Indigènes II – Salon des vins naturels de Catalogne et d’Occitanie à Perpignan

C’était les 29 et 30 avril dernier à Perpignan, à la chapelle Saint-Dominique. Ils sont revenus, c’était la deuxième édition, j’avais beaucoup aimé l’ambiance bon enfant de la première, celle-ci s’est révélée encore plus agréable, moins de monde, week-end du 1er Mai oblige, même les aficionados des vins naturels font le pont ! Tant mieux, on y respirait mieux !

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Ce salon confirme qu’un vent nouveau souffle depuis quelque temps sur le vignoble du Roussillon, grâce aux nombreuses installations de jeunes vignerons, souvent orientés vers une viticulture bio et une vinification naturelle. Mais, c’est vrai aussi pour la Catalogne du Sud ou l’Occitanie. Ça ne cesse de me surprendre, ils étaient près de 90 exposants, certains déjà bien connus, d’autres,  les « nouvelles pousses », comme les appelle Jean Lhéritier, ne demandent qu’à être découverts. C’est bien que Perpignan s’affirme comme un lieu de rencontre commun à tous ces «indigènes»; pour une fois, nos vignerons catalans n’ont pas à «s’expatrier» pour faire déguster leurs vins !

Un seul regret, les vignerons traditionnels et Dieu sait qu’ils sont également nombreux et de qualité, ne peuvent pas s’y exprimer! Normal, me direz-vous, ils ne sont pas natures! Je répète les propos que je tenais l’an dernier en commentant ce même salon: faut-il vraiment diaboliser, pour employer un terme à la mode, écarter les vins traditionnels, pour mettre en avant les vins naturels ? Les deux peuvent parfaitement cohabiter, et tous les vins traditionnels ne sont pas ultra-standardisés, comme tous les vins nature ne sont pas à mettre à l’évier. Quand les vins sont bons, je ne leur demande pas leur feuille de route et je respecte le savoir-faire des vignerons « normaux », ceux qui vinifient en nature ne détiennent pas le monopole de la passion pour le vin, ni du plaisir des papilles ! Voilà  ceci étant réaffirmé, je peux continuer…28379656_2111527385744195_1435878442457899015_nEn échange d’un droit d’entrée de 8€ et sans aucun besoin de carte professionnelle, j’ai reçu un verre et un petit carnet de dégustation assez pratique, celui-là. Et, c’est parti pour un grand tour de dégustation à l’heure catalane. Je n’ai pas joué du verre d’un stand à l’autre, car à force de courir les Salons,  j’ai déjà gouté pas mal de domaines, et, même si ces vignerons sont nombreux, on retrouve souvent les mêmes d’une manifestation à l’autre : Vin de mes Amis, Affranchis, La Dive ou encore Vins Nus et Bella Terra à Barcelone. J’y viens donc surtout pour des découvertes, pour saluer et pour partager quelques bons moments. Je progresse dans les allées dans une ambiance joyeuse et amicale.

  • Première halte chez Gilles Troullier, c’est un vigneron que j’ai découvert il y a peu lors d’un repérage dans le vignoble roussillonnais, il est pourtant installé depuis 2002,  mais il m’avait échappé, je suis impardonnable sur ce coup là ! J’ai eu un vrai coup de cœur pour ses vins. Ce que j’ai le plus apprécié : une pureté de fruit incroyable que j’ai retrouvé dans toutes ses cuvées. Moi qui ne suis pas une fan de la Syrah dans le Roussillon, je suis obligée de m’incliner devant la personnalité de celle de Gilles. Je vous livre les notes et photos que j’avais prises au domaine, ses vignes sont du côté de Latour de France et de Lesquerde.

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L’Ultim, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2016

Issu de jeunes vignes de Syrah d’altitude (plus de 400m)  sur granite. L’élevage en cuve béton exclusivement, dure 12 mois avant la mise en bouteilles sans filtration. A peine 12,5 %. Intensité du fruit mûr et des arômes,  franchise, précision et fraicheur, tout y est pour un maximum de plaisir. A un prix très accessible 13€

 De Là, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2016

100% Syrah, assemblage de 2 terroirs granitiques de Lesquerde et Trebillac ; élevage pour 20% en barriques, le reste en béton.

