu’une bouteille et mes invités lui ont fait honneur; pas de deuxième verre, donc.

Rectification: c’est très bien comme ça. Ce genre de bouteilles, il faut les partager. Les faire connaître au monde, et avec eux, deux secrets bien gardés: primo, les Châteauneuf-du-Pape blancs sont aussi grands que es rouges; secundo, ils se bonifient au vieillissement, comme tous les grands blancs.

Alors, bravo Thierry!  Thierry Sabon, le vigneron, bien sûr!

Hervé Lalau

4 réflexions sur “Châteauneuf-du-Pape, en blanc

  1. georgestruc

    Excellent, Hervé. Dans la vallée du Rhône méridionale, et de façon assez générale dans toutes les AOC de ce vaste espace (villages ou crus), on assiste depuis plusieurs années à l’émergence de blancs tout à fait remarquables. Et les amateurs en redemandent, si je puis m’exprimer ainsi. Résultat : partout des initiatives en faveur de la plantation de cépages blancs parmi lesquels on commence enfin à laisser le Viognier sur la touche, au profit d’autres cépages mieux adaptés à notre climatologie méridionale. Il faut dire également que les consommateurs, de mieux en mieux avertis, choisissent plus volontiers un vin blanc que des vins rosés, ayant eu à déplorer quelque désillusion avec ces derniers. Les blancs de Châteauneuf-du-Pape tiennent le rang avec leur confrères de la vallée du Rhône septentrionale.
    Hors sujet : j’ai eu le plaisir de sortir de notre cave, il y a quelques semaines, un Châteauneuf-du-Pape rouge 1967, tout en fraîcheur et paré d’une très belle délicatesse tannique.

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  2. A l’unisson, Hervé. Beaucoup de TRES bonnes bouteilles en CNP blanc aussi. Surtout, ils « déboisent » après une période où la barrique dominait tout pour beaucoup de domaines. Et si on disait que le « gras » du gre blanc, et parfois de la roussanne, ont la chance de se voir « corrigés » par l’acidulé bourboulenc et même parfois la clairette, dans les bonnes mains. On « laïke »!

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