Ma Circulade des Terrasses du Larzac

Pourquoi « ma » Circulade?

Parce qu’il y a autant de façons de la faire, et de l’apprécier, qu’il y a de participants.  Près de 1.500, samedi dernier, à Saint-Jean-de-Buèges, superbe village du Haut-Languedoc. A chacun son ressenti. Je vous donne le mien.

Saint-Jean, ça se mérite!

Pour arriver là, il vous faut passer les gorges de l’Hérault, monter sur le Causse de la Selle, puis redescendre dans une autre vallée, celle de la Buèges. Au pied d’un rocher, Saint-Jean se blottit avec ses vignes, qui sont autant d’îlots de culture dans un paysage somptueux de rocaille, de bois et de garrigue.

Tout ceci, la Circulade permet de le voir dans toute sa diversité, en six étapes où les vignerons vous attendent.


Le programme du jour était remis à chaque participant.Le concept? Se laisser surprendre. Passer par des lieux où personne ne passe, ou presque. Respirer les senteurs de la garrigue. Ecouter les grillons. Admirer les libellules.Apprécier le petit coup de vent qui faire revivre le promeneur, sur le coup de sept heures (la Circulade a lieu en fin d’après midi, et au début, ça cogne encore pas mal).

Parler du vin, un peu, mais surtout en déguster, papillonner de table en table et de tapas en tapas (car chaque étape est l’occasion d’une dégustation plus solide).Découvrir. Ce qui n’est pas un mot en l’air, quand on sait que cette jeune appellation fourmille de nouveaux domaines. Comme me le précisait Eric Ajorque, le président du Cru, les Terrasses du Larzac ont vu arriver pas moins de 15 nouveaux vignerons ces 5 dernières années. En passant, un grand coup de chapeau (de paille) au Président, qui prêche par l’exemple – sa cuvée Eveil des Consciences a été un de mes vins préférés de toute la soirée.Etape 1, le Château de Saint-Jean-de-BuègesPremière dégustation: on commence par un joli rosé du Mas Fabregous
On quitte le château et l’on ressort du village pour atteindre la deuxième étape, le Trescol.Deuxième étape où nous attendent d’autres belles quilles, comme celle-ci, du Mas de Clanny.Ou encore celle-ci, la cuvée Première Pierre du Mas des Disciples (j’ai eu le fond de la bouteille).

Et on repart, toujours en suivant les flèches…

On traverse quelques zones boisées, où l’air est un peu plus frais.

Pour déboucher sur une oliveraie, tout près de l’étape n°3, La Portalière.

J’y retrouve un visage connu, celui de Charles Pacaud, du Domaine de La Croix Chaptal.

Et les belles bacchantes bio de Guilhem Dardé, du Mas des Chimères.

Et nous voila repartis…

Sur notre parcours, une belle maison à retaper, si le coeur vous en dit…

Un coin très tranquille, avec pour seuls vis-à-vis, loin dans le fond de l’image, les habitants du village perché de Pégairolles.

Nous voici à l’étape 4, La Prade, en bonne compagnie, celle de la Grande Cuvée du Mas Laval

La boucle est bientôt bouclée, nous sommes en vue de l’étape 5, La Plancalade, et de Saint-Jean.

Il nous faut d’urgence remplir notre réserve… d’O

De retour au village, nous longeons la Bièges et quelques belles maisons anciennes.

Nous arrivons à l’église. C’est là la fin du parcours; nous y prenons le dessert, que nous accompagnons d’une excellente Clairette du Languedoc de la Croix Chaptal…

Si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour vous donner des regrets (celui de ne pas être venu, d’abord), mais dans l’espoir que vous puissiez recréer votre propre Circulade. Les vins n’y seront pas, bien sûr, ni les petits plats, mais rien ne vous empêche de les déguster par la suite. Je vous ai d’ailleurs  fait une petite sélection…

Languedoc Blancs et Rosés

Si l’AOC Terrasses du Larzac ne vaut officiellement que pour le rouge, ces beaux terroirs produisent aussi du rosé et du blanc, alors, pourquoi vous en priver?

Mes préférés Mas Fabregous Le Rosé de Juliette 2017**, Domaine du Joncas rosé 2017**La Jasse Castel L’Egrisée 2017***, Mas de Clanny Vaille que Vaille 2017

Terrasses du Larzac

En résumé

Un petit commentaire général, pour finir: si je compare avec ma dernière participation (en 2010, déjà, comme le temps passe!), je dirai que les ténors sont toujours aussi bons, mais que c’est l’ensemble de l’orchestre qui s’est élevé d’un cran. J’ai été bluffé par la vivacité de ces rouges, qui combinent matière et dynamique. La marque de leurs terroirs d’altitude, sans doute (un peu comme à Faugères), mais aussi d’un vrai savoir-faire à la vigne et au chai. J’ai aussi apprécié la cohésion de ce groupe de vignerons et de vigneronnes, et leur esprit de défricheurs. Ici, on cherche, on fouine… et on trouve son style. On va reparler de ce cru, c’est sûr.

Hervé Lalau

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