Grande complexité des arômes, où  les fruits noirs se mêlent aux notes florales et  d’épices. Pureté et élégance définissent une bouche mi-corsée, aux tanins polie et à la finale toute en fraicheur. 18€

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L’Esprit du Temps, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2015

Une cuvée 100% Grenache  vieux de 100 ans, issu de Saint-Paul de fenouillet. Pas égrappée, élevée uniquement en béton et en cuve.

Dans cette cuvée, la vitalité du fruit est impressionnante, des arômes qui oscillent entre fruits noirs, rouges et la garrigue, avec une touche florale et une ponte épicée ; la bouche est franche, pure, la texture élégante, les tanins fondus. Que du plaisir pour 28€.

Boreal, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2014

Encore un 100% Syrah à 600 m d’altitude sur granite très caillouteux, parmi les plus vielles syrah du coin,  une cuvée parcellaire, 12 mois de fut et 4 mois d’œuf. Je l’ai aimée pour sa pureté aromatique, pour sa densité, pour sa trame et sa texture soyeuse, pour ses arômes à la fois floraux et fruités, ses notes d’olive et ses tanins épicés.  Beaucoup de caractère et de fraîcheur dans cette cuvée élégante à 39€.

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L’Imprévue I.G.P. Côtes Catalanes Blanc 2016

Une cuvée de grenaches gris sur schistes. Riche, tendre, et délicate, jolie acidité, boisé présent mais très léger, il est cependant préférable de l’attendre un peu.

Je n’ai pas trouvé de prix, mais je crois qu’elle vaut aux alentours de 30/40€.

  • Un peu plus loin, j’ai posé mon verre chez Ludovic Engelvin, il m’avait été recommandé par ma fille !

Il est installé sur la commune de Vic le Fesq, tout près de Nîmes, et travaille ses 6 hectares de vignes en biodynamie. Sur les terres du domaine pâturent également son troupeau de brebis, de race typique des cévennes, favorisant la vie du sol et maîtrisant l’enherbement. Les vinifications sont réalisées de manière naturelle, par levures indigènes, sans aucun adjuvant excepté un très léger sulfitage à la mise, pour une meilleure stabilité.

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Cru- Elles, Vin de France – Rouge – 2015

Un assemblage de Grenache Noir (70%) et de Mourvèdre (30%) élevé en cuves. Bonne surprise, ça n’est pas une carbo ! Un fruité gourmand, une bouche assez souple, dotée d’un fruit franc et juteux. L’ensemble est équilibré vivant et gourmand. En résumé : souplesse, gourmandise, sincérité.17,50€

Clos Serre – Cabanis, Vin de France – Rouge – 2016

Un assemblage de Grenache/Mourvèdre, un peu sauvage, profond à la structure très policée, il déploie une chair embaumante tout en conservant une jolie fraîcheur et une belle délicatesse. 24€

 Les Vieux Ronsards 2015 – Ludovic Engelvin

C’est un 100 % grenache issu de vieilles vignes. Élevé 12 mois en fûts et 6 mois en cuve inox.

IL offre une bouche intense, un fruit mur, un jus compact et pulpeux, une matière franche, juteuse et complexe. Une cuvée qui ne manque pas d’envergure, un peu chère, 58€ prix qui se veut justifié par la faible production !

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Et puis, dans les salons, il y a toujours la rumeur qui court, et qui désigne le vigneron chez qui il faut absolument aller déguster, son nom se répète à longueur d’allées, donc on finit par s’y rendre. Cette fois-ci, il s’agissait de Hirofumi et Rié Shoji :

Pedres Blanques, Vin de France 2017

Une révélation selon les dire, beaucoup n’hésitaient pas à parler de nouvelles stars de la côte Vermeille. Rié et Hirofumi Shoji sont japonais et installés à Collioure. Hiro a travaillé quelques années avec Frédéric Cossard avant de se lancer. Ils cultivent deux parcelles, l’une plantée en 1989 et l’autre en 1965, toutes deux sur le sol granitique / schiste. Les vins sont issus entièrement du Grenache Noir. Récolte manuelle, grappes entières, fermentations spontanées, pas de pompe et pas de filtration, élevé sous bois.

