Château Malherbe, Côtes de Provence

J’ai toujours beaucoup aimé le Château Malherbe. Quand je l’ai connu, c’était Madame Ferrari qui en tenait les rênes. Comme elle a laissé la gestion du domaine à son fils Sébastien en 2007, j’en conclus que je ne l’ai plus visité depuis belle lurette.

Flashback

 

Récemment, j’en ai reçu deux bouteilles, un blanc, un rosé, alors j’avais très envie de les déguster, pour voir ce qu’il en était aujourd’hui.

La première gorgée m’a fait plonger dans mes souvenirs. Déguster sous l’œil bienveillant mais vigilant de Mireille Ferrari, c’était quelque chose.

Elle me disait « quand vous aurez fini de déguster, vous mangerez le petit quelque chose que je vous ai fait préparer ». Et la collation finie, elle me proposait d’aller boire un café dans sa maison qui regardait la mer. Il y avait-là un petit jardin suspendu, on parlait des fleurs, tout en buvant le liquide fumant. Quel bel endroit. Puis, m’en allant vers le rendez-vous suivant, je me remémorais les vins dégustés, de ceux qu’on n’oublie guère.

L’endroit

À deux pas du Fort de Brégançon (résidence présidentielle) s’étendent les deux terroirs du Château Malherbe. L’un respire les embruns, c’est la Pointe du Diable, du nom du lieu-dit au sol sableux fait d’alluvions anciennes parsemées d’éclats de quartz. L’autre s’accroche aux contreforts du cap Bénat aux sols rouges composés d’argiles et de schistes.

Les deux cuvées dégustées

En premier le blanc, plaisir devenu trop rare en Provence.

Château Malherbe blanc 2016 Côtes de Provence

Jaune doré intense, au nez qui hume l’écorce de cédrat et de mandarine adoucie de chair de pêche blanche et d’abricot. Un rien de grillé, voir de toasté, vient se mêler aux accents floraux de camomille romaine et de genêt. La bouche offre une puissance insoupçonnée, à l’image de sa densité aux allures fruitées et de son minéral au relief perceptible. Des épices orientales, curcuma, coriandre et gingembre ajoutent leur note exotique. Le tout supporté par une fraîcheur intense qui rappelle les embruns.

Assemblage de Sémillon et de Rolle qui poussent dans des argiles brun rouge mélangées de schistes argentés. Vinification à basse température. Élevage sur lies fines sous bois.

Château Malherbe rosé 2018 Côtes de Provence

Il a la couleur tendre de l’abricot, le nez aussi.

Sa petite robe mutine saumon pâle, comme il sied aux filles du soleil, se teinte de poivre, de fleurs, de thym et de pierres sèches. Ce parfum de garrigue se nuance d’agrumes et d’iode qui nous rappeler la proximité maritime. Soie voluptueuse, elle caresse la langue de ses saveurs citronnées et épicées, puis l’égratigne d’un trait minéral, la douceur de l’abricot vient calmer la tendre blessure…

Grenache, Rolle. Rosé de saignée avec une longue macération à froid de 24 à 36 heures. Élevage de 4 mois sur lies fines.

www.chateau-malherbe.com

Je vous quitte avec un brin de nostalgie

Ciao

Marco

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