Journalisme ou engagement, le retour

Petit retour sur un thème traité il y a quelques semaines avec le retrait d’Isabelle Saporta de la vie journalistique, l’engagement.

Je ne résiste pas à citer un article du Courier Picard, qui, pour une fois, va dans mon sens.

C’est moins le sujet de la polémique (en l’occurrence, les glyphosates), qui m’intéresse, que la notion d’information équilibrée, croisant ses sources, face au militantisme. Car cela pourrait s’appliquer à énormément de sujets, notamment dans le vin.

« Le soufre donne mal à la tête »; « Le vin est cancérogène »; « Le petit vigneron est sympa; « Les Bordelais, c’est le vinobusiness », « Le bio, c’est bon », « Le vegan, c’est l’avenir ». « Delenda est AOC »; «Il est temps d’ouvrir le chantier des réformes des contrôles et la reconnaissance des pratiques de vinification naturelle»… Pourquoi ai-je si souvent l’impression de lire des articles dont l’auteur écrit uniquement à charge, ou pour une chapelle, sans jamais confronter les points de vue?

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Hervé Lalau

4 réflexions sur “Journalisme ou engagement, le retour

  1. georgestruc

    Excellent…

    La définition du rôle du journaliste est très clairement exposée dans ce billet remarquable et tu as fort opportunément reproduit l’article en question. Le pb, pour le journaliste, lorsque des sujets comme le glyphosate et sa présence dans notre corps se manifestent, concerne le cadre de l’évaluation des moyens et méthodes qui sont employés pour construire des valeurs dites acceptables, des valeurs seuils, etc… Comment ont été formées les valeurs seuils ? sur animaux de Laboratoire ? sans aucun doute. Comment ont été évaluées les associations possibles entre diverses molécules ? Rien. Le « pauvre  » journaliste se trouve pour le moins désarmé, malgré toute sa bonne volonté, par la masse souvent colossale d’informations à traiter et à décrypter.

    Pour pisser du glyphosate en quantité significative, il faudrait consommer des quantités considérables de matières susceptibles d’en contenir (dilution versus concentration). Le système est donc « pipé », dans un sens comme dans l’autre. Le problème le plus prégnant avec cette molécule est attaché à la vie des sols, lorsqu’ils ont été matraqués pendant des années à coups d’herbicides. Dans ce cas, le passage dans la plante devient presque accessoire…(cela reste tout de même très relatif) mais sa qualité organoleptique et nutritive a peut-être été affaiblie par cette vie microbienne souterraine devenue misérable. Quid ? j’ai cherché en vain des études.

    Je me suis éloigné du sujet, désolé ; il concernait les moteurs cardinaux du journalisme et l’honnêteté intellectuelle qui s’y attache. En l’occurence, la copie du Courrier Picard rapporte avec beaucoup de précision ce dont il retourne et c’est bien cela l’essentiel.

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  2. Et bravo au Courrier Picard pour son explication des plus élémentaires règles d’un journalisme qui n’est ni propagandiste, ni adepte du copier-collé. Je reprendrai ce sujet lundi prochain avec un autre cas que je dois à Hervé.

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  3. Ping : Gonflette et brosse à reluire – Les 5 du Vin

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