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Pourquoi le nier, j’ai été accrochée par ce vin, il est à la fois très pur et très exubérant, plein de fruit frais croquant, profond et charmeur. C’est une très jolie bouteille:  de la finesse, de l’élégance, du fond, de l’équilibre, tout est là pour parler de vin magnifique et différent. Un étonnant mélange entre fruit, fraicheur et intensité ! 25€

Un domaine à suivre sans nul doute, la révélation de ce salon.

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  • Enfin, un ami a tenu à ce que j’aille gouter les vins du Domaine Vinya Ferrer (Terra Alta) : deux amis d’enfance, Marcel Carrera et Ramón Viña qui ont décidé de faire du vin nature ensemble. C’était en 2010, ça représente en tout 2 ha de grenache et 1h de Cariñena et Morenillo ! Ils atteignent à peine 2 000 bouteilles. Chaque année, un nouveau vin sort d’une nouvelle parcelle et ainsi, petit à petit, ils grandissent et s’améliorent. En fait, j’avais déjà dégusté leurs vins au Salon Vins Nus à Barcelona, je retiens surtout :

Nar i Tornar (Garnacha) Negre

Un rouge assez sauvage, aux notes de fruits rouges mûrs et de garrigue, la bouche est charnue, mais coulante, l’acidité est correcte la finale légèrement amère, apporte au vin une certaine vivacité.

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J’ai surtout aimé leur Rancio, avec un nez net et expressif, aux parfums de mon enfance, torréfaction, menthol, fruits secs, une bouche savoureuse, ample avec des notes de noix, de noisettes grillées et zeste d’orange, finale agréablement amère.

 Voilà un bref aperçu des Indigènes 2018, il est ouvert au public, alors je vous le recommande vivement pour l’an prochain. Le plus de ce Salon  « familial », en dehors du lieu (Eglise des Dominicains) qui a lui seul vaut le déplacement, c’est son marché de producteurs Bio, les produits locaux y sont à l’honneur ! Sans compter qu’on peut repartir avec les vins qu’on a aimé, ils sont vendus sur place par les vignerons (je me demande ce qu’en pensent les cavistes perpignanais, mais bon…)

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Ce salon est organisé par Slow Food Pays Catalan et soutenu par la ville, la communauté urbaine et la région !

Hasta pronto,

MarieLouise Banyols

 

16 réflexions sur “Indigènes II – Salon des vins naturels de Catalogne et d’Occitanie à Perpignan

  1. Il y a là-dedans des Rhodaniens, des Colonais, des Parigots, des gens du Fenouillèdes (dialecte occitan) …. pourquoi parler français? Vous êtes en « fin de règne ». Oui, on PEUT parler le français, je suis pour la défense des patois minoritaires !!!!

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  2. J’admire sincèrement le courage de Marie-Louise de se taper tout cela ! J’aime aussi ses regrets sur ce sectarisme qui sépare les vins en pseudo-catégories. Tous les vins doivent cohabiter et je n’ai pas connaissance d’une définition claire de « vin naturel ». Une question à l’auteur: quelle était le pourcentage de vins buvables (et qui les resteront quelques années) dans cet ensemble ?

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    1. Comme je l’ai écrit, je ne me suis arrêtée qu’à très peu de stands. J’avais déjà gouté les autres domaines maintes fois. Donc, Les vins sélectionnés étaient plus que buvables, certains comme ceux de Troullier excellents, mais je ne le considère pas comme un nature!. dans l’ensemble les domaines présnts proposent des bons vins, comme Gauy, Padié , Mylène Bru, Danjou Banessy, Clos du Rouge Giarge, Plageoles, Fond Cyprès, Les hautes Terres,Ledogar, Mas des Agrunelles pour les Français, ça en fait pas mal quand même.
      Quant à la traçabilité et la garde, ça ne parait inquiéter personne, pourquoi faire, genre de propos enendus. » On achète, on boit, on pi… » C’est un autre monde, je suis très assidue, car je suis curieuse, cette tendance m’inquiète, même si je suis obligée de reconnaitre que certains vins son très bons. Mais je crains qu’à cette vitesse cette déferlante n’emporte notre culture. Les jeunes sont les plus touchés, ils n’ont qu’une vision du vin.
      C’est très dommage. MLB

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  3. georgestruc

    David, je pense que nous devons tous observer avec objectivité les progrès étonnants que ces jeunes vignerons ont été capables de réaliser en peu d’années. Comme vous, j’ai abordé ces vins avec une certaine retenue et, à l’heure actuelle, force est de reconnaître que les mauvais vins nature ne sont pas plus nombreux que les mauvais vins « traditionnels » (est-ce le qualificatif le mieux adapté ?). MLB n’a pas parlé des vins qu’elle n’avait pas aimés, voire détestés, pour seulement nourrir son billet hebdomadaire de belles découvertes à partager. Cependant, je reste persuadé qu’elle n’a pas été déçue outre mesure. C’est à elle de nous le dire…

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  4. Je partage votre opinion, Georges.
    Non, je n’ai pas été déçue, cette fois-ci, mais il m’est arrivé de gouter des vins imbuvables ou sans intérêt, comme c’est le cas pour les vins traditionnels.
    On s’est longtemps plaint de la mondialisation des vins, du fait qu’ils se ressemblaient tous. Puis, nous sommes revenus sur cette opinion trop générale grâce à la personnalité de beaucoup de vignerons. C’est un peu ce qui se passe pour les vins naturels, on a parfois l’impression qu’ils sont tous taillés sur le même patron, fruit, carbo, finale marquée….
    Or, ils ne sont pas tous comme ça! Je continue de préférer cependant les vins légèrement sulfités à la mise. MLB

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  5. D’accord. Le soufre (les sulfites, je devrais dire) est le meilleur ami du vin, en dose modérée bien entendu.
    Pourquoi alors cette obsession du « sans ». Est-ce une simple posture, que va disparaître avec le temps dès que ce ne sera plus « différent ». Ou est-ce une forme d’obesessionalité, qui relève de la phobie alimentaire, comme le « sans gluten », le « sans ceci ou celà », le vegan ….Bientôt le vin « sans raisin » et, probablement « sans intérêt » ,

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  6. David, j’ai mis en bout depuis août 2017 deux rouges avec 0 de S02 libre et moins de 7 mg/L de total, ainsi qu’un rosé et un blanc avec zéro de libre et autour de 15 mg/l de tptal. Ce n’est pas une religion, c’est le résultat de vins sains (aucune montée de volatile, plutôt même un peu moins (mais passer de 0,7 à 0,55, est-ce significatif?) et d’une intolérance grandissante à ce composé dans le chef de Christine. Et comme c’est elle le … chef, je tente de limiter. Bien plus, j’ai fait sur le conseil de Dirk Niepoort un assemblage qui devait voir du bois (usagé). Pour des raisons technioques, le fût ne (me) convenait pas. Ce vin est toujours en cuve (inox), soutiré une fois par an environ et sans aucun ajout de SO2 depuis plusieurs années (!). Il est parfait analytiquemnt parlant et également à la dégustation (selon moi). Comme quoi, on peut. Mais ce n’est pas un but en soi et je ne fais que le mentionner au passage. Je précise que tous ces vins ont un degré alcoolique convenable (sauf le rosé, à 11 vol%), on totalement f

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  7. … je continue: ont totalement fini la malo, ne contiennent AUCUN sucre résiduel, ont été élevés très longtemps sur lies mais tjs dans l’inox, n’ont pas été collés et sont issus d’une vendange irréprochable. J’utilise 3 gr par hecto de solution à l’encuvage et plus rien après. J’ai offert une pochette-surprise avec un défibrillatreur à mon oenologue-conseil. C’est un jeune agronome un peu fragile psychologiquement qui n’aime pas l’angoisse. Pour la Noël, il aura un laryngoscope et une pince de Magill. Lorsqu’on n’a pas l’habitude d’intuber – je n’ai pas dit « entuber »- c’est un accessoire qui peut aider.
    Enfin, de LF à Leucate, il n’y a pas loin et cette bourgade héberge un camp … NATURISTE de grande taille. Faute de rincer les cuves, ils peuvent se rincer l’oeil …

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  8. Je précise en outre – et vous savez que les « ésotérismes » et les « modes  » me hérissent dans le vin – que CERTAINES PERSONNES souffrant de vraies maladies ont raison d’éviter la prise DES glutens, car il en existe une variété. Les évolutions de l’agriculture vers des grosses industries économiquement rentables, que les 5 défendent généralement (moi pas) , ont contribué à modifier grandement ce type de composés dans les matières premières. Le fait d’aller vers des farines dites « facilement panifiables » notamment est une MAUVAISE chose (pour la santé et pour le goût). mais on fait 6 fois plus de froment cycle court sur un champ que de petit épeautre ! Et on fait plus de vin en plantant 10.000 pieds/ha à Moulis que l’alignement traditionnel du Pénédes ou de Colares. Le plus petit rendement, ce sont les alignements de menhirs à Carnac, et ils sont sans gluten, les Bigoudens.

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  9. Luc, Je ne parle que pour moi, pas pour les 5, mais je ne défends rien, ni les grosses industries ni les petits vignerons; j’essaie de parler de tout le monde, sans trop tenir compte de la structure qui produit, parce que c’est l’idée que je me fais de mon métier, et qu’en plus, je n’ai pas toujours l’occasion, dans une dégustation collective, de voir comment est fait le vin et par qui.

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    1. Hervé, cette discussion n’est certainement pas « hors sujet ». Presque dans toutes les branches de la production agricole, tu ne peux survivre, dégager un bénéfice – ce qui est nécessaire – et payer tes collaborateurs que si tu atteins une taille critique. Elle s’accompagne presque systématiquement de compromission vis-à-vis de l’environnement, la législation sociale, la qualité intrinsèque, le « bon goût » etc … La majorité, sinon tous, des produits excellents sont confidentiels et vivotent sans reconnaissance du grand public. C’est une volonté délibérée des puissants (ma vision du grand complot, tu le sais bien) et un automatisme économique. Ceux qui ont le temps de vous recevoir (bien) et de vous traiter convenablement en plus, ont atteint ce stade. Et ils le font car cela va leur rapporter quelque chose (notoriété , clientèle ou simplement amour propre). Au début, c’est l’enthousiasme qui motive, puis … le calcul de l’intérêt bien compris. Ensuite … on arrête et on tourne la page.
      il n’est pas nécessaire de tailler sa vigne pour être un vigneron mais tout de même. Regardez autour de vous et détaillez les mains de vos interlocuteurs, leurs costumes, leur bronzage, leur fatigue, leurs courbatures. On a vite deviné qui fait quoi.
      A working-class hero is s’thing to be …

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  10. J’étais à Blois il y a deux semaines. J’ai dégusté plus d’une centaine de vins dans une des salles du château. Pas moyen de voir les mains ou les pieds des vignerons, qui n’étaient pas là. Et la plupart des consommateurs ne les verront jamais non plus; alors, ce qui compte, en définitive, dans ce cadre-là, c’est de pouvoir leur conseiller les meilleurs produits.
    Dans d’autres cas, je rencontre le vigneron ou l’oenologue, mais de toute façon, même si le vigneron est très sympa et sa démarche aussi, si son vin n’est pas à la hauteur, l’honnêteté m’oblige à ne pas le sélectionner.

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  11. Hervé, peu de sujets déclenchent autant de prises de position variées que le vin, en dehors de la politique et la religion bien sûr. Or, notre passion est quand même plus triviale,

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    1. Je ne sais pas ce qui se passe, l’ordinateur « publie » mes petits textes à tout bout de champ. J’ai déjà remarqué (avec plusieurs bécanes) que, lorsque je dactylographie vite (je n’utilise que 4 doigts et encore, mais je tape à un bon rythme), je n’ai pas l’occasion de finir mes phrases que c’est déjà « parti ».
      Et comme les télégrammes sont supprimés en France à présent …. STOP! Bonne nuit à tous, STOP.

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      1. georgestruc

        C’est votre petit doigt, inutilisé pour frapper, qui joue les indépendants et caresse délicatement la touche envoi, à la droite du clavier…hypothèse

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  12. Ping : Des viticulteurs japonais virtuoses menacés d’expulsion – guidechamp